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rontribuer h U dilatation do l'œsophage qui exercerait ainsi une sorte d'aspiration.

IV. Hiêtorique. — -Cerlains autours ont attribué le vomissement tout entier à resiom«Cy (l*autres aux muscles de 1 abdomen et du diaphragme, d*autres au concours de ces deux ordres d'ageuts.

Les partisans des deux opinions extrêmes se sool appuyés sur l*anatomie comparée»' les vivisection5, l'observation clinique. La première théorie a été soutenue par Wepfer, Perrault, Lieutaud , Portai, Maingault, Burdacb, etc.; la seconde a été défendue par

ZOÔ

Chirac, Van-Swiéten, Bayle, Scbwarlz, Magendie, etc. L'examen impartial des faits i fait triompher l'opifliOD moyenne, qui admet l'action synergique de Tœsopbagef de l'estomac, du diaphragme, des parois de fabdomen. En assignant à chacun d'eax son r6le spécini, on est revenu ainsi è la doctrine de Haller, Legatlois, Béclard, Bérard, etc.

A côté du vomissement on peut placer réructation, la régurgitation, liuruiainatioD naturelle à certains animaux, le méricisioe ou rumination accidentelle cbex rbommeielc.

ZOOÈLECTRlClïÉ. — Les animaux sont susceptibles, dans l'accomplissement de leurs fonctions, de développer des phénomènes rapportés pendant longtemps à des fluides impondérables, caloriçiue, lumière, électricité et magni^lisme réunis aujourd'hui.

L'étude de ces agents, dont quelques-^uns ont acquiSt dans certaines théories, une ira* portance exagérée, est pleine d'inlérét, mais réclame de nouvelles recherches qui doivent s'ajoutera celles dont de nombreux travaux contemporains ont été Toljjet. Disons quelques mots do la zooélectricité, ou électricité spéciale des animaux.

On peut distinguer dans l'éleclro- physiologie !e5 phénomènes offerts par les poissons électriques, ceux qui proviennent des couranti extérieurs (Pooillbt), ceux qui dépendent d'une production électrique interne due à une cause inconnue.

1. Poissons électriques (raies, torpilles» gymnotus eleetricus, malaptcurus eleciricus, Iclélrodon et le tricliurus electricus sont tout à fait douteux. Voici les conclu* sions de M. Matteucci à ce sujet :

il. La production de l'électricité, la décharge, sa direction sont volontaires, et dél>eodeDi du quatrième lobe cérébral.

B. Toute action extérieure, amenant la décharge, la ()roduit i^arsa transmission à ce lobe dont l'irritation u'amène que cette décharge.

C. Le courant électrique qui agit sur ce lobe ou sur ses nerfs ne provoque pas la déciiarge.

/>. Toutes les circonstances qui moditieot la fonction de l'organe électrique agissent également sur la contraction musculaire.

Les poissons électriques se servent de leur électricité comme les animaux vénéneux de leur venin.

2. Phénomènes des courants extérieurs, — (Fo|f. les travaux de Volta, Lbbot (1809),

fiELLlK0RBI (IblGj. MaRIANINI (1817). NOBILI

(1829), LoNGET et Matteucci iiSkl), et le résumé donné par M. I'ouillet.)

3. Phénomènes des courants organiques. — Galvaai soutenait réiectricité propre des animaux niée par Volia : Nobili, avec son mattiplicatear. établit, suivani les idées de Voile :

A. Qu^une grenouille galvanique a un courant propre dirigé des muscles aux ue\U ou des ()ied8 à la tète.

B Qu'en disposant à la suite Tune de l'autre dans le même ordre plusieurs grc' nouilles galvaniques, on en forme une vé* ritable pile, dont la tension augmente a?ec le nombre des éléments.

Matteucci constata plus tard ;

A. Que dans tous les animaux vivants on morts depuis peu, il y a un courant électrique dirigé de l'intérieur des muscles à la surface.

B, Qu'une grenouille rhéoscopiqoe entre en contraction quand un de ses nerfs est mis en contact avec un muscle d'une autre grenouille ou d'un lapin.

Voici les conclusions que Dobois-Reymond a tirées de ses expériences :

A. Les nerfs vivants, après leur section, produisent un courant sensible au gaWauo* mètre, qui hors du nerf, se dirige de li section longitudinale h la section transversale.

B. |Les muscles, tant qu'ils sont contractiles,*, manifestent un courant analogue.

C. Le courant est d'autant plus intenff que le muscle e^t destiné à une aciion plus forte.

D. Quand on détermine dans un loustlff des contractions répétées, le coaranl natQ-^ rel diminue.

E. Si un tronçon nerveux entre dans on circuit galvanique par une moitié seulement, et qu^on exerce diverses exritatior^ sur l'extrémité de la moitié placée hor^ d;i circuit, le courant naturel diminue comme pour le muscle fatigué uar des cootraciîons.

F. La comraction volontaire des moscie»

détermine un courant.

G. On obtient aussi des cooraals d^a< les poumons, le foie, les reins.

Plaffet Ahreus ont étudié l'influenee des agents extérieurs sur l'électricité hanaine.

A. Positive dans Pétat sain, elle dê(«$s< rarement celte que produisent do zinc ei du^ cuivre communiquant avee le s<M.

B. Les tempéraments nerveux el sanguin* sont plus électriques que les lymphatique^.

C. L'électricité aiigmente le soir et s«.*v>i l'influence des spiritueux.

TABLE ANALYTIQUE

lIro8

D. Le froid diminoe rélectricité» qui semble se réduire à zéro pendani la durée des rbumalismes.

E Les femmes ont plus souvent que lei hommes une électricité négative.

F. Gardini lui a trouvé ce caractère pendant la menstruation.

D*où vient cette électricité? Sa cause est inconnue; il est probable que les courants ne résultent pas d'actions chimiques eité- Heures; il D*est pas démontré qu'ils tiennent è une action chimique interne. (Pooillbt.)

Il est probable que les courants obtenus par un artifice expérimental n'existent pns dans rétat naturel, et que les traces d'électricité décelées par un galvanomètret dont les pAles sont placés dans des parties diverses d'un même tis^iu, dépendent de phénomènes chimiques^ physiques, etc., accompagnant les diverses fonctions, et entre autres la nutrition. Les expériences récentes de M. Pickford confirment cette opinion. Ne nous hâtons pas de tirer des conséquences prématurées de ces travaux t fort intéres-

Sâkits d*aillear8, sans savoir le sort qui les attend dans )*a venir.

On a voulu expliquer par l'électricité un grand nombre de fonctions \ on a identifié même l'agent électrique avec ce qu'on a nommé I agent nerveux : ces hypothèses, renversées par les faits, ont été victorieusement réfutées. H. Dubois-Reymond ii pensé que ses recherches conduisent à une théorie positive de l'agent nerveux et de la puissance motrice des muscles : ses espérances sont loin d'être réalisées.

La physique et la chimie modernes ont éclairé et éclaireront encore bien des questions physiologiques; ce sont des auxiliaires firécieux dont nous devons solliciter tous es secours ; mais il y a une partie réservée autour de laquelle ces sciences tournent sans y pénétrer, et qui n'est accessible qu'a l'observation du biologiste et du médecin: les plus grands physiciens, les plus habiles chimistes le reconnaissent aujourd'hui, aussi bien que leurs illustres prédécesseurs.

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