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celles des replis supérieurs. On peut répéter ici plusieurs des objections précédentes ; 1* la toix n*est pas due principalement aux vibrations des cordes vocales; 2* la vibration des replis supérieurs n'expliquerait pas la force et l'étendue des notes de tète; 3* les expériences de M. Segond sur les animaux (chiens, chats, etc.), quoiqui; fort intéres* santés, sont loin ae conduire aux conclusions qu*il en a tirées. Ce sujet a besoin d*étre repris sur de plus larges proportions.

VU. Bien des auteurs, parmi lesquels nous citerons Dodart, Magendie, M. MatgaignCi se sont occupés du uasonnemeiit. La théorie la plus complète nous paraît celle de M, Segond. Cet auteur distingué qui a fait des travaux très-importants sur la voix, explique le nasillement par le retentissement du son dans les fosses nasales.

Dans le nasonnement léger» la voix s'écoule en entier par les ouvertures nasales, sans retentir beaucoup dans leur cavité; dans le nasonnement moyen ou de second degré, la voix retentit seulement dans la partie postérieure des fosses nasales, et s'écoule par la bouche et le nez tout à la fois; dans le nasonnement extrême, le nez est fermé, la voix retentit dans toute l'étendue des cavités nasales et revient dans la bouche pour s'échapper ensuite en entier par celte voie : le retentissement nasal présente alors son iummum d'intensité. (Consulter, sur la voix, les travaux récents de M. Bataille.)

VOMISSEMENT. — L Le vomissement est un acte con\ulsif par lequel les matières renfermées dans l'estomac sont rejetées | ar la liouche. L'estomac se contracte lentement pendant la digestion; c*est à la suite de coniractions plus fortes et spasmodiques que les matières qu'il renferme sont expulsées dans le vomissement ; celui-ci est précédé ))ar une sensation interne spéciale, la nausée.

H. Les causes de la nausée sont îdiopaihiques (saburres, vomitifs distension do l'estomac, lésions diverses [de cet organe, hernie, volvulus, péritonite, etc.,) ou sympathiques (impressions sensitives, maladies du loie et des reins, de l'utérus, des centres nerveux,- etc.). Dans les cas même où le point de départ occupe l'estomac, le système nerveux joue un grand rMe dans la nausée et le vomissement. L'introduction de Témétique dans le torrent circulatoire produit le vomissement, tandis qu'introduit dans Testomac, ce médicament ne le provoque que lorsqu'il est absorbé et qu'il excite la réaction du système nerveux. La fumée du tabac, le mouvement d'un navire, d'une voiture, amènent les. mêmes résultats. C'est spécialement par leur action sur le système nerveux que toutes ces causes déterminent le vomissement.

UL Mécanisme. — L'estomac, l'msophage.

le diaphragme, les muscles abdominaux con- 'courent synergiquement pour accomplir cet acte. Le diaphragme, pendant l'inspiration, refoule les viscères de l'abdomen en bas et en avant, et oblige ainsi les muscles ah.lominaux à j>rendre une plus grande ex-

tension. Il suit de là que dans les moments d'expiration, alors que les organes ne soi.t plus pressés, les muscles se contractent et le diaphragme reprend sa voussure primitive. Si le diaphragme et les muscles se contractent simultanément, les organes de l'abdomen se trouvent entre deux forces opposées. L'estomac, pressé dans divers sens contre des plans solides, a de la tendance à expulser les matières qu'il contient; comme l'orifice pylorique est fermé, l'oritice cardiaque donne passage aux aliments.

Mflgendie a démontré celte action simultanée du diaphragme et des muscles abdominaux au moyen de l'^xitérience suivante : 11 a enlevé l'estomac d'un chien et l'a remplacé par une vessie de cochon remplie d'eau Puis, ayant fermé les parois abdominales, il a introduit de Témétique dans les veines et a vu l'estomac artificiel se vider sous l'influence du vomissement.

On a cherché, è l'aide d'expériences multipliées, h voir quelle était la part d action des muscles abdominaux et du diaphragme. On a constaté, par la section des nerfs pbréniques, que le vomissement avait lieu pnr les contractions seules des muscles de l'abdomen, mais Qu'il était moins énergique. 1^ résultat a été le même en coupant les muscles de manière à isoler l'action du diaphragme.

Le diaphragme et les muscles alxloroinaux sont des agents Importants dans le vomissement; quand on supprime l'un de ces deux facteurs, l'autre sufltt encore, mais l'acte est faible et incomplet. Ainsi, quand l'estomac a pénétre dans la poitrine, au-dessus du diaphragme, par une ouverture congéniale ou accidentelle de celui-ci, le vomissement est possible, bien que peu énergique, (Foy. entre autres les faits de Clavdbb, Bar- THOLiN, Graves et Stok.rs, etc.)

L'estomac concourt eilicacement à cet acte, soit en provoquant la contraction des muscles expul^eurs, soit en l'aidant par son action même. Sa contraction serait en général insuffisante : placez l'estomac hors de l'abdomen, provoauez le vomissement, l'organe se vide mal, bien qu'agité \àr des convulsions violentes; mais, s'il est dans l'abdomen, le pylore se resserre, un mouvement antipérislaltique ramène les aliments vers le cardia qui se dilate, et la contraction du diaphragme et des muscles abdominaux acquiert toute son cilicacilé.

La part de l'œsophage est aussi incontestable. Ses fibres circulaires péri cardiaques se relâchent, ses fibres longitudinales se contractent brusquement et aui^mentent l'agrandissement du cardia. ( Expériences de Lrgallois et Béclard.) L'œsophage est rempli d'abord largement par les matières que lui envoie l'estomac et dont il se débarrasse à son tour. (IK Bârard.) Le même professeur s'est souvent demandé comme J. Hunier, si le vide virtuel de la poitrine produit, lorsque le diaphragme fait un effort et aue la glotte fermée empêche la sortie de 1 air accumulé dans les poumons, ne pouvail i^s

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