Première partie
Prolégomènes^
Section pREMifeRS. — Généralités. — Dëiiiktiion , étendue, limites de la physiologie en général. Divisions , classiflcaiions.
Chap. I". — La physiologie en général est la science qui s^occupe des phénomènes normaux des élres vivants (cbréologie), des forces qui les produisent ( dynamologie ) , des lois qui les régissent (nomologi*:), des substances constitutives des êtres vivants ((«lologie).
GuAP. IL — La physiologie embrasse donc tout ce qui est relatif aux êtres vivants à 1 état normal, vn les considérant en eux-mêmes et dans leurs rapports avec leur milieu; son étendue et son utilité sont très-grandes; elle touche à tout, emprunte partout, fournit des documents théoriques et pratiques à toutes les sciences.
Ghap. III. — La physiologie est générale quand elle résume ce qui est commun à tout le règne vivant; elle se spécialise de plus en plus en s'attachant aux clfisses, aux espèces, aux genres; elle devient alors physiologie botanique, zoologique; des vertébrés, des invertébrés; physiologie des mam-
ic) Tout homme qui observe un être vivant et échit sur ce qu^il voit, fait de la physiologie, l/idée mère de la pisriculture, du la détermination des vaches susceptibles de donner be.iucoup de lait, etc., est venue d'observateurs praticiens. Les iprands historiens, les grands moralistes, etc., font
mifères, oniitbologique, icthyologique, physiologie spéciale du chien, du cheval, du lion, etc., physiologie humaine ou anthropologique,
Ghap. IV. ->- D'après les règles de la méthodologie, il faudrait s'élever du plus spécial au plus général, des espèces aux familles, des familles aux genres, e!c., et Gnir par la physiologie générale; puis on descendrait les degrés de réchelle en procédant en sens^nverse. Une lumière vive et vraie se répandrait alors de bas en haut et de haut en bas; elle circulerait dans tous les sens. Malheureusement Tune et l'autre voie ont été mal suivies : la physiologie générale s'est faite trop tôt ; elle a reposé sur une foule d*hypotlicses qui ont encombré les physiologies spéciales ; les erreurs ont produit les erreurs et les ont soutenues. La physiologie humaine, mal connue, a servi de type à la physiologie animale, qui, plus lard, médiocrement explorée, est devenue un moule pour ki physiologie humaine, et l'a souvent obscurcie, quand elle devait l'éclairer. Aujourd'hui^ nous sommes assez riches, assez nombreux, assez bien servis, pour sortir de ce cercle vicieux, et pour rentrer dans le droit chemin. Que de gens, même sans le savoir, de près ou de loin, font de la physiologie (c)I L'im-
de la physiologie anthropologique. Il faudrait que l'enseignement physiologique répandit ses rayons de tous côtés; que l'on recueillit aussi, pour les concentrer, tous les rayons qu'on lui envoie de toutes parts.
INTRODUCTION