‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 67 sur 340 · XII. --De la mort · texte numérisé non relu

XII. --De la mort

U mort est naturelle (par vieillesse), ou rriietHAUe (par maladie, par une çrande T>)bt^ fhyâque). La mort naturelle est tn^B ^ nre chez l'homme que chez les .ihuBwv sateut chez les bêtes féroces vi- *a[iièl^9DTage. Il est cependant un certain Doofie d'hommes qui meurent par les friwdçrige, et l'on est en droit de se Ui-ciadtr: Pourquoi meurent-ils dans ce Ei-vMîtplalôt que dans un autre ? Puisqu'ils »Tîî ;o inre pendant si longtemps, pourr^-s » continuent-ils pas encore a conser- T^'Viistenceî

&tn des médecins (jui ne peuvent pas ex- : ijoet la vie, s'imaginent qu'ils expliquent .•Tûrtcoent lamort; mais leur théorie ne ^ Pforte point un sérieux examen, car ce c ^Jon populaire : « Tant va la cruche h l'eau îV-nfiflefle se casse, » et tout ce qui lui res- ''^i^'e. ne constitue point une démonstra-

* : scientifique.

••a '/ira que la mort naturelle est due à ••îîration successive des instmments maté- '•.\ suite de l'âçe; que Ton voit, en efifet, *^}peu parlesndesde la peau, la chute des :*eux et des dents, l'afl'aiblissement des -viçî, etc., que le temps et le service usent

* r^nes. Mais à tout cela on répondra: ' J^uoi jusqu'après trente ans les orga- - acquièrent-ik plus de force et de déve-

î-'ment, au lieu de s'user T Pourcjuoi un •»^:{ce convenable, loin de produire cette •j^, détermine-t-il en eux un accroisse- '31 de volume el d'énerçie T ( Ici, nous ^OTies certes bien loin des lois et des né- ■^ilés mécaniques.) Pourquoi tantdevieil-

>^' Ce sont ceux danslesqaels prédominent les ''•*'i^ hydato el hydro-carbonés, ce qu'on noni- "^ aaj«Hrd*huj les éléments combustibles et

t'I- On se trompe fort quand on place Montai- •>,lloUèit, j.-J. Rousseau, etc., parmi lesenne- ' « ^ la médecine : ils en sont aa contraire les '^uûs.Les plos grands ennemis de notre art * ti b nannii médecinSi d'autant plus dangereux

lards, avec une apparence caduque, coBtinuent-ils à vivre et à jouir d'une bonne santé? Pourquoi, dans les maladies chroniques, l'existence se maintient-elle malgré de trèsgraves lésions matérielles ? Pourquoi celui-<û résiste-t-il avec des altérations de ce genre, tandis qu'un autre succombe à des lésions bien moins considérables 7

Il ne faut donc point s'arrêter simplement % des considérations niiécaniques absolues et t l'examen du matériel de l'organisme ; on doit remonter jusqu'aux fonctions, aux facultés, à l'activité, à la force vitales. C'est là ce qui règle, dans l'ensemble et dans les détails, 1 accroissement et le dépérissement graduel qui se termine par la mort. L'énergie impulsive et conservatrice de la force vitale a une durée limitée, après laquelle elle décroît et puis s'éteint. On sait d'ailleurs que l'âme partage avec les forces macrocosmiques l'empire qu'elle exerce sur la crâse de nos parties, et qu'elle peut être plus ou moins vaincue dans la lutte qu'elle doit soutenir. « On ne meurt point parce que l'on est malade, mais parce que l'on vit: le même danger nous menace encore après la guérison. Morieris non quia œgrota$f $ed quia mvis : ista te calamitas etiam sanatum manet.9 (Sénèque.)

Nous avons cité une partie considérable de notre argument de la physiologie Stahlienne, parce qu'il a servi de point de départ à bieu drts travaux modernes: en le traduisant dans la langue de nos jours, en le fécondant au moyen des recherches si précieuses de nos contemporains, on peut en faire jaillir un grand nombre d'importantes vérités.

Passons maintenant à. notre commentaire sur l'objet delà physiologie, sur la notion de la vie.

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