‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 41 sur 340 · V:ti^bh;,qui est partout , suppose dans la · texte numérisé non relu

V:ti^bh;,qui est partout , suppose dans la

aitore une intelligence oui le constate et

QaMnlflligence qui le fait. On reconnaît

sm ce qm distingue l'homme en tant qu'être

raitiiigettt, et ce qui le rapproche de la

Di^imié.Siles animaux étaient comme nous

àfmés d*iittelli|^nce , comme nous aussi ils

aurseoloneîdte exacte de l'attraction, de la

Me, de Dieu. Cest ce qui prouve aue nous

^<m en ooes une faculté qu'ils n ont pas.

^Mcm&que les animant sont Intel li-

p:n\s,otiîie sert d'une expression vulgaire

qu'on n'a poîm analysée ; on confond souvent

intelf^lilé, e'esl-à-dire faculté d'être corn-

Vr\s,ir^îBtdhguïte ou faculté de compren-

drv.Votre kûffi^ philosophique est vicieuse.

C'es i cela que se rattachent bien des dis-

(immtfK l'on éviterait avec des mots

B»^oi Hfm. Les animaux ne font pas de

f^ntibks actes d'intelligence : la psycholo-

^ (mpàrée dont l'étude nous occupera

^»tM]DeUn ce fait en évidence (57).

\m pour snot Thomas toute âme est un [•noope inidligible. L'Ame, dit-il , étant le yftmM prioripe de vie pour tous les êtres ^'tm», il ne peut se faire que ce soit un ' -?s mis elle est le principe actif {actus) •'•Jtoros (58).

. ^ Thomas jetant un coup d*Œil sur

• ^%able du monde le divise en une série

'^5 times distincts mais coordonnés, qui

^f^ successivement des êtres les plus

»«ei jusqu'à Dieu. Cette idée est celle

^ ^ote et de rhistoire naturelle moderne

^ stt représentants les plus distingués :

' -^ï inorganique, règne simplement vivant,

'-i^' iniinal , r^ne intelligent qui com-

^^ ï rhomme et finit à la cause pre-

•^'^. les esprits ou intelligences, dit Aris-

' . forment un genre divisé en espèces

«fl^ tous les autres règnes de la nature.

' «d conmient saint Thomas démontre sa

conclusion : « Quand on veut rechercher quelle est la nature de l'Ame en général , il faut savoir qu'on appelle Ame le premier principe de vie qui anime tous les êtres vivants. Les anciens philosophes ne pouvant pas s^élever au-dessus de l'imagination, disaient que les corps (matériels) étaieift les seules réalités, et soutenaient que l'Ame est un corps.

ff Or, il est évident que tout ce qui est principe d'une opération vitale n'est pas pour cela l'Ame. Sans cela l'œil qui est un certain principe de la vision serait l'Ame. Un corps peut être un des principes de la vie comme le cœur , mais il n'en est point le premier principe. Il n'en est que l'instru'' ment, car si un corps matériel en tant que corps matériel pouvait être un principe de vie, toute matière serait vivante (la pierre vivrait comme nous) : or un être coiporel ne vit ou n'a un principe de vie qu'autant qu'il jouit de conditions particulières ; et ces conditions, il les tient d un autre principe qui est son principe actif. L'Ame, premier principe de vie ou cause vitale, n'est donc pas le corps vivant, mais elle est le principe actif qui lui communique la vie , comme la chaleur (le calorique) n'est point le corps chauffé lui-même, mais le principe actif qui lui donne la chaleur. » Ici se. dévoile l'idée larçe et si vraie de saint Thomas sur l'activité de la matière, non point en taAt c[ue matérielle, mais comme support d'un principe actif intimement uni avec elle.

2. — Activité de la matière, causes secondes réelles, après l'acte de sa création.

Un ^rand nombre de phil l'activilé de la matière et d'au

es ont nié autres'l'ont admise sans en comprendre la nature. Malebranche fait l'univers passif, pour réserver toute l'activité à Dieu. Il ne la reconnaît pas même dans l'homme, ou du moins il la réduit à peu près à rien. Leibnitz ressuscitant les monades, semble rendre l'activité aux corps, mais dans le fonds il la leur retire. Ses monades seules, êtres intelligibles et invisibles , sont douées d'activité, mais elles sont indépendantes des corps. Il associe ainsi d'une manière vicieuse le d^amisme et le mécanisme sans pouvoir saisir leurs liens. Il est dynamiste d'une part et tout à fait mécaniste de l'autre. On peut reprocher la même erreur à Descartes. Sous ce rapport les Cartésiens arrivent à une théorie ou monde aussi mé«^ canique que les matérialistes. Cela tient à ce

Ju'ils n'ont point compris la profondeur des istinctions aristotélique et thomiste. Ils sont restés fidèles h ce vieux principe tout à

*^ Dirisioa des substances oa êtres sensibles, '"^ds, tù inorganiques et vivanu :

'•^'«s atittiblcs. non vivants : Végétants (yégé- "s; Kitanis : Sciuilî/f (ailimaux), Intelligentif

.^inu pin» oa moins intelligents et intelligibles: "^«iprifs npérieuri^ âmes kumainei.

-^*^ pntttÈtBt conceptuels, sans substance pro^ '*' ^tmkm^ Idées.

DicnoHH. DE Physiologie.

(57) JntelUgere^ tntus iegere, exprime surtout Hntuition mentale : c'est Tacte d*on esprit qui lit nettement dans les profondeurs de son être.

(58) On a eu tort de traduire actw par acte. L*a«ctui ici c'est la forme, le principe actif; saint Thor mas revient souvent là-dessus. Vactui^ diUil, la forme n'appartient point à la matière, mais au principe quil anime.

AME

DICTIONNAIRB

fait opposé à Tobservation : Le semblable êeul agit sur le semblable, principe funeste qui a .

Eroduit et qui produit encore tant d'erreurs. ?î e véritable spiritualisme seul Ta combattu. : Ainsi pour l'école cartésienne , si elle de- « • meure Gdèle à ses dogmes , le monde est une machine dont Dieu est le principe actif . ou le ressort. L'homme est une machine ; dont l'Ame est aussi le principe actif, mais ' elle agit sur un corps qui n'est qu'un véritable automate. Le corps humain est l'automate flûteur de Vaucanson, et Tflme en est le rouage. Dans les animaux » la sensibilité, la vie forment aussi des rouages qui font marcher une machine. De là, les animaux machines des Cartésiens. Leibnitz a compliqué le système, et Ta rendu un peu plus exact en peuplant les êtres vivants d'une série de petites machines en harmonie les unes avec tes autres. Ainsi la vie végétative est un premier ressort actif ou une monade; la vie sensitive, en est un second, etc., etc. Il disait (ju'un animal pouvait être comparé à un viviez rempli de petits animaux ; le corps forme les parois du bassin,les petits animaux sont les principes qui l'animent et lui communiquent 1 activité.Ainsi toujours un mécanisme, admirablememt arrangé par Dieu, le grand architecte, et puis des ressorts vivants qui en font mouvoir les parties.

Ce qu'il y a ici de vicieux,de contraireè l'observation, c*est de séparer d'une manière absolue la machine et le principe animateur. On ne s'est point élevé à la grande distinction de causes extrinsèques et de causes formelles ; c'est en ce point que la scolastique est admirable.

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