‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 33 sur 340 · AL · texte numérisé non relu

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pia nourri ei^clusivement avec les herbes qui en provinrent, tomba me^Iade au bout de huit jours, mais se rétablit promptement dès

3u'on lui eut donné en même temps un peu orge ; toutefois la quantité du grain ne déf>assa pas vin^ gros en huit jours, pendant esquels le poids de Tanimal avait augmenté de huit gros. Schrader sema des céréales dans de te fleur de soufre arrosée d'eau distillée et contenue dans des vases de verre ou de porcelaine recouverts d'une cloche : les graines germèrent, et donnèrent des chaumes de douze à quatorze pouces ; ceux-ci portaient aussi des épis courts, mais qui fleurirent ; desséchés, ils pesaient cinq fois plus que les grains d'où ils provenaient (ZtoeyPrcÎMcAn/ten^ p. 28). Braconnot sema trente-six grains àe moutarde blanche dans de la litharge ar-

DICTIONNAIRE AHK h\

n'ont point été aussi heureuses; cepcndar:! cinq têtards de grenouilles vécurent dans ri l'eau seule ; leur poids s'était réduit de IH; grains à 830 dans l'eau distillée, et à 9i| seulement dans l'eau de rivière pure. Ford\ f i tint, pendant six mois, des poissons dorc dans un vase de verre clos, contenant de Te a distillée chargée d'air atmosphérique ; i rendirent des excréments et prirent de la croissement. Ce qui prouve que l'eau [)cm entretenir la vie de l'homme lui-même, c'tH que les personnes qui restaient longtcuipl sans prendre d'aliments avaient coutume <i| boire de l'eau (Halles, J^f^m. physioL, t. VI p. 176); ainsi, pour nous bornera df*u| exemples, lafille observée par Spiritus (Nassî] Zeitchrift fuer physische Aerzte^ 1822 , ci\\ I, p. 19d), se contenta, pendant quatre moi

rosée d'eau distillée, en ayant soin de couvrir ^e boire chaque jour deux carafes d'eau, t

le,vase d'une cloche de verre suspendue, pour écarter la poussière ; il se développa des plantes qui fleurirent et portèrent des grai* nés ; ces plantes pesaient 1694 grains fraîches, et 561 sèches. Il obtint le même résultat en semant la moutarde dans de la fleur de soufre ou de la cendre de plomb, avec de l'eau distillée (Gehlen, loc. cit., t. IX, p. 134). Boussingault sema vingt-neuf grains detrefle dans du sable préalablement rougi au feu : les plantes qiu eaprovinrent pesaient 67 grains au bout de trois /nois; des pois, traités de même, et dont le poids était de 17 grains, donnèrent, dans le môme laps de temps, des plantes pesant 72 grains, qui étaient chargées de fleurs et de graines parfaites (Annales de chimie j t.LXXVU, p. lo). VEpidendron fia oêriê se nourrit de l'humidité éparse dans l'atmosphère. Si les plantes peuvent trouver leur nourriture dans l'eau seule ou associée à des substances solides non assimilables, mais n'y réussissent pas toigours, et en général n'y prospèrent pas, on doit s*attendre à la même chose par rapport aux animaux. Ici même il se présente des difficultés particulières. Si les animaux vivent dans l'eau commune sans prendre d'autre nourriture, les infusoires que ce liquide renferme sont une ressource pour les amateurs d'explications; ouant à l'eau distillée , elle n'est point naturelle, et ne peut remplacer l'autre que d'une manière fort imparfaite » mais elle fournit une preuve •d'autant plus concluante, lorsque seule elle -suffit à l'alimentation. Abernethy mit douze sangsues dans un verre plein d'eau distillée et couvert d'un double papier percé de petits trous; au bout de trois mois, huit de ces animaux vivaient encore, et leur poids avait augmenté de quarante grains. Sur deux cents têtards de grenouilles qui furent mis dans de ''eau distillée renouvelée tous les huit jours, avec la précaution de couvrir le vase d'un linge fin, quarante vivaient encore au bout d'un mois , et quatre avaient terminé leur métamorphose : s'ils s'étaient nourris d'inflisoires, il avait fallu du moins que ceux-ci trouvassent leur Hourriture dans l'eau. Les expériences faites par Willer (Diss. âistens ^expérimenta circa animalium classium infe- Horum incrementum et vitam, HaUe, 1817)

un jeune hypocondriaque qui avait pris I résolution de renoncer à toute nourri tur* vécut deux mois entiers, ne prenant chaqu jour qu'une demi-pinte à une pinte d eciij{ avec un peu de jus d'orange ; ce laps de trru / écoulé , il était d'une faiblesse exlri^fu^* amaigri et aliéné. {Archives générales, 2' se rie, p. 677.)

4° La proportion normale des aliments dv.> boissons a été diversement interprétée pn Cornaro, Rye, Robinson,Linninger, etc. (voi Hallbr, jPAy5tologr.,t.yip.257) ;mais elle ^ ; rie suivant une foule de circonstances (hun\ dite des aliments,de l'atmosphère, exercice sécrétions, constitution spéciale, etc.).

n. Le chlorure de sodium est en génér/ un besoin pour l'homme (/6td., t. IV, 2\^ Les ruminants sont soumis d'une maniti particulière à cette nécessité, qui est {)h prononcée dans les pays chauds, où les o seaux même en font usage. (TREvmAms, Bi> log.^ t. IV,p. 305, SpixelMARTius, Reiseu t Brasilien (Voyage au Brésil).

III. Les pierres qu'avalent les granivoi servent mécaniquementàla triturationdes a.

ments dans l'estomac, et ne nourrissent poir.

IV. Certains animaux paraissent trouv* dans la terre qu'ils avalent un peu de sui stance nutritive, ou des carbonates pour Uu coquilles ; cela paraît résulter des rechercii de Bonnet et de Gaspard sur les vers de tt r et les limaçons. (Treviranus, t. IV, p. 2n Journ. dephysiol. deMagend.,t. II, p. :2:;ri Quant aux peuples géophages, ils n'aval.de la terre grasse, ferrugineuse, odorant etc., que pour occuper, stimuler les voi digestives, ou pour introduire du fer, eU dans l'organisme. (Voy. Hallbr, t. VI, 214; Spix et Martius, HuMBOLDT,etc.)

AME. — En prenant ce mot dans le s* large et compréhensif que la plupart <l grands auteurs lui ont attribué jus(|ir< XVII* siècle, toutes les questions qui se rati cbentàl'Ame sont d'une importance si)[ rieure dans la physiologie purement bioln.:{

Sue, comme dans la psychologie, dans 1 {verses branches de la philosophie, dans science entière. Voici celles que nous au ri principalement à examiner.

1* Indépendamment de la matière corj

fi§

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rsile f t de ses propriétés physico-chimiques,

ri-l-iiJespriacipes animateurs spéciaux non

(oqMfels dont \ intervention est nécessaire

pnur rtndre compte des phénomènes qu'on

obsene dans l'univers ? Toutes les doctrines,

»ulk nitérialisme, se prononcent pour l*af-

tinBatne.2* Ces principes animateurs sont-ils

mu.iififa,OQ nj en a-t-il qu'un seul (l'âme

àiaiflde), qui, passant par divers degrés de

prïfcrtioii, constitue dans son unité fonda-

Crotale le principe efficient de tous les

fbtiHHDèiies du monde? L'affirmative est le

d)^ fondamental du panthéisme ou doc-

tniic de la vie universelle : le panthéisme est

culrrialiste ou spiritualiste, selon que cette

iœ aoitaire est corps ou esprit. S** La grande

ft^he hippocratico-socratique, issue du mo-

ttïoe, admet plusieurs principes anima-

km: rtooe proprement dite est le caractère

9f«aâque des êtres vivants; végétative chez le

réânil, elle est sensitivo- végétale chez l'ani-

oïl; vtedative, sensitive , intelligente et

Donle caez l'homme, elle constitue en lui

uae substance spirituelle. L'homme est un

esprit DatureUement uni à un corps, l'ange

^ pur esprit (c'est-à-dire sans corps) ; Dieu

UQ esprit pur et parfait. 4' En acceptant cette

^smtxt ioelrine, qui est la seule vraie, plu-

»evs q^iesto» nouvelles s'offrent à notre

larestip&ML

a) Quelles soot les facultés de la force véeétatife dans les végétaux, les animaux, rhoflBsef

b; Même question pour la force sensitive r>o aaàDile chez les animaux et chez

a (te/Jes sont les facultés de l'intelli-

jisBœ et de la volonté dans l'âme humaine.

d Çoe doit-on entendre par siège de ces

(Kulih ? Quels sont leurs instruments, peut-

00 jes localiser T Comment faut-il procéder,

ifuifld ofi veut s*o€cuper de cette localisa-

f- D^ rapports qui existent entre les or- 31^ et le monde extérieur d'une part, les f'^.ô relatives , sensitives, intellectuelles ^ bnies et leurs facultés d'autre part ;

74t§ du physique et du moral.

J^ l'influence que les facultés intellec- *3ciaêt morales exercent les unes sur les

é fts la nature, de l'essence de l'flme hu- ■fiSd, de sa spiritualité, de son immortalité, ^^^ destinées futures : de l'étendue et des ' ^tes de nos connaissances sur ce sujet ba- ^^ sur une physiologie complète et rigou-

'■^ divers problèmes seront étudiés avec

«^leloppements suOTisants dans plusieurs

< 'iè de ce Dictionnaire : ils seront envisa-

-?|^ triple point de vue dogmatique, pra-

•|4e et historique.

^Mique l'Ame humaine, dans son unité

--^Motielle, préside aux fonctions végétati-

■^ Singées par elle vers un but et d'après

•* kiis qui lui sont imposées ; au'elle exé-

'^*'. ^vec le secours instrumental des orga-

'. icf actes sensitifs et animaux ; qu'elle

Huplit eo&o par ses forces propres et

avec plus d'indépendance, los actes intellectuels et moraux et tout ce qui s'y rapporte, nous abandonnerons la classification ae Bichat qui a eu tant de succès, malgré ses défauts capitaux, et nous reprendrons, en lui donnant plus de précision, la division la plus ancienne, mais la plus large et la plus vraie des actes vitaux ; nous passerons successivement en revue ceux qui se rapportent, l"* à la vie organique ou végétative; 2** à la vie sensitive et animale ; S** à la vie intellectuelle et morale ou vie humaine. Ceci rappelle la doctrine des péripatéticiens et des scolasti-. ques,'qui distinguaient dans l'Ame humaine unitaire, 1) une* région végétative ou directrice des actes urgamques {anima vegetativa); 2] une région sensitive animale (anima sen^ sttiva); S) une région intellective et morale* région vraiment humaine (anima inUUectiva). En suivant cette marche on peut résoudre les questions difficiles et presque toujours mal comprises, relatives aux ressemblances de l'homme et des animaux : les solutions incomplètes ou fausses qu'on en a souvent données ont produit de funestes erreurs, en méconnaissant les différences radicales qui les séparent.

Le problème de l'ftme doit se trouver en tète de la physiologie ; par une circonstance heureuse, le mot âme est un des premiers d'un dictionnaire physiologique. Ce que nous dirons ici sera complété par les objets que nous traiterons au mot Vis, car vie et âme ont entre eux les rapports les plus intimes.

Nous présenterons ici une étude historique sur quelques grandes doctrines de l'antiquité et du moyen Age relatives à l'Ame. Le premier travail devra répandre une vive lumière sur l'ensemble et les détails des problèmes nombreux et variés que nous devons nous poser : sans nous arrêter à ce qu'ils peuvent avoir de difficile, il importe de les aborder franchement en rassemblant tous les éléments indispensables pour les résoudre.

Nous parlerons d'abord de la doctrine mo-^ saïque sur Dieu, le monde, les Ames végétatives, animales» humaines. Ces divers objets ne Souvent se séparer. Nous accepterons sans ésiter le caractère surnaturel de cette doctrine, dont l'élévation a frappé ceux même oui n'ont point adopté cette opinion, bien quils n'aient pu fournir de bons arguments pour la combattre.

On a dit quelquefois que certains roéde^ cins ont cherché à suborcfonner la médecine i la philosophie et à la théologie, comme plusieurs autres ont voulu en faire une branche des sciences naturelles. Cette première tendance exclusive qu'on a souvent attribuée à des physiologistes et à des praticiens du premier ordre, connus par la rigueur de leur esprit, leur talent et leur prédilection pour les études expérimentales, est une allégation démentie par l'histoire. On l'a regardée avec raison comme une tactique imaginée par les adversaires du spiritualisme, pour discréditer les doctrines qui veulent trouver dans l'homme quelque chose de plus élevé qu'un vulgaire mécanisme, (;t pour rompre les liens

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légitimes par lesquels les diverses sciences doivent nécessairement s'enchaîner., L'histoire et la logique montrent en eflfet^ en dé- ' pit de leurs assertions, que les idées religieuses, loin d'imposer un joug h la raison, assurent au contraire son mdcpendance, en la réglant, en lui montrant toute sa force à côté de ses entraînements et de ses faiblesses^ toute son étendue à côté de ses limites. Celui qui pense crue l'homme porte en lui une empreinte de la Divinité, ne doute point qu'il j ait aussi en lui un génie créateur ; celui gui a confiance dans cette promesse, « Je t'ai lait pour étendre ton empire sur tout ce qu'il y a sur la terre, pour me contempler et me connaître en interrogeant les merveilles que j'ai semées autour de toi, » n'hésite point a multiplier ses efforts pour comprendre les mj^stères de la nature et la soumettre à ses lois. En agrandissant le domaine de la science, en rappliquant sans cesse pour dompter tout ce qui l'environne, en réalisant ses plus belles espérances, ses plus vives aspirations, il exécute un ordre gu'il a reçu, il remplit une mission qui lui a été donnée : le sanctuaire de la science le conduit à celui de la Divinité. On entrevoit dès lors quelle a dû être la force de ce peuple juif qui a exercé sur le monde antique une puissance secrète maiS' immense, que l'histoire dévoile aujourd'hui, bien qu'on se soit efforcé d'en dissimuler les traces ; on comprend mieux encore celle de quelques hommes obscurs en apparence que le Christ réunit autour de lui, et qui entraînant tout avec eux, ont renouvelé le monde «t créé l'ère moderne. Mais si cette force irrésistible explioue en partie les résultats merveilleux qu'elle a obtenus, comment expliquer cette force même, que rien ne décourage, que rien n'épuise, qui renaît de ses cendres au moment où tout se réunit pour Tétouffer? Nulle force humaine n'a jamais présenté ce caractère exceptionnel. Le peuple juif subit le joug de toutes les nations gui stibjuguent la terre, depuis les temps les plus anciens jusgu'aux trompeuses splendeurs de la domination romaine, et cependant son dogme se conserve en se développant d'après ses lois primitives, chez les hommes élus qui en sont les dépositaires : tous en affirment l'origine, tous déclarent qu'il remonte {toujours h la même source, tous annoncent avec une conviction inébranlable, qu'à un moment rigoureusement fixé, commencera une ère nouvelle, que le monde éclairé embrassera ce dogme et qu'avec lui il sera renouvelé : depuis 18 siècles cette ère est ouverte, elle nous donne chaque jour ce qu'elle nous avait promis. Et Moïse serait simplement un sage €réant un avenir aux hommes par ia force de sa parole, après l'avoir conçu par la puissance de son esprit I

Si le spiritualisme hébraïgue, en devenant chrétien, a fondé une civilisation nouvelle,

(24) Certains hommes s'étonnent que Ton parle hardiment de révélation, d'ordre surnaturel, etc., comme si les choses surhumaines, surnaturelles, infinies, absolues, etc., n'avaient pas leurs marques spécifiques, aussi bien que ce qui appartient

il a produit aussi une science nouvelle ei harmonie avec cette civilisation. Poussifs p:i| les mêmes forces, obéissant aux mêmes or dres, remplissant la même mission, les léîi,i-| lateurs de toutes les sciences, dans tes gioi i des époques longtemps méconnues du ino} e Age, comme pendant les splendeurs de ! renaissance et celles du xvn* siècle, embrci-sent tout à la fois l'étude de l'homme, celi de la nature, celle de Dieu lui-même, poi: trouver les lois mystérieuses, mais harnion i ques, qui unissent les œuvres d'un mon: maître, et qui portent l'empreinte, qui nilt tent l'image de leur auteur. On comprenalors de plus en plus la valeur de cette an tique parole : « Le seigneur a tout fait aN < * prévoyance, avec poids et mesure; sa provi dence s'étend è tout.» C'est dans les rangs «if sniritualistes que se forment les Albert, ]*j Thomas, les Roger Bacon, Cusa précurseu de Copernic qui prépara les oeuvres de Kv pler, de Galilée, de Descartes, de Ne\vt(»ri c'est là que se trouvent les créateurs ci» sciences naturelles, les rénovateurs de la ph} siologie et de la médecine, les Guy de Ch.fu liac, les V.Helmont.les Sydenhamjes Bloi /r/n , lesHoffmanUjIes Bekker) les Stahl, les Ru vsl h , les Morgagni, les Duhamel, les Boyle, \(!H Ray, etc.; en un mot, ceux qui, unissant le] méthodes rationnelle , expénmentale et \n<\ torique, ont fondé la science moderne, étciMJ les grandes lois qui la régissent , monti comment on les trouve, on les vérifie, on K applique, et donné à l'esprit humain ci tt impulsion droite et puissante que notre ôyu que aspire à retrouver dans son enii«i (Voy. les articles Génie Uoislateur, Gi:m

DBS GRANDS SIÈCLES, GÉNIE DU XIX* SIÈCLE, etc

Ceci expliquera pourquoi dans noséuutt historiques sur l'Ame nous n'exposons giiî. i que les doctrines des écoles spiritualistipourquoi nous prenons le mosa'isme peu point de départ, pourquoi nous insistons si les doctrines révélées (24). Nous présent ero;; en résumé les idées ae Platon, d'Aristoie • de saint Thomas seulement; cela peut siiilu ici pour notre objet : notre histoire coni[)!e* des diverses doctrines sur l'âme forme u autre ouvrage plus étendu que nous publi. rons bientôt. La rédaction de ia doctrine iik saïque sur l'Âme appartient à l'un de m élèves les plus distingués, M. Bourguet.

L — Etude de l*aiie d^apbès la doctrine hébkaioi

PAR M. BOCRGCEI CT L. BOTKR.

Nous avons à nous occuper dans cet artic de l'étude de l'Âme d'après la doctrine h« braïque. Ce sujet, par toutes les conséciuei ces qu'il entraîne, nous parait assez gravt*

Eour nous permettre quelques réflexions si \s rapports de la philosophie avec la théol* gie, et avec la révélation, dont nous avr>i grandement è tenir compte dans ce travai Celui qui a des idées et des sentiments rel

àTordre purement humain, naturel, fini, relatif, ot On s^élonne de même que Ton parle d'esprits qu'on les distingue des corps, comme si ces cJim genres d'objets n'avaient pas leurs caractères pr près parfaitement déinis.

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pm peut marcher dans la vie sans phMo* •ophiesdentifiquc: mais celui qui n'eu a pas » le peut point ; il a besoin de la pbilo- ><)pUe, et cellA-<5i ne lui suffit pas encore si f^\t ne lai apprend pas à croire. 11 n'y a pas de grandes pensées sans de grands senti- Dâtx de grands sentiments sans la vraie sa- ZiSfi philosophique qui part du cœur plus axn que de Tesprii, et conduit naturelle- ^sliosratiment religieux. Toute philosof4i>f s'est unie à une théologie , et celle-ci î'tM nUachée de près ou de loin à une réifitioQ première ; elle s'est montrée d'au- Unt plus vraie, qu*elie a pu, comme la phi- Wphie hippocratico-socratique, se rapprocher davant^ de la révélation des Hébreux. Cesi UD bit historique qu*on ne peut plus o^ntcsster aujourd'hui.

Ltt cultes révélés ont pu seuls nattre et fixréditer parmi les peuples : ceux qui se ^'fit éloignés de la Iraaition Mosaïque , en la dénaturant par l'action combinée des superstitkms oaturelies, des spéculations philoso*

Êiques, destémérités des poètes, sont toms mal^ les efforts qu'on a faits pour les fouteuîr, et auraient ramené sans doute le oiuode ï uoe barbarie destructive dont cer- 'M\ pcnçlesoeus offrent encore le désolant »P«A«te, àfe Christ n'était venu pour nous rendre le ventile culte avec toutes ses ^pt^ideun, au aioaient où le monde antique élail prêt à 5*ërrouler pour jamais.

Us (fogmes fondamentaux du christianisme

B^ apparaissent si grands, si beaux , si

^«o;^lef, si rrai^, qu'ils! semblent naturels

iïlûmmt, et cependant l'homme seul n'a

/ï«tfb pu les trouver.

I. idée vraie de IKeu et de l'homme , bien 91e primitivement gravée dans notre Ame, Be ^'est produite nettement hors de nous, 4^ sous la parole de Dieu môme :un seul f^)e« une nation obscure et peu nombreuse, la proclamée dans l'antiquité, en la f'rpoftaot à sa source , tandis que les Grecs ^'^ Rimiains, les rois de la pensée, les do- CfuUrurs de la terre, ne pouvaient s'arracher ^r^ du polythéisme et de son culte i^«troeux, malgré les hautes spéculations ^ nirs philosophes , dont les plus sages jl^^aient que la vraie lumière leur venait de /^viiL L'histoire et Tétude de l'homme ont ^^^«■lïtré aux plus grands esprits, à ceux qui û:t rà;lamé avec le plus de force en faveur ^ U droite raison, que, si la philosophie est V besoin naturel de l'esprit humain, un ^MgDement supérieur lui est nécessaire, ;u*i] a dû lui être donné , parce que seul il y^it suppléer à ce qui manque dans sa con- -.Vition naturelle. La vraie philosophie et la U'iUf théologie doivent donc s*associer par -^ liens intinaes ; elles s'accordent toujours, u lieu de se combattre et de s'ébranler, lors "VUïut qu'elles arrivent à leurs applications

iS) I IDtfd quod inducitur in animam discipuli >d«ceaie« d<»ctoris scientiam continet, nisi doceat ^.^Qod de Dec non estdicere. Princiffiorum au- *• mmimrmUter cognitorum cognilio nobis divi- ^^tu indlu. mm Deus sit auclornaturs nostrse.

pratiques, qui viennent donner une consécration suprême à leurs dogmes fondamentaux.Scten^ma/^ttia exkaHitayd^Acit aifidem^ a dit Bacon. Tels sont les principes qu'ont

f)roclamés lés grands théologiens de toutes es époques. La théologie , a-t-on dit , est pour eux une suzeraine , mais ils n'hésitent point à ajouter que la science et la philosophie lui doivent un royal hommage, parce Îu'à côté d'elle, elles sont aussi d'origine ivine, que, comme elle, elles sont un ordre, une mission émanée de CKeu.La science et la philosophie n'existent point sans une noble et légitime indépendance , et jamais , quoi qu'on en ait dit, la haute théologie ne la lui a enlevée. L'histoire véritable, qu'il ne faut pas confondre avec les romans historiques de l'édble encyclopédique , a parlé assez clairement pour le démontrer (25).

Le ciel aes chrétiens est une patrie de rois, où Dieu ne couronne qu'une foi aussi puissante que sage, une obéissance libre et conforme à la droite raison : RationabiU ait obiequium vestrum (Aom. xn, 1). Ceci nous amène à la révélation que nous trouvons consignée dans les Livres sacrés. Ces derniers, abstraction faite de leur saint caractère , doivent être consultés comme le document le plus ancien, le plus authentique et le mieux doué des caractères internes et externes de crédibilité. Suivant Moïse, sa mission n'a pas eu pour objet de révéler j)Our la première fois, mais de rétablir et de confirmer, au nom de la tradition et de l'inspiration divines réunies, le culte du vrai Dieu, et l'histoire primitive du genre humain

Les règles ou signes scientifiques pour reconnaître que Dieu a parlé naturellement ou surnaturellement sont les suivantes : s'il s'agit de l'ordre naturel, que les vérités, bien qu3 supérieures à notre nature, deviennent claires et irrATagrables , par des moyens naturels; d'autre part, s'il s'agit d'un ordre surnaturel , il faut que les choses révélées se fondent ou sur des miracles qui sont audessus des lois de la nature, ou sur des prophéties qui sont au delà de la science humaine, et quel'avenir vientconfirmer,ouenfin sur des interventions positives de Dieu, supérieures aux forces humaines , que l'histoire, dans ses récits et dans sa marche établit aux yeux de tous ceux qui veulent réfléchir. Rien de cela ne manque au mosaïsme et au dogme chrétien. Nous laisserons là ces considérations, que nous pourrions développer encore; mais comme elles ne forment que les préliminaires de la question qui nous occupe, nous ne nous y arrêterons pas plus longtemps. Entrons donc dans le cœur de notre sijqet, dont Texamen nous permettra d'ailleurs de revenir sur les dogmes révélés

a Grimaud, dans ses ouvrages , et mieux encore dans ses leçons, faisait remarquer

Haec ergo principia etiam divina sapientia eontinet. Quidquid igitur principiis hujus conlrarium est, est divin» sapientiae contrarium ; non igitur a Deo essepotest. > (Summa contra gentHes^ lib. i, cap. 17.)

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