Causes eitrinsèqucff, et causes foriuelles
Pour elle, il y a deux espèces de causes : la cause extrinsèque, qui est extérieure au corps sur lequel elle agit , ou du moins qui peut s'en séparer sans s'altérer elle-môme, et sans altérer le corps ; la cause formelle, qui est fondue avec le corps qu'elle anime de manière à être tota in toto et in quolibet parte. Le point est la cause formelle de la ligne, car il en fait partie. La force vitale est la cause formelle de la vie végétative, elle est fondue avec la plante, elle en est inséparable. L'Âme dans les animaux est une cause formelle , c'est le principe actif do tous leurs actes , elle est fondue avec leurs corps ; mais Dieu n'est point la cause formefle du monde , comme le prétendent les Spinosistes. Il a créé l'univers. Ta organisé, le surveille et le dirige, mais il en est distinct; c*est une cause extrinsèq^ue. On renverse ainsi le Panthéisme qui regardait Dieu comme la cause formelle du monde dont le corps, dont les molécules étaient mêlés à sa propre substance.Le spiritualisme admet dans l'univers Dieu comme cause suprême, et certaines Âmes ou d'autres principes intelligibles, certaines forces , comme des causes formelles secondes qui ont leur activité. Tout corps matériel , en dehors de Dieu, a donc une activité qui lui est propre, mais qui est fondue avec sa matière ; dès lors le dynamisme et le mécanisme se trouvent étroite-
ment unis dans la science comme ils le son| dans la nature. Dieu, en créant la matière, In a donné du même coup son activité. (:•< pourrait offrir quelques difficultés psy chohi giques. HÂlons-nous de les résoudre.
Saint Thomas n'hésite pas à reconnnîtr.
nue toute âme, même dans les végétaux i les animaux, est un principe intelligil)!* « L'immatérialité de TAme des aniui iij\ dit Balmès (Philosophie fondamentale, ton
I, p. 429), n est pas une découverte d philosophie moderne, les scolastiques avait [ émis cette idée. Ils sont même ailés jus(]ij. dire que « nul principe vital n'est corps. Cela n'indique point que ces auteurs , à ! tête desquels nous pouvons placer Stuu Thomas, regardaient les fimes des animau ou des plantes comme des esprits. Ce snr, des substances intelligibles et non des suL stances intelligentes. Aussi le docteur An^< lique, sans porter atteinte au psychologisn. le plus pur, pouvait admettre cHez tous i* êtres vivants des flmes incorporelles, i échappait ainsi au principe des animaux n .< chines, et fondait fa psychologie compdrt(.| sur ses véritables bases. »
Saint Thomas demande, « Si la matier»] n'entre point comme partie composanie dauj une âme quelconque, d II se pose cette quL>| tion (1—1, quœst. 75, art. 5): cL'flme (piii j cipe de vie) est-elle composée de matière tj de forme, c'est-à-dire xl'une matière corp(> relie ou sentable, et d'un principe actif ? » ( voici comment il répond : « L'ime.en génér i n'est pas composée de matière, c'est un pm cipe actif et purement intelligible. En cl! toute ême par sa nature est la forme ou 1 principeactif du corps vivant : elle est priiic ; actif ou dans sa totalité ou par quelqu'une • ses parties. Dans le premier cas elle est l( active, et n'a point de matière puisque matière est passive : dans le deuxième < l'âme serait un mélange de matière et de ;• me, c'est-à-dire d'un principe actif et di
f>rincipe passif: or dans ce mélange se sep. e principe actif, et c'est véritablemeui i qui mérite le nom d'âme. Ainsi Ta me principe de vie dans les ôires vivants en coi| stitue essentiellement le principe actif. »
Pour bien comprendre tout ceci , il i: porte d'être fixé sur le sens du mot forme.