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V. — Influence des organes environnants

Diverses compressions régulières ou accidentelles peuvent hâter la progression du sang veineux. Tout le monde connaît l'action des muscles et l'application que l'on en fait dans la saignée. Un grand nombre de veines profondes se trouvent compri-

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mées au moment de la conlraetion par les moscles qui le.^ entourent, comme par une véritable ceinture qui force le saog à ^suivre son cours avec une énergie nouvelle, et le lait paNser en même temps dans les veines superficielles soustraites a son action. Le diaphragme et les muscles abdominaui peuvent être cités pour l'intermittence ré* gulière de la compression qu'ils exercent sur les circulations splancbniques. Lesautres muscles à compression accidentelle, comme ceux des membres maintenus dans des gaines apnnévrotiques inextensibles, exercent sur les parties placées dans leurs interstices une pression proportionnée à leur eontrac* lion. Cette pression, |>en sensible sur les artères, devient une cause adjuvante considérable de la circulation dans les veines, en raison même de la faiblesse de la tension Teineuse. Elle agit d'autant mieux dans ce but, d'après ce que nous connaissons du mécanisme des valvules, que celles«ci sont plus nombreuses, et opposent une résistance l»lus insurmontable è un mouvement rétro* grade. Sa puissance peut se constater et se iiiesurei' expérimentalement. Il ne faudrait pourtant pas lui accorder une importance trop grande. Elle est utile, mais non indispensable. La circulation se fait très-bien pendant le sommeil., où la plupart des muscles sont en repos, dans les parties paralysées comme dans les parties saines. Les bandages ont une ac4ion analogue à celle des muscles, seulement elle est plus durable. En rétrécissant la carrière du sang, J\s auijmentent sa rapidité; mais, pour bien remplir cet office, il faut qu'ils soient appliqués de manière è s'opposer au i^assage du sang dans l'origine des veines ; en d*au* Ires termes, il faut qu'ils soient plus serrés i l'eitrémité des membres, et un peu moins en se rapprochant du tronc.

Enfin, les aponévroses, en maintenant certaines veines béantes, et les rendant i^mblables À des tubes rigides, favorisent aussi le cours du sang par une légère diminution des frottements.

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