IV. — CircuiatioM capillairet spéckki
Paget (On inflammat.<, med. Gazet , L 1850, p. 968) a observé sur l'aile des cl souris, que souvent des artérioles du se et du troisième ordre de ramifications \ sent dans des veines d'un calibre co^^l^i dant et y portent directement le sang.
Schulz (de l'Université de Berlin) e^ premier qui ait étudié avec détail les cin i tions capillaires spéciales iJoum. d. /' t. VII, Paris, 1828) qui avaient cepemian signalées depuis longtemps, par exeuiflt. | Bordeu. Dans son travail sur le mouvei périphérique du sang, Schulz prouve q
un grand rôle dans les mystérieux phénorn» m la vie spéciale des organes, dans leurs Ioik privées (nutrition, accroissement) , ei »^'"^^, , lions publiques (sécrétions , mouvemeni , n porte d étudier avec soin cette disposiuon. t on j les ouvrages déjà cités, et, de plus. Ber"^^ ' dermikrouop.GebildMyi), Kôlliker, H'b;'; ' Legendre (Paris 1852), MuLLER,P/;y««';J r^' QUATREF4GES (Builet. de la *oc. philont. 1»^ > • (152) \ou. les recherches de Poiseuilit, n^ bois d'Amiens et les discussions qu'eJ es mn^ «^ nées (Poiseuille, Du mouvement des f'7"' ' Us tubes très'petits,ÛAnsMém, des sav f^'f"^.. p. 433 (4846) ; Dubois, sur fhypérémte. Lcse i ces de Poiseuille ont été conilrmecs par tt» | rago, Uabinct, Uoguauit, etc.
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CAP
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t'Aie, retenu dans les réseaui capillaires, M T s^umer plus ou moins longtemps i^int dereTBoir dans la masse totale. Evii^oufient, les réseaux des vaisseaux dont 3 «» parlons ne sont pas comparables aux •^tbaitéhels ou veineux, où rébranlement ir^ globales a lieu en masse. Dans les vaisi^iui cipillaires, la trame est si One gu'il est ^ipossible que tous les globules reviennent "' passent ensemble ; il n*est donc pas sury^sm\ qu'une portion de sang poussé dans A capillaires par le cœur et les artères soit Mr au plus ou moins longtemps par ces tra- .ki^ turlueui qui tendent à dévier les glo- ^^de leur route : on doit tenir compte siiikurs de Vensenoble des circonstances p^ nous avons éaamérées.
1. Cl. Bernard a fait des expériences régates sur le rapport des nerfs et de la Cdlo* '!Âcatàoa. U coupe sur un lapin le filet du oaod sympathique qui fait communiquer •f ^n^OQ cervical supérieur avec Tinféfftfur et observe une augmentation manifeste àK ciloridté du côté correspondant de la ftoe, iiec une injection très-prononcée du r^se&Q capillaire : si Ion soumet alors le nerf i TuAutoeedu galvanisme, la température bafi^^VMtTentre dans l'ordre normal (153). U y^ amènerait donc la dilatation par pvi!f5Je<tes vaisseaux, et la galvanisation, fer (^traction par excitation : dans c« AfBBff temps, C- Bernard a opéré de it^or jaries nerfs provenant de la moelle ^pBKfç,et les phénomènes ont paru inverse i>il, doù Ion a conclu que le grand fiapitàîqae préside ^ la contraction, et Taxe rér!tfv-$pinal à la dilatation des capillaires. AoaraBonsque M. Cl. Bernard, en galva* asuA le bout supérieur du nerf coupé , ^0^ localement sur les capillaires , et pn«fait ainsi la théorie de la circulation fpA3ile : donc, a-t*on dit, cette circulation M èire affectée par la section de certains atffc, d'une manière particulière, tandis qu*il ^ ks lésions des centres nerveux qui atfectûi la rirculation générale sans atteindre la ci^tion spéciale de certains organes.
^ £iiminons maintenant les phénomènes ré- ''^•:Sy en établissant un rapport entre deux > lis de ce système, au moyen des nerfs, et 'k/'pendamment de Tétat général de la cir- 'i^^um. Citons, par exemple, la congestion '•» i estomac consécutive à celle de la mu- '«-^i^ buccale. De même les émotions im- /«i^oautesà troubler la circulation générale, Vimninent cependant soit la rougeur, soit ' piiear des capillaires de la face. Plaçons «ûc,prësducirculus d'Harvey, la circula-
^^) C. Beuabd , Compt. rend, de la Société de " ' ^ tV, p. 168, 1852; r. aussi son ouvr. «ter leg ^^.tfôi). (Vo|. art. SvsT. nbrvbdx , d'autres tra- 'M lit iDéiiie genre.)
tU' lue liénû-section latérale de la moelle dor« '*^ aiiéiie uae élévation de température dans le "^^We postérieur correspondant et paralysé, et \*sUisKiDent dans le membre opposé resté sain. ^«^-SiQuAi» Experiment re$earch, p. 75, et " tC5.)
^ ptiysiologisie pense, comme B. Séquard,
tion spéciale, qui varie suivant les réseaux, c'est-a-dire suivant les organes et surtout suivant la manière dont ces organes sont reliés par les circuits nerveux. Ajoutons quelques mots sur les actes intimes de nutrition, de sécrétion, qui se passent dans les ca- Î)illaires; ils se lient intimement à la circuation.
Y. -^ De rendoimote et de Pexûêmoie dam ki
eapiUairee,
Lower, Bichat, et bien des auteurs modernes, ont établi par des expériences ingénieuses, que le sang amené noir dans les capillaires du poumon, prend en les traversant la couleur rutilante qui caractérise le sang artériel.
Le changement de coloration dépend des échanges de gaz à travers les tuniques des capillaires sanguins; on le croit d'autant mieux que d'après Kôlliker , on a vu des capillaires à 0,002 de mm. de répiihélium des vésicules.
Dans les autres organes, il se produit un phénomène inverse ; le sang, artériel dans les capillaires généraux, passe dans les veines à Fétatde sang veineux.
Prenons pour exemple un muscle, dont la fibre rouge demande une nutrition si active. Ce muscle fait à travers les tuniques un double échange : il s'empare du plasma ou suc nourricier, et rejette, pftr exemple, la créatine, etc., que ces mômes capillaires vont transporter dans un autre organe chargé de rélimination. Observons en passant que, dans certains cas, les capillaires ne se prêtent plus aussi bien à ces deux phénomènes, surtout à cause de Tépaississement de leurs parois.
Pendant la digestion, la surface de l'intestin grêle est le siège d'un mouvement très-actif au travers de ses villosilés, dont les chylifères occupent le centre, et les sanguins la surface. Il y a, dans ce cas, un véritable courant d'endosmose et d'exosmose.
Les expériences de Nysten, de M. Favre, de Magendie, prouvent que, les propriétés endostomotiques des capillaires restant les mêmes, les conditions de texture dans lesquelles ils sont placés jouent un rôle important dans la nature de fétimination de certaines substances, dans des organes complexes, tel que le rein. Nous avons des conditions plus spéciales pour Texcrétion de quelques produits, l'urée, par exemple.
Du reste, les expériences plus récentes de M. Bernard prouvent encore mieux la spécialité des voies d'élimination.
que la section de la moelle amène toujours une dilatation paralytique des vaisseaux sanguins, d'où afflux du sang, élévation de la température, etc.; mais à côté de ces expériences on doit placer les suivantes : coupez la cinquième paire, le nerf lucial dans le crâne, les racines antérieures el postérieures des nerfs spinanx, vous observerez censtaninient, dans les parties innervées, un abaissement de température de un à cinq degrés (Bsanard}.
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Pour le foie, on est disposé à admettre que la formation du sucre se lie intimement à la formation de la bile dans les conduits sécréteurs de cet organe; car, pour la production de ces deux substances caractéristiques, la texture du foie se montre avec le même aspect : il semble que si le sucre existait dans* le système circulatoire, dans l'abstinence, de la même manière que dans l'état de diges* tion, les physiologistes auraient trouvé d'autres objections, d'autres rectifications que celles qu'on a généralement proposées relativement è la théorie gl ycogénique. Il y a encore là bien des mystères à éclaircir. Nous reprendrons ces questions aux articles Nu- TRrrioN. SÉCRÉTION, ctc. L'on doit avoir soin de distinguer l'exhalation sécrétoire des sécrétions plus complexes. Dans les premières (sérosité), l'élaboration se fait à travers les vaisseaux seuls; dans les secondes (lait, sperme), il y a, de plus, celle de cellules, de tubes, etc., spéciaux.
Yl. — Modificatiofu phpiologiquet deê eaj^llairet par divert agentê phyagueê et dam certains étutê mùrbideê»
Suivant le professeur Bérard, le froid, en modifiant la couche immobile du sérum , y ralentit la circulation du sang; mais ce n'est pas la cause unique du phénomène ; le froid agit physiquement et vitalement sur les liquides, les solides, l'organisme entier. On peut directement observer ce phénomène sur les pattes de grenouilles. Si on place de la glace sur le mésentère d'une grenouille, le mouvement de rotation des globules est plus prononcé , en même temps que leur mouvement de translation diminue de vitesse, puis le sang finit par stagner; si on enlève la glace, la circulation se rétablit.
Par contre, si on verse sur le mésentère de l'eau à 40 degrés, l'activité de la circulation devient telle qu'il est impossible de suivre ou d'observer les globules en particulier. Il faut remarquer que chez les animaux à température constante la circulation est bien plus sensible. En etfet, le froid, sur le mésentère d'une souris, arrête la circulation dans beaucoup de capillaires.
• H. Poiseuille ayant soumis des têtards de grenouilles à la pression d'une forte colonne de mercure, n'a nen observé surla circulation capillaire; mais si on soumet à l'action du viae une jeune souris, à une pression de 12 degrés les globules diminuent de vitesse; h 8 degrés, ils oscillent; enfin, plus bas, ils s'arrêtent complètement. Ce document sert à M. Bérard pour venir à l'appui de sa doctrine sur l'asphyxie.
Il est évident que, pour les ventouses, les conditions diffèrent beaucoup. Dans le premier cas, tout le corps est sous TinQuence de la pression ; dans le second , une partie seulement.
Kôlliker et Basse observèrent les premiers, sur un sujet mort h la suite d'un catarrhe chronique, les dilatations totales ou partielles,
et l'allongement des capillaires de la nu
aueuse des bronches. Sur le cerveau râum s trouvèrent des dilatations sacciforajcs a vaisseaux.
Bruch (1846) trouva les mêmes dilatn!i< sur une chienne morte de péritonite; Eik les rencontra dans un gottre vasculaire (Ihi Virchow observa, dans un cas d'hyperlrot ' inflammatoire des papilles de la p( au, i longement et la dilatation des capillii:. mais il ajouta qu'on rencoDlre ces pfK ; mènes dans les tissus non enflammés, ei, i suite, que l'ectasie des capillaires doit <, surtout considérée comme conséquence dr pression du sang sur les parois des vai^^Nâ altérés par suite de troubles nutritifs, a.. nant souvent la transformation g^aisslMJ^' la tunique du capillaire. {Arehiv . et M^ fur PathoL anaî. U lU,p. 428, 1851.)
Henle croit que le plasma du sàu^ p.' dans les tissus par endosmose; il repr; nature du sang, la pression, la vélociié, t : propriété endosmotique de la paroi li<J^ t pillaires comme conditions du phénoiuL":
Pour Henle, la contraction des captii restreint l'endosmose du plasma, et pr la pâleur; leur atonie, leur paralysie «k minent la rougeur, et raccumuiatinn \ grande du plasma ; car l'étendue de I ( ^î perméable devient plus grande. Ce «(i prouve, ajoute-t-il, c'est la grande qu.: des corpuscules sanguins dans les capi . > dilatés. On voit donc que, pour Henle, h • ralysie des capillaires est la cause prix I de la congestion, de l'inflammation et cl* sudation en général. On voit combien la i. rie de Henle diffère de celle de Viich()\^
Paget {Med. Gax. t. XLV, Lond. 1' dans son travail sur l'inflammation, sou les mêmes idées aue Henle.
Warton Jones, aans son remarquable moire (Guy'e hoep. rep. t. Vil, 1850), e\ les principaux phénomènes relatifs au u d'accumulation des globules, dans la ci!. tion et la stagnation étudiées sur la piV la grenouille, au moyen de la solution < centrée de sel marin.
La stagnation commence dans les ca} res, et s'étend dans les veines, d'un côte , » les artères, de l'autre : elle est dctenu . par les globules rouges qui s'attachent .< parois, puis par d'autres qui s'attaclioiii •
Eremiers, ce qui forme de petits tampoi.v ouche le vaisseau; les globules biano ^' f)lus nombreux dans les veines voisines. e cours du sang n'est que retardé : <: f moindre courant Tes fait progresser ; si rei dant quelques-uns adhèrent , ils ne tai •
{>as à s'accumuler en masse, et à prendre < ormes plus ou moins irrégulières.
Warton Jones et Paget ont également i connu que le cours du sang est })Ius m; dans les canaux resserrés que dans ceu^ ' sont dilatés.
Lebert (Phys. paihol, et Soc, hiol. 1^ observe, ainsi que Reichert, l'état tortm u\ le rétrécissement des capillaires sous une fluence marquée, et ils ont prouvé que prétendues nodosités de Kôlliker et lU
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e^DRiil qu'un seul capillaire, enrtmlé, mais inTriiil le mflnie diamèlre. Cette observation et «ujourd'hui pleiaement justifiée par les i-Kiui de H. Lebert.
\'q^\ !Banéii^terbueh der Pkyi. v. Wag- ■f , Eiziiid.) rallache surtout rinflamina>
;n à l'attraction des parenchymes Ainsi que'
DE PHYSIOtOGIE. CÏR 318
sur ces idéos. {Yoy. dans ce Dictiounairv , l'art. Vasculaibe.)
CIRCULATION ciibz l'hohmb et les hau-
UFÈHBS.