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ridée des forces vitales ne peat s^appliquer ï des fluides , dont aucune partie n'est fixe , qd De se font et oe se perfectionnent jamais dies-mémes, qui n'exécutent aucune des actioos Je l'économie; la recherche de la vitalité des homeurs est donc vaine ; par là on aedoît rien entendre, sinon qu'elles sont un produit de la vie. Sans doute le sang, qui cootient la substance réparatrice des organes, qm les stimule à l'exercice de leurs fonctions, t<t ooe condition indispensable à la vie. Dais pour cela a-t-il sa vie propre? Les laides ne sont au plus que les conducteurs desigeots modificateurs , et ne sont modifiés que consécutivement aux modifications des solides (146).» Avec ces principes asseagénélaleoeot admis en France jusqu'à présent , â Dja plus de bonne physiologie, oe pathologie humorale possible, voilà pourquoi nous O'îo afoos pas de solide , de complète. Ce- P^odanl le solidisme ne peut nous suffire, fixKon eo convient : c'est que le solidisme cttnme l'humorisme qui court le monde, Mot frappés d'un même vice radical. Soffimes-Dous réduits à nous passer de doctnDe?pon certainement; seulement il fout tAimime plus comprébensive. On y tra- ^)ilî«diaque ]our, et les matériaux ne man- 9^|tt$. Pourquoi celle qui règne laissent: lut à dé»rer, de l'aveu explicite ou taàiéts» sectateurs eux-mêmes? C'est parce V'tkrtpose sur des bypothèses, sur des ^vagues où s'abritent bien des erreurs, âfotooas masquent les objets oùse cachent ^ îéhtés : c'est que l'idée fondamentale de 1^ ^e y est fiiusse et imi)arfaite. Hé quoil "isaog comient les matériaux de tous les organes; c'est l'orçanisme entier à l'état li* pàe, comme je vous le prouverai plus ^1 et il ne vit pas, lui qui crée tout ce qui ^ en nous 1 Quoi I il est le stimulant indis- P^osaUe de toutes les fonctions , et il ne vit P^'Cest lui, lui surtout, qui donne la vie matérielle et dynamique à tout l'organisme, «'uoeJa possède pasi II trahit, par des al- ^^ons correspondantes, toutes les maladies - l'écoDomie , et il n'est pas malade, car ^ rie pas de maladie ; les parties vivantes ^j^is eo sont susceptiblesl Que lui manque- ^«idoDcT Vous ne pouvez constater la sen- ^wé, la contractiiité, qui vous a démontré Tië c'est là toute la vie ? Le sang, ajoutez- ^'/^, est formé par les solides , les Quides "M'ouent aucun rôle. Et si l'on vous ^^blîssail, à l'aide des recherches modernes c embryologie, d'histologie, de nutrition, etc., V^c'tsi au contraire le sang qui fait les '»«8Q(^, que les fluides y prennent une large W, ainsi qu'aux autres sécrétions, ou plu- Y ^«e la vie se sert de tout cela dans les «î^erses^ fonctions de l'économie! Le sang n est qu'mi stimulant? un stimulant qui s'apyique à tout, que rien ne peut remplacer, ^*^\ l'ablation tue immédiatement , dont la '^tution ressuscite un être presque cada- '"isë, comme l'ont fait voir les expériences 5»ir la transfusion I Avez-vous des idées bien
arrêtées sur ces stimulants , vos agents éternels, de la vie entière? Le sperme, comme le sang, n'est aussi qu'un stimulant; ce sont vos expressions, et cependant il transmet aux fils les formes, les instincts, les passions, les maladies de ses parents I Les fluides sont inertes, car ils sont sécrétés par les .solides ; mais où se sécrète le sang ? Par quoi est-il sécrété ? Vaste problème que vous résolvez avec le mot sierétion^ comme l'influence des modificateurs avec fe mot stimulation l Vous n'avez sur tout cela que des notions vagues ou fausses, et vous voulez nous faire une pbjsiolo^e et une pathologie des humeurs, une physiologie et une pathologie quelconque, tout à fait rationnelles : Les solides sécrètent les humeurs, ils les font et les élaborent ; le tube digestif fait le chyme avec les aliments, avec le chyme les chylifères font le chyle, qui sert ensuite à faire le sang au moyen des vaisseaux sans doute ; puis, avec le sang, les ^andes font les sécrétions. Qu'est-ce que je vois dans tout cela ? Des li-
auides qui se promènent dans des tuvaux ivers. I>e cela résultent pourtant des élaborations, des transformations profondes, riches, variées. Qui vous a dit que les solides y font tout et les liquides rien ? Si je soutenais une opinion à peu près inverse, si ie vousia démontrais 75i je vous établissais qu on fait du chyme dans une cornue , avec aes sucs gastrique • salinaire, pancréatique vivants encore? si je vous citais des expériences dans lesquelles on a vu se former des globules sanguines, de la fibrine , en injectant des substances orga» niques vivantes dans les vaisseaux 7 si j en opposais d'autres dans lesquelles des injections d'un genre différent ont détruit ou diminué sur-le-champ ou en très'peu de temps les globules et la fibrine, créé des diathèses purulentes ou de tout autre nature? que deviendraient ces théories et les mois nui les constituent en grande partie 7 Mais, objectera-t-on, ce sont les nerfs qui , en vertu de leur sensibilité élective, choisissent les matériaux des humeurs et les élaborant.
D'abord, qu'est-ce que votre sensibilité élective 7 Comment la démontrez-vous 7 Les nerfs des reins, du pancréas, du foie, n'ont-ils pas la même structure, la même origine? Les nerCs sont-ils indispensables pour les sécrétions, pour les nutritions? Beaucoiu) d'organes n'ont |)as de nerfs, et cependant ils sécrètent et se nourrissent. Voyez les séreuses, les cartilages, la substance osseuse propre ; on n'en a pas trouvé : on en trouvera, dites-vous : vain subterfuge, le microscopedécouvre la fibre nerveuse primitive, et des objets bien plus petits, et il n'a pas fait saisir de nerfs dans ces tissus. Les nerfsont d'ailleurs assez de fonctions, j'allaispresque dire d'occupations dans ces théories,, puisqu'ils font les sensations avec ou sans conscience, puis les mouvements en s*ai-
dant de la coopération des muscles Etes-
vous très-sûr de la généralité du fait 7 Les polypes, et un grand nombre d'autres animaux»
\^'^: M. le professeur P. Bcrard n*adiuct pns non plus la vilaliié des fluides.
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sentent et se meuvent, sécrètent et se nourrissent sans muscles et sans nerfs; plusieurs de nos parties sentent et se meuvent sans offrir cette double condition anatomîque. Si je vous parlais des tissus blancs fort répandus dans réconomie, qui vivent, qui se nourrissent, exhalent , sécrètent, sans avoir ni vaisseaux sanguins, ni nerfs? Des squirrhes et d'autres tumeurs qui offrent la même disposition et qui sont, de plus, cause de douleurs très-vives dans leur intimité î Si je descendais jusqu'aux végétaux qui produisent toutes sortes de matières organiques, des poisons , etc., sans posséder de système vasculaire ou nerveux? Je confirmerais tout ce que je viens de dire , et je jetterais des doutes sur les attributs exagérés ou mal compris qu'on a donnés aux systèmes vasculaire, nerveux, etc. Mais je reviendrai sur cet objet avec de plus grands détails. De ce qui précède vous pouvez conclure que tout ce qui a été écrit sur Tinnervation , la sanguiucation , les sécrétions , la nutrition , ia génération ou plutôt sur la science entière, dans les physiologies courantes, en dehors de certains traités spéciaux où l'on a entrevu les vices des doctrines généralement acceptées, a besoin d'être revu et remanié, en partant de notions plus exactes et plus Jarges sur la vie, sa nature, ses fonctions, ses rapports avec l'organisme physique et le monde extérieur.
Hé quoi 1 me dira-t-on, vous jetez des doutes sur toutes les théories physiologiques et pathologiques qui jouissaient naguère d'une grande réputation , que l'on célèbre encore aujourd'hui, qui ont |.)rovoqué tant de recherches et éclairé ainsi bien des points de la science? Je le fais, parce que ces doutes me sont inspirés par des faits incontestables, parce qu'on doit signaler l'erreur partout où elle se trouve , quel que soit le sanctuaire scientifique où elle se réfugie; parce qu*il est toujours utile de la mettre à découvert, et de montrer où est la vérité, lors, surtout, qu'elle commence è se déployer au grand jour, accompagnée de faits nombreux, irrécusables, qui sortent de plusieurs écoles diverses, et se lient, par une chaîne non interrompue, avec les travaux de la seule école vraiment médicale, l'école hippocratique , marchant, d'un pas ferme et assuré, à travers la longue série des siècles, en tenant compte de tous les travaux utiles empruntés à toutes les sources.
Je pourrais examiner, l'une après l'autre, toutes les idées fondtimentales de 1 organicisme exclusif : je me borne à celle-ci qui parait inattaquable : la condition de vie indispensable et suffisante pour un organisme d'un ordre élevé, et pour chacune de ses parties, c'est de recevoir du sang artériel, et des nerfs reliés à un système central; sans cela, il meurt en quelques instants. Ceci est-il vrai
(147) Noas rendons une jnslice comi^ète h la chimie médicale vraiment physiologique, lelle que quelques esprils sages la conçoivent maintenant; mais nous signalons les abus de cette chimie aven-
partout et toiriours? N'y a-t-il pas des conditions opposées, spéciales, et que l'on n'a i)as bien déterminées? Jetez les yeux sur les aits suivants et jugez.
Un homme tombe dans une rivière profonde qui était gelée; sa tète rompt la glace. et il reste enseveli sous l'eau, à une grande profondeur, durant huit heures. On retire alors ce cadavre; point de respiration, de sensibilité, de mouvement, pas la plus iï'gf rc oscillation circulatoire; il reste dans cet rtai pendant un temps excessivement long, ei finit par être rappelé h la vie. Le cas est rapporté par Pouteau, chirurgien excessivement sceptique. Que sont devenus, pendant v.i temps, l'excitation nerveuse, le sang artériel^ Bichat nous enseigne que dans quelques minutes, au plus tard, le sang vemeux, privr» d'oxygène et chargé de carbone, tue oi laisse mourir toutes les parties : la malheureuse victime aurait dû mourir cent fois par le poumon pour me servir de l'expression d»* rilluslre physiologiste : et cependant elle est revenue à lavie.Onrépond qu'elleaeuenmi^nn temps une congestion cérébrale, une syncofi»', accidents qui, d'après le même auteur, lueiit aussi très-vite par le cœur et le ceneau. Ainsi, elle a été soumise à trois causes de mort pour une,|et c'est pour cela qu'elle a vécu I ( uii, Messieurs, c'est en partie pour cela; m\> l'organicisme qu'on enseigne et le cliimisme (147) n'ont jamais pu l'expliquent ne l'expliqueront jamais : il y a là, dans la vie du sang et de l'organisme, un mode spf^ cial fort curieux que je vous ferai connaitrt' plus tard. Cet étatse retrouve danscesrcfiii!'^ et ces poissons gelés depuis longtemps, dur, cassants comme du bois, et qu on mpp ■! è la vie ; chez les sujets qui sont restés pendant plusieurs jours dans un état de mort ap[>.irente, et qu'on a souvent ensevelis vivani^ encore. Quelque chose d'analogue existe ilv> ce rotatoire desséché qui renaît au conta' de Teau ; dans la chrysalide, le germe fécon avant son développement, etc. Les lis blancs ne reçoivent pas du sang propren^Mii dit, souvent ils n'ont phs de nerfs; ils n passant donc toujours d'innervation direct;, d'excitation artérielle. Cette circonstance n a
Sas fixé l'attention. Aurions-nous donc un uide nutritif et excitateur autre auc le snii;. un agent vital plus puissant (jue le nerf? «ui sansdoute, et voilà encore de riches raalériaux. D ailleurs, qu'est-ce que le nerf lui-mêoie* un tube membraneux spécial contenant un liquide intérieur qui semble jouer un grmi i rôle. Jetez les yeux sur la transplantation :u.i ergot enlevé è la patte d'une poule et fné sur la crête d'un coq y prend racine et s'y développe, avant de faire partie de son nouvel organisme , on le voit vivre et fournir niôine s<ki contingent vital au travail de la grelfe : 1 1 néanmoins, pendant ce temps, il ne reçoit. d'aucun côté, du sang artériel pour répaier
lureuse qui voudrait expliquer rhomroe tout entier par les propriétés ordinaires des atomes cl y^t leurs combinaisons.
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$«$ pertes; il n'est pas en communication iftc OB système nerveux central spinal ou faogfioanaire; il n'en a donc pas un besoin iflubédiat et imlispensabie.
Que Tûui difsi-je de la kératoplastieT Vous siTcz contbien l'organisation de la cornée est aaple : on hii refuse des vaisseaux» des neris. Si le tut est vrai, elle remplit ses fonctions m rei agents; vous l'enlevez à un lapin pfiarlatraos|)orter sur un autre; vous l'isolez ficimtce qu'on appelle influence vitale; et ftpeodant sa vie se maintient ; bientôt elle f vit et s'incorpore aux parties voisines. Vorez les masses tuberculeuses . souvent :dd grand volume; elles parcourent leur ^Qîotioa eoœplëte, qui oeut se prolonger '40emps, et cependant elles ne contiennent («ceqoe nous appelons les sysifemes orga- "1%». chargés, à eux seuls, d'y exécuter l'allés les fonctions. Pas de nerfs, même ganw'4m&res pour leur donner la sensibilité c^Te; pas de vaisseaux sanguins pour y r//M\etks matériaux nutritifs ; pas de veines ti 4e InDphatiques pour les absorber et les ruerer. Eiaminez le cancer squirrbeux, tous f^ absolument les mêmes observations, et c^îto^t, chose bien plus étrange, il est, ^>MSBbslancemême, le siège de douleurs i^'iinbles. L'encépbaloïde a des vaisseaux ^^<^^. me direz-vous, mais à quelle ^p'^ÎOnand il se ramollit, qu'il se détruit; '^ pe le systëoie viviGcateur y pénètre , l^'a^Jd donner la vie, il y porte la mort. it ù jamais fait attention h ce fait, il est /'Viiit bien remarquable. Mais, me direz- * ^« les vaisseaux de l'encéphaloide sont des ^"^i qui viennent le démolir; non. Mes- ^Jr^. daos le fait si remarquable étudié par < Kâippe Bérard, au moyen de l'injection, ^ D> avait pas une seule veine, on ne renf'atrahgu'iin énorme lacis artériel. Hé quoi 1 "■e ^erez-vous, un tissu d'un ordre élevé M sentir sans nerfs, vivre et se développer ^èire relié au système ganglionnaire, sans ^'.*^ax artériels; il peut se fondre et disl'ttre quand il a des artères et point de ^"■^Imais le monde est donc renversé!
^Slessieurs, ce sont nos doctrines qui ont ^^ d'être revues, corrigées, rectiGées, [^^ioes sur certains points, émondées sur ^^^oop d'autres. Taurai l'occasion, dans l^leçoiis, de vous montrer un bon nomt>re •^uits tout aussi extraordinaires. Glest que la ^^ oe ment Jamais pour soutenir les opi- ^^ des grands hommes, ou les systèmes en '<^; retrempez sans cesse vos idées à cette "^te, et elles en sortiront toujours plus ^^t pitts brillantes et plus épurées. Pour la l'acalire et la dompter il n'y a qu'une voie, '^^ ^lade constante : natiara non itnperatur *^pvendo^ a dit Bacon; celui qui veut ^^re à ses lois, ressemble à ce roi de ^ qai voulait enchaîner la mer; sembla^ If; 2 loode fictive, elle s'échappe de tous "^ ^t se rit de nos vains efforts : on peut, ^ ^ ^ns, paraphraser ce mot du poète
*'-î»Mpelles faicai, laiacii asque recorreL
Les théories se font de deux manières : en les moulant exactement sur les faits ou en imaginant un mécanisme possible en harmonie avec quelques observations : c'est le second mode qui domine dans les systèmes médicaux généralement enseignés. Du reste, les illustres fondateurs de ces sjrstèmes le sentaient parfaitement eux-mêmes; il serait curieux et piquant de faire Yoir que Cabanis, Bichat, Broussais, avaient les plus grands doutes sur les principe^ quils semblent soutenir avec tant d'assurance, et qui ont été acceptés d'une manière exclusive, avec une confiance aveugle. Cette têche n'est pas trèsdifBcile, et ces aveux, joints à de flagrantes contradictions, se trouvent souvent dans leurs ouvrages que l'on vante, plus qu'on ne les a médités.
La rie organique, dans ce qu'elle a d'essentiel, de fondamental, peut donc se maintenir et s'effectuer pendant un temps plus cm moins long selon la nature de l'être vivant, la période où il est arrivé, le tissu que l'on examine, sans vaisseaux, sans nerfs jûns ces instruments auxquels nous la rattachons par un mode trop immédiat, trop nécessaire.
Oui certainement : l'albumine, la fibrine, la graisse, tout ce qui nous constitue, se crée, se maintient, s'organise, se transforme an moyen d'appareils bien plus simples. Les végétaux, les polypes font en eux ces éléments, les disposent en un système vivant, et pourtant ils n'ont point de nerfs, point de poumons, point de tube digestif distincts. J'en dirai autant de l'œuf du poulet et même de celui de l'homme. Voulez-vous bien étudier la vieT prenez-la d*al>ord h l'état le moins compliqué; dans le règne végétal, dans les animaux inférieurs, les embryons, les tissus les plus simples, les monstruosités, les productions pathologiques, et vous verrez toutes nos théories devenir h la fois plus harmoniques, plus larges et plus simples. L'hydrofène, le carbone, l'azote, l'oxygène se corninent deux à deux è l'état fluide, se fondent avec quelques sels en un liquide unique, la sève qui, élaborée par le végétal, forme la matière nutritive des animaux ; celle-ci^ constituée par des principes ternaires ou quaternaires (graisse protéine) , etc., se chan^ dans l'animal lui-même, en un liauide (suc nourricier, chyle...), qui, travaillé par cet organisme, le sépare et le refait tout entier. Après sa mort, les principes primitifs (hydrogène, oxygène, etc.), se séparent pour aller produire d'autres êtres vivants. Partout, conune vous le voyez, la matière organique use sa vieè l'état solide et vient la retremper en passant à la forme liquide. (}uesommes-nens7disail Bordeu : une sorie de brouillard épais, un amas de petitei «^jtcii/ej remplies d'eau modifiée I U y a là beaucoup de vrai,au point de vub organique : c'est à peu près la théorie moderne qui ramène le corps entiee à la cellule, a» globule, au tube, a la fibre primitive, el
four laquelle le sang est le tissu générateur, cellules désagrégées : car le sanç. Messieurs, est un tissu ou pTutA» un organisme entier, le plus important de tous,, dont la vie,, les
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fonctioDS^ les maladies ont été pendant longtemps peu connues »?t laissent encore aujourd'hui un vaste domaine à explorer. Je vous ai parlé des greiïes animales opérées sur des solides^; on a été plus loin: on a effectué celle d'un iiçjuide, du sang. On l'a fait autrefois, on le fait encore aujourd'hui; en cela consiste la transfusion. « Lorsqu'on saigne, disent MM. Prévôt et Dumas, un animal jusqu'à syncope, que tout mouvement musculaire est aboli, que l'action du cœur et la respiration demeurent suspendues pendant quelques minutes, il est presque certain que la vie est pour toujours éteinte en lui. Alors, si l'on injecte un liquide quelconque, soit de l'eau pure, soit du sérum du sang à 38° c, la mort n'en est pas moins la conséquence de Thémorrhagie que ranimai a soufferte; mais si l'on injecte du sang d'un animal de la même esf)èce, chaque portion de sang injectée ranime sensiblement celte espèce de cadavre ; et ce n'est point sans étonnement, qu'après lui en avoir rendu une quantité égale à celle qu'il a perdue, on le voit respirer librement, se mouvoir avec facilité, prendre de la nourriture, et se rétablir complètement lorsque l'opération a été bien conduite. Les résultats obtenus pestent les mômes, soit aue l'on opère avec du sang frais, soit qu'on lasse usâge de sang extrait depuis 12 à 24 heures, et dont la coagulation a été empêchée par l'addition de 0,001 de soud?» caustique, ou par l'élimination de la fibrine. » Ces faits confirmés par les travaux de Blundell, Dieffenbach, Bischoff.... sont devenus vulgaires aujourd'hui; ils mènent à des conséquences importantes que l'on n'en a pas encore déduites. Ils prouvent que le sang vit 24 heures encore après qu'il a été séparé de l'organisme, de ses vaisseaux, du système nerveux, lorsqu'on lui a enlevé sa fibrine, qu'on Ta mêlé à de la soude , etc. : non-seulement il vit, mais encore il rend l'existence, le principe animateur, à une sorte de cadavre qui en était dépouillé. Ainsi le sang, comme je l'avais annoncé, crée l'organisme vivant avec ses diverses facultés, et lui donne l'élément excitateur qui entretient ses fonctions et les met en jeu. Il conserve cette précieuse propriété, abandonné à lui-même, livré à l'action des agents extérieurs, battu, défibriné, mêlé à de la soude caustique : peut-on lui refuser la vitalité , lorsqu'il est la source de la vie môme?
Je pousserai plus loin une autre fois l'étude de la vitalité propre du sang; je démontrerai celle du chyle, de la lymphe, du lail, du sperme, de l'œuf; je vous entretiendrai des tumeurs graisseuses, laiteuses organisées... je m'arrêle en ce moment pour résumer ce qui précède ; voici ce que nous avons établi:
l*" Le sang vit seul pendant un certain temps, môme quand il est hors de l'organisme ; il vit plusieurs jours, comme le corps lui-même, chez des sujets frappés de mort apparente, et n'ayant plus ni circulation, ni respiration, ni mouvement, ni sensibilité, ni
fonctions manifestes. La vie du sang, celh d'un être vivant, d'un homme même, p^ Mt donc se maintenir plusieurs jours, sans hérna tose, sans innervation, sous l'inOuence d un mode particulier de vitalité.
2** Le sang se forme dans le fœtus, darb les parties régénérées, dans les fausses membranes, dans beaucoup de tumeurs, de toutf ^ pièces, sans intervention directe des acio digestifs, pulmonaires, vasculaires, nerveui.
i)ourvu au'il trouve un liquide approprié et a vitalité nécessaire.
3° Le Liquor sanguinis, le plasma eitrava^é a la faculté de créer des tumeurs de toui genre, de toute composition au sein d.
tissus les plus divers, et cela sans avoir » i. lui ni vaisseaux ni nerfs. Ces tumeurs peuvn, parcourir leur évolution, et se détruire ensuii sans acquérir ces éléments.
4* Le tempérament, les diathèses, les maladies héréditaires se transmettent des i.v rents aux enfants, par un liquide émané ii sang, unique lien qui les rattache lesu: aux autres. C'est dans un liquide que I virus et les venins se forment, c'est par » «t qu'ils se transmettent, sous l'influence ., modes vitaux particuliers. Ces proposiliouv extraites des faits, doivent nous mellre ( garde contre nos théories qui font jouer u rôle si exclusif, si nécessaire aux sysleiii vasculaire, sanguin, nerveux, digestif, pulnnaire. Il y a là beaucoup d'actes piélmii naires, d'influences éloignées, dynami']iique l'on a pris pour des actes délimiir fondamentaux, pour des influences foiuti:. nelles. Ainsi la formation du san;^ et >• altérations s'accomplissent en grande \)i\\' dans le soin de ces fluides, par la forci* j leur est propre, comme je vous le dém i trerai; cela est vrai pour beaucoup d'aiiu
humeurs.
5** Les fluides sont les germes qui peu\ tout produire selon leur nature; l'organi-i quel qu'il soit, leur sert de sol, les fl^< extérieurs les stimulent ; la vitalité est puissance qui les déVeloppe.
6' Le vice fondamental des doctrines .i ceptées depuis longtemps, c'est d'avoir i la aensibiliti pour la vie entière, le s\>i' nerveux pour son agent exclusif, la siii lation vague du monde extérieur, pour excitateur unique et perpétuel.
Les phénomènes vitaux résultent de 1 «^ tion réciproque de deux facteurs, le mon extérieur, l'organisme vivant.
A) Dans l'organicisme solidisle, Tinflu» in du premier a été exagérée, ujal cuuip> rattachée sans analyse, sans critique M^i santé, à une vague stimulation qui com[r i sous le môme nom un grand nombre d'nhjt ditférents : les agents externes nous f<Hiin sent des matériaux et nous moditionl mille manières diverses ; l'organicisrae ne \'
Ï)resque rien de tout cela; ce qu'il nou> égoe sur cette moitié de la science, a tl.' besoin d'être repris en entier d'après cii double base.
B) Quant h l'organisme vivant, il eM m\ titué par l'agrégat matériel, solide cl liqu^'^
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d par b force fitale avec toutes ses facultés ; or rorgsoieisiDe solidiste accorde tout aux solÛes» à la sensibilité, au système nenreux, i queiaues iastruments organiques dont il Kcroft rimportance fort au delà de la yérité; le reste n'est rien pour lui; il nous laisse* àiocà bire une physiologie, une patbokeiedes hiimeurs, de la motilité complète, de' la force qui crée, qui conserve, qui guélelc., c'est-à-dire de la force vitale réelle; (al aiofl que nous parviendrons à remplir ii«;c des faits, des principes, des lois, un ri^iaunense qu'il a eu soin de masquer avec As mots et des hypothèses.
Li doctrine que nous examinons n*a vu ^ le mécanisme extérieur, superGciel de la n: i Télat normal ou morbide ; elle ne Va fcsuiTiedans ses profondeurs anatomiques, f^^âiques, rhimiques, dynamiques; dans pactes réels et spéciaux; elle s'est arrêtée i recorce: partout elle a frappé à la porte <iQ sanctuaire, elle l'a souvent entr'ouverte, jaoïis elle n'y est entrée : Quelques esprits duae haute portée ont été bien plus loin, uiis ieun travaux n*ont pas exercé l'inftiKGce que l'on en doit légitimement at-
UyiTKKsinea dépouillé les humeurs delà
^'t.'à^uiilé la force vitale de la faculté
f-^ijo^utritive et créatrice pour la réduire
d ^^més sensitives et motrices mal déter- .
L'>s;ila rattaché celles-ci à deux instru*
£.:£:< nclttsils , le nerf et le muscle qui les
^^^lent & leurs propriétés physiques, et
r^: passé ainsi du vitalisme qu il veut adop-
*f' î on iatro-mécanisme réel qu'il ne vou-
if« iccepter & aucun nrix. Enfin il efface la
no'Tiaoéité vitale qu'il voulait conserver, en
^&saot absorber par la stimulation externe
îc opèfe tout.
CrxDmeat accoaimode-t-il la physiologie ^^i principes? en commençant par substi* ^■^ partout l'évolution à l'épigenèse, à la l^-t-'oo, ce qui est une erreur radicale. Pour >^ œuf contient un petit homme complet. \ • iMDme microscopique est une macoine ^'^ne qui n'a qu'à grandir et à fonction- ; •' niD|tuUion vitale la met en jeu ; alors ''\5ceiue nerveux, qui existe tout entier, ^ ' ^n jeu le système vasculaire complet ^-\ ; celui-ci prend au dehors les matériaux cr.iifs déjà préparés, les choisit, les appli* ^;etc. Le petit homme grandit peu à peu, f^i^rot bomme-fœtus, eniant, adulte, etc. cibriogénie moderne, et l'histologie, en ^'^'ant partout Tépigénèse, ont renversé cet ^^^f^udage fondé tout à fait sur une erreur. ^ suis loin de rejeter en entier l'orgac-soie solidiste; ce système contient des ^^ nombreux, intéressants, bien étudiés; ^^ il eo néglige, en mutile, en invente >^Qn grand nombre; il les classe et les '-^rète presque toujours d'une manière 'P large ou trop étroite, d'après une logi-
liSi N<ios apprécierons mieux aux articles OrcjC» >K eiOtciiitasiic, les grands services rendus par ^àtmtn docirine burioul de nos jours où elle ^<Se plu» en plus à devenir vilalisie dans le vc-
que vicieuse : tour h tour nain ou géant» pusillanime ou téméraire , il s'élance au delà des faits, pour se perdre dans des régions où les points d'appui lui manquent, où limagination fait tous les frais, et cherche l'essence de la vie dans une texture organique qu'il connaît mal et qui ne saurait lui livrer ce secret; ou bien on le voit négliger des observations frémientes, faciles è analyser, et qui lui apprendraient une foule de vérités ignorées encore et fécondes en applications utiles (148]. Ce que je trouve, c'est un discours préliminaire, une introduction è la médecine, ce n'est point la science médicale. En effet, qu'est-ce qu'une science? C'est une réunion de lois expérimentales, que la raison accepte après un mûr examen, a Taide desquelles on se rend compte de tous les faits qui' la constituent. La physique, la chimie n'étaient point des sciences chez les anciens, parce qu*on n'y trouvait que des faits épars, isolés, unis seulement par des causes occultes dont les lois n'étaient point déterminées : une induttion large jointe au travail déductîf en a fait des sciences, parce qu'on a tout soumis à des lois réelles, positives, démontrées. Or, Messieurs, où sont, dans l'organicisme, ces lois profondes qui lient et coordonnent tout? elles existent pourtant dans la vie, dans le règne or^nique où tout est lié, coordonné d'une manière admirable. Ces lois, l'organicisme solidiste ne peut vous les donner, car il nie ce principe unitaire, harmonique, qui se montre au plus haut degré dès le début, dans l'œuf, dans un végétal, dans le membre le plus incomplet ; il le nie d'abord pour le remplacer ensuite par un système unique., le système nerveux, qui manque dans une foule d'êtres vivants, dans tout animal h son début, dans une foule de parties chez les étres*les plus élevés, chez l'homme lui-même : cette harmonie qui se passe si souvent de son instrument unique, il l'explique par un mécanisme insuffisant que l'on appelle la mécanique du système nerveux 1 Avec vos lois imparfaites oe physique et de chimie, avec vos nerfs et votre sensibilité, avec votre matière, vous ne pouvez pas faire une molécule vivante, un oe ses éléjnents, un atome d'albumine et de fibrine vivantes, et vous voulez faire un homme 1 Une science est comme une nation ; lune n'est pas plus une collection de faits, que l'autre n'est un assemblage confus d'hommes ; il faut pour la constituer un principe, une doctrine, des luis qui les unissent: sans cela, les nations et les sciences ou ne se lorment pas, ou se désagrègent et périssent I
Les lois véritables, pérennes, stables de la médecine, ce sont les lois spéciales de la vitalité, ses lois réelles, expérimentales, larges; ce ne sont point les lois hypothétiques, étroites, incomplètes, incertaines, souvent mensongères que nous offre l'organicisme qu'on nous
ritable sens de ce oint. Nous examinerons à Tartiele Vie (doctrine de la vie universelle) tout ce que celte école a fait pour la science.
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a fait I elles doivent enchaîner et unir toutes les parties de la science, comme la vie et ses forces qu elles sont appelées à représenter, enchaînent et lient toutes les parties de i*étre vivant. Ces lois, Tor^anicisme solidiste ne peut les trouver, car il ne les cherche pas là où elles sont. Du reste, il le sent lui-même : aussi les demande-t-il de tous côtés, à la physique ou à la chimie; k la lumière, au (calorique, è Télectricité, aux affinités ; il promène d'un point à l'autre ces bases de la science, sans en trouver jamais une solide. Ses déceptions constantes ne lui font pas ouvrir les yeui ; vous le voyez tourner dans une sorte de cercle magique sans avoir le courage de le briser. Vous vous plaignez de Tempire qu'eiercent sur vous les sciences physiques , et vous travaillez sans relâche à river les fers, le joug pesant qu'elles vous imposent! Est-ce là l'exemple qu'elles donnent elles-mèmesT la mécanique, Facoustique, l'optique, l'électricité sont des branches d'une môme science, et cependant chacune a ses lois et ses théories ; la chimie les touche de bien près, et pourtant les lois et les principes de la chimie ne sont pas ceux de la physique I Notre domaine à nous, c'est la vie avec ses formes, ses mutations, ses modes divers et presque infinis; explorez-le, parcourez-le dans tous les sens, et non pas dans une seule direction, ne vous arrêtez point aux premiers plans, aux surfaces ; entrez plus profondément. Le dynamisme moderne a efileuré une face de la science, il vous a donné l'organisme extérieur du solide vivant, qui expire et qu'il fait vivre un instant par une sorte de galvanisation artificielle; cela ne peut vous suffire : cherchez une autre voie nouvelle et plus féconde, fouillez dans les fluides, dans les forces harmoniques de l'ensemble, mille richesses vous y attendent. La science de l'homme désormais adulte étouffe dans les langes de l'enfance dont vous cherchez encore à^ l'envelopper; il lui faut de lair, de l'espace, de l'indépendance, des lois et des principes à elle, et tout cela, vous en trouverez les bases dans le vitalisme hippocratique qui a jeté les fondements, non pas d'un système isolé, d'une partie de la médecine, mais de l'anthropologie entière.
Quelques physiologistes ont retiré au système nerveux son omnipotence, pour l'accorder au système vasculaire. Ainsi M. Serres, de l'Institut, regarde la formation des vaisseaux comme le phénomène initial du développement des parties auxquelles ils se disinbuent; mais il ne faut point abuser des faits précieux que ce savant a mis en évidence, pour en faire la base d'un système qui serait trop étroit, par son caractère absolu et exclusif.
On a essayé de compléter l'organicisme solidiste de Ualler en y ajoutant l'organicisme humoriste : ce complément indispensable est encore insuffisant, si l'organicisme humoriste , Titaliste d'abord , perd peu à peu ce caractère qu'il voudrait conserver, pour transformer la chimie vivante en pure chimie de laboratoire. Qu'elle poursuive ce but, c'est
son droit et son devoir, chimiquement par lant. La chimie est une utile associée à la quelle nous devons déjà et nous devronj encore des documents du premier onin mais quand elle assure à chaque insta avoir atteint le but définitif, nous ne saurion accepter cette hardie affirmation, lorsqu l'expérience de chaque jour nous mont qu'elle en est encore bien éloignée. L'aL;tn vital a ses forces intimes qui se mêlent an forces chimiques ordinaires en les surpassr ou les dominant. Notre Bordeu l'avait tr*bien vu, comme tous les hippocratistes vôn tables. Comme eux, il est organicien solid ^t et humoriste; mais il est ae plus viiâlisi' biologiste, psychologiste enfin. Je viens • vous montrer quelques-uns des vices roi eaux de l'organicisme solidiste et hu[nori>l je vous ai fait voir ce qui lui manque, p gu'il a de trop; les documents si riches, importants qu'on doit lui emprunter, (v! qu il faut rejeter ou rectifier. C est une lir* che déviée du vitalisme; il faut qu'il ^ retrempe à sa source, où l'observation ramène chaque jour
Bichat vient de Bordeu , Huntef, Grimai Barthez même; il a voulu les suivre et compléter. Mais s'il leur a ajouté les résui! magnifiques obtenus par son anatomie '^v\ raie, il les a aussi prodigieusement num Sa doctrine, agrandie et transformée par i. écoles anatomo-chimiques modernes, est mbranche qu'il faut réunir au tronc princ ii pour rendre au tout une sève puissante • féconde.
Je m'occuperai ailleurs de la doctrin»' la vie universelle, à laquelle rAllemat:ni donné une si grande importance, et qu servi de point de départ à des travaux m aux progrès, parce que des hommes su, rieurs,m6me en partant de principes inex trouvent toujours quelque chose de vi toutes les fois qu'ils cherchent beaucoup qu'il faut redouter le pins, c'est une qi tude absolue, une somnolence morbide i s'endort dans la contemplation absoluf^ passé, sans tenir compte des richesses if menses de l'avenir. Une doctrine fausse •: rassemble beaucoup de faits finit par ei renversée ou transformée peu à peu |>ni • faits mêmes et la logique naturelle, q"> ' perd jamais ses droits sur l'humanii^^ > • pourquoi l'orçanicîsme et le paotim : médical exclusifs côtoyent sans cesse le ^' lisme et finissent par y rentrer, parce m'^ vie, ses forces, son principe, sont l'âi^t^ "^' médecine, comme l'aflinilé, ses niodeN, source, sont celle de la chimie. (Nous revf ' drons plusieurs fois sur ce sujet, entre nuir aux articles Forces, Organisme, Physiol'I
V IB V rrA LISMR . )
Mais, me dira-t-on, la vie n'est qu'un pr' cipe abstrait, métaphysique, et vous im ; gnez le premier rang. Il est tempS|Me>^'<|^ 1 de nous entendre sur ces mots abstraciw métaphysique, avec lesquels des ^"'P'^^' T, , n'ont pas suffisamment réfléchi sur la |j l' ^ Sophie de la science médicale ont y'" ^ arrêter l'essor, de même qu'ils l'ont noi
CAP
DK PHYSIOLOGIE.
CAP
»os cesse avec les termes vagues de stimula-
uonel de sensibilité.
^ B> ft que trois choses dans le monde
vfisible : U matière, des phénomènes, des
f'^ites; au-dessus sont les êtres intelligents;
<ofio celui J où tout émane, Dieu. La matière
el uo IhéÀtre, uo instrument, sur lesquels
^forces, quelle que puisse être leur nature,
>ilije[U les phénomènes. L'attraction, le
^i^tque, la lumière, la vitalité végéta-
M<c, etc., sont toutes des forces abstraites,
< -^-^-dire dont lessence suprême nous est
•*. «Ma sera toujours inconnue. Mais abstrait
r« Teut pas diie imaginaire; nous n*avons
^ r te qui les eoDcerne que des données
:"4railes, généralisées, qui ne leur 6tent ni
• jr réaKté ni leur énergie. Nous ne pouvons
ra^ les saisir avec, nos sens grossiers, mais
r^ U0a Acuité supérieure, la pensée^ qui
SI du [Déioe ordre qu*elles. Doutez^vous de
f 4nî mtk^ qui tous dirige , qui vous gou-
«cffleTlt cependant vous n'en voyez que les
r^iilials, comme ceux de la chaleur qui vous
nérfjulfe, de la lumière qui vous éclaire. La
piutt change !a face des sciences, comme
i<s autres forces, comme Ja vie, changent à
c^fti^iasuot la face du monde. Emanations
duAtMgeoce supérieure, dont la science
inilc fit Ms donnerait que des notions
*bsifiile5,dk8 se jouent, comme cette intel-
hgeoceatae.de la matière, qu'elles tra-
^ant«l,iflusforment et modifient à chaque
^J^^^wus connaissions les lois qui les
p^^i oous saisirions le mécanisme de
iuin«; BOUS pourrions, comme elles, dans
jf^jzoesljjnites, commander aux éléments.
^<ftfii science, œuvre de la pensée, qui doit
;Wer toutes ces merveilles, et qui agran-
■ •• fiteque jour notre puissance. Avant les
'-^««i de Franklin, la foudre était pour nous
•^/^oijeld admiration et d'effroi : aujourd'hui
'^* û'eicitc plus notre surprise , et nous
'"HK appris a nous en garantir. Chaque
yeee doit prendre pour point de dépiart
"^nce de la force abstraite qui fait
^ ^ de ses études, et pour but constant et
''^iiif pratique la détermination de ses lois
timeotales et rationnelles.
Diédecine, dans son domaine spécifique • w)fessioDoel , est la science de la force ^'<9qoe, force réelle qui prend de la ^«œ brute, douée seulement de propriétés )[^qu€$ et chimiques générales, et en fait ' 4 ttutiëre vivante , la dispose en un orga- '^ Tirant, la maintient dans cet état tant 'iile persiste, en règle, en coordonne tou- ^'^ parties, veille et concourt à l'exercice
de toutes les fonctions. Les systèmes organiques solides et fluides, les facultés et les actes intimes et spéciaux qu'ils présentent comme corps vivants, la sensibilité, la motilité, la plasticité, les nerfs, ne sont que des créations, des manifestations, des instruments, des éléments constitutifs de la vie : ce ne sont pas la vie même tout entière. Celle-ci les coordonne, les change, les modifie, les refait à chaque instant, suivant ses besoins, sa puissance, et d'après ses lois propres, comme le prouve, entre autres, l'étude siinstructive derembryologîe,derhystologîe, des métamorphoses. La vie est partout, elle est la force fondamentale chez l'être vivant, en tant que vivant, et ne réside point d'une manière exclusive dans quelques parties isolées, dans une faculté unique. On peut dire d'elle, et avec plus de raison, ce que Platon disait du monde : La vie est un cercle dont la circonférence cet partout^ dont le centre absolu n*e8t nulle part. L'orgahicisme , comme les autres doctrines svstématiques , a méconnu ce fait fondamental : de là la source de ses incertitudes, de ses erreurs, de sa chute. Le vitalisme hippocratique seul l'a reconnu; il l'a pris pour base, et il lui a dû sa marche sûre, constante, progressive, sa durée éternelle. Aussi nous crie-t-il de toutes parts : Examinez le mouvement scientifique qui agite le monde médical; voyez les travaux exécutés en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en France, par une génération nouvelle, pleine d'une sève jeune et vigoureuse. Elle remanie dans ses fondements l'organicisme solidiste de Haller, de Brown, de Cabanis, de Hichat, de Broussais, déjà vieux après un siècle d'existence , et construit sur ses ruines, et en partie avec ses débris, une doctrine large , expérimentale, qui satisfera les besoins de la science et de l'humanité, et qui ne sera que la continuation de l'édifice hippocratique.
J'aurai l'occasion de vous faire connaître les recherches importantes, qui doivent créer l'humorisme, renouveler le solidisme, c'està-dire refaire la science entière. Je vous montrerai qu'elles n'ont pas pris naissance de nos jours en Allemagne, comme on parait le croire,maisqu elles sont le développement de recherches analogues , qu'on ne cite pas aujourd'hui, et qui sortent de notre France et plus spécialement du sein de notre école.
Plusieurs des études que j'annonce ici seront présentées en résumé clans ce Dictionnaire, en y joignant les résultats deslravaux les plus importants qui ont été faits deouis cette époque.
caphiaïres sanguins.
» - Xaatotmi générale des vaisseaux eapillai"
res ^149).
;^4ivl«e les capillaires sanguins en trois c^*-*«<s : I* ceux à une seule tunique, et dont
•ti)i U rfiTisian des capUlaires en trois ordres 'ïfvueaiaProcliaskaylfifitta, tenuiora^ lenntssima.
le diamètre varie de 0,007 à 0,030 de millimètre ; 2" la seconde variété nous offre des vaisseaux formés par deux tuniques, de 0,030 à 0,060; 3' la troisième, le capillaire visible à l'œil nu, a trois tuniques, et son diamètre varie entre 0,060 et 0,10 de millimètre.
Nous les décrivons ici en suivant les idées de M. Robin, dont nous avons pu vérifier les remarqua-
CAP
CAP
Rappelons quo plusieurs anatomistes divisent les capillaires, en veineux, artériels, et de transition ; et que leurs principales altérations se présentent sous les formes athéronialeuses, stéotomateuseset méliériques (150). Nous savons aussi que les mailles formées par les réseaux capillaires sont différentes suivant les parties ou elles sont distribuées.
Berres, par son magnifique travail sur les réseaux intermédiaires, a montré qu'on peut faire rentrer dans la même catégorie les vaisseaux de la trame des membranes tégum^ntaires. On sait en outre qu'aucun organe n'est dépourvu de capillaires, quelle que soit son infériorité d'action par rapport à l'organisme (151).