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IV. <— Action des veines

Les veines contribuent an mouvement du sang k la fois par leur élasticité, leur motilité et leurs valvules. De ces trois auxiliaires» ta motililé seule doit être regardée comme une force active nar elle-même. Nous avons déjà parlé de Télasticité des parois veineuses. Cette propriété, bien que peu développée» est facile à constater expéri- . mentalement ; elle se distingue surtout mécaniquement de la motilité, sur laquelle nous allons revenir» par la promptitude et 'la persistance de son action après la mort.

La motilité de l'arbre veineux e^t beaucoup moins marquée que celle des artères et des vaisseaux capillaires. On neut néanmoins la mettre hors de doute à l'aide d'un appareil d'induction.

Les fibres-cellules que nous avons signalées dans répaisseurdes tuniques veineuses ont évidemment pour but de permettre aux veines d'agrandir ou de rétrécir elles-mêmes leur diamètre; si les fibres longitudinales de la tunique externe des gros troncs agissent par un mécanisme un peu différent eu raccourcissant le trajc't du vaisseau» le résultat définitif se trouve êtreè peu près le même» et pourrait se comparer» par amplification» au résultat produit par les mouvements péristaltiques intestinaux. 1^ contractilité veineuse, comme la contractilité artérielle, ne se montre point immédiatement au moment de l'application de l'eiciiant; lé resserrement se montre au bout de i]uclques secondes, atteint son maximum en quelques minutes» et cesse avec la même .lenteur. Il résulte de ce fait que» si l'abord du sang dans une veine peut être assez

fmissamment infiuencé par cette contracti- . ité, la circulation ne doit en recevoir qu'une .impulsion bien f»!b1e. Le mode d'action de «elle force est (l*ailteurs le même que dans

les capillaires. Elle accélère le cours du sang» et par la compression qu'elle exerce sur ce liquide» et par la diminution du diamètre des conduits qu'il doit parcourir ; seulement» k l'excès de tension du sang artériel qui empêche cefluidede rétrograder dans les vaisseaux» il faut ajouter, da moins pour une grande partie du svstème veineux, l'intervention des valvules.

Ces valvules prêtent en effet un conconrs très-efficace k la circulation. Elles ne consistent pas» comme on pourrait le croire, en de simples lamelles tendues transversalement» et analogues tus soupapes de nos machines. Ces membranes» n'étant poiiil des corps rigides et manquant de point d'arrêt qui détermine l'occlusion d'un cor^ de pomoe» seraient non-seulement redressées par la colonne liquide en retour, mais encore renversées en sens opposé» et deviendraient tout k fait inutiles. Les rai vules sont de petits replis semi -circulaires fixés lâchement contre la paroi des veines par tous les points de leur demi-circonférence; leur bord droit» plus ou moins échancré, est seul libre. Elles forment ainsi des espèces de goussets dont l'orifice est tourné du cAté du cœur. La pression de l'ondée sanguine, qui se dirige de la périphérie vers l'organe ceBtrni de la circulation» applique ces valvules contre les parois du vaisseau» et rend la cavité de celui-ci perméable. Le reflux du sang, au contraire» les ramène vers l'axe^ si un segment de veine placé entre les valvules et le cœur vient k être comprimé» soit f)ar le resserrement contractile, soit par l'action musculaire» sciit par d'autres ioOnenees, et la lumière du vaisseau se trouve d'autant plus hermétiquement fermée que la compression est plus éner|pque. Le nombre des valvules est très- variable : dans quelques veines elles sont trèsmultipliées; d'autres en contiennent peu; d'autres en sant absolument dépourvues. Ces membranes abondent dans les parties du système veineux où le sang circule contre les lots de La pesanteur, plus dans tes membres inférieurs que dans les supérieurs, plus dans les rameaux et les petites branches que dans les troncs. Elles sont rares dans les veines de la tête, dani la veine azygos, et dis^)araissent tout k fait dans le tronc des veines caves, des veines rénales, ractiidiennes. Le système pulmonaire ei celui de la veine» porte en sont complètement privés.

Il est facile de se rendre compte de Tinfiuenceque doivent avoir sur les circulations veineuses locales toutes ces dispositions anatomiques. Nous y reviendrons en partie» en exposant les effets de la contraction musculaire et de la pesanteur.

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