‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 68 sur 340 · I. — Avant'-prepoê général de SîakL · texte numérisé non relu

I. — Avant'-prepoê général de SîakL

Cet avarrt-propos est d'une grande finesse. « Un rhéteur Corinthien annonça qu'il guérissait tous les maux avec des phrases médicales, » etc. Sthal ne frappe pas seulement les pratiques superstitieuses de ceux qui employaient des mots magiques et des incantations ; il s'élève aussi contre cette médecine Terbale fort en honneur à son époque et dont on trouve des traces dans tous les temps, mais qui cache sous la pompe des mots l'ignorance des choses et obtient la confiance de la foule, en l'éblouissant par un cliquetis de phrases sonores dont on se sert pour dissimuler le vide des doctrines et l'absence des principes. C'est ce charlatanisme scientifique qui alluma la verve de Molière et lui inspira ces traits piquants, pleins d'esprit et de raison, qu'il dirigea non contre la médecine, mais contre la tourbe des médecins (101).

Sue leur réputation est plus grande; aussi lesmeccins amis de notre ari, ne les ont jamais épar gnés. c Pesez le mal que font les faux médecins et le bien que font les vrais praticiens, disait Boërhaave, et vous verrez que le premier TertiDoriera de beaucoup sur le second. > {De Jaucour, Diction, encuclopéd.^ art. Médecine.) En conclurons-nous qu'il ne Tant pas de médecins? Non ; il faut multiplier l«s bons, c Méfiez- vouï des hommes qui B*oai

D{CTiù!IXUAl

iHS rêves de k magînafi>:<i I' r««Je des uns ^ de la nature. L bp j€nzad a brallésftjCkiaeienUliies: r«trcv fw cff, cr ^n ^ntf Arv. La preciif^r^ ai ces fKiLiés estSÊuI-e so 1-ie; oa l'ef^juJe soaTcoi poiir se OTT^T s>?iî> r«serre à la «eoj&i^^. pas wCinte. p T3S £i^. -^^ ^' js seti xsa^.:-; pan» qa eue fiatL^ à la t':\S zioirt fjrr>zii H ib.4rs pareasi^. Slah. fera laire 5«'ja ioaz-jiat.-xi p« jur écfKtfer sa ns^xi ; il s''^f>rt3r^ra^ii3s Le saae^ toaire «ie la attor^ «K in ier:-cera sessarrets. Cest par cette ejc ^•>i'j. par c«$ i&jyeas, q*iîi T*al jeler les l ii-rceGls d'iae p:i?^sifji^yzîe et d lae path-i.i^r** vraie*; c'est «Je là q~^ il T»ul dei«i.re une :hérapeii::*ne c^ii n'ecooira p^'^cit ie m.arrey ukatt 'i^i ?

sa n>jV iZ ref>r-:atrera bî^a d-^ qui ne Tooir'-ct pomt se re'»-c:..-îr •=< rri»*!cer à ftèurs ch^njeces: Ls ralt^i-L-enjnt arec des Sfxn^âDKS, ilrrj calocsni-=s, a-is 12; ir*^; (fue Ua ir:^p>:'Cte ? C n ecnl pas pt>ur ia f >i e ti pt-.«ir ses co:i::rfn;«jmiis, caais p«>jr l«s espr-ts d"trl.:e et p->ir la pi>5tér.ie; i. ne recberehe pixat la gi-xre^ mais La Ttrhu^ : c'est ia q-i il trourera oa calme et une 1 jrte ^-le r>ro De saurai! eûcas.r:r- « le Q-ri, n-yis«i:Ml, pr<>l. wia^ ses <^'.3s ea ai>ja iaa^^ aox nocxx^ <H LvrQ ; cui sru^ petir-jai csp^rer d oKenir les sarlrares «le leijrs deseecunls, oxiime une di.pe récoxpeose de .eurs LutLes et de Icprs e^^rts. •

là, Slahl Te^ aoas mj^trer le p'iint de itie parLcuiier a^if^iet iî s'est pLicé ea éerivaol sa My#i'W47i>. I n*a p>.'iiit pn^Seo'ia fr-as d«:-aiser urie ph«"5i':!:'^e gécêraie s'ap- 1 .1 ^uant â tr-o» «es titres nTanls, m m4=i^ un traité cijcir .H De ugm pmrtimm^ mai? une p hj- SioI->zîe icèiixale serrant d'mtrcriiieîijn à la paih'i'.-.^pe «t à la thérapeat::pe. Il ne «p'ea passant les qi^estioos traoscec e: les o:cs>iér^fa surtz^^ dans lears rapports ar^ la CUL., pe l'ji

D £i-3t, <:it-i: x^j^a d'ai> jrd. bien dîstmzuer la mêédmme tcirmct, ia ai^drciac mrt^ ia wLedecâar prwftfac. La première d<jit adm-.ttre on certain inxe, une axnp.tur p.js gran-ie dans son drjouine ; eLe n a p» besoin d'exiger "ZHKs uae pc^i^i'i'O, une exacbn.^aear ab$«>.Tae; la see»>&le, aa cx;traire. àfjâi les tr^-î^^nes serrent de hee à la pcaLvï-je, ne |^jt a«ef.:cr pè ce qui est frai, dét^xi^jaxi.e et ceojQtré, ce qui perlaet de dm^ser conveniaLveoent on m«i»ie. La ràTsi,:..-.i:e Eeiiica^e « raf'p«jrte à fart

\LeaI et à â pcati^iue; eJe se aisâa;:iie de

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N'-Kre phTâ:- :-^e ecbcKsera Vvilà la p!iT5*-y>?\ la d/cam ^je, fie* . js ca.es cormales, en iiygffîUct sur a birn p.j$ qje sur la pr*M:.ere.

c»:^e-ci, p'2S faci.e, foît eocc-re p***; .* Ectre la cràse, le tfc>3ge incse. a la «tr-ctare eitemes, le mêcacisiK mecîai, les m-xireoénts. les fr-tre? 2>^ le phn^rp-e Œ^^^eur, îe bût coaJ . li M T3i f->:ts si elp:».ts -T^» Teta-ie de -iJai ces ocjets répand sur les atfKres csc^j^ plus Tire.

On ne noas accosera pai;, & Stai' ^•i^^ riastrumenlatL«?CL* la pkipiaU*i\ mupu et la pkfn^mg WÈtéiemie, ua^^ •' ti'Mi que nous p«jct3as à la pà§»'}i^ lùpâe : nous ménleriocss pàit^t ic

opposé, car nous avois plusieurs faits qui dviiainisiDe.

La phrsicKCiSbe

et d^'jà

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DB PHYSIOLOGIE

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e&bcofistitiiées, le médecin ne doit pas Hier que la physiologie médicale est, avant i!. ace introduction à la patholo^e et à la bf'^que; il but donc qu'il glisse rapiic£< sur les questions transcendantes, iiKOfÛqiies plutôt que médicales, sur bfiisoot douteuses ou secondaires, et Itssiste sur les principes positifs, démonliB.foodaiDeDtaux, pratiques. Telle est la hK!e pensée de StabI, représentée avec Mree et débarrassée des obscurités dont bareloppée sous sa phraséologie rude htik^ise : tel est Tesprit qu'il a porté dans iKQOurrsge.

kt ooteroos trois points sur lesquels K^OQS surtout nous arrêter : 1* la disl^iQ de la médecine science, art, pratique; lËe de ia physiologie organique, de |a •fito^e dynamique , de la physiologie AiX'jgiaae; 3* le caractère de la pbysio- ■èdieile.

de la sdesce, de Fart, de la pratique médicale.

ttdstiodion, dont nous avons dit quel- I BOLS est fondamentale; elle se trouve làis flippocrate (104). Bordeu, Barthez, KUvdid, F. Bérard, l'Ecole de Mont- ItfVMte entière s'en »ont beaueouo oc-

■^Msee qu'a dit à ce sujet H. Lordat : 1k Mue science pratique inductive, il iWÊtl* qu'on peut distinguer cinq pari:foequi se compose des faits et des

rSrjQs qui en ont été dédtiites eiactetta lû partie subsiantielle ; 2" une 9k, (njecturtUe^ composée de tous les iiratês pour recbercner les causes aua: que par Yindueiian (par exemple, «uiogie éloignée, l'hypothèse, l'iuspi- I. etc.); 3**^ une troisième, canonique 'vnte^e, composée des règles déduites

4 ( La aédecine, dit le YieiUard de Gos, est tett iBioQooie, disiincle de toutes les autres, lÊéuii iDîe arec eUes, de même que Thomme, lAsoccope, esi un être distinct de tous les H'vé pouitaai avec le reste de ruoivers. No-

tt a donc une partie qui lui est propre, et dofmes se constituent par Tobsenration Ifootjels spéciaux qui Ini appartiennent. tka a que d^ faits et les principes rigoureux h dédvjsent par mie induction sévère et imk; iiHlans repose la science pratique, et Mica] qni n^ea est que Tapplication. Il y a, a. oae seconde partie qui s*appuie sur des ai» faits anx autres sciences, dont elle ne Cfasménie les hypothèses probables ; mais Bdpes ainsi obtenus sont des jalons pour le «•des sentinelles avancées et souvent per- N sueadent en regardant Favenir. Ce n*est ■r des dogmes de ce genre, dont les meili>it de simples anticipaiions, ^ue le pratintei jonera la vie et la santé de ses malail^vf. nos Etodessur quelques opuscules BUiqses.) Ce point de Tue que nous dëvelop- ^ aUesn doit jeler un nonvean jour sur Tesf> doctrines et des écrits du Père de la ■se, qû sont en généni imparfaitement ap-

'^UÊBa^Delapervéimii de lamédedm^pM.

focnte avait déjà dit : c il y a deux cho-

concurremment de la partie substantielle et de l'expérience; 4* une quatrième, canonique conjecturale, renfermant les règles et les principes déduiVs a priori de la partie conjecturaJe; d* une cinquième, porfie technique^ qui consiste dans V exercice de Fari^ dans le faire : elle embrasse tout ce qui se rapporte à Texé* cution des règles et à la conduite de l'artiste (105). »

« Les parties subetaniielle et canonique expérimentale (qui s'agrandissent à mesure que la science marche) sont péreilnes, inébranlables; les parties conjecturale et canonique conjecturale sont variables et caduques ; la partie technique individuelle peut être assez indépendante de la science pour que celle-ci ne puisse ni s'en vanter ni en assumer la responsabilité (106). Il importe, ajoute M. Loraat, de s'exercer à une spagyrite mentaie qui nous permette de distinguer ces cinq parties, afin de les apprécier, de les classer, de s'en servir, suivant leur valeur et leur importance.

Telle est la règle qu'a suivie Stahl, en s'attachant aux dogmes substantiels pérennes et à leurs applications pratiques : c'est ce qui constitue le fond de sa Theoria medica, tant en physiologie qu'en pathologie; il insiste sur le vitaliime expérimental^ moulé sur 'hippocratisme. L'ammisme ne forme que le couronnement de son œuvre. Nous l'avons déjà démontré, nous en donnerons, par la stute, des preuves multipliées, irrécusables, surabondantes même, pour qu'il ne reste pas l'ombre d'un doute sur un point si capital^ si évident, et pourtant toujours obscurci, toujours contesté (107).

« La médecine art exige, dans l'esprit, une certaine aptitude spéciale naturelle, unie dan$ la pratique à une raison droite. Il faut que cette rectitude de la raison ne s'applique pas simplement à l'acte pratique, mais qu'elle

ses en médecine : 1* les propositions scientifiques, ce que Ton sait positivement, ce qui est ; î* les opinions, ce que Ton suppose, ce qui peut être : les propositions scientifiques forment seules la science constituée. • Platon a répété cette distinction. M. Lordat, voulant combattre certaines tendances de son époque, a fait ici une part trop large à rinduction seule : nous aurions désiré qu'il eût rappelé, à cette occasion, les remarques judicieuses de Barthex \fiouv. élivu 1. 1*', notes p. 18). Notre célèbre Chancelier a indiqué, comme D'Alembert, Baker, etc., les difficultés, Tinsuffisanoe, les dan-

Sers même de Tinduction Baconienue dont Fauteur e VOrganon a exagéré la portée, dont il u*a pas bien compris les détails, le mécanisme, les fondements réels, et qu'il a souvent mal appliquée aux sciences physiques : il ne connaissait oeUesH^i que trés-snperficlellenient. (V09. le Parallèle de Bacon et de Galilée, par Hume.) (i06) LoanAT, même ouvrage, pag. 324.

(i07) Dans ce Dictionnaire, nous insisterons aussi sur la partie substantleUe, sur ce qui est acquis à la science, sur ce qui s'applique à rnomme vivant sain et malade soit pour le médecin, soit pour le moraliste, dans la vie réelle et pratique de tous les jours : nous nous traînerons beaucoup moins sur les hypothèses nées en un jour et oubliées le lendemain.

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Pour Borilr de cette science verbale, il faut substituer aux rêves de rimagination Tétude réelle des faits et de la nature. L'homme a deux facultés fondamentales : Voir ce qui eHf imaginer ce qui peut être. La première de ces facultés est seule solide; on 1 étouffe souvent

Eour se livrer sans réserve à la seconde, plus rillante, plus facile, plus séduisante parce qu'elle flatte à la fois notre orgueil et notre paresse. Stahl fera taire son imagination pour écouter sa raison ; il s'enfermera dans le sanctuaire de la nature et lui dérobera ses secrets. €'est par cette mélhode, par ces moyens, qu'il veut jeter les fondements d'une physiologie et d'une pathologie vraies; c'est de là qu il veut déduire une thérapeutique qui n'éblouira point le vulgaire, mais qui guérira les malades.

Sur sa route il rencontrera bien des rôveurs qui ne voudront point se réveiller et renoncer à leurs chimères; ils l'attaqueront avec des sophismes, des calomnies, des injures ; que lui importe T U n'écrit pas pour la foule et pour ses contemporains, mais pour les esprits d"élite et pour la postérité; il ne recherche point la gloire, mais la vérité : c'est là qu'il trouvera un calme et une force que rien ne saurait ébranler. « Le Ciel, nous dit-il, prodigue ses dons en abondance aux hommes de bien ; eux seuls peuvent espérer d'obtenir les suffrages de leurs descendants, comme une digne récompense de leurs luttes et de leurs efforts. »

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