BIO DICTIONNAIRE
devons aux sens externes, aux raisonnements etàleursdiversmodes.etc.Toutescesquestions fondamentales seront traitées aux articles Psychologie» Rapports du physique et du MORAL, et dans des articles spéciaux.
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V. — De la di$po$ition matérielle intime du corps pour servir d'instrument à la tie.
Ce chapitre est une eso[uisse, un essai de Tanatomie générale analytique (étude des éléments anatomiques intimes), telle qu'on la poursuit aujourd'hui ; seulement l'auteur se Dorne à en indiquer les résultats les plus élevés. L'acte fondamental de la vie corporelle végétative se rattache à la crâse ou ïs ta mixtion des éléments atomiques constitutifs des humeurs vitales et des solides tels qu'ils doivent être.
Ces éléments constitutifs atomiques premiers sont et doivent se rencontrer surtout dans les parties molles ou fluides douées d'une vitalité supérieure ; ils sont composés: l" d'une matière grasse ; 2* d'une matière muqueuse (fibrino-albumineuse); S'* de principes aquoso-séreux, augmentant la flexibilité des parties; 4* il faut y joindre les sels et d'autres éléments inorganiques, etc. Ce sont les atomes dont le tissage ou la disposition en cellules libres, membranes, etc., diversement associés, forment les organes: ceux-ci, par leur union, deviennent les appareils organiques qui, par leur ensemble, donnent l'organisme tout entier. Or, les atomes, eu vertu de leurs propriétés chimiques, tendent sans cesse à se séparer par un travail de dissolution, de fermentation, etc.; le corps, chimiquement considéré, se trouve ainsi éminemment disposé à se dissoudre de môme : pour qu'il se maintienne dans son état normal, il faut donc un travail chimique supérieur qui conserve cet équilibre opposé aux lois chimiques ordinaires.
L'humidité et la chaleur favorisent, en général, cette dissolution; mais quand elles sont à un degré convenable, elles aident, au contraire, à la conservation de ces atomes. La force vitale doit donc entretenir l'humidité et la chaleur à ce degré vital qui concourt avec elle à donner de la stabilité à ce mélanse. La vie corporelle, dans ses actes végétatifs a, par conséquent, pour but de conserver à ta crAse organique assez d'instabilité pour qu'elle ait une flexibilité et une mobilité suOisantes, et assez de stabilité pour que la dissolution corruptive ne vienne pas s établir. Si l'équilibre commence à se rompre, la dissolution, la fermentation qui ont des tendances à s'élever jusqu'à la putridité, se montrent, faiblement d'abord, et s'accroissent ensuite rapidement : c*est pour cela que la force vitale motrice provoque et soutient
Eartout des mouvements intimes pour rétalir cet équilibre continuellement menacé, et enlever les éléments dès qu'ils sont prêts à fermenter, à se dissoudre et à entraîner les autres dans des actes analogues.
Le sang étant la partie la plus disposée k celte dissolution chimique, la force vitale excite ch lui, avec Je plus de soin, ces mou-
vements conservateurs. Ces derniers sont li^ deux sortes : le grand mouvement eireu',v toire, les actes plastiques intimes. Ces dni^ mouvements concourent synergiquemem m, même but et s'associent aux mouveuidils aux actes sécréteurs et excréteurs : ainsi sdltiennent la température à peu près con>imii de ce liquide, sa composiuon, satexluie \u\ variables. La nature travaille sans ce>su i sang par des dépurations de toute sorte, mv maintenir dans son état normal, d'al)()r(l v crâse atomique, puis sa texture. Or, le s.*! étant l'aliment de tous les organes, ce> d r niers se trouvent déjà conservés par ces m i ^
[)rotecteurs de la constitution sanguine ; au > e danger est grand dans les maladies sdiiguines putrides.
Les parties dures, les parties blanclie*^ n les éléments inorganiques sont relaliven.* : plus abondants, où les éléments les plus ^i taux du sang (fibnneux, rouges, etc.), fm trent peu ou sont absents, se trouvent mexposées à la corruption ; aussi la vie. actes vitaux conservateurs y sont moins ai ' et moins prononcés : la force vitale sVn - ■ cupc avec moins de sollicitude (minus ûi/ ti8 et anxiis motibus). La crâse intime .: atomes formant la base de la texture. ( • vers elle que la nature dirige ses princij efforts; dès qu'elle est sérieusement njeiii* la force vitale déploie une énergie cons ^ rable, des mouvements anxieux (jui dcn" trent ses tendances salutaires pour la réim S'ils viennent à cesser, à être trop lenls, tifaibles, trop peu réguliers, etc., la vie si combe et la mort s'empare inévitabicmt ni la partie afl'eclée. Toute-puissante sur lav ture, la force vivifique a moins d'intlmr sur la mixtion atomique, dont les forces y crocosmiques ou inorganiques viennent disputer l'empire. Dès que les mouvoui sécréloire, excrétoire, supplétoire, etc., « à-dire les mouvements vitaux, perdent • libre action, les organes sont en proie à l» vre destructive du monde extérieur \ r chaleur, humidité, etc.),et n'appartieneni i à l'organisme vivant dont ils sont réélit ai isolés.
Les considérations précédentes servent classer nos tissus élémentaires d'après !< importance et leur dignité. La force m s'occupe surtout des systèmes vascuiain: < nerveux, où elle domine et qui domiiu r* leur tour dans les organes les plus essenix les parties centrales de ces systèmes siHit plus soignées, les plus protégées. Le 5,v>t? . nerveux a besoin d'être soumis à de nouM < analyses : il contient des ûbres di>liii> servant d'instrument à la sensibiiiié , à motilité, à la plasticité, à riulellectiNite * i leurs modes divers.
Yl. — Coup d'càt général sur la texture du
corps.
Ici, nous voyons un aperçu plus net • l'anatomie générale des tissus, fondée dp par Bordeu, Hunter, Dumas, Bichat, et p ' suivie si activement de nos jours.
Le tissage des atomes en cellules, fibres, e' >
î'' BîO DE PHYSIOLOGIE.
( i^lilu«î les (l\ii*les, les soHdes, les organes. '"«' I établir, il faut que chaque atome ptooe sa place en suivaut une proportion v» rminée d'après un plan général, afin que ■^f>5, b cartilages, les muscles, etc., reçoi- '^t deséléments osseui., mueculaires, etc., lut chaque muscle ait sa forçoe et son vo- ^îiiw. que chaque groupe possède les musw:\ les nerfs, les os, etc., qui lui appartien- Mi, elc. On doit donc penser que la force rtoiearclûtectoaique ou plaslogénique a une fiaMissance intuitive (inuUectum) de la crâse nîinistMiue, aussi bien que du tissage et de i^emblage des parties.
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Cela s'observe mênae chez les végétaux où
U force plastique (vis plaslica) se montre
:»:c unt de puissance. Les principes gras
.'•■minent proaigieusement dans leurs élé-
3rjiU atomiques; ils les puisent dans Tat-
iL'isphère plus que dans le sol, comme on le
n.ii par les arbres résineux végétant avec
f i^ur dans des terrains maigres et sablon-
u^uv leur pouvoir plastique est si grand,
qui)5 iabriquent directement leurs atomes
ffu en assemblant les éléments inorgani-
c^ptemiersqui doivent les constituer; car
uiu\»Te grasse, si abondante dans le règne
tc^,&'tiiste pas, ou se rencontre em faible
prûpurtiuii (ians les substances dont ils se
Dourrss^llls créent de même ces i)rincipes
odorants elapides si nombreux, si variés,
qui (kiooeiit à chaque genre, à chaque es-
t^ «., des saveurs et des odeurs carac-
t^nsâ(}ot:$(I40). La chair des dill'érents ani-
flwuHussi une odeur et une saveur tout à
^'.feciales.
(M est le mécimisme vital intime de ces
ffe plastogénétiques créateurs? Ce pi-o-
^e est diiOcile a résoudre. Disons seule-
i^i que les explications mécaniques, phy*
sqoes, chimiques, ne peuvent se concilier
ficc les faits; il y a là des attractions électif
^tponnni sur les éléments premiers, sur les
i^truJes atomiques, sur leur tissage, leur
bcojMage de plus en plus compliqués; il y
iËéjie un choix intentionnel se coordonnant
^« un but manifeste, sage et utile, irrévo-
^iiitûjent flxé d'avance. Nous croyons trou-
'^.dans ces diverses considérations soigneu-
^eot pesées et comparées un ensemble
vinaiments inductifs suffisant pour nous
r^3iettre de penser logiquement que tout,
^ cette œuvre plastogénétique , est dirigé
;4r \t principe anunateur interne (anima) qui
-^ rordonnateur unitaire et suprême de
^V^\ Les travaux modernes ont démontré plus *K<»Knt les lois que Suhl formule en quelques -*^ • les êtres vivants, comme le disent les phy- « ioçBies allemands, réalisent dans toutes leurs «(tJuBs 00 type idéal que le Créateur leur a im-> >"^; Us remplissent ainsi dans le monde une hrboB paUiqae à laquelle ils ont été desti-
Ui) On voit qoe Stahl donne Ici son vitalo-ani- ^^ comoie la doctrine inductive la plus probable, ^^ci leipéricnce et la raison : Quo intuitu, qno ^«vtt laUm tpecie propriam porHonem adsumat^ ^tcritrror ejûimodi conntxas circumnamia$ feia*
toutes ces lonctions synergiquement enchaînées (141).
Il est certain, d'après ce qui précède, que Stahl admet nettement dans les végétaux un principe vital ou vivifique, un agent animateur doué surtout d'une force plastique puis^ santé. M. Lemoine s'est trompé, après beaucoup d'autres, en le niant. « Si l'ame est le principe de la vie, les plantes ne sont-elles pas des êtres vivants ? Ne doivent-elles pas avoir une Ame à ce titre? C'est une conclusion à laquelle Stahl aurait dû être amené par la rigueur de sa doctrine ; mais, soit qu'il ne vtt pas assez manifestement Vacte vivifique de fdme (le mouvement) dans ces animaux enra^ cinés, soit que son bon sens reculât cette fois devant cette conséquence extrême, les végétaux ne sont pour lui que des êtres mélangés non vivants çui se propagent fortuitement, non par désir et volonté ,» etc. (Lemoine, ouvr. cit,, p. 85.)
Voici le texte de Stahl (De mixtis), sur lequel on peut facilement se tromper quand on ne l'analyse point avec une minutieuse attention : « Hoc quod autem in hoc génère ( mixtorum non viventium) vere contingit simpliciter for^ tuitum est, etab externarum potiuscausarum concjirsu et occursu pendet ; plane contraria ratione, quam in vivis, utpote e quitus vegetabilia quidem ipsamet semina suœ speciei^ aut germina simpliciter propagando auges* centia proferunt : animalia vero péculiari instinctu, appetitu, voluntate, desiderio^ tum a priori ad actus eo pertinentes feruntur, tum a posteriori amore suœ sobolis afficiuntur,
« Les êtres purement mélangés non vivants 8ont soumis, en toutes choses, au concours et à l'action des causes extérieures : pour eux tout est fortuit. U en est bien autrement des êtres vivants ; cependant les végétaux qui appar*tiennent à cette demiête classe (in vivis, utpote elquibus re^e^abt/ta, etc.) portent en eux les semences ou les germes propres à chaque ^espèce, dont le développement sert è leur pro*pagation ; tandis que cnez les animaux cette propagation est confiée à l'instinct, à l'appétit, au désir, à la volonté qui les pousse vers l'union sexuelle et à l'amour de leur progéniture, » etc.
Cela est parfaitement clair : chez les mixtes non vivants, tout, sans exception, est fortuit ; chez les êtres vivants végétaux , il y a des semences, des germes spécifiques, dont la dissémination est confiée au monde extérieur ; chez les animaux, deuxième classe d*êlres vtvants^ l'espèce est propagée et maintenue
Par quelle puissance intuitive et instinctive le végétal choisitril ainsi pour chacune de ses parties les éléments qui lui conviennent, et les assemblet-il avec tant de sagesse on de science I Ne trouvel-on pas là un ensemble de raisons piansibles pour rapporter ces actes aux facultés intuitives et ins«tinctives d'un principe animateur végétatif, etc. f (PhysioL sect. i, m. 5, lie $tructura corporis^ p. 249.) La doctrine qui donne ainsi aux plantes une faculté élective douée du pouvoir de choisir (eleetivtt, arbilraria) est une conception dtfiàle, dit Stahl, mais elle se plie mieux que toute autre à rinter*i prétation des faits.
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par Tappétit sexuel , la volonté , l'amour maternel, etc. C'est une gradation, parce que l'agent animateur des plantes est purement végétatif , aue sa force motrice n est point dirigée par aes désirs, des appétits, etc., dans Tacte générateur; tandis que l'agent vital des animaux est de plus sensitif , et qu'il y a en eux un appétit générateur qui porte le mâle vers la lemelle ou vers ses œuls qu'il va féconder, etc. Stahl est évidemment conséquent à ses principes , et ne recule point devant la conclusion à laquelle il est amené par la rigueur de ses doctrines.
Le professeur de Halle ne tovche qu'en passant la physiologie végétale , ce qui rend son exposition incomplète et obsciu'e ; mais on voit que sa logique est rigoureuse. Sa physiologie végétale nous permet d'étudier les actes plastiques et moteurs, souvent plus marqués et s*exerçant en dehors de l'iniluence sensitive (142).
Vil. — Du mécanisme instrumental de la conserva^ tion vitale de la eràse par ta vie végétniive.
Ce mécanisme est confié à trois grandes fonctions motrices : la circulation, les excré* tions et sécrétions»'la nutrition.
Art. 1*' — De la circulation de la masse humorale
sanguine.
Il faut étudier relativement à cette masse humorale : 1' la cr&se et la structure, 2' les lieux qu'elle parcourt , i" les mouvements et les agents moteurs, i"* le but final de la cir* culation.
1** Masse humorale sanguine. — A) L'analyse physique nous montre que celle masse est formée par l'union des globules sanguins (sang proprement dit)^ de la lymphe nourri* cière (plasma), du sérum (portion aquoso» séreuse saline, partie principalement excré«mentitielle).
B) L'analyse chimique nous découvre les éléments anatomiçiuesgras, les atomes Qbrino^ albumineux plastiques, l'élément aquoso-sé<reux, formant par leur agrégation la crâse constitutive de cette masse. A quoi servent ces divers atomes? La question est difficile ; on peut dire cependant que la matière fibrino-albumineuse est surtout nutritive; que le sérum aquoso-salin contribue à la fluidité, à la flexibilité par l'eau et à la consistance par les sels; que l'élément graisso-sulfureux a aussi sa part dans la fluidité , la flexibilité des liquicles et des solides; qu'il joue de plus ici , comme partout , un rôle important dans la calorification. Lé sang n'a point, en tous
(U2) On peut se demander si, pour Stahl, le principe animateur des véffétaux est vraiment une àine ou une simple force végétaiîve înleme contenue dans le ^erme ? Noos croyons que « pour lui , c'est une enteléchie aristoiéllque. de Tordre le plus Inférieur. Nou« reviendrons d ailleurs sur ce sujet.
(445) Dans ce qui précède, Stahl soulève ou résout plusieurs questions dont on a senti de nos jours toute Timpor tance. Quels sont les usages spëciaui du plasma, des globules, de leurs diverses parties, de leurs différents éléments ? Le plasma est la portion nutritive ; dans les élaborations sé^
lieux, une composition parfaitement id tique : le sang, veineux surtout dans viscères et principalement dans ceui def domen, contient moins de lymphe plasii 2*" La masse humorale pénètre parti elle est logée dans les vaisseaux et dai tissu parenchymateux, poreux, interm (tissu muqueux de Bordeu « tissu celi d'aujourd nui) ,. qui forme la l)ase det ganes. On a supposé que les artères el veines formaient un système continu, qu' constituaient môme par leurs replis les .des, et que celles-ci n'étaient que de canaux vasculaires. Ces données anato ne nous paraissent point légitimées par servation. Nous croyons que le système culaire artériel est fermé, que ses capil s'étalent sur un tissu poreux, spong indépendant, placé en dehors des artèi de leurs capillaires : c*est là que transsi î travers les pores artériels, la lymphe ricière et le sérum, qui passent delà^ transsudation, dans les capillaires voii sécréteurs et excrétenrs (143). Le lisa renchymateux ne contient pas le san^
R rement dit ; il ne renferme que les pu /mphatiques et aquoso-séreuses de la humorale, etc.
R^stm^.— Faisons ressortir en peu de œ
la méthode stahlienne et les résultats auiqi
elle le conduit. i
L Les phénomènes harmoniques prés<;^
i)artout par les êtres vivants supposent ( brce unitaire active qui les dirige , prâ aetuum : l'homme n^échappe point à o loi. I
IL Dans Thomme, cette force se mamfi sous trois grands modes , mode yé^u mode sensitivo-animal, mode intellecibd moral : la force unitaire a donc en elk tm dynamismes secondaires, la puissance k| tative, la puissance sensitivo-animalt/ puissance intellectuelle et morale.
IIL Chacune de ces manifestations, de puissances , doit être déterminée par but, par la mission que lui a donnée ie û leur, par l'idée divine qu'elle doit réalise
!• La vie et la force végétative fonu l'organisme vivant , le développent , ie e* servent, l'empêchent de se dissoudre jusqç moment maraué pour cette dissolut!
ir Là vie et la lorce sensitivo-animales d font connaître (intuitivement ou par actes intellectifs très*simples) le monde tèrieur dans les rapports nécessaires à conservation corporelle , à la satisfaction ses besoins corporels les plus grossi
crétoire et nutritive, il passe à travers les pi vasculaires. Le sang est-il homogène partoot? gallois a fait, à ce sujet, un long méaiolre.Oi aujourd'hui qne le sang n'est pas homofèitf é toutes les veines, conforménieni anx idées Jf^^ Ainsi, dans les veines sus-hépatiques, ce iiqo contient du suer» (Claude Beemrp.) Stahl q* met nas la continuité des artères et des ^n que des recherches anatomiques ont établie. C rectification ne détruit pas l'importaDce do t intermédiaire spongieux qui joue on grifid' dans récole stahlienne.