‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 47 sur 340 · IS · texte numérisé non relu

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AME

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rette impression conslituo la douleur que

r-^prouve. Cette expression « la forme sensi-

i !cpa^se en acte du corps eilérieur à l'âme »

t^i eitrèmement juste. Avant de percevoir

une couleur, j'étais en puissance de celte

dernière, puisque je pouvais la percevoir, je

df^viens en acte relativement à celte irapres-

^'..fo lorsq[ue je Fai reçue : je passe donc ainsi

Ik la puissance à Tacte sous l'influence du

ti'ps externe. Ce qui prouve la nécessité de

f tUc virtualité en moi, c'est que Taveugle qui

s'tïi jamais en puissance des couleurs ne

H'it point les posséder en acte. Ce qu'il y a

i* MDgulier, c est que celte virtualité exige

d'abord l'action d'une cause externe pour

y; mettre enjeu; plus tard elle peut s'en

pa5<er. Celui oui a tu pendant la veille des

i>bjeis colorés les revoit pendant le sommeil,

quoiqu ils ne soient plus devant lui. S'il n'a

pmais vu de couleur, de lumière, il n'en

tprouvejamais l'impression pendant ses rêves.

Les sensations peuvent être divisées en

placeurs grandes classes d'après leur origine

tlieurnature. Elles sont externes ou internes

semo qu'elles viennent du monde extérieur

(Hi de notre corps. Elles sont indifférentes,

<iu Uen produisent un effet agréable ou pé-

i\ihlc. Un objet que l'on voit peut être indif-

f<!Tiîii\ pour nous; il peut aussi produire une

im^nâ§\ond^éable ou pénible : ce sont des

modes fort distincts.

i. ^Caïkaêe rationnelle de Teiisience du inonde

extérieur.

Les sensations ont été instituées par Dieu

j*^ or nous avertir des rapports que nous de-

»•».¥ aroir avec ce qui est en dehors de nous.

iTOf Dfemier usage est de nous faire distin-

iTj-T le monde extérieur, notre corps, notre

Jji- sensilive. On s'est demandé commentles

r^'ïî^ se passaient ainsi et comment nous

4iio(b la connaissance certaine de quelque

*f)'»$eaui est extérieur à notre âme.Leshypo-

lbc>es les plus étranges ont été imaginées à ce

^ofjei. Oo a cru que I es opérations par lesquell es

c-as faisions cette distinction étaient très-

C'cpliquées-Malebranche, Berkeley, les idéa-

î.<?s ont été jusqu' à soutenir que nous n'a-

^i'jn» pas de certitude à cet égard, que nous

c? ^aurions même pas qu'il y a un monde

•lire que nous-même si on ne nous l'avait

;i> appris. D'autres ont contesté tout à fait

^rîitf certitude. Hume allait presque jusqu'à

ir»que c'était peut-être un préjugé dont il

Zt'jTait pas pu parvenir à se défaire.

Us péripatéticiens, les scolastiques et saint r^ooias ont trouvé depuis longtemps la vérLiHe solution. Ils n ont point recours à

• rmseîgnement divin pour établir que le a^'Qde existe. La révélation nous l'enseigne, -»ats nous le savons aussi naturellement.

Si Ton avait examiné ce qui se passe chez •^ animaux et chez les enfants, on aurait vu .jrn vite comment l'existence de ce monde

• r*eme est ce qui nous frappe au premier •î-»rd. L*animal, par exemple, sans reflexion < MUS philosophie, n'a pas de doute à ce sujet : *^al»rœent, il n'arrive point à une idée nette ^ son existence et de celle des êtres qui l'en-

tourent. Il ne sépare pas son moi psychique de son moi corporel ; mais il sait très-bien

au'un autre animal sur lequel il sejette et qu'il évore , n'est pas lui. Les sens , dit saint Thomas, nous font connaître immédiatement et sans erreur l'existence et les qualités des objets qui se rapportent à leurs fonctions propres. Conçoit-on que Leibnitzait prétendu que la monade sensitive se trouvait enfermée dans son corps comme dans une prison, et qu'elle n'avait point dans elle-mêmeae fenêtre pour voir ce qui se passait au dehorsTl'œîl, l'oreille, etc., sont évidemment ces fenêtres.

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