AMI
DICTIONNAIRB
AMB
aue; dans 1a science, tout se rattache à deux octrines, le théisme ou monothéisme, dans lequel on part de la création par un Dieu unique ; et le polythéisme» dans lequel on admet un chaos primitif , d'où se dégagent des substances plus ou moins subtiles, dont les plus déliées» par une épuration successive, constituent la hiérarchie des divinités.
t Le polythéisme a pris diverses formes ; il s'est rapproché de différentes manières du monothéisme en se combinant avec lui» ou bien il est venu aboutir au matérialisme et h Tathéisme» mais son point de départ a été le même. Plus tard, H. Willm de Strasbourg, a émis une pensée analogue,
« En classant les systèmes de philosophie» on trouve qu'il n'y a que deux philosopnies, ou plutôt deux tendances philosophiques:
celle qui explique tout par rintelligence, et celle gui prétend faire naître tout, y compris )*esprit» de la matière ; selon la première » tout est création ; selon la seconde » tout est matière. Tons les systèmes» s*ils ne reposent pas résolument sur Tune ou l'autre de ces deux doctrines» balancent entre elles et cherchent à les concilier.» (WaLM , Dict, des acien^ cesphilosophiqtAeB^àe Franck. Art. Leibnitz.)
« Nous pouvons ajouter que les conceptions erronées auxquelles se sont livrés les savants» au point de vue de la science de Vhomme, proviennent surtout d'une méthode vicieuse, a'ime mauvaise philosophie , d'une interprétation exagérée et irrationnelle des phénomènes observés» d'un faux point de départ en un mot. Us se sont éloignés des dogmes de la philosophie mosaïque ou de la philosophie chrétienne » des enseignements de la révélation qui marquent au coin les œuvres des grands maîtres.
« ^n effet» le monopsychisme dynamique, çipprunté à la tradition mosaïque » forme la base de l'anthropologie hippocratico^socratique» dij| platomsme» de 1 aristotélisme» du
Salénisme » des grandes écoles alexandrines» e même qu'il constitue, en s'agrandissant et en s'épurant» le principe législateur de l'an* thropologie chrétienne » depuis son origine 'usqu'à nos jours.
< Le monothéisme est la base fondamen-
(26) Les esprits du premier ordre, que leurs adversaires même n'accuseront point d avoir eu des croyances irréQéchies, puisqu'ils ont été les législateurs de toutes les sciences positives, ont accepté, après un mûr examen, (c caractère surnaturel de la doctrine hébraïque, et la mission spéciale du peuple jHif : les motifs qu'ils ont exposés et que nous développerons dans un autre ouvrage, n*ont pas laiué le moindre doute dans notre esprit. Dans le mosaisme, comme dans le christianisme, tout a nn cadiet de grandeur et de vérité qui ne ressemble point aux grandeurs et aux vérités humaines : on y trouve sans cesse des aftirmations merveilleuses sur les destinées humanitaires dans les voies de Tavenir, accompagnées des convictions les plus profondes^ etTavenir justiÛe sans cesse, comme un serviteur fidèle, les grands événements que les maîtres ont annoncé. Le judaïsme annonce le christianisme et ses triomphes : le christianisme soumet le monde, et les peuples chrétiens étendent leur empire sur tous les points, portant partout cette
taie de Thébraïsme où de la doctrine rév6]<^ au peuple juif : c'est le principe que le Di*.* revêtu de r humanité, le Christ, est venu noi enseigner lui-même dans la dernière rév6 1 .tion qui a constitué le monde nouveau av< le christianisme. A ce principe se rattacli comme conséquence la notion véritable de 1 matière corporelle,dessubstances intelligen t *. ou esprits, de l'âme de l'homme.» (L.Boyeh
Etablissons d'abord le monothéisme juda j que; puis nous marquerons sa filiation do. matigue et historiaue avec les résultats cju nous avons annonces (26).
Le dogme d'un Dieu unique, créateur < f toutes choses qu'il a tirées dfu néant, appni tient d'une manière incontestable è rhéi>rii ime et remonte à la première révélation: cVlà que les philosophes des divers pays comme nous l'avons dit plus haut, ont puis tout ce qu'ils ont écrit d'analogue dans leur cosmogonies (27).
Nous nous demanderons d'abord si, h V*'
f)oquede Moïse, et postérieurement jusqu', a captivité de Babylone, les Hébreux avairn quelques données sur la doctrine de Vàint- Nous savons que Moïse et les Hébreux sortaient de l'Egypte, où leur nation s o la il multipliée pendant plus de 400 ans.
La fille d'un roi d'Egypte adopta et él<^\ ,i Mo'ise dans le palais du roi. Il est po^iv^ qu'en Egypte, sages et multitude, aciiiici taient, par suite de la traditition priniitivtj l'existence d'une Ame immortelle: irei aurions-nous pour preuves que les suivanies^ que ce point serait complètement établi. Ki effet n'a-t«on pas découvert dans les peint ti reset les sculptures des Egyptiens sur )« monuments funèbres qu'ils déposaient au[)r< des momies, des scènes, telles que la desccnt del'ftmeaux enfers, sa comparution devaii les juges divins , sa récompense ou sm châtiment? etc., etc. On a reproché au Hébreux d'avoir associé dans leur cult« I Jéhovah le culte des dieux adorés par J^ peuples voisins ; mais l'on n'a pas assez \ vi qu'au milieu de ces superstitions populaire h les dépositaires du dogme saint opposaient la faiblesse et au néant des cultes idolAtK îa toute^puissance du Dieu d'Abraham, d'Isa;
civilisation supérieure que le christianisme leur donnée. (Li. Boyer.)
(27) Les livres mosaïques étant les seuls iUww ments sur lesquels nous puissions nous appuxn nous en invoquerons Fautorité. Ces livres sont 1 monument littéraire et religieux tout à la IoIn I plus antique et le plus beau, que tous les sitMi,! ont vénéré, et qui n*a rien souffert des ravag< s d'i temps. C'est dans ces livres que Moïse, hisiori* fidèle, a déposé les archives du monde et celles il sa nation , et a tracé sous la dictée de la Divin! i même ces lois qui ont donné aux Israélites i) i institutions saaes, fortes et puissantes, à répr> uv! des temps et de la fortune {yo^. Tabbé Glaikf). H On a beaucoup discuté pour déterminer si les 4'm'<| les spiritualistes grecaues ont emprunté au rn^ saisme leurs dogmes les plus élevés; nous ospt: rons,dans un autre travail, mettre cette vériië hor de doute. [Voy.M. Ficin, dans Theologia Plaionicu Ccrclil, Rœlhc, ctc.](L. Boyxb.)
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eldeIieob,quiest enméme temps le seul Keo du del et de la terre f litre des Rois), gœ IroaTODS'DOus dans la Genèse ? Dès lo premiers mots, nous y voyons un seul tteo, créateur de l'univers, et en particulier et b terre d'abord informe, sur laquelle i ià oattre les plantes, les animaux et ïliufioe. Ce Dieu exerce sa justice sur le prener homme et la première femme, coupâtes de désobéissance : cette justice se (flodsoe sur tous leurs descendants, qu'il coQduDoe au travail, aux maladies et a la oartrmais cet arrêt sévère est adouci par des l^u&essesqoi ne seront point vaines, car la iBféfieorde de Dieu est inGnie comme sa JQSlîee. Gain, par une vie errante, expie son crime odieux. La justice de Dieu s exerce ficore sur tous les hommes, par le déluçe nrefsel, duquel il préserve une famille 10.^, seule restée fidèle.
>ousleToyoiis se choisissant au milieu des hoounes, de nouveau corrompus, un ptKnAe dépositaire de la vraie croyance et <k ta loi sainte. Cest Dieu qui juge toute Il terre ; c'est Dieu qui est le maître de la terre, et du del. Dans Y Exode, le Dieu de Moïse se donne un nom qui exprime iMiuiâté, son éternité et sa supériorité infi- «ie,tt-4(S5Qsde tous les êtres : Je suis celui mnii.(Exoi ni, 14.) Il protège les Hébreux contre les Egyptiens, Tes nourrit dans le désert et teir donne sa loi. Dans le livre iajêmires, Moise invoque le Dieu des Héirai, ea i'appelant le bieu des esprits de U^timr:aaûs le Deutéronome^ il dit aux BâreoxfQe celui qui a tant fait de prodiges f^emestle Dieu du ciel et de la terre, et f>'i/«jfa foml d'attiré Dieu que lui. {Deut. iixn,J9.)
Il esl impossible d'établir le moindre doute
sur la jiaUire de Dieu, d'après la doctrine de
toise, qui esl la même que celle des autres
livres saerfe. Certains sophistes veulent aue,
daci les idées de Moïse, Dieu en créant
IHxnae. o*ait formé qu'une machine. Pre-
Kwfa Bible, et que voyons-nous? Quand
^mtcréé le monde, qu'il eut façonné de
M:ao divine cette ptanète qui devait servir
^:;«iestal au roi de la création, et qu'il eut
•^'•ili ce séjour des plus Grandes mer-
^''^; lorsque de sa pensée féconde, il eut
^aéi tous les êtres qui peuplent ce vaste
«EVers la tie et le mouvement , alors Dieu,
'vfotf f$e tout ce qu'il avait fait était bon,
^ : Faisons rkomme à notre image et à
^ftrt ressemblance; quil commande aux
pvitms de la mer^ aux oiseaux du ciel, aux
^<o, à toute la terre, et à tous les reptiles
fK r'i meuvent. (Gen. i, 25, 26.)
U Seigneur, dit Uo'ise, forma l'homme du it-
•Qtdr(a terre : il répandit sur son visage un
<n/)I« de ne, et F homme devint vivant et animé
•!3) Le P. Bayer qui écrivait au xviu* siècle, '»|praMl parfaitement, avec les grands pbiloso- IK iWoiogîens et médecins de tous les temps, ¥^ n'f a pas dans Thomme seulement une vie or* Pa^et ane vie animale, mais qu*il y a nu- ^^ de tout cela une vie intellectuelle, morale, ■c^Kise, c*cst'à-diire exclusivement humaine.
{GenAi, 7). Tout estprécieux dans cette céleste doctrine; car on assigne à l'homme une Jouble origine, parce qu*il est composé iVune double substance , d un corps et a'une ânae : le corps est formé de la terre, Tâme provient du souffle de son Créateur. David parlant de la première production dit à Dieu : Vos mains,Sei gneur, m*ont créé et formé. (Psal. cxviii, 73.)
Le Prophète-Roi veut dire par ces mots que Dieu créa la matière dont le corps était composé, et qu'ensuite eut lieu l'arrangement mécanique qui a fait de cette matière un corps humain. Mais ce corps ainsi formé, ainsi organisé, n'est encore que de la chair, sans sentiment et sans vie. Que fait le Créateur? Il répand sur le visage de l'homme un souffle de vie, ou, comme porte le texte hébreu, un souffle de vies, spiraculum vitarum : expression d'une énergie pleine de vérité, dit le P. Haver (28), parce que l'homme reçut du soufile de son Dieu une double vie, i4ne t^te animale et une vie inteU lectuelle. Par la première action, par la formation, le corps de l'homme reçut toutes les dispositions mécaniques nécessaires pour la vie machinale : par la seconde, une substance toute spirituelle fut créée. A l'instant même cette substance fut unie au corps : de cette union résulte un tout qui jouit en même temps d'une vie machinale, d'une vie animale et d'une vie intellectuelle. (P. Hayer, 5ptritualité de Vàme.)
« L'âme est donc une production libre de la toute-puissance de Dieu; elle porte l'image de son Créateur , et cette ressemblance prouve la spiritualité de son être. Si donc notre Ame était une substance matérielle dans les principes de Moïse, Dieu lui-même serait matière. Cette conclusion est irréfragable; et d'ailleurs il y a plus que de la démence à faire de Moïse un idol&tre et même un athée. » (P. Hayer.)
Dans les auteurs sacrés, toutes les expressions tendent è démontrer que Dieu étant infini et incorporel , le nom de souffle de Dieu, donné à rftme humaine , veut dire que l'âme vient uniquement et immédiatement de la puissance créatrice, et non d'ime matière cr^e d'abord. L'Ame est donc une créature de Dieu bien différente du corps humain, formé du limon de la terre. La Genèse dit que l'homme est fait à l'image et à la ressemblance de Dieu. Or cette ressemblance avec l'Etre infini, incorporel et éternel , avec la puissance , l'intelligence et la bonté divine, ne peut être que dans l'Ame, dans ce souffle de Dieu^ ce souffle d'intelligence qui est en nous la lampe du Seigneur , suivant les expressions de la Bible , dans l'Ame qui est douée de raison , tandis que les animaux en sont privés, suivant la remarque du Psalmiste ; de telle sorte que l'homme appartient
Yoilà ce que le mosaîsme enseigne, ce que le spiritualisme grec hîppocratico-socratique a répété, ce que le spiritualisme a redit sans cesse jusqu'à Haine de Biran qui a consacré à développer ce principe ses derniers et ses plus beaux travaux. Voy. Dict. de philos, de FrancK, article Maine de Biiuif par Naville. (L« Bo\Ba.>
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par ses facultés vraiment humaines à une région supérieure, et qu'il doit se montrer digne de cette origine céleste, source de ses légitimes espérances et de ses plus impérieux devoirs. Cette ressemblance, du moins dans ce qu'elle a de plus élevé, ne se trouve pas dans le corps tire de la terre, dans Je corps qui est poussière et qui retourne à la poussière (29).
c On ne peut pas concevoir un souffle ae Dieu comme quelque chose de corporel :
Dieu a un souffle comme il a une bouche, des yeux , des mains. Mais ce ne sont que des emblèmes qui nous peignent en leur manière ce que nul esprit ne peut comprendre, les actions de la toute-science, de la touteprésence , de la toute-puissance de Dieu. De même gue le souffle sort du sein de Thomme sans faire partie de son essence , l'âme sort du sein de uieu sans former une partie de son être.
« Certains auteurs prétendent que si Moïse avait admis la spiritualité de l'ftme, il en aurait parié d'une manière plus précise. Le peuple qu'il a eu à conduire admettait et croyait a la spiritualité de l'ftme : partout il la suppose : c est donc la mettre partout en principe ; ce n'était point une de ces choses qui eussent besoin d'un nouvel enseignement : tout le peuple en était persuade : il ne s'y rencontrait pas un seul homme qui pensât n'être qu'une machine. Ils établis* salent une différence essentielle entre le bien et le mal moral ; ils se sentaient libres, qualités que la saine raison dit être incompati* blés avec le mécanisme. » (P. Hâter.)
(c L'âme étant un souffle de Dieu , comment prendre pour un homme simplement inspire et doue seulement d'une puissance supérieure, celui qui dit : « Je suis celui qui suis; » le Dieu qui a créé le ciel et la terre ; le Dieu qui, suivant le Psalmiste, est simultanément partout, depuis les profondeurs des enfers jusqu'au plus naut des cieux ; le Dieu invisible que, suivant Salomon, le ciel et les cieux des cieux ne peuvent contenir! »
{Livre des Rois, cité par H. Martin.)
Disons encore, ainsi que le fait remarquer H. Martin, que même, en admettant par by« pothèse que Moïse eût considéré les âmes comme susceptibles de périr par dissolution, le Dieu de Moïse aurait encore pu dire à ces âmes ce que le Dieu suprême (}e Platon dans le Timée, dit aux dieux subalternes composés de corps et d'âme : « Dissolubles par nature, vous ne serez point dissous, parce que ma volonté vous conservera. »
, (^) Gen, ni, 19. — Le P. Gratry, dans son magniflqne ouvrage sur la connaissance de Tàme, a cherché, en s*appuyant sur la science moderne, quels sont les rapports qui existent entre l*âme et le corps : par des rapprochements ingénieux où l*on retrouve toute la puissance de son génie supérieur, il a ouvert, dans une voie essayée déjà plusieurs fois avant lui, des routes nouvelles dont nous pourrions proflter. Ceux oui ne partageront point loutes ses opinions à cet égard, y découvriront cependant de nouveaux horizons, des germes pré* cieux que Favenir saura féconder.
(30) Formavit igitur Dominus Deus hominem de «îllf |err<? et inspiravU in faciem ejus s^iraculum
t^e sentiment de la spiritualité de l'âme s'ej trouvé établi chez les Juifs, sans qu'on puîs-^ trouver Tépogue de son origine, tandis qn| celle du sentiment opposé estinconteslablH ment connue : il s'ensuit gue ce senti me il était celui de la nation juive depuis Jésu-i Christ jusqu'à Moïse, depuis Moïse jusqif Abraham, depuis Abrabam jusqu'au pi^ mier homme. On ne saurait contester e principe : il est constant que celui des dcMi sentiments contradictoires qui se fait renia: quer comme une innovation, a trouvé Tautr établi. (R. P. Hâter.)
Nous avons dit précédemment que Die ayant pris du limon de la terre en forma 1 corps de l'homme, et qu'ayant ensuite rel pandu sur son visage son souiQe divin, il h donna une âme vivante (30). Mais pour la crén tion des plantes et des animaux, uieu ne pr< céda pas de la même manière, car il est écrit Dans le principe, Dieu créa le ciel et la terre la terre était informe et nue, les ténèbr(\ couvraient la face de VabimCf et V esprit cl\ Dieu était porté sur les eaux : « Etspirifui Dei ferebatur super aquas. » {Gen.i, 1,2.1 C'est de ce souffle divin qui planait dans !< si ténèbres, que la terre et les animaux reçurent la faculté de produire toutes les espèces vivantes de végétaux et d'animaux : c'esi ei^ vertu de ce souffle fécondateur que les pr( | miers êtres reçurent la vie, et avec elle. \nu\ force physique innée capable de reproduirtj des espèces semblables : Germinet terra her ham virentem et facientem semen. (Ibid. 11. La terre fit donc sortir de son sein, de la V!:'r dure, des plantes renfermant de la semeiK ti féconde et d'autres semblables (SI) ; des arbre portant des fruits qui en renferment la si mence, et d'autres arbres semblables. Dieu di encore iQueles eauxproduisentenabondano des êtres animés , et que des oiseaux pren nent leur vol de la terre pour s'élever dan le haut des airs. C'est de cette manière qi: Dieu créa les grands monstres marins et )< êtres animés doués de quelque mouveineni et que les eaux venaient de produire ave leurs femelles; il en fut de même de toute les sortes d'oiseaux : Creapit Deus ce te gran dia et omnetn animam viventem atque inoui bilem, etc. [Ibid. 21.)
Plus bas nous lisons : Dieu bénit ces ani maux en disant : Soyez féconds, multipliez vous, remplissez les eaux des mers, et que le oiseaiAX se multiplient égtUement sur la terre {Ibid. 22.) Nous remarquons encore dans un autr
vitarum, et factus est homo in animam viventem {Gen. n, 7.)
(31) Le mot semblable désigne, en parlant deêtres animés, leurs femelles. Sans cela où trouviH rait-on la création des femelles des animaux M J comme l'observe le savant abbé Glaire, pourquoi FEcriture n'en parlerait-elle pas, quand elle eiun] dans des détails si minutieux lorsqu'il s*agii (i'| simples plantes? En effet le texte sacré nous cim seigne que Dieu donna aux végétaux la vertu (i<i croître et de se reproduire espèce par espèce. N<l tronve-t-on pas dans ces mots toute une dociriitt: de physiologie végétale?
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%tnfi de la Genèse (i , 24) ; Dieu dit : Que \la untfêsu êortir de ton jet a de$ êtres animés me tftfn semblables (32) ; savoir de grands iftiMiix, des reptiles et des bêtes sauvages : € ùiza quoque Deus : Producat terra aninamwiiUem in génère suo^ jumenta et re-
rilk n hestias ierrœ. » Et Dieu, en s*adressant Cb derniers, ajouta : Crescite et muUtiplittmà : — 9 Croisses et miàtipliez-vous. » ILv ffiit eo eux noQ-seulement uoe vertu frrmsetnce^ mais encore une puissance re* f^àiÊUriee^ procréatrice en quelque sorte, lâîloecapaDlede donner la vie et lemouve- ■n/. I oaifliam viveniem et motabilemj » une f ifoe, QOQ plus fatale et simplement végétatre, nais exteutant d'éjà des actes instincufi K effétitifs , sensitifs et volontaires iii^e,tou)Ours en rapport avec le besoin et V ileeré de perfection de l'animal. (M. Blonin du TUtàisme anîmtfve, t. III de sa tra« âi-tion de Stabl.)
Permeltûns-nous quelques réflexions qui Arcoviieol oaturellement des lignes qui précedeot Nous avons vu le Créateur donner è tûus les êtres aoiméâ une âme vivante , le moareme&tetune faculté génératrice. L*ftme ^ animai a*est plus ici une simple force V^i^œ, D ayant en puissance et en acte <^\m%^Tt|^lîve se bornant à des phélUiQiKiies Aft Kutriri on et d'évolutions organiques: ce sera une substance réelle, producûoo neiisie du souille divin , car nous S)Ti)0 par 00 rerset de la Genèse, que c'est tlo5e;odeIa terre et du fond des eaux que s^atiolisfoas les animaux créés : Et «ptritv Iki fmbatttr êuper aquas. Le souffle fft'jûd de Dieu donnant l'être et la vie à tfiit ce qQ*il effleure et touche, était errant 5(ir !et abUnes, imprégnant de sa vertu créatrice la terre et lés eaux.
Le phocipe interne directeur, l'flme des
immaui dont 1 existence ne saurait être
niruqaée en doute, est donc capable de t?te,
^ mtutment et dHnstinctivtté. En effet,
l'«r fmm<r un corps, le mouvoir et re-
r^nre par voie de génération sexuelle, ne
UtA pas de plus grandes aptitudes que
\^ accomplir les fonctions simplement
sAnures des végétaux T L'âme des animaux
^ donc non-seulement végétative , mais
^'«e sensitive^ appétitive^ irascible, con»
^^i^Me : elle sera plus parfaite et plus en
^rF'^'rt avec les besoins naturels simplement
^^wooes et les notions qui s*v rapportent,
^^ chacune des espèces animales.(BLONDiN.)
î "assort de là clairement qu'il y a nécessité
)^lue chez elle de posséder une organisa-
4ja plus compliquée.
, ^) Us lemblables des animaux, c'est-à-dire ^ («laeQes, soriirent en même temps du sein ^ U lerre ou des eaax; mais le semblable de **nnt, comment a-Uil été créé?< L'éternel Dieu ^iMiber nn profond Sommeil sur Tbomme, qui t'ndnnait; alors il prit une de ses côtes et la '^^ paur de la chair : il Torma decette côte ^créitore semblable à lui. L'homme à son ré- ^^ «'écrii tout étonné : La voilà, la chair de ma ^r; c*est on os de mes os, qu'elle soit nommée ^ Hemmel, parce qu'elle a été tirée de Isch
L'âme de la bête est bien un principe simple et incorporel , puisqu'il provient mé«diatement du souffle divin : ce principe
Eossède en puissance et en acte l'antmalton estiale, c'est-à-dire la vie, et de plus que les plantes, le mouvement, la sensibilité, des appétits, une détermination et une volition fatalement liées à une organisation plus ou moins parfaite. En niant une force de nutrition et d'accroissement qui constitue une sorte de vie chez les végétaux, la vie, le mouvement et la sensibilité chez les animaux, non-seulement on tombe dans le matérialisme et le mécanisme , mais encore on semble méconnaître la puissance infinie de Dieu créateur, en méconnaissant la majesté de ses œuvres, et en révoquant en doute sa parole révélée. (Blondin.)
Tout ce qu'on peut découvrir chez les bêtes, c'est une sorte d'in/utitoia sensitive que Dieu a placée en elles, et qui suffit aux besoins d une vie purement instinctive et sans finalité évidente et révélée. Mais de là il y a loin à conclure que l'animal est une pore machine, et que tout chez lui n'est qu'un simple jeu de l'organisation.
En résumé, dans cette esquisse rapide, nous voyons que ce qui nous frappe le plus dans l'homme au sortir des mams de son Créateur, c'est sa vie, son intelliçence, sa raison : il a pour apanage exclusif ïintellect, la ration, la cornet ence. Par son origine toute céleste, par son âme qui est un trait d'union entre Dieu et lui, par ce principe immatériel qui le rapproche presque de Dieu, l'homme peut dominer la nature, étendre son empire sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui se meuvent sur la terre.
Le voilà, cet être tel que la révélation nous le montre : d'une part, principe intelligent, esprit vivant et vivifiant; et d'autre part, matière, machine merveilleusement organisée, il est vrai, mais n'ayant la vie qu'en puissance jusqu'à ce que Dieu, source infinie de vie, d'intelligence et d'amour, ait, de son souffle divin, et par la vertu de son Verbe créateur, donné a ce corps une vie réelle et subjective, en l'unissant d'une manière miraculeuse à une substance spirituelle, puissance de vie et d'entendement. (Blondin.)
On est naturellement amené à proclamer que la vérité des choses a été écrite dans les Livres sacrés ; et combien d'enseignements ces derniers ne fournissent-ils pas pour les progrès positifs de la science de rhomme? Si l^n avait soin de s'étayer sur le vrai spiritualisme, sur le véritable animisme, prenant
[homme] {Gen. n, 21-25.) . ^
L'Ecriture, dit Tabbé Glaire, fait découler de cette création de la femme formée de Thomme, leut état social : elle nous montre que la femme, tirant son existence de rhomme, doit rester attachée à lui par un lien indissoluble ; pendant que les ani- \ maux, qui ont été créés mâle et femelle, indépendamment Tun de Tantre, ne sont soumis ni à la loi de sociabilité, ni à celle de la dépendance matuellQ,
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directement sa source dans les dogmes ré- Télés, on trouverait une doctrine du vitalisme complet et réel» vers laquelle tendent aujourd'hui les esprits d'élite. Ce sera dans ces dogmes qu'on découvrira la vérité, et le guide qui conduira dans la voie la plus sAre jusqu'à ta première origine des hommes et des choses : aussi nous ne sommes pas de ceux pour qui les dogmes divins et les traditions religieuses ne sont d'aucun poids, puisque, comme nous l'avons écrit, ils sont la source la plus pure pour arriver au vrai, au beau, au bien; d'ailleurs, comme nous le verrons, plus on avance dans la civilisation des siècles, plus on voit la doctrine du spiritualisme médical se dépouiller des entraves de l'ignorance et concorder de plus près avec les dogmes du mosaïsme et de la révélation, par les progrès des sciences, au milieu des erreurs de tant de sortes.
IVoy, M. Marcel de Serres, Concardanet de % Geniie avec la géologie ^ 1860.)
Voici les conclusions qui résultent de ce que nous avons établi: l*" d'après le mosaïsme, il n'y a qu'un seul Dieu, qui, par sa puissance et sa volonté, a tout tiré du néant; 2* ce Dieu se distingue nettement de son œuvre qui porte son empreinte suprême ; 3"* le règne inorganique est régi par des forces qui le parcourent de toutes parts, le pénètrent et circulent autour de lui ; 4*" le règne vivant est, de plus, soumis à l'action d un principe animateur interne propre à chacun des êtres qui le constituent; 5* ce principe animateur, végétatif pour les plantes, sensitif pour les animaux, est, chez les hommes, une Ame spirituelle créée immédiatement par Dieu à son image et à sa ressemblance; cette Ame est immortelle ; l'homme I)uise en elle l'empire ou'il doit exercer sur a nature ; 6* être librer et responsable, U a des devoirs à accomplir, des récompenses ou des peines à attendre dans une autre vie, suivant la manière dont il les aura remplis (L. Boter.)
Nous allons maintenant passer en revue les sentiments de quelques grands philoso-
f>hes, sur leur croyance à la Divinité, sur 'admission d'un principe supérieur au corps, principe émané de Dieu; sur les rapports de l'homme avec lui-même, avec la nature, avec la Divinité. Ils ne nous sera pas difficile d'établir la filiation de ces idées jusqu'à nos jours. Pour cela, nous jugerons des philophes, comme dit Cicéron, « non pas simplement par les termes qu'ils emploient, mais surtout par la suite et la cohérence de leurs principes, c'est-à-dire que le total du système, le point le plus saillant de leur dogme, doit fournir le dénoûment des difficultés particulières qui ont pour objet les principes de l'auteur. »
Par conséquent, nous examinerons si les principaux philosophes ont réduit l'Ame à une pure machine, ou bien s'ils sont d'ac-
nri
Si'
cord avec les livres mosaïques, comme nmi l'avons avancé plusieurs fois.
Nous donnerons donc les opinions *\ Pythagore, Socrate, Platon et Aristote, scm niairement, en les comparant au mosaisrin
I. Pythagore, dit Plutarque, admet du principes: une intelligence divine qui pro.ju et arrange tout, et une substance innt'! riclle sur laquelle cette intelligence a^it <
9ui tombe sous les sens. Clément d'Alexar rie ajoute que le Dieu de Pythagore mr temple tout et qu'il sait tout. Théodoi assure qu'Anaxagore et Pythagore allèrc:
en Egypte, et que, pour résultat de Itu! conversations avec les savants du pays < avec ceux de la nation hébraïçpie, ils ap
gortèrent la vraie notion de Dieu. D'npr rigène, Pythagore aurait puisé une partit? «ii sa doctrine dans les écrits des Juifs. Ari^t bule, Juif ég3rptien, prétend que Pytha^' a pris des Juifs un grand nombre de dogmes. D'après saint Ambroise, Pythav'or a puisé chez les Juifs plusieurs de ses pi in cipes et de ses maximes; il ajoute que <n philosophe a tant de renom, ou'il sor,' difficile de trouver son pareil. Si les autouri que nous citons célèbrent ainsi le i)h\Uh sophe de Samos,on peut affirmer qu'ils n'oiii pas trouvé dans ses écrits ce fond de nAa\>> rialisme et de panthéisme qu'on s'est etlorci d'y découvrir.
Pythagore, par son âme du monde ^ dé^i ffnait l'immensité de Dieu; quant à Idinr H la divisait en deux parties, l'une raison nable, l'autre privée de raison : elle est coin posée du nombre quaternaire^ c'est-à-dinj Ott'i/ y a dans /'dme, entendement^ $cieurr\ faculté d^opinion et gentiment dont procni\ toute Mcience et tout art, et dont nous somw' appelés raisonnables, (Plctaaque, traduM Amyot.)
n ressort péremptoirement de ces cîtalinr> qu'un tout résultant de telles parties nVst \ un tout physique, n'est pas un corps, en ui mot. C'est une Ame dans un corps, m ) ce n'est point un corps. Du reste la snl» tance animatrice dont parle Pythagore, ]v>ii désigner l'Ame, est quelque chose d*anal<)u<' à la substance du feu, mais d'un feu m telligent. Par conséquent il distinguait i deux substances : ce qu'il était importo i d'établir (33).
TI. Socrate ne nous a pas laissé d'ouvrciupour nous transmettre ses principes; cci)rii dant nous connaissons ses dogmes et leur n.di re ; nous les trouvons dans Platon son élè\» et leurs opinions sont unes, dit Plutarqu' L'un et l'autre admettent trois essences, Di* > la matière, et Vidée. Socrate, dans ses t m tretiens avec Aristodème, nous a laissé v
(>aroles ({ui méritent tant d'être citées : « rin 'Etre divin est élevé , plus le culte qu'o lui doit est divin; Dieu est si grand, il l* si parfait qu'il voit également tout, qu entend tout, qu'il est présenta chacun d<
(35) Voy. le cardinal Gerdil /rt«rotf«2tOM alla religione (in*4*'}. Le pytbagorisine y est exposé »>c boaaooap de soin et d'cieiiduc
is
AME
AME
êiKS, et i|iie sa providence s'étend sur l'u- ■ren enter. »
Il Difinîté, comme le dit Hayer, qui» pour
|pieuretO*était qu'une chimère, ou bien pour
qiû les dieox étaient des êtres voluptueux et
iDiMetls, diffère bien de l'idée que nous en
dooK^rate, car ce dernier faisait de Dieu
VÊt $ut)$uace parfaitement spirituelle.
^«mt à Téme humaine, qu était-e]le pour t. gnod pbOosophe? elle était de tous les é^ eehd qui ressemblait le plus à la DimM : or pour ressembler à une substance ïj4rii]ielle« c'est-à-dire incorporelle , il faut ^espintoel. incoiPporel.
Daprès saint Augustin, la morale de Sont6 tend uniquement k donner à l'Ame la w^Kot oaturelfe qui lui est nécessaire pour «e porter k la Ci>ntemplation de la lumière ii£i)q)ordle et immuable, où se trouvent les (ise^ de tous les êtres créés.
Eo d'iiilres termes, Socrate admettait un Dieu supérieur à nos intelligences, un Dieu lulenr ce l'univers, un Dieu qui a donné Vetisteoce k toutes les Ames.
?(e r^lrouTODs-nous pas ici ce que nous ivoos Ta précédemment dans notre étude sor rbébmoie, seulement le dosme mosaï- ^ esl pins net, plus vaste, plus pur; la crèa&ioa iz mUlo, dans le temps, avec tout ce <{tti Ticeompinie, est exposée sans hésitabofls, SUIS roJes, sans détours, avec cette BujesftKose snoplicité qui convient à celui ^ieritioas i'mspiration directe de l'Etre
DL Plaloa admettait Dieu, les esprits, la
uitàrt; Km comme la cause efficiente de
tot Ji oatière comme le sujet d'où est
tinto il substance sensible de l'univers. Le
JNeo axTû oalte, est le Créateur, l'arcAt-
Mi, kpêrê de Funivers. {Voy. le Timée,
li l^épMique, les Lois, etc.)
C'est une substance éternelle qui demeure
«euie, tandis que le monde, par des chan-
9^eo2s sans fin, présente des scènes tou-
\*a% nouvelles.
Vùli un premier point bien établi : Dieu
Qttee pour Platon, un être supérieure
("arunivers, qu'il a produit, qu'il gouverne;
^ test point une substance corporelle: non,
f^ pour lui. Celui qui est. Il ne renferme
j substance de Dieu dans aucun espace, et
^ se trouve tout entier partout par une
Wiwe toute spirituelle.
ia rapport de saint Justin, qui avait beaur
K«p^étadié Platon, ce dernier aurait appris,
^) Aioat4Mis« avec M. H. Martin, qoe la meilleure PHH ^ve, dans le Phédon , Socrate apporte en ^«rde rimmortalité de l'âme, n*est pas dans les "aBemU que Platon lui prête, mais bien dans xsosple qoll donne par sa mort imméritée et •'SB^ville, pur aa confiance dans Favenir et la Pro* 'Jicjcc dîTtne.
'^ L*ime homaine, dit Platon, a dans les pro- *<ieRt de son être une racine sublime, par ^*efle 00 la voit suspendue à Dieu qu'elle touche *^Vàh louche de toute part. C'est la même pen- ^ «Ms une autre forme que ces magnifiques pa- ^ àe TÂpôtre {Act. xtii, 28), h Deo vivimus et$mmu$. (L. BokeiO
par les dogmes mosaïques, à définir Tessence de Dieu par l'existence, Dieu eet celui qui e$t. Quant a l'âme, Platon fait remarquer combien cette substance diffère du corps : tout ce qui concerne le corps, il le rapporte à la matière : par conséquent, l'âme est une substance à part; l'âme procède de Dieu (35), elle est en quelque sorte une parcelle de la Divinité ; et comme Socrate, il n'admet qu'un Dieu incorporel : il s'ensuit que Tâme est incorporelle, spirituelle en un mot; l'âme, est encore divisée en deux parties, l'une raisonnable, l'autre irraisonnable. L'âme raisonnable est placée dans la tète, et peut seule prétendre à rimmortalité; tandis que l'autre, source des passions grossières et des insr tincts physiques, est enchaînée à la partie inférieure du corps et meurt avec les organes ; il l'appelle aussi l'âme appétitive, de même qu'il admet une troisième âme, l'âme irascible^ qui est le principe du mouvement et de l'activité et qui réside dans le cœur. Cette division a été également attribuée à Pythagore. Quoi qu'il en soit, nous tenons
, principe de Dieu; c'est tout ce que nous voulons constater pour le moment.
Platon sentait le besoin d'une manifestation surnaturelle de Dieu ; car d'une part, il comprenait le nécessité d'un culte, et il déclarait que la Divinité seule peut révéler aux hommes le culte qui lui convient. (Cha-
Eître des lois.) H veut qu'on traverse le euve de la vie sur quelque enseignement divin. (H. Martin.)
n conseille de recourir aux oracles, et cherche toujours à appuyer sa philosophie sur les tradfitions religieuses et sur les paroles qu'il considère comme inspirées. Voilà ce qu'a dit Platon, et ce qu'y voient ceux qui ne veulent pas méconnaître sa pensée et ses intentions. En effet ce grand philosophe cherchait partout, dans les fausses religions
Ïui l'entouraient, les traces ou les débris 'une doctrine révélée. Ce qu'il y a à noter chez lui, ce sont ses emprunts aux traditions religieuses de l'Egypte, et de plus, ce qui lui est dicté par le cri spontané de la conscience, aspirant à un avenir sans bornes et faisant appel à la justice et à la bonté de Dieu (36). — (ID., La vie future, 1858.) IV. Anstote, dit- on, conçoit Dieu comme
(36) Nous pourrions nous demander à présent ce que pensent Pythagore et Platon sur un princîDe incorpore], une âme accordée aux animaux. Ce principe du reste, voué h la mort, est privé d'un grand nombre des facultés de Thomme, et ne saurait être confondu avecrTàme humaine. Cependant nous savons que la métempsycose fait des corps des animaux autant de lieux de châtiment pour les âmes humaines. Outre cette croyance, disons que Pythagore et Platon reconnaissaient
vie matérielle. Plusieurs auteurs ont pense que
AME
un être uniquement occupé de la contemplation de lui-même et de lui seul : pensant sa propre pensée qui renferme toutes les vérités nécessaires, le Dieu d'Aristote ne penserait à nulle autre chose : mais quand on y regarde de près, on reconnaît bientôt dans le philosophe de Stagyre la doctrine des Livres saints et de Platon. Dieu voit et dinge l'univers en regardant sa pensée : saint Thomas, dans ses commentaires, a prouvé qu'Aristote croyait à la Providence divine. Pour lui. Dieu, substance étemelle, sans qualités sensibles, unilaire, indivisible, est un principe tout exact, c'est-à-dire parlait par sa nature, esprit pur, car il est la pensée de la pensée. Il dit encore : Dieu est celui par qui nous vivons, il a toujours existé, et toujours il existera 1 Tout vient de Dieu, il a tout produit, tout arrangé; rien de ce qu'il a fait ne peut trouver en soi-même sa propre fehcité. (R. P. Haybr.) ^
Aristote admet donc, par conséquent, Texistence d'un premier moteur , nécessité qui emporte celle d'une substance immatérielle qui donne à la matière le mouvement qu'elle ne saurait tirer ni de son essence ni de ses lacultés.
Passante l'âme, qui est l'image de Dieu, nous voyons qu'Aristote l'a regardée comme une substance spirituelle. Pour lui, l'âme est la forme et l'essence , l'entéléchie première. Je parfait achèvement d'un corps naturel, doué d organes, et qui a la vie en puissance. Lame n'a point de lieu; elle n'est point comme le corps une grandeur ni un élément, m un composé d'éléments : elle n'est donc pas un corps, pas même un corps subtil et délié. Dans tout être vivant , l'âme est faite pour commander et le corps pour obéir, car 1 âme est ce qu'il y a de plus précieux et de plus excellent (37).
L'âme, pour Aristote, est le principe unique de la vie physiologique , de la sensibime et du mouvement volontaire dans le corps Humain, et de plus de l'entendement humain. La nutrition, la sensibilité, la locomotion, 1 entendement avec leurs degrés aivers, étaient pour Aristote les grandes manifestations de la vie chez l'homme. Il n admettait chez les bêtes qu'une âme sensitive et motrice, à laquelle il faut joindre 1 ame nutnUve , commune à tous les êtres orgamsés.
Après la mort, l'âme immortelle ne perdra que 1 aptitude à remplir ses fonctions inférieures ; car elle est douée d'agérasie , dit Anstote, dans un passage qui a été mal inter-
Pythagore et Platon ne prenaieni point aa sérieux
les croyances vulgaires de la métempsycose ; c'était
pour eux une aliégoria représentant l'état moral
. ^"J 1"! se laissent dégrader par les passions. (L. BOYER.) o r K
(57) Aristotenous enseigne que le Xdyoc humain, aon entendement, est directement illuminé par le Mxoç ou Pentendement* divin, et que le vériuble instrument par lequel il accomplit cet acte est la yertn, le principe moral. On retrouve les mêmes idées dansCicéron, Sénèque, Marc-Aurèle, etc. etc.