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II. — Conlraclilité des vaiueaux capiUmre

Un grand nombre de faits prouvent que les capillaires des parties transparentes peuvent se resserrer sous l'influence d'irritations mécaniques ou chimiques.

Par exemple, si, sur la membrane natatoire d'une grenouille, on applique de la glace, le capillaire se contracte peu à peu , mais n'atteint pas immédiatement son maximum de contraction ; avec de l'eau chaude, l'expansion s'opère après cinq minutes.

Avec le sel de cuisine, la contraction est beaucoup plus rapide que par la glace, et la dilatation s'opère sous forme anévrysmatique. L'ammoniaque a la propriété de détermmer l'expansion immédiate des capillaires : l'alcool, l'air sont dans le même cas.

Jusqu'à présent l'électricité n'a pas paru agir sur leur contraction ou leur ailatation. Cette contractilité existe même après la mort.

Donc , si Tanatomie comparée ne nous fournissait pas des exemples de tissus non musculaires contractiles, le tissu du capillaire sanguin permettrait d'étendre la propriété de contractilité à des tissus autres que la fibre musculaire.

lil. — Mouvement du iang dani le$ eapillairei.

L'observation générale et les lois qu'on en a déduites (152) montrent que la vitesse des globules, dans les capillaires, est moindre que dans les artères et les veines.

Nous savons, depuis Malpighi et Haller, que la vitesse des globules est moindre sur les parois que dans l'axe du vaisseau : M. Poiseuille a reconnu l'existence d'une couche de sérum du sang fixée sur les parois des capil-

t»les travaux. Comme lui, nous rejetons le phlébenérisme, c'est-à-dire les lacunes chez les mollusques, chez lesquels le sang viendraitbaigner à nu les organes. Les capillairesdu premier et du second ordre, sont de vrais capillaires, les autres sont des vaisseaux de transition. — Voy. pour plus de détails, Broca (Anat. path, du cancer, 1851) ; Gaillët (Anévr. eapil, l855);GAiiiDi«ER(/ourn. ofmed, uxenc, ^851 ; Hb!(lb {AnaU ^ifn.) ; Robin (lhver$ Mém,)\ ScGOND (7/iÀi£ sur le sysi.capiU. sangums ^ Titès. de conc. Paris, 1853), elc.:

(t50) Vot/. pour la descript. de ces altérations graisseuses, Robin et Verdeil, Chimie anat. (185i), 1. 1!!, p. !20 et suiv.; pour les altérations ancvrysmales, v. Gailixt, thèse ciléc.

(loi) La disposition uilimc des capillaires jouant

laires; il a prouvé que la vitesse varie suiv répaisseurde cette couche de liquide. (M;i été bien démontré par Blainville etM.Gir.i

Ces diverses observations nous apprenn encore pourquoi deux globules marchant front sont arrêtés : Tun marche seul, 1 an reste sur la paroi , jusqu'à ce qu'un au globule vienne le pousser è son tour.

maintenant nous arrivons à des vaisseaux 'l diamètre inférieur, nous verrons que le i: bule de 0,007 de mm. n'ayant qu'un cannl 0,005 s'allonge, et que la progression sc insensiblement.

Etudions maintenant les rapports de circulation capillaire avec le cours gén.: du sang.

H. Poiseuille fait l'expérience suivantipratique des ligatures sur la patte d'une c nouille entre le cœur et les extréoilK^?, : observe que les globules suivent \im;r vement les canaux capillaires, en rai>ti leur contractilité ; s'il levé la ligature, !»> bules se précipitent vivement jus(|u au lieu de leur trajet capillaire ; dautn s nant presser derrière, il s'ensuit que la < lation dans ces vaisseaux augmente de\i!

Il faut donc conclure avec lesexpérii tateurs mis sur la voie par ces travaux, les capillaires obéissent aussi h une 3( que le cœur exerce médiatement sur par les artères ; il y a là un phénomène c plexe; impulsion du cœur, dos artères, capillaires; action des parois, de la ce séreuse, des parties du sang les unes su autres, des tissus environnants; atlrn par l'aspiration de l'oreillette droite, eU faut tenir compte de tout cela pour cii voir les oscillations remarquables que i sente la circulation capillaire.

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