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iogie, n'est pas simplement un cspril ; c'.a un esonX naturellement uni à un corps , ti s bien fait pour cela, qu'au moment de la n surrection, il reprendra ce compagnon rii turel, transformé, puriflé selon ses mériu^ La théologie, reslant dans le vrai , et v plaçant au-dessus des rêves dorés de ri(!( Jisme et des théories ftinesles des di\ : sensualismes, a maintenu à leur vérii! i place le corps et les corps, en tant qu u.^ truments de Tâme, en tant que milieux .i sein desquels elle est placée (126). Nous n sommes plus simplement une inlelii.:' m servie par des organes, mais une intelji^^ n unie à des organes, ministres nombreux, n parfeits, indociles, influencés par le iiki. , extérieur, et qu'il est difficile de rameiif r l'harmonie, lors même qu'ils ne Iruul.' i point Tânie dans l'ensemble unitaire de ^ facultés. Voilà ce qui est, ou du moins i que nous pouvons humainement déuionin i fiu nom des sciences physiques : nous | vous aller plus loin, mais alors nous eiiti ; dans un autre domaine, et nous ne soitin plus de simples physiologistes praiicit! Ceci, du reste, nous montre notre fail)! la nécessité d'une révélation ; cela nous ] concevoir le besoin absolu et , par suite , réalité de la miséricorde infinie de Du.
aui n'est limitée que par sa iuslice nie (127).
« Il faut donc, chez l'homme, que les y corporels (internes et externes) frai)[)t ni chaque instant à la porte de l'entendecH et que les organes moteurs soient louj' i au service de Ta volonté ; il faut qu'il en ainsi, non point pendant quelques insian mais pendant un temps considérable , m science, composée d une série de pe[i> longuement et lentement enchaînées , s'acquiert que péniblement et à foi ce temps, de même que nos actes excnu successifs et pénibles comaie nos peib
chrétienne), dans Marc-Aurèle, etc. Platon et f" l'Ecole alexandrine adoptent et développent ni.leur antagonisme panthéistique issu du pa^MUM le dogme chrétien de la vie spirituelle de Tan» . la nécessité de la conversion de Tàme vers l)i (Voy. Chauvet, Théorie de Ceutendement dans / • quité ; T. H. Martin, De la vie future ; et da!i> Diction, l'art. Milieu.)
(127) Voy, Stahl, Negot. otios,, et les d«vd. peincnts donnés par J. S. €arl, son élève, dans traités : De principiis cognitionis, tive de untur. veritalis crilerio tnno in unum confluente, eip^i tia, ratione, revelatione, percipiendo èensu, miAi> fide, 1725, et Dimtetica iacra 4717. C esl mui dans saint Bonaventure et dans son école, i\{u' dée de Dieu considéré comme le milieu au sein . quel vit l'àme humaine (în eo vivimus, movcvu tumus) est présentée sous toutes ses formo^ sens divin de rame esl, avant tout, du seniim par lui, fioiM goûtons ÎMeu, nous nous etiirrou^ ses parfums^ nous le voyons ^ nous entendons sa \ non pas avec une conscience nette et di^iin> mais par un sentiment plein de charmes, par . inspiration qui échappe à l'analyse, et que 1^^ Ivse affaiblirait loin de lui donner plus de Torce. < (Voy. Itinerartum, theologia ; voy, aussi rc^tpos.. de UEfisoN.)
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réclament aussi une durée prolongée.
< Ainsi, pendant son existence terrestre, ricDe 06 peut, en aucune manière, se passer ik soo corps, instrument de ses pensées et de 5^ roJontés; l'agrégat matériel doit être disposé, organisé, comme nous le voyons, pour servir à ces usages ; il doit y avoir un rapport eucl entre la nature et le développement âes organes corporels, sensitifs, intellectuels, •oioQtaires, et les facultés correspondantes o^t'âme;)a perfection instrumentale doit être •/Otenue ei conservée en s'accommodant aux ût!iinâtionssf léciales des âges, des sexes, etc. Ucorps humain n'est pas fait seulement pour tnre, mais il vit pour que l'âme remplisse .«^hautes fonctions auxquelles elle a élé (itstinée ; il est fait pour une âme humaine , : e5t-à-dire pour un esprit d'un ordre parti«p tilkr, comme cet esprit est fait pour cecorp^: lussi l'âme d*un animal , parfaitement vivitiqu*: pour le corps d'une Lrute , ne saurait ^iMiier le corps d'un homme. »
C^en s'appuyant sur ces données que Subi réfute les chimères de la métempsy-r e^ïse ; il croit , au contraire, qu'un esprit A'm ordre supérieur peut, pendant un certain ^u», prendre la place de l'âme humaine et wàîtwAre corps (128).
«Pusqoe l'âme spirituelle a un si grand i^aB de son corps disposé et maintenu <i«*'ice grande perfection pour accomplir lf«ir(û»suprèaics de sa vie mtellectuelle, il f>^t.'^pfODal>le, a priori, qu'elle le connaît ^ ^<att dans tous ses détails ; qu'elle le di- <V* ?Q tout ; qu'elle maintient et surveille v«;i; fa conservation corporelle instrnmen- ^; on doit même croire gu'elle a une large prt dans sa construction (129).
*^ile proposition inductive , d'après lac^i'tWt Stahl confie à l'âme toutes les fonc- •!"M. tant vitales qu'animales, qui s'exé- '«'"Hl en faveur du corps, est très-logique. '.Vjrqui doit-on coiûpter pour la fabrication, tolretiea d'un pareil instrument, plus que «■ (ouvrier qui doit s'en servir? Supposons ?3«>D en charge un agent moins intéressé h *Ue 4£uvre , il y aura des négligences : or, '^ un moment d'oubli suffit pour l'altérer et ^uiç le détruire, car toutes ses parties ten-p >iit et doivent tendre sans cesse à se dis- >'^ilre ; en supposant même sa conservation r'Sfrible, il est évident que , si l'agent vital " yjeix pas au moindre signe de l'âme, la
tiS« IHaUMi a répété trop souvent que le corps '^b prison de Tàme ; il a trop rabaissé Tinstru- -^/^t; il a supposé que les âmes des animaux pou* •ivfu. en s*épofani, devenir des âmes humaines, *-itft jni ainsi i ces dernières leur caractère pro- ;rf #c If ur dignité. Plus fidèles à la tradition Mo- '«•^e, liippocrate et Aristote ont redressé cette ^iMf erreor. Saint Thomas croit que le seul tort <' Platon t*est d'avoir voilé sa pensée sous des ^-^j;>bares; entre autres mérites, Aristote au- ^1 «I t^lai d'enlever ces voiles : tel est un dej r^'ndés que saint Thomas emploie pour concilier 'Lfcêe et r Académie.
'<idr Yoilâ le germe delà doctrine relative à la '» ttki« plastique formatrice (au nisuê formativus). ^ h firôe Tiiale de Varcheus (aber dout on avait facMcovp parlé avant Stahl.
pensée ne saurait plus se produire , la volonté cesserait de s'exécuter. » Aussi les adversaires du monopsychisme, quand ils sont de bonne foi, conviennent que l'animisme est la doctrine la plus rationnelle , et qu'on ne peut la combattre qu'a posteriori^ par des faits : c'est pour cela que Stahl s'efforce partout de joindre à ses arguments rationnels si puissants, des preuves expérimentales tout aussi démonstratives. Pour lui , l'âme spirituelle n'éclaire pas seulement le corps organique vital , « elle ne l'influence pas simplement par sa présence, elle le dirige positivement et directement vers son but, dont elle aune connaissance intuitive ; elle accomplit cette œuvre en lui imprimant un mouvement spécial déterminé dont elle fixe la quantité, la direction, les qualités ; en le surveillant dans tous ses détails , d'après ses lois propres; en réalisant une idée-type imprimée en elle par le Créateur et moàiHée par diverses circonstances importantes, mais accessoires. !Entre l'âme humaine et son corps, il n'y a pas de principe vilal végétatifs pas d'dme sensitive , pas a esprits naturels^ vi-^ taux, animaux, intellectuels ^ etc., rouages hypothétiques, compliquants, embarrassants, eti\, il n'y a que le mouvement émané de son activité motrice. »
S 2. — De rinstrument direct de Tâme
spirituelle.
« Si l'on médite sur le but Qnal du corps et de sa vie corporelle, qui ne sont faits, l'un et l'autre, que pour le service de l'âme spirituelle, et sont subordonnés à l'acte de l'intellection, de la pensée, de la volonté, et cela durant longtemps, on en voit ressortir suffisamment (par une déduction tirée a priori de ce but), la démonstration de cette propor sition : que l'âme spirituelle est bien la cause efficiente de la vie corporelle, qu'elle est le pincipe vivifiant du corps, i» Nous trouverons, en faveur de celte vérité, un second argument déductif appuyé sur la nature de l'instrument immédiat a laide duquel l'âme accomplit tout à la fois les fonctions de sa vie corporelle et celles de sa vie spirituelle (130).
« Cet instrument est le mouvement. En effet, le mou\'ement appartient à Tessence de l'âme et caractérise spéclHauement son activité. Le mouvement est l'élément fondamental des actes vitaux, végétatifs^ conservateurs, des
(150) Stual, De scopo seu fine corpQris, $ 7. Les arg^uments de Stahl sont déduits ( a priori ou par syllogisme descendant) de ces deux propositions préalables, expérimentales et rationnelles : 1" Le corps est Tinstrument corporel de l'âme ; le mouvement est rinstrument immédiat tout à la fois général et formel (spécial) de ce principe animateur. Stahl établit que les théologiens ont toujours tenu bon pour le monopsvchisme médical ; mais, plus disposes à censurer qu ^ détruire radicalement les doctrines des autres sciences, que Ton pouvait, par un excès de rigueur, accuser de s'éloigner de leurs dogmes (immiliere ungueni polius quam falcem), ils ont toléré les esprits vitaux, animaux, etc., à la condition qu'on n'en tirerait pas uu double psychisme subslauliel.
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actes sensitifs, locotiioteurs, de la pensée ; car rflme se meut dans ses pensées, et les parcourt en les enchaînant par un mouvement discursif (131). Le mouvement, considéré dans &on essence intime et générale, esiincorparel ; c est Tacte abstrait d*un principe moteur avec lequel il semble seconfondre; ilconservecette incorporelle, même quand il se détermine en se réalisant dans un corps, comme quand il se réalise dans un esprit. U est donc d'un genre anHJogue à Tâme elle-même, et s'accommode pourtant à l'essence des corps sur lesquels il agit (Voy. Negot. otios,^ et dans ce Dict. art. Mouvement. ) Les mouvements vitaux himiains se rapportent d'ailleurs tous à une même intention, à un même but général, la connaissance et la pensée. »
Le passage dans lequel Stahl énonce ses idées à ce sujet, mérite d'être reproduit, en serrant le texte de très-près : « L'agent instrumental de l'âme est une chose réelle tout h fait étrangère à l'essence et à la nature entière du corps, tandis qu'il est doublement de la même famille que ressence et la nature absolue et spécifique de l'âme ; car, !• il est incorporel, en soi, comme celle dernière, et â' comme elle aussi, il s'unit au corps pour exercer sur lui son efficacité , son activité. De plus, il est très-évident que cet agent est Tinstrument de Tâme , non-seulement dans laccomplissement de ses fonctions vivifiques nécessaires pour l'existence et la durée de ce corps, mais encore et bien davantage dans celles qui se rapportent aux usages et aux intentions indépendantes, propres (nudis)^ pures et directes de l'âme même. Cela est poussé si loin que dans ses actes les plus éminents, dans ceux où elle déploie le mieux son activité spéciticiue, l'âme exerce sur cet agent un empire si absolu, qu'elle le gouverne, • le dirige, augmente ou diminue son intensité ; qu'elle le tourne, le ploie selon son libre arbitre et sa volonté. Cet agent est approprié d'une manière si complète et si naturelle aux fonctions immédiates de l'âme, que tous les actes essentiels et propres qu'elle doit entreprendre et achever sont exécutés et accomplis entièrement au mo^en de cet agent, qui n'est pas seulement son mstrument véritable, mais qui est son acte propre et générique, son intermédiaire direct et immédiat plutôt qu'un pur moyen instrumental. Cet agent, c est le mouvement. » (De scopo cor* pom,§ 7 et 8.)
Ainsi, ce qui domine d'abord dans l'essence de l'âme, c'est la faculté motrice, et c'est son acte moteur qui lui sert d'instrument immédiat le plus capital dans les actes de sa double vie corporelle et spirituelle; or, un acte moteur est incorporel^ c'est-à-dire delà mô-
031) Celte proposition, que Stahl attribue h Aristote, n*apparlient pas directement au chef du }M>rii)atétisme ; on la trouve dans les livres des Epidémies d'Hippocrate, qui a distingué de même lacic (&vépYEia), de la puissance (ôûvoi[ic^), dans bon traité lUpl Tftotfïjç.
( 3i) Voy, sur ronlologie de Starl, b thèse de M. G\\ ssERAND, sur le Propempticun de Stahl, /><• commolionibus sanguinis (Montpellier, i^bi)) : ce
me famille que l'âme, et cependant il peut comme elle s unira un corps, ces déclarations sont fondamentales, car là réside le tarai . tëre propre du véritable animisme, et la léfutatiun d'une foule do systèmes physiqutN, métaphysiques, médicaux. Stahl aborde h > questions de force ^ de matière, d* esprit, rivie, de mouvement, etc., c'est-à-dire les problèmes dont la solution explicite et implicit est indispensable, et décide le caractère u l'avenir cle toute doctrine. Les mots que noii> indiquons ici sont employés à chaque insiani, et cependant un grand nombre d'auteurs distingués n'ont, sur les objets qu'ils reprcscntent, aucune idée fixe, exacte, vraie, et (iiv.v guent à chaque instant, se cachant souv( n* à eux-mêmes, sous l'ambiguité des mots, i vide, l'embarras, les contradictions de Iiur
Sensée : de là, ces paralogismes si étranue la plupart de nos systématiques, elci arrêt quiaéclare la physiologie un roman, r: étendant à la science entière une accusati< i. justement méritée par tant d'hommes qi, ont voulu en être les interprètes (132).
Kurt Sprençel (t. V, p. 207) et beaucnn: d'autres avec lui ne comprennent point ip le mouvement est quelque chose aincorpv rel. Cet auteur coniond immatériel et spirituel avec incorporel: il ne conçoit nullom^n: la pensée de Stahl, et n'a jamais analysé I > idées de mouvement, de force^ etc., sur h^quelles il a émis des opinions fort direr^et même contradictoires. Le mouvement m.;pose 1* un agent moteur, 2* un acte inot^'ir. à* un mobile, 4* un déplacement de celui-' i Quand un astre se meut,'3e voisl'asire .le in • bile) et son déplacement qui sont des cIm»^ ^ sensibles, matérielles ; mais je n'apen;oi^ f l'agent ni l'acte moteur, qui sont des clxi^.^ intelligibles, non sensibles, incorporel i(sJ Qui de nous a jamais vu l'attraction ou 1 i«| attractive Newtonienne, l'électricité avet ^^5 doubles forces attractive et répulsive, t ) . Et cependant nous admettons Texisten» ' la réalité de ces forces, de ces agents : ua force, tout acte moteur intime n'est pas n chose sensible, corporelle ; c'est une rh intelligible, incorporelle, à moins qu'on confonde les sens avec l'entendement, qui est corporel avec ce qui est incoriM»r et que Ton n'aperçoive nen au delà d.; matière. Dans ce dernier cas, « on mmij d'un sens, on est aveugle, ce qui n'einp» pas de parler de lumière et d'imiter uinuc niboux soutenant que leurs yeux sont | perçants que ceux des oiseaux de haut (133). » (Aristote.)
Nous avons emprunté à Stahl et à ses [ tisans les observations que nous venoii^ faire sur les adversaires du stahliânisiue-
travail a été rédigé sur des notes prises l\ nos çons. — Voy dans ce Dictionnaire les ar(iclr> PRIT, Force, Matièri:, Mouvement, Vie.
ll55) Les sensualr<tes et a fortiori les iniit'' listes ne croient qu'à Tobservalion cxu^rm. facultés sensitivo-animalcs ; ecpcndani iN i' ^j chaque insianl.de ronCologic, de la niôin[>>i^^ générale sans le savoir, parce qu'ils no peu b'enipccher d*cire dchCsjiriis.
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»r les erreors nombreuses qu'ils ont com-
sisesdaos leurs objections à ranimisnie : ces
imiirs beoDeat à l'absence d'idées suflîsaoï-
zeot justes et précises sur les forces, les eau-
$6. la matière, l'esprit, la vie» etc. Mais, tout
•s r^'oonalssant ce qu*il y a là d'exact et de
r^time, nous devons avouer aussi que les
<i:!;eo$ et leur chef ont fourni des armes
i-ianies contre eux-mêmes par une expo-
. -3 peu méthodique, une désolante ambi-
:i\i uu langage difficile, des expressions
.'0 ra^nies et mal déterminées. Le profes-
'l'k Halle aurait dû distinguer Tagent mo-
' A !a force motrice, l'acte moteur, enGn le
:iri^.'ineQt survenu dans le mobile, c'esl-
;-i.rc lemouvement réalisé. Quand un mobi-
:e>!a)û,cequ'oQ nomme vulgairement mou-
^'^tùi c'estle déplacement du mobile, c'est-
>^jt l'tffel de l'acte moteur ; c'est par ce dé-
f !.î;Œeatqu'onmesurele mouvement. Quand
<K:t moteur s'exerce dans l'esprit, celui-ci
;*c>^d'uoe pensée à l'autre ; cette succession
Jr? p^ibées est le mouvement de l'esprit et
:. ^rt de mesure ; ce mouvement peut ser-
• *iciiQ|i(erle temps, comme l'écoulement
- Ml/iï lins un chronomètre à sablier.
Ik Sime, quand Stahl dit que le mouve-
*. iri, «fuue tout autre espèce aue l'essence
'-'^' ^ et de la même famille que l'es-
s---^ Jtlâme, il aurait dû le prouver rigou-
'• --:3«:1, île manière à rendre toute contes^
*'- '^possible.Il le pouvait, et ne Ta fait nulle
'^"^ 4b tergiversation, sans détour; aussi les
i»-?^yasontcontinué et continuent encore.
l^-^-i ce fameux ûl du labyrinthe dont
^.Q parle tant, et qu'il ne connaissait pas
^i: mais il n*a pas bien su en faire usage;
'••^'.>t engagé dans un dédale où il parvient
l>:A:lt;urer, mais où il nous laisse perdus.
^ ;'jUsse\ïr de Halle a retourné ces ques-
^^'■^ dans plusieurs sens, surtout dans son
'<7''i m oiiosum ; mais il s'y est pris de telle
'^*^, qu« celui qui connaît ces sujets à fond
^-'v4ji s'assurer de l'étendue de sa science
■vjpbique, tandis gue le lecteur qui ne
i^?(>?^e point parfaitement ne peut guère
^'^Gdre pour guide et doit le trouver
*^fi^ inintelligible. Les riches trésors du
j^-aaismc sont à moitié perdus si Ton
c ivnoe pas la clef. Quelle est, autant que
«> f-mvoos la connaître, l'essence : 1* de
^'U^re inorganique ; 2^ des êtres simple-
*'• vivants ; y de ceux qui sentent, vivent
OGt oQ^me UQ certain degré d'intellecti-
^; 4* de l'âme humaine ; 5* des esprits
^ntun; 6* de Dieu lui-même? Telles sont
Zli f Cetie àme corporelle est on êomffle d^une 1^ <rair et de fea, préparée par la mollesse de ^' reoeroir les mpreutinij, et par la vigoear da
s bncer Vactiom; elle est nourrie de .parties ^*^<»M de parties bttileasies, entretenue et Tor- ^ par le suk^ spiritueux des artères ; elle se ^nUe sortoai vers la télé , parcourt les ^ eic (Bacos, De augmetU. iàenh^ iv, 3.) > On
W k tifomfemx Bacon, avec sa méthode in- ^^^ ne recule pas devant rbjrpotbcse : son prin- ! ^i«dl ea le svcû|ia sensitif et moteur de qiiel- ^ ^aeiei», le blm* seuêUinm et modvum de Van- ■^•t, notre fluide nerveux, etc. Pour lui, le
les questions suprêmes que le xvii* siècle s'est efforcé de résoudre, dans les limites de nos moyens de connaître. Ces questions nous ont été léguées par nos préoécesseurs, et nous les poursuivons, comme on les pour* suivra de nouveau, car l'humanité doit les résoudre. Avons-nous avancé beaucoup?
Oui, dans un certain sens, tout en reculant dans d'autres. Pouvons-nous faire beaucoup mieui? Oui, sans doute; cette œuvre est même plus laborieuse que difficile. Quel procédé faut-il mettre en usage? C'est surtout la méthode historique. Quels auteurs faut-il
Erincipalement consulter? Les grands scoistiques et le xvn* siècle, à la tête duquel marche Bossuet, le plus grand philosophe de cette époque. Nous aborderons successivement ces importants problêmes.
Les baconiens et les cartésiens ne voient
Sue des corps et des esprits : cela est évient pour les seconds, et n'est pas moins certain pour les premiers, qui ne savent même pas exactement ce que sont les corps et les esprits. Quand Bacon déclare que l'âme humaine irrationnelle (le principe vital) est une eubêtance corporelle atlénuée et rendue invisible par la ekaleur, on ne peut douter qu'il n'en fasse une matière; lorsque, plus tard, il lui donne le sentiment et une sorte dlntelligence, il allie monstrueusement les qualités des corps à celles des esprits et sup* pose une matière qui pourrait très-bien pec* ser (134). Bacon et Descartes ignorent ce qu'est la vie. Le philosophe français donna aussi une idée inexacte ae la matière et des esprits, quand il regarde Vétendue seule comme l'essence de la première, et la pensée comme l'essence unique des seconds : il ne distingue point les divers genres d'essences génériques^ spécifiques^ etc. Si les corps ne sont qu'^/cnoiM, si les esprits ne sont que pensants^ ils ne peuvent agir les uns sur les autres ; le monde spirituel et le monde cor* porel n'ont plus de lien. S'il n'j- a que des corps et des esprits, les plantes et les animaux sont de simples machines; le règne purement vivant, le règne vivant et sentant sont effacés tout d'un coup, et l'univers est doublement mutilé : dès lors , la science de la vie n'existe plus. Dans Je baconisme, les difficultés deviennent plus grandes encore, les erreurs se multiplient ; nous rétrogradons Yers le pneumatisme du traité nep\ çûaicuv, De pneumaiibus^ vers l'éther ou le feu inteili* gent de l'opuscule Hcpl &pxâ^v et des stoïciens; nous sommes en plein panthéisme (135).
corps vivant est une machine dirigée par une vapeur sensitive et motrice. — Voy. BdBOEu, Ana- Itfse du sang.
(135) On voit par ce qui précède que, dans le cartésianisme comme dans le bacooisme, les corps rivants sont nécessairement des machines : aussi, sous la domination de ces deui doctrines, les théories médicales du XVII'' siècle durent être essentiellement mécaniques. Au xvni* siècle, Haller, cartésien en pbvsiologie comme son maître Boérbaave, suivit, à peu de choses près, la même impulsion, qui n^'a pas encore perdu son empire de nos jours. C est aux écoles de Stahl et de Montpellier que revient la gloire d^avoir
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Les disciples de Descaries, et avant tous Leibnitz et Malebranche, coraprennent que" lear maître s'est trompé dans la déflnitioa
3u'il a donnée de la matière et de Vesprit, ans sa conception de Vétendue, de la force et du mouvement; ils cherchent à y introduire des modiricaticms utiles; mais ils s*égarent en chemin, et imaginent, le premier, son harmonie préétablie; le second, son occasionalisme et sa vision en Dieu. Dès lors, le panthéisme les envahit, à leur tour, comme Spinosa , par des voies différentes. Malgré tons ces efforts, la véritable notion de la matière et de Vesprit ne peut avoir sa place, et Ton ne sait où se prendre pour trouver celle de la vie (136). Kant et ses successeurs, Reid et l'école écossaise s'enfoncent de plus en plus dans ce chaos, où ils jettent en passant quelques lumineux éclairs. Depuis plus d'un demi-siècle, cette philosophie, aussi savante que ténébreuse, superficielle tant qu'elle semble claire, obscure dès qu'elle veut devenir profonde, a tout envahi, même en Italie et en France, où quelques bons esprits ont résisté seuls à la foule, en se rattachant aux saines traditions du spiritualisme chrétien pratique. Jusqu'à ce jour, l'Allemagne n'a pu sortir entièrement du panthéisme qui marque la plupart de ses œuvres de son cachet ineffaçable ; il se retrouve même dans la partie pratique de ses travaux physiologiques (si remarquables d'ailleurs sous une foule de rapports), et nous enveloppe souvent sotis ses étreintes puissantes.
Stahl avait aperçu tous ces dangers : de là ses luttes énergigues contre les déviations des écoles bacqnienne et cartésienne ; de là sa prédilection pour le véritable spiritualisme pratique, et pour tous ceux qui 1 avaient enseigné; de là ses recherches mcessantes sur l'essence de la matière, de l'esprit, de la vie, du mouvement, du temps, de l'étendue, de la force, etc. Il revient à 1 animisme primitif; malheureusement il craint de sortir de l'animisme médical, et sa pensée, qui ne remonte pas assez haut, n'a pas l'élévation, la profondeur, l'étendue, la clarté qu'elle aurait s'il se fût livré plus librement à ses aspirations philosophiques. Il cherche surtout à bien préciser les idées de vie, de mouvement vital, parce qu'elles sont les plus méconnues et qu'elles servent de lien à
attaqué sam eesse un aussi dangereux système, en déterminant exactement t*idée de vie, en distinguant la matière brute, les ôtres vivants, les esprits : elles ont ainsi ramené Tanthropologie à ses vrais principes, (13G) Guidés par la rigueur des déductions logiques, qui devient désastreuse quand les prémis- 868 6ont ineiactes, Leibnitz et Maiebranche complètent le mécanisme universel enveloppé danft les principes de Descartes. Gclui-cl, tout en faisant de Vhomme vital une machine, avait conservé la liberté à rhomme intellectuel et moral. Ses deux disciples en font une machine, un automate inlellectiiel et moral que Dieu fait penser, aimer, vouloir : dès Jors, plus de liberté pour nous, plus de responsabilité dans nos actes, plus d'immortalité réelles, l/onivers n'est qu*une machine, ainsi que Ta nionr*é Stahl dans sa polémique contre Leibni\E. (Yoy. .Yt jcl. otioê,)
rs
toutes les autres. Aussi veut-il que 'on examine avec soin ce qu'est la vie dans le végéia!, dans l'animal, dans l'homme: en quoi consiste la vie des corps organisés, celle des âmes, de l'homme, des esprits, de Dieu môme; ^en quoi un organisme aiffère d'un méca- 'nisrrie, un mixte organique d'un mixte vivant, etc. Mais il s'arrête trop tôt : ses analyses incomplètes (137) ne portent que sur un nombre d'objets trop limité, et introduisent des défauts analogues dans ses synthès En un mot, il retrouve et retrace le véril chemin: il marque les jalons, indique étapes qu'il faut parcourir, esquisse le cimUh dont les divers points doivent être remî)li>; mais il est loin d'accomplir l'œuvre mm' dans ses principaux détails. Cependant ks matériaux ne lui manquaient point. Pourquoi n'a-t-il pas été plus loin? Son génit rt sa science n'etaient-iis point à la hauteur lit son entreprise? Non, certainement. Pourqu< i n'a-t-il pas rendu à la science des servie^ plus grands encore que ceux qu'il lui a rendus? Pourquoi n'a-t-il pas exploité plulargement la mine féconde qu'il avait sdu. les mains? Cela tient à des circonstances (\\k nos lecteurs peuvent déjà pressentir, et m lesquelles nous nous expliquerons avec d nouveaux détails.
Il y a dans l'homme trois degrés de vi*^ l'un inférieur, vie propre du corps, sorle dmécanisme et de chimisme transcenii<iiii> : l'autre moyen, vie du corps uni à son âvuen tant que vivifique; l'autre supérieur, vie propre de l'âme, analo^e à la vie de Dieu, ^w rétablit cette distinction capitale qui, Hi reste, ne lui appartient point; puis, au liu de développer avec soin chacune de ces vi et d'en montrer les liens, il glisse sur la m inférieure et la vie supérieure, sur lesqutli^ il prouve par quelques fragments qu'il a\. d'importantes notions, pour s'arrêter à la\ moyenne qui absorbe presque toute son -t tention, parce qu'en eflfet elle se raïuu^ plus directement au but médical. Nul, pari) ses successeurs, n'a rempli le cadre daii>^' entier, en donnant à chaque partie un div.loppement en rapport avec son impoiUin»
et avec le degré de clarté qu'elle doit réiumdre sur l'ensemble : or, c'est le seul ruov ^ d'arriver à une physiologie complète ^ tout se tienne et s^enchatne, où tout s :'
(157) Voy. sar Tunilé do (puxi], sur la force. mouvement, Tessence des esprits, etc., la ih^^^' ^•' M. Gausserand, p. 80. Les cartésiens et les lux o niens, supprimant la vie, ne voient que des cori' et des esprits; Bichat, suupriroant les esprits, n •) met que des corps et des êtres TÎvaiHs. t li v r dans la nature deux classes de phénomènes, d • très, de scienoes : des ôtres organiques, ou in<>M gaiiiques, des propriétés vitales ou non vitales, (i sciences physiologiques et physiques. » (Anat. (j'i dur. prélim,) Aristote avait indiqué la bonno n» thode, celle qui consiste à étudier, par toutes ii' facultés, la vie dans tous les êtres vivants en eon meuçant par les plus simples, comme on clicrchr le faire aujourd'hui. Il a compris en physiolo;;! comme cnanalomie, la doctrine des analogues.
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DE PHTSI0L061B.
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^'^ et précis : c*est ce que nous pouvons» ce
^ ooQs devons faire aujourd'hui.
^i élablit que l'âme pensante peut à elle
^e, au moyen de sa force motive : 1" tra-
•iilier la roaUère organico - vitale de son
' ''ps, oui lui e^ donnée à Tétat de subs-
'-'r.ce inrorme, de manière à y créer un ins-
'rimeotdarable propre à servir à sa fonction
'4:>nème, sa vie intellectuelle, morale» etc.;
r'Qtrelemr ce corps, le mouvoir, le diriger,
:(un% passer habituellement en toute chose»
'-: U puissance à l'acte, etc. ; rien de mieux :
•Ds celte force motive directrice suppose,
•Hlessous d'elle dans le corps, des forces
u-tiices, des motilités qu'elle dirige, et au-
'^tï$Q& d'elle dans TAme même, un principe
^i^eur qui dirige à son tour la force mo-
j»**. U fallait donc étudier minutieusement ^
itioe part, les forces motives corporelles; de
'autr«,lestîcuités psychiques directrices de
•4 torce motive de l'Ame, et tout cela, dans
Itâ fooeUons vitales, animales, intellectuel*
<es, ttc. : or, il ne Ta pas fait suffisamment»
a^«Detlelé,avec relier, et ce reproche, que
lui oQt adressé Leibnitz et son école {voyAo
X»9o(nis olioium), est parfaitement fondé,
\^^ qjii'eugéré. Là, il aurait vu clairement
iitt&K^ Je l'imagination, de la mémoire,
dr&«^\{,des (passions, de la volonté, sur
les imems imctions anthropologiques, et
O'Hksiwtitliissé sur ces s\:gets des notions
eiactoei complètes : on a été injuste quand
ûQiér^il Q^ ni connu ni traité ces aues-
t'oaf.iiijsijest certain que, dans ses ebau-
^^ il M les a pas régulièrement élucidées.
b fTfimi ses avantages, lorsque, confor-
®««»fll à ses prémisses, il soutient que Ton
s t/a/m ï tort d'exagérer l'activité de l'Ame,
ti ik lui donner trop d'occupation en lui attri-
tuiat ia direction des fonctions vitales et
JVcompiissement entier des actes intellec-
îjekSielle peut seule suffire è tout cela, il
^i râutjle et peu raisonnable de lui adjoin-
*'^ *ies iotennédiaires autres que ces facultés
^•flei : placés entre elle et son corps, ils ne
^t.ni f]ue l'embarrasser. Stahl trouve une
& '''iviie confirmation de sa doctrine, en réfu«
't'-i tous les systèmes dans lesquels on admet
» Agents.
! ^ — RéfaCatioD des opinions relatives à Texis* tenee des agents intermédiaires.
Tn grand nombre d'auteurs anciens et mo- 'Hirjs ont supposé, entre l'Ame et le corps, :3|trrposition de divers principes actifs : on
* '^lé forcé d'imaginer ces rêveries pour
• '<ipper aux conséquences absurdes et dan*
t^i U esc certain qoe la faculté végétative a, ^ ta sphère étroite où elle est renfermée, une ^'kànU imsimetive , une volonté instinclive plus *^ qœ notre intelligence raisonnante, parce belles foiveot plus fatalement, plus rigoureuse- ^t ia lois que le Créateur leur a imposées pour *^^Tt le but qnll leur a marqué. Une machine -'V^iie exécute son œuvre plus régulièrement P Bft bomme, mais elle n'est bonne que pour cela. ^^^ rapfKNt des instincts, les animaux sont des '"^ÎMi titales merveilleusement disposées par ' ^Ut^ence divine à accomplir ccriuins actes ;
gereuses d'un premier axiome métaphysique) qu'on regardait comme inattaquable , et qui est parfaitement faux. Voici ce canon fameux : « Un esprit immatériel ne peut agir sur la matière, car un être ne peut agir que sur son semblable. » On a conclu de là que Tâme humaine raisonnable, étant immatérielle, ne peut agir sur son corps. Dès lors il a fallu chercher d'autres agents, afin de les charger d'être les ministres de l'âme dans la direction des fonctions corporelles, végétatives et sensitives. Mais on aurait dû prendre garde à ce foudroyant dilemme qui ruine par sa base tout ce frôle édifice : ces agents végétatifs et sensitifs sont nécessairement matériels ou immatériels; or, ils ne peuvent être ni Tun ni l'autre sans détruire l'axiome établi. En effet» sont-ils matériels, ils ne peuvent comnaunLquer avec l'âme immatérielle ; sont-ils immatériels, ils ne sauraient communiquer avec le corps matériel.
Vous aurez beau faire de ces agents des matières très-subtiles ou des esprits trèsgrossiers, ils n'en seront pas moins des matières ou des esprits.
Il y a plus, ces matières subtiles ou ces esprits grossiers doivent avoir plus d'intellectivité (138) que l'âme raisonnable elle-même, puisqu'ils dirigent avec une merveilleuse s/igesse les actes vitaux et sensitifs si compliqués; qu'ils obéissent aux moindres signes, aux moindres mouvements de l'âme. Ce sont des ministres beaucoup plus habiles que cette âme dans les objets qui les concernent : ils se chargent presque seuls des affaires qui l'intéressent au plus naut degré.
« Quelques-uns ont compris l'étrangeté de ces théones qui donnent à la matière ou à ces agents subalternes plus d'intelligence qu'à l âme pensante , et ifs ont supposé que les actes végétatifs et sensitifs n'étaient poi ni dirigés par un être réel, concret, positif, par un principe vital substantiel (matériel ou spirituel), mais par un principe abstrait, occulte, par une harmonie préétablie émanant immédiatement de la volonté divine : cette harmonie immuable pourrait tout au plus être altérée par quelque circonstance fortuite. Dans ce système, ni les actes sensitifs, ni les actes locomoteurs, ni les actes vitaux, ne dépendent en rien de Tâme comme cause efficiente; entre celle-ci et ces actes il n'y a aucun lien direct : or, rien n'est plus contraire à l'expérience, ainsi que le montre l'influence des passions de l'âme sur les sensations, les mouvements, les fonctions végétatives (139). Notre doctrine est évidemment
aussi admirons-nous divers instiacts animaux qui portent Fempreinte de Tarchitecte suprême : u-ais les instincts ne sont pas des forces purement phy-
8iq"®s« , . ni o-
(139) Cette remarque a dû frapper Barthez : t Si
j'ai produit la secte qu'on appelle des vitalUtee^
c'est assurément sans le savoir ; et si Ton a bien
déûni les opinions qu'on a dit leur être propre», mes
écrits ne peuvent avoir exercé dHnfiuence» but leurg
dogme*j puisque je les ai réfutés. Ainsi, Ton dit que
les vitalisles rapportent tous les phénomènes de la
vie à un principe intermédiaire entré Came et le corps;
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)tlus simple, plus en rapport avec les faits, la laison, la philosophie , la logique. »
Stahl va répondre maintenant aux difficultés soulevées par ses adversaires. On nous oppose deux objections : Tune, a priori, et (i après un axiome de simple raison : « Un esprit ne peut pas agir sur un corps; » l'autre, a posteriori^ et au nom de Texpérience : « L'âme n'a aucune conscience de ses actes végétatifs ou organiques, s
Nous avons longuement répondu à la première objection; elle repose sur une erreur. Il est facile de p.^ouver, rationnellement et expérimentalement, qu'un esprit peut agir et doit agir sur les corps, sans déroger à sa nature propre et h sa naute dignité.
Quant à la seconde objection, elle s'appuie sur une erreur tout aussi grave. On suppose
3ue l'âme n'intervient que dans les actes ont elle a une connaissance parfaitement claire : on ne remarque pas qu'elle n'a point une conscience nette, distincte, réfléchie, lumineuse, de tous les actes auxquels elle préside ou qu'elle accomplit. Néanmoins, ce fait n'a pas échappé à de grands philosophes; il est même connu du vulgaire. Dans ses facultés viviGques (végétatives, sensitives, motrices), et même dans ses facultés intellectuelles, morales, le plus franchement volontaires, il y a une partie obscure ou tout à fait ténébreuse où règne le >070î et non pas le joyt^iiiç, qu'il importe de bien distinguer.
Le Xoyifffiôp, la faculté raisonnante, a besoin , pour bien s'exercer, de se représenter les objets sous une forme visible, palpable, tangible (par l'imagination); de les reproduire par la mémoire, de les décomposer, de les analyser, de les comparer, de les juger : c'est là-dessus que repose le travail inductif, déductif, démonstratif, etc. Or, cette faculté logistique de l'âme est très-bornée; ses opérations, longues, difficiles, embarrassées, peuvent aisément se trouver entachées d'erreurs par leur complication même. Les idées claires, distinctes en apparence, qui s'obtiennent par ce pénible labeur, sont souvent frappées d'inexactitude ou de fausseté.
Mais, indépendamment du ^oyiefi&f , il y a dans l'âme un vaste domaine où règne le IÔ70; , faculté en partie instinctive , en partie intuitive, oui peut saisir de nombreuses vérités , tout d'un coup , et sans le secours ou avec un très-faible secours de l'imagination, de la mémoire, de l'analyse. Ces vérités, ces principes intuitifs ou instinctifs sont quelquefois plus hauts et plus sûrs que les principes logistiques , et peuvent servir a les redresser. Les ictes de la faculté végétative, ceux de la faculté sensitive, appartiennent au Xwff : voilà pourquoi l'âme n'en trouve en elle, dans beaucoup de cas, ni la conscience ni le souvenir, ou que, dans les circonstances les plus favorables, elle n'en a qu'une conicience et un souvenir vagues et confus.
v^M% j*ai remarque qu'uu tel être moyen est un (S. i)7, cdil.de I80G.)
ai
Beaucoup de sensations externes les |)l us d licates. (sensations olfactives, gustatives, o!» un grand nombre de mouvements voloniaiii très -précis, les actes intellectuels et luoni dans ce qu'ils ont d'intime, appartieim plus ou moins au ^oyo,- et échapptni
Ainsi, nous distinguons parfaitement tout d'un coup les diverses odeurs, veurs, etc.; nous les classons en 1101 mêmes, de manière à en établir les spcii,! tés, les individualités, sans pouvoir nouv représenter sous une figure visible, laii:-il nettement et distinctement sensible, M pouvoir en reproduire un souvenir saisis i sans les soumettre aux actes ralionnti> logistiques, dans le sens ordinaire du niui.
Quand nous franchissons un fossi;. c nous dansons ou chantons en cadence, rm mesurons immédiatement l'espace à pnn rir, nous suivons les rhythmes rapidcni» i tout d'un coup, sans anailyse logistique, > nous aider même d'un souvenir.
Tout le monde pense, et néanmoins 1 parvient-elle à analyser les actes inliiiH^ compliqués de la pensée? En connait-»!!. mécanisme? Se représente- t-el le la séri- « mouvements intérieurs par lesquels cHl' passée? Peut -elle en conserver le souvo:
Nous nous livrons à chaque instant à ! mouvements volontaires; nous en pnp tionnons l'intensité au but que nous voui atteindre, comme lorsque nous élevons le p k la hauteur d'une marche; nous saisis^ à l'instant ce qui est agréable, désa'j^iî.i dans son degré, sa nature spécifique. ^ Or, tout cela se fait-il par des actes imidément raisonnes? En avons-nous une > science, un souvenir parfaitement ann ques, parfaitement distincts dans leur • mité? La conscience et le souvenir i'
f)récis, complets, ont-ils quelque prise a nature de Tâme elle-même, sur ses ;t. propres de pensée et de volonté que t • 1 monde lui attribue, et sur le lien int^f qui l'unit avec le corps et lui permet d sur lui dans tel ordre, dans tel degré, <• telle proportion? Nous sommes con>aiii que l^me agit sur son corps comme ^ui instrument docile qui lui sert à accomplir pensées et ses volontés par un travail su< • sif dont elle mesure et dirige le de^Té, 1 1 tensilé, l'enchaînement. C'est une noli<'n i tuitive de sentiment; mais nous n'avons ir. conscience ni le souvenir de ce lien in'i: de ces actes profonds et si bien acconiiu" à leur but : aussi la faculté analytique, c* parative, logistique, la conscience, le scu nir, sont impuissants pour en sonder ei parcourir les mystérieux replis. Si les .i« sensitifs les plus délicats, si les actes int» 1 tuels et volontaires se dérobent ainsi à 1 1' gination, à la mémoire, à l'anal vse, à la « science, etc. (du moins dès qu on exi^e nous parvenions à en obtenir par ceit< v une connaissance nette, précise, api'ioî die) , il n'est pas étonnant que les acies 0:
être de raison,* (B.iRTnE2, 2\ok». ^Wi/i.>l. l". ''
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DB PHYSIOLOGIE
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initia il TégélatiEs se trouvent dans des cvoditions analogues.
Cti exemples suffisent pour montrer la Méreooe qui eiiste entre tes notions et les 1:16 sioplenient intuitifs et instinctifs d'une f-m.etoe l'autre les connaissances et les irte5 qui peuvent être saisis par la représen- ^'•Q Imaginative , la mémoire , le raisonne- /nijensetoblc des facultés logistiques. Ces trïAim facultés ne s'appliquent nettement rilui objets eitérieurs , et même seulement 1 1^\ que nous pouvons nous représenter ^&& des figures visibles et tangibles, ayant ..? dimensions que Ton puisse mesurer; U15 quand il s'agit de choses qui se passent •3 cous -mêmes, que nous ne pouvons pas ryi^r au dehors, en les revêtant de quelque nrroQstance figurable , nous devons avouer >u« nous n'en avons, par nos actes et nos beutiés logistiques, aucune perception, aucm compréheosion nette , distincte , approfondie.
tàffleadonc, dans sa pereeptivUé (sensi-
in\ité, une foule de degrés par lesquels elle
*êkTe,dumode le plus obscur (sensibilité
«'rjwii<fie,Tégélative, purement vitale), au
Ac^i te plus supérieur (sensibilité avec con-
soîtatelttiDaine, nette, rôflexive), en passant
(^rVwteies nuances d'une demi-conscience
^seosUdéiriinale).
DwsMeiamen critique de la doctrine
desalsiDédiaires, Slahl renverse les doctri-
ïwaterrement physico-chimiques, orga-
ïjpw pores, dualistes, etc., aussi bien que
*«tt»je ûféélablie de Leibnitz, l'animisme
«ïAaf,spécial des cartésiens, etc. Si la force
^W!fe«i purement pAyaifu^, les corps vivants
«^*t desimpies machines, comme le veut Des^
«'«les et alors on se demande d'où leur vient la
**«cooiingence de leurs actes. Faites de l'a-
••oïntel un tsprit matériel très-subtil, et ac-
'Orto^iiiderinlelligence,ce n'est plus de la
•sj^wv, àffloinsque celle-ci ne soit i otelligente
'^ De pense ; mais alors l'esprit et la matière se
■ fondent par leurs attributs , et l'on tombe
<K« le dédale du panthéisme. Imaginez au-
'^us de TAme intellectuelle une seconde
':^ subalterne, un véritable esprit, sous le
i^v de principe vital, vous multipliez les
''"M sans nécessité (contrairement aux lois
- ^ logique), et vous compliquez toutes les
iv-^ions. Réfugiez -vous dans le vitalisme
;ipénmental abstrait, vous aurez, il est vrai,
' i^Dlagedepouvoirétablir, par l'observation,
"^•oBdelaviejmaisvousentiendrez-vouslàt
^"uent vous croirez avoir beaucoup avancé
*Mnd fous saurez que nous sentons par la
*'*iMilé, nous nous mouvons par la motilité,
•-"M tommes échauffes par la caloricité^ etc. ;
r'2~sun iour, las a un pareil langage, vous
^♦n'Irez donner une valeur concrète à votre
:.-,nnpe niai abstrait, et vous en ferez ou
»:r{!re physique ou un esprit, croyant avoir
>«ocoup fait, dans le premier cas, en le
'lîtsfarmant en un impondérable (calorique,
''^^'rtritilé), ou même en un corps plus délié,
••J|'le nerveui et fier), dans le second cas de
^; 'Ui «Toir accordé que des idées obscures.