‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 56 sur 340 · Ordination des facultés de rame · texte numérisé non relu

Ordination des facultés de rame

Analysons quelques questions de saint Tii< mas: «Les puissances de l'âme sont-elles m. cuptibles d'être ordonnéesîi)(C'est-à-dire, q' est le rapport qui existe entre elles . ) L\i: étant une, et ses puissances multiples, cf^iDi: on va toujours d'après un certain ordre • Tunité à la multiplicité, il est nécessaire (in

(78) Qaand un homme qui n'est pas aveugle est endormi, on ne dit pas moins de lui,qu^â voit , pan u*il est saBceotible devoir. /Cajétan.)

suBceptible devoir. (Cajétam.)

as

AME

AME

T iH I2D cerUîn ordre, ua rapport entre les

jmljgjflea de l'âme. Ces rapports soot de

^ ordres. Deux reposent sur fa dépendance

!»(4ir)que des puissances, le troisième

^' ic rapport des objets entre eux. Une puis-

^r ou taculté ) peut dépendre d'une au-

i*! a deax manières : 1* selon l'ordre de la

!ir^; les choses parfaites sont naturelle-

>:: intérieures aux im parfaites (ainsi Dieu

>ciéfieuraux créatures); 2* selon l'ordre

z.tTuiutioD et du temps. Ici l'on remonte

z .aparfût au parfait . Dans le premier de

'•> kn sens les puissances ( les facultés )

H'cftoelles sont antérieures ou supérieures

//.lacaltfe seositives qu'elles dirigent. Dans

-riood sens, l'ordre est inverse. Dans l'é-

I jikiQ, les puissances nutritives sont les

l^autres; puis viennent les sensitives, enfin

-< îatdlecti?es. Suivant le troisième ordre,

("'aoes facultés sensitives s'ordonnent par

n;7«rt lui autres . La vue est en première

izr. pois mot l'ouïe, l'odorat, > etc. (1-1,

q frî, Tî, art. 4 . )

uu class:fication est remarquable par sa

'cr/ic.Lesdécouvertes modernes confirment

> ; ista plus ce que la Geniie nous ensei-

r- ^itiTeIDent ^l'ordre de création. Ainsi

: ''SK, ks eaux, le règne inorganique a

r\,-i£ t (Rmier. Les plantes ( les êtres pu-

"v^ï^jn TtsKiatiCs ) sont venues ensuite, puis

b cMMSi de plus en plus parfaits ( êtres

!"L^:SadiTers degrés ), enfin l'homme. Les

^^L-frJîKi embrycNOgiques conduisent aux

'"-•^-i .tsaltals. L'embrjon humain est d'a-

^*.'j:<ffla»^s organique qui semble végé-

'•' i*i&iL offre un système sensitif (^ui se

/'"'nnoone successivement. L'intelligence

5'<raJi la dernière, et ses actes ne se déve-

•"r;*2ique progressivement et avec lenteur.

Ctsi te qm a conduit l'école allemande à dire,

^ ^u^érant les faits, que l'homme était

i2>/dQfl Tégétal, puis un poisson, un rep-

^-î^îc., enfin un nomme. La vérité est que

'^•fciiie est dès le début un être humain en

r*<^asKe et qu'il manifeste successivement

■^ unités sensitives , intellectives , etc.,

p yjmAty en les mettant en acte dans

' ''diadique par saint Thomas. Cette or-

^ Q est donc rationnelle et l'expérience

■ oïDe de plus en plus.

^'f^art. 5) «Toutes les facultés de rame Bt'-'.J^s dans celles-ci comme dans leur ^ |*> Conclusion : « Comme Ce qui opère it '-• Hijet dans lequel réside la puissance ^ V't« il est constant que les facultés fonda- ^-^cs ou supérieures existent dans l'âme S(^ comme dans leur sujet, comme dans fcndpe auquel elles sont inhérentes, tan- > pt les facultés inférieures n'existent pas i^Jt exclusivement, mais dans l'être comte, c'est-à-dire dans l'homme entier (79). ^t évident d'après ce que nous avons ' /'^irf., art. 1"), qu'il y a des opérations de ^ qui s'accomplissent sans aucun organe ^rtJ; telles sont l'intelligence et la vo- ^'ii. Us tacuilés qui sont les principes de ' ^•'('trations se trouvent dans l'Ame seule

comme dans leur sujet d'inhérence. D'autres s'accomplissent avec le secours des organes corporels, la vision, l'audition, etc. Ces facultés appartiennent donc, non point à l'âme seule, mais au tout formé par l'âme et le corps. > Ceci est d'accord avec ce que disent Aristote {De somno et rij^i/ia , cap. 1, De anima^ lib.n, text. 24), saint Augustm (Super Gènes, ad /f7/.Iib. xii, cap. 9 et 20 j; seulement il faut comprendre le véritable sens elle stj le de ces auteurs.

Page 1