Ordination des facultés de rame
Analysons quelques questions de saint Tii< mas: «Les puissances de l'âme sont-elles m. cuptibles d'être ordonnéesîi)(C'est-à-dire, q' est le rapport qui existe entre elles . ) L\i: étant une, et ses puissances multiples, cf^iDi: on va toujours d'après un certain ordre • Tunité à la multiplicité, il est nécessaire (in
(78) Qaand un homme qui n'est pas aveugle est endormi, on ne dit pas moins de lui,qu^â voit , pan u*il est saBceotible devoir. /Cajétan.)
suBceptible devoir. (Cajétam.)
as
AME
AME
T iH I2D cerUîn ordre, ua rapport entre les
jmljgjflea de l'âme. Ces rapports soot de
^ ordres. Deux reposent sur fa dépendance
!»(4ir)que des puissances, le troisième
^' ic rapport des objets entre eux. Une puis-
^r ou taculté ) peut dépendre d'une au-
i*! a deax manières : 1* selon l'ordre de la
!ir^; les choses parfaites sont naturelle-
>:: intérieures aux im parfaites (ainsi Dieu
>ciéfieuraux créatures); 2* selon l'ordre
z.tTuiutioD et du temps. Ici l'on remonte
z .aparfût au parfait . Dans le premier de
'•> kn sens les puissances ( les facultés )
H'cftoelles sont antérieures ou supérieures
//.lacaltfe seositives qu'elles dirigent. Dans
-riood sens, l'ordre est inverse. Dans l'é-
I jikiQ, les puissances nutritives sont les
l^autres; puis viennent les sensitives, enfin
-< îatdlecti?es. Suivant le troisième ordre,
("'aoes facultés sensitives s'ordonnent par
n;7«rt lui autres . La vue est en première
izr. pois mot l'ouïe, l'odorat, > etc. (1-1,
q frî, Tî, art. 4 . )
uu class:fication est remarquable par sa
'cr/ic.Lesdécouvertes modernes confirment
> ; ista plus ce que la Geniie nous ensei-
r- ^itiTeIDent ^l'ordre de création. Ainsi
: ''SK, ks eaux, le règne inorganique a
r\,-i£ t (Rmier. Les plantes ( les êtres pu-
"v^ï^jn TtsKiatiCs ) sont venues ensuite, puis
b cMMSi de plus en plus parfaits ( êtres
!"L^:SadiTers degrés ), enfin l'homme. Les
^^L-frJîKi embrycNOgiques conduisent aux
'"-•^-i .tsaltals. L'embrjon humain est d'a-
^*.'j:<ffla»^s organique qui semble végé-
'•' i*i&iL offre un système sensitif (^ui se
/'"'nnoone successivement. L'intelligence
5'<raJi la dernière, et ses actes ne se déve-
•"r;*2ique progressivement et avec lenteur.
Ctsi te qm a conduit l'école allemande à dire,
^ ^u^érant les faits, que l'homme était
i2>/dQfl Tégétal, puis un poisson, un rep-
^-î^îc., enfin un nomme. La vérité est que
'^•fciiie est dès le début un être humain en
r*<^asKe et qu'il manifeste successivement
■^ unités sensitives , intellectives , etc.,
p yjmAty en les mettant en acte dans
' ''diadique par saint Thomas. Cette or-
^ Q est donc rationnelle et l'expérience
■ oïDe de plus en plus.
^'f^art. 5) «Toutes les facultés de rame Bt'-'.J^s dans celles-ci comme dans leur ^ |*> Conclusion : « Comme Ce qui opère it '-• Hijet dans lequel réside la puissance ^ V't« il est constant que les facultés fonda- ^-^cs ou supérieures existent dans l'âme S(^ comme dans leur sujet, comme dans fcndpe auquel elles sont inhérentes, tan- > pt les facultés inférieures n'existent pas i^Jt exclusivement, mais dans l'être comte, c'est-à-dire dans l'homme entier (79). ^t évident d'après ce que nous avons ' /'^irf., art. 1"), qu'il y a des opérations de ^ qui s'accomplissent sans aucun organe ^rtJ; telles sont l'intelligence et la vo- ^'ii. Us tacuilés qui sont les principes de ' ^•'('trations se trouvent dans l'Ame seule
comme dans leur sujet d'inhérence. D'autres s'accomplissent avec le secours des organes corporels, la vision, l'audition, etc. Ces facultés appartiennent donc, non point à l'âme seule, mais au tout formé par l'âme et le corps. > Ceci est d'accord avec ce que disent Aristote {De somno et rij^i/ia , cap. 1, De anima^ lib.n, text. 24), saint Augustm (Super Gènes, ad /f7/.Iib. xii, cap. 9 et 20 j; seulement il faut comprendre le véritable sens elle stj le de ces auteurs.