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II. — Circulation tanguine

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La circulation sanguine est cette partie de la circulation qui traite du trajet que parcourt le sang artériel et veineux ou le sang proprement dit. Le cœur en est le centre ; il est aussi Tagent commun principal de l'impulsion qui pousse le fluide vers tous les points de l'organisme vivant. 11 importe néanmoins de tenir grand compte des autres forces circulatoires motrices (action des artères, des capillaires, de veines, etc.)- Le cœur droit et le cœur gauche, simplement adossés l'un à Tautre, forment deux parties unies et pourtant séparées; la circulation artérielle (correspondant au cœur gauche), et la circulation vemeuse (répondant au cœur droit), constitueraient donc deux circulations distinctes, si les deux sangs ne communiquaient point dans les capillaires généraux et dans ceux du poumon; mais cette communication rétablit ia continuité du cours du sang. On pourrait étudier séparément la circulation du cœur droit ou veineuse et celle du cœur gauche ou artérielle^ comme on décrit, à part, Ja circulation générale et celle qui se passe surtout dans les capillaires du poumon, sous les noms de grande et de petite circulation, ou de circulation générale et circulation pulmonaire. Nous indiquerons ce mode de description, pour nous conformer à l'usage, tout en rappelant qu'il n'est pas très-philosophique ; les animaux, qui offrent ce double cercle, sont nommés animaux à double circulation. Dans la première, le sanç artériel partant du ventricule gauche, arrive dans toutes les parties du corps au moyen de Yartire aorte qui la distribue partout, et revient (veineux), à l'oreilleite droite par les deux veines caves [su^ périeureei inférieure) et par les deux [vetnes tardiaques) ; dans la seconde, le sang veineux se rend dans le ventricule droit qui la lance par V artère pulmonaire dans les poumons où il s'artérialise et rentre par les quatre veines pulmonaires dans Voretllette gauche qui le transmet au ventricule gauche, pour le lancer de nouveau d/ins tous les points du corps. Dans les artères, le courant sanguin est centrifuge; il est centripète dans les veines.

A. Petite ctrcu/ahon. — L'oreillette droite reçoit par les veines caves et la grande veine cardiaque le sang veineux qui revient de tous les capillaires généraux; ce iluide pénètre dans 1 oreillette pendant sa diastole (instant de dilatation); une petite quantité s'introduit même dans le ventricule droit, malgré sa contraction. Immédiatement après, l'oreillette se contracte (systole auriculaire), et le sang contenu dans sisi cavité se porte dans le ventricule droit dilaté par sa diastole, à travers i'ori&ce auriculo-ventriculaire largement ouvert par l'abaissement de la valvule tricuspide. Le ventricule, distendu par l'abord du sang, se contracte alors (systole ventriculaire), son oriûce auriculaire se ferme par l'élévation de la soupape triglochine, tandis que Tonûce de l'artère pulmonaire dilatée s'ouvre en vertu de l'abaissement des

valvules sigmoidés de ce vaisseau . le san^^ veineux ne reflue qu'en petite propotiion dans l'oreillette, et se précipite presque inm entier dans l'artère pulmonaire, et de là, driu les capillaires du poumon, où il est soiiii;i> è l'action vivifiante de l'oxygène aim(ts|il]Hrique. De ces capillaires il passe daib K> veines pulmonaires qui le conduisent, o\}géné, à l'oreillette gauche.

Telle est la petite circulation dans s<.u ensemble. Elle est accomplie par un moivement péristaltique continu qui se din.f: 1* des veines générales vers l'oreilleite dm i ; 2* de celle-ci vers le ventricule du un:, côté; 3* de ce dernier, vers l'artère pniu, .. naire; 4** de ce vaisseau vers le pouiiKn; 5"* des poumons vers les veines pulinonaii>, jouant le rôle d'artères; 6* de ces tioin. veineux vers l'oreillette gauche. PartDui, ks valvules s'abaissent devant le flot saii^uii ; partout aussi, l'ondée sanguine rencont.

devant elle des cavités dilatées pour la rcevoir. A côté de ce mouvement en a\y.\ on observe aussi un mouvement en nrrr ou de reflux, un mouvement antip(''n^' tique, mais le reflux est arrêté sans c par l'élévation des valvules, la conlraci des cavités déjà parcourues, l'arrivée de n velles ondées sançuines^ de sorte que <^ reflux est peu considérable et que le )M)ii veineux qu'il produit, est faible et de [k d'étendue.

B. Grande circulation. — Pendant sa d:> tôle, l'oreillette gauche reçoit des veines [n! monaires un sang vivifié par son pa dans les poumons; la systole aurlcu

Î[ui survient immédiatement après, va aire franchir l'oriQce auriculo-ventrirulM gauche, et l'introduire dans ce même veiri cule qui se trouve en diastole : alors ^li vient la systole ventriculaire, et le s<^^ pressé de s'échapper, ne peut plus re\t dans Toreillette dont l'ontice ventricuK est ftrmé par la valvule mitrale forUiiK appliquée sur cet oriûce, par les colonie charnues : il ne lui reste d'autre passade p celui de l'artère aorte, par laquelle s okn. l'ondée sanguine, empêchée elle-m^in*' >: refluer vers le ventricule, par l'abaissein* : des valvules sigmoïdesde l'oriGce venlri(u> aortique. Le ipécanisme de la grande ti. culation est donc extrêmement simple, i'. moins dans son ensemble; nous pouvcr déjà pressentir, que le sang artériel va [>. ; courir les diverses parties de l'organisuK , épuiser ses forces vivifiantes dans les (ai i laires généraux, où se passent les acie> <! sécrétion et de nutrition, et cpmmuuiq»

par ces petits canaux, avec les veines, a:i de revenir demander aux poumons une ik* vellevivification pour recommencer sans ec>. son rôle excitateur.

Examinons maintenant la circulation sm un autre aspect, en passant en revue circulation dans le cœur, les artères, i vaisseaux capillaires, les veines

C. CirctUation dans le cœur. — Celle-ci o<' siste dans l'action des oreillettes et des vti tricules; les premières reçoivent le sang <

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tggtes les parties du corps par les Yeines ï ssig oœr (oreillette droite) et par les veinés puliDOoaires (à sang rouge, oreillette gncoe); pois elles le lancent dans les venthôiJes : les seconds (ventricules) reçoivent le sans ^^ oreillettes et le projettent dans yA le eom (ventricule gauche jm Tartère tanel et (uos les poumons (ventricule droit |it l'arlère pulmonaire).

Etudions donc avec HM. Beau, Cbauveau, Cekheim, Béraud, etc., le mouvement du HE^ dans les oreillettes et les ventricules, y« traiterons ensuite du mouvement de )ffàM du eoBur et du soulèvement des pars thoraciqttes.(Foy. Béraud, JPAyfto/. art.

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