MoïïtimeiU du Mong âanê hê wreilletitt
n éaiu la veniricules, — H. Beau a décrit
*« géoéral, avec un talent remarquable, les
l'j^iKXDèoes de cette partie de la circulation.
L i&d^ sanguine renièrmée dans l'oreillette,
^a^arec force de haut en bas et d'arrière
*L2Tut, soulève les valvules auriculo-ven-
ir.(!ùircs, débouche en masse par l'ouver-
tx't îeotrieulaire dans le yentricule qu'elle
'^ad et dont le sommet éprouve alors un
^^Teaeot en bas et en avant. Elle n'est
> ^ndAt dans le ventricule que celui-ci se
^'^itii; sa pointe, qui était portée en
i'f^ nrient à son état naturel ; il se ré-
tnntàKtous les sens ; les valvules auriculo-
T:^«Y£iires s'appliquent contre leur ori-
^^< 1 oodée sanguine, violemment refoulée^
r^^ks trois vamiles semi-lunaires et pé-
^ dans l'artère, qui subit alors ce mou-
^"-^ bref de dilatation et de resserrement
'^ oDQstilae le pouli. Ces différents mou-
^SKB^i, par lesquels l'ondée sanguine passe
>' iV^reilIette dans l'artère, se succèdent fort
n^iemeot, comme convuisivement, de telle
Mt^ que leur ensemble paratt former un
^j^emnt unique, et que la contraction
k Toreilletie, qui est le premier de tous,
a presque isochrone avec le pouls artériel
VÀtst le dernier. Cela fait que le ventri-
^ ^ déjà vide (156) avant aue l'oreillette
^ «|atée de nouveau, et pendant que, d'un
^' ^ valvules semi-lunaires s'abussent
E^'rttenir le sang dans l'artère, de l'autre,
^ik'jQTelle ondée se forme dans l'oreillette,
^ ^iite de l'introduction dans sa cavité du
^ Ttineux, qui s'y est précipité du mo-
^1 <pe la contraction a cessé. Telle est,
'^soe IL Beau, la série des mouvements
^ c^iQstituent un battement complet ou
^ ^^olution do coeur, et à l'aide desquels
^10^ passe de la veine dans l'artère. On
^U\fiUT en avoir une juste idée, necon-
^fyrque la contraction et la dilatation de
^i.!ttie : après la première et presque en
^ temps ont lieu les mouvements duven-
i^*^ et de l'artère; pendant la seconde le
b^ncttle est vide et l'artère immobile. 11
tf'ielà que : 1* les valvules auriculo-ven-
^ulaires et semi-lunaires sont soulevées
^lue dans le même temps par le passage
du sanç qui est comme instantané; 2* quil y a toujours une ondée complète ou incomplète dans le cœur : il n'y en a jamais plus aune à la fois; 3* que le ventricule est en repos et vide pendant la dilatation et la répletion de l'oreillette; mais celle-ci ne se repose pour ainsi dire pas, étant toujours en action de contraction ou de réplétion, chassant le sang d*un côté ou le recevant de l'autre sans interruption.
Quand les oreillettes sont sur le point d'exécuter leur systole, quoique flasques et affaissées, elles sont arrivées a leur plus haut degré de plénitude. Leur contraction a pour effet de déverser leur contenu dans les ventricules. Mais tout le sang des oreillettes prendil cette voie ouverte devant lui? Evidemment non : une petite portion reflue par les orfices veineux, et il en reste une notable quantité dans les orifices auriculaires. Le reflux par les veines se comprend à la seule inspection de la disposition anatomique que Ï>résentent ces canaux en s'abouchant avec es oreillettes. C'est un phénomène assez fréquent chez le cheval en santé (du moins dans le cœur droit), très-peu marqué quand la respiration s'exécute librement, et qui apparaît de la manière la plus manifeste aussitôt qu'elle se trouve gênée par une cause quelconque. L'aspect extérieur des oreillettes démontre déjà qu'elles ne se vident point complètement. Mais on peut s'en convainc?3 directement : il suffit d'introduire le doigt par une petite plaie dans l'une des cavités auriculaires, et l'on sent alors parfaitement qu'elles contiennent encore une assez grande quantité de sang. Nous sommes disposé à nous rattacher au résultat des expénences de M. Chauveau, bien que totis les auteurs ne soient point de cet avis.
Cette dernière expérience prouve encore que la systole auriculaire ne communique au fluide sanguin qu'une bien faible impulsion. En effet, le doigt maintenu au niveau de l'orifice auriculo-ventriculaire ne sent
I)oint le frottement du sang au moment de a contraction de l'oreillette, ce qui aurait lieu si l'impulsion était vigoureuse. L'expérience qui consiste à couper la pointe du cœur, pour ouvrir les deux ventricules par leur fond, amène exactement la même conclnsîoû, car le sang ne s'échappe des ouvertures artificielles du cœur, sous forme de I'et, qu'au moment de la systole ventricuaire ; il s'écoule en nappe pendant la contraction des oreillettes. (Chauybau.)
Ainsi donc, dans le premier temps d'une révolution du cœur, les cavités auriculaires diminuent de capacité, et chassent le sang dans les ventricules, qui se dilatent plus ou moins h l'arrivée de cette nouvelle ondée
Voyons maintenant ce qui se passe dans le deuxième temps, c'est-à-dire pendant la systole des cavités ventriculaires.
Le sang qu'elles contiennent, pressé de toutes parts par le raccourcissement des fibres
t>itNo«sn*adiiieit4Mis pas, d^one le laeiué cmiére des cavités.
Dktiosh. de Physiologie
manière absolue, ces mouvements convnlsils si puissants, et
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musculaires, tend à s'échapper par les ouvertures qui se trouvent a sa portée, c'està-^ire les oriflces artériefs et auriculo-ventriculaires. Or, il est clair que les soupapes qui garnissent ces derniers se relèveront pour fermer ces oriGces et s'opposer au re« flux du sang dans les oreillettes. Les orifices artériels s'ouvrant, au contraire, sous la pression du sang qui soulève les valvules si^oï-* des, c*est par cette voie que la double ondée sanguine s échappera pour se propager dans toute l'étendue des arbres artériels.
Mouvements des valvuUes et des anneaux du eeeur. — Nous avons renvoyé ici, pour plus de facilité, Texamen de ces mouvements par* tiels intérieurs, en partie déterminés par le cours rétrograde ou reflux du sang , et qui ont pour résultat l'arrêt momentané du courant.
Au moment même où les ventricules entrent en contraction, les valvules triglochines se redressent, s'affrontent par leurs bords, et se tendent au point de devenir convexes par en haut, de manière à former un dôme multi» concave au^destus de la cavité ventriculaire» Ce fait curieux est extrêmement facile à constater. On peut, dans les expériences, palper la surface convexe formée par chaque valvule et les sillons qui marquent le lieu de leur juxtaposition. Oa peut même engager l'extrémité du doigt entre les trois valvmes, vers le point central gui les réunit, et éprouver alors une pression circulaire très-sensible. Nous admettons néanmoins, avec H. Parchappe, le resserrement de Torifice auriculoventncuiaire, mais dans des limites plus restreintes; pour nous, cet orifice se resserre assez pour permettre l'affrontement marginal des valvules , mais pas beaucoup plus. Cet affrontement est, du reste, aussi parfait que possible. Il intercepte toute communication entre la cavité veineuse et la cavité artérielle s l'observation extérieure du cœur le démontre à elle seule suUisamment; car l'œil ne per-^ (uit aucun reflux des ventricules vers les oreillettes. (Chauvbau.)
Cette disposition des valvules auriculo-ventriculaires pendant la systole inférieure du oœur nous enseigne assez que les ventricules ne peuvent se vider complètement pendant ceue systole. 11 existe eu effet, à la fin de ce mouvement, sous la voûte valvulaire du cœur gauche et du cœur droit, une cavité conique qui contient encore une certaine quantité de sang. On peut s'en assurer par l'exploration directe, au moyen du doigt introduit par l'orifice auriculo-ventriculaire, ou même par l'examen extérieur des ventricules, lesquels, nous l'avons dit, se montrent gros et globu* leux à leur base. (In.j
Le sang nest donc point lancé, en totalité, dans les artères à chaque mouvement de sf&tole. L'ondée qui pénètre alors dans ces canaux ne laisse cependant pas que d'être considérable. C'est elle, on le sait, qui, par la force impulsive dont elle est animée, produit, pour une forte part, la pulsation artérielle. On conçoit que l'élasticité et la force motrice des parois des artères ne permette
pas à cette force impulsive de dételopper ses effets dans tous les points du corps à la fois; d'oili un retard du choc artériel sur la.s} siole des ventricules, retard d'autant plus long que les vaisseaux dans lesquels il se fait seiuir sont plus éloignés du cœur. Pour éviter toute répétition, ce n'est que plus loin que nou<; parlerons du mouvement des valvules si;;moïdes et des anneaux artériels correspi^ndants.
II. Du mouvement de totalité ou de rmd du ccsur, et du sotUèvement des parois thoraciques, — Les mouvements relatifs ou de resserrement, de torsion et de dilatation du cœur, sont la manifestation et la conséqueri' i immédiate de sa contraction, laquelle diit rmine en même temps le cours du Hjuiit;. Pendant que le cœur se contracte et chisv le sang, il est, en outre, le siège d'un mouvement de totalité, dit aussi général ou absolu. conséquence immédiate de la projection ventriculaire du sang et médiate de la coniid tion des ventricules. Ce mouvement consb en une projection en masse par un déplai ment de son centre de gravité d'arrière : avant. Il se manifeste à l'extérieur par i: soulèvement de la paroi Ihoraciaue gauc i. tm peu au-dessous de la mamelle, sur u: ligne verticale passant un peu en avant \.. mamelon.
Nous avons déjà étudié les mouvcme!r relatifs ou partiels du cœur, mais il ne lu pas confondre avec eux le mouvement ù totalité ou mouvement de locomotion le [ù.^ manifeste, qui en est bien différent par ^ manifestation extérieure et par sa cause in médiate; et bien qu'il coïncide avec les y\'>miers, ce ne sont point eux qui le dêton.i' nent.
Il y a naturellement deux choses à exan ner ici : l*" le phénomène de déplacem total du cœur (sans s'inquiéter de sa criK se manifestant normalement par le soukment thoracique; 2* la cause du ph^i mène.
1 . Déplacement du cosur. — Le cœur est siège de mouvements réguliers qui ne k^ sent qu'avec la vie. Chez l'homme vivant, < sent ces mouvements dans le lieu de la (•' trine où correspond la pointe du cœur, '^ dessous de la mamelle, entre les cartiLi: des cinauième et sixième côtes gauclies. i plaçant le doigt sur ce point, on pcrçoitt des intervalles réguliers, une impulsion qn • nomme battement. Ces battements sont sn vent perceptibles à la vue, ou bien on i * les reconnaître sur soi-même se manifcst par une sensation d'ébranlement. On p' aussi observer directement ces mouvemii dans les vivisections, ou bien encore d<^ certains vices de conformation. (Cruveilhh MoNOD, Fauvel, Folun, etc.) Si, en tii on ouvre la poitrine d'un animal vivant, •constate que, dans chaque battement, ie eu se déplace en totalité et se projette en avu- II est certain que cetle locomotion tst i" limitée lorsque la poitrine est intacte, ( ^^r cœur n'a autour de lui ni vide, ni air^i" lequel il puisse se déplacer libreiLcnl. CtW
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drmière considération a fSftil nattre des doutes «or la locomotion du cœur; mais, sous ce npporf, Je coeur est d'une manière continue inKlescooifitions du cenreau, qui se meut >irsfu'oo a pratiqué une ouTerture à la por* '^ osseuse inextensible de la botte crâ- -j^noe, ou mieux dans le cas du cerveau de cabot, arant l'ossification des fontanelles.
1 œ saurait j avoir incertitude sur ce point ^^fsioiogie; on peut, avec la main, sentir 'âoôuTemeots du cœur à travers les parois
2 la poitrine. Dans un cas où Barry avait rïodait la main dans 'e péricarde d'un •-^Ti), en la taisant pénétrer par une ouver- '^ do diaphragme, ses doigts se trouvèrent (^teoieot pressés contre la paroi thoracique idtffoe reTolution du cœur.
E De iaodrait cependant fias s'imaginer que
is ctEor bat contre la poitrine à la manière
fm bittaot de cloche. Cette idée vient en
-Srt oaturellement dans l'esprit quand on
'l'irkétehoe du cœur; mais c'est là une mau-
'Cse eipression , il n'y a choc que dans les
•ts^4ideui corps séparés viennent à se ren-
'*^-tr arec une puissance plus ou moins
çttde.fei nous u avons pas ces conditions,
*. ^nr o'ahandonne pas les parois tboraci-
'^drest plus ou moins mtimement ap*
;'''7^;kpoumon ni la graisse ne s'interpo-
*^'-^f^àtà chaqwie révolution du cœur entre
- ji H 11 paroi du thorax, de manière à per*
^•^ î celui-là de choquer cette dernière
i:^ réeartement brusque préalable du pou-
' ^ :1e.; aussi Taut-il mieux se servir du
^ '^ les expressions choc du cœwr^ batte^ *f»iéë ecwr ou U cœur bat contre la poitrine ^Jc! loeiactes. On ne petit frapper ce qu'on ^^ et Ton ne bat que ce que l'on ne '^at pas. Or, le cœur est en contact sur ^ î^ points avec les organes et les parois ^>^i lues ; il est pressé d'une manière égale, ^^^ tersa, dans Tétat de repos. Mais lorsk- se meut, soit partiellement, soit en to- ■^ ii déplace et soulève ce qu'il touche, '^^re les parois thoraciqùes, d'autant ^'^ iniquement et plus fort (grâce à leur <* «^Inlité et à leur élasticité) que ses raou« ^!^^, celui de totalité surtout, sont plus ^^çques et plus brusques. Il n'y a choc fc contre* ]3 main lorsqu'on la place è une ^H^Jte distance des parois thoraciques au ^Atut de leur soulèvement (Lrtré et Robw , ^ de Médecine, 1855, art. Recul). Si on la ^ au contact de la poitrine, elle est sou- ^ arec celle-ci, mais non frappée; seule- ^l comme le soulèvement est brusque, on ^ conduit à l'attribuer à un choc qui au- I •i<m à la bce ioteme des côtes, et cette ?>:^tse, très-naturelle en apparence, mais Bie en réalité, a toujours pesé sur les in* prétations du phénomène observé.
^ rapport à Taxe du corps, ou mieux à C'Vonne vertébrale, par rapport au liquide i pénètre dans les cavités à travers les ori* tï auriculaires et auriculo-ventriculaires, le ' J-* f onmce, se porte en dehors et en bas ; ^'^Pport à ses orifice artériels et au sang tta sort, le eœur recule. Il y a dans tous
les cas projection en masse de l'organe vers l'extérieur, et soulèvement de ce qu il touche dans cette direction, proportionné à l'énergie et à l'instantanéité de la translation.
U est clair, dit H. Chauveau, que si ce mouvement-lè n'avait pas lieu, l'extrémité des ventricules devrait s'éloigner du sternum, remonter vers les oreillettes, pendant la sys« tôle inférieure, comme dans l'expérience du cœur excisé et sorti de la poitrine, la pointe de Toi^ane étant libre. £h bien, il n en est rien. Pour s'en convaincre expérimentale^ ment, il suffit d'explorer le cœur avec la main introduite par l'abdomen à travers le diaphragme : on sent alors le sommet du cdne ventriculaire rester constamment en rapport avec le fond du sac péricardien. On peut encore ouvrir la paroi latérale de la poitrine d'un cheval, et saisir avec l'œil lui-même le mode de locomotion du eceur. Non-seulement alors on constate que l'extrémité des ventricules ne remonte point vers la masse auriculaire en abandonnant la paroi thoracique, mais on voit même quelquefois chez le cheval cette extrémité se porter très-légèrement vers l'appendice xipnoîde, sans s éloi- ^er ou se rapprocher sensiblement de la fiice interne du sternum. Il y a donc une projection : ceci est hors de doute. Chez l'homme, les choses doivent se passer exactement de la même manière, puisque son cœur se présente dans les mêmes conditions. En vue de l'étude de ce recul, nous avons tenu à expérimenter sur le singe, h cause des affinités de conformation çpii rapprochent cet animal de l'espèce humaine. Voici la relation de notre expérience : La £ice antérieure du cœur étant mise à nu, cet organe se montre à nos yeux exactement disposé comme chez l'homme, avec cette variante néanmoins qu'il n'est pas placé obliquement en travers du sternum , mais qu'il affecte une direction presque verticale dans le plan médian du corps. A chaque systole ventriculaire, on voit la pointe rester en place tout en exécutant son mouvement spiroïde, et la base s'abaisser de la manière la plus évidente, en avant presque exclusivement. A la fin de l'expérience, l'animal étant nir le point de mourir , les mouvements du cœur sont singulièrement affaiblis; on.peut remarquer alorê que la pointe du vieeère remonte légèrement vere la ba$e, au début de chaque mouvement de systole, pour être ramenée ensuite , par le recul , à sa position normale, d'une manière presque instantanée. (Chauveau.)
C'est, comme on le voit, la pointe ou mieux la partie de la face antérieure du ventricule gauche voisine d'elle qui, dans ce mouvement de totalité, pousse et soulève la paroi thoracique correspondante. Cette translation du cœur, ce déplacement du centre de sa cavité par un mouvement de totalité est visible : il est la cause du soulèvement des parois thoraciques; mais ce soulèvement n'est point dû aux mouvementé partiele ou relatifs de torêion et de soulèvement de la pointe* causés par la contraction ventriculaire ; ni au mouvement de dilatation avec allongement de la
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CIR
pointe ou turgescence des ventricules causé
()ar le sang qu'amène la contraction auricu* aire. C'est au mouvement absolu ou général du cœur qu'est dû ce soulèvement; celuici en est une conséquence immédiate, par suite de V^lasticité anatomique des parois thoraciques.
2. — Causes du mouvement de totalité ou de projection du cœur^ et par conséquent na^ ture de celui-ci. — Nous venons de voir !• que le cœur est le siège d'un mouvement de totalité; 2** par quel mécanisme le mouvement se manifeste; 3* qu'il a pour conséquence immédiate le soulèvement des parois thoraciques, mais que ce soulèvement n'est point dû à l'un des mouvements partiels.
U nous reste maintenant à déterminer les causes de ce mouvement de totalité. Celuici est imprimé au cœur au moyen d'une réaction égale à l'action, par le liquide que cet organe même a mis en mouvement. Cette translation est due au sang qui sort des ventricules, et non au sang qui entre dans leur cavité : car on comprend que Vun ou Fautre pourrait projeter les ventricules, et par suite tout le cœur, du côté des parois thoraciques. On comprend môme que ce pourrait être l'un et Pautre à la fois si ces deux phénomènes s'opéraient è peu près simultanément.
Dans Texamen des causes de ce phénomène il faut considérer: 1* les conditions statiques ou anatomiques qui le permettent du coté du cœur et du sang ; 2* le phénomène d'hydraulique même, en vertu duquel le cœur se 'porte du c6té des parois thoraciques et les soulève.
1* Conditions de mobilité de la totalité du cœur. — La base du cœur n'est fixe que par rapport aux fibres musculaires qui s'insèrent autour de ses orifices; mais elle ne Test pas d'une manière absolue. Des mouvements de latéralité et d'arrière en avant s'observent pathologiquement et normalement; ils sont permis par la laxité du tissu cellulaire qui sépare m base du cœur des gros vaisseaux, ceux-ci de la colonne vertébrale, ainsi que par Textensibilité et l'élasticité de ces derniers. Aussi faut-il déjà noter des déplacements de totalité du cœur qui sont étrangers à l'action du cœur sur le sang, et à la réaction de ce dernier sur lui, et qui ne dépendept pas du rbythme de chaque révolution du cœur. Ces déplacements sont liés au rhythme des mouvements respiratoires. Le cœur descend un peu pendant l'inspiration, 16 à 18 fois par minute, tiré en bas avec le péricarde par le foliole antérieur du centre phrénique, qui s'abaisse à chaque contraction du diaphragme, et il remonte pendant l'expiration, tant par la pression des viscères abdominaux que par suite de l'élasticité des artères aorte et pulmonaire, un peu tiraillées pendant l'abaissement.
Le cœur se déplace aussi en différents sens par la simple influence de la pesanteur, lorsque le corps est situé dans le décubitus horizontal, sur le ventre, sur le dos ou sur l'un des côtés. C'est ici que devaient être notés ces mouvements de totalité, parce que, pendant
qu'ils s'opèrent, les mouvements partiels dus à la contraction du cœur, et le muuveniem de totalité dû à la réaction du sang sur 1» cœur, continuent avec leurrhythraeordinain', modifiés seulement un peu dans leur mode de manifestation extérieure, selon que le cœur est élevé ou abaissé.
Il y a d'autre part, dans le cœur, des conditions directes de production d'un mouvement de totalité qui sont des plus remarquables, et qui ont longtemps été négligées. C'est le courant d'un fluide incompressible dans une cavité solide, courant sanguin brusquem» m déterminé par la plus grande masse du co ur , dans un sens toujours le même et hm\i\\ brusquement 4nterrompu. Or, la réaciun étant égale à l'action, l'effort contractile qm détermine cette projection développe, mi effet, sur la surface intérieure du cœur nu pression proportionnelle à l'intensité di la systole; et comme, en vertu des lois pli\<-
aues, cette pression est plus faible au nive u es orifices artériels chargés de donner éctulement au sang, le point de la paroi oppi" à ces orifices, voisin de la pointe du ca . supporte un excès de pression qui entrai: l'organe dans le sens de son grand axe, c'j ià-dire lui imprime un mouvement de nxu : car nous avons vu que le cœur est susp» im ; assez librement dans le sac fibro-séreux q i l'enveloppe, par les troncs élastiques des gi ^ vaisseaux.
Une enveloppe contractile, chassant un quide de son intérieur par une ou piusieu ^ ouvertures placées dans sa paroi, éprou^avant toute chose une réaction rectilignc dirigée en sens inverse de la résultante d forces qui représenteraient l'intensité dos i- '^ Le cœur , abstraction faite des oreill* tt> est un vase formé de deux compartirnr: ^ distincts parallèles au grand axe ; le liqu^ renfermé ne s'échappe point au dehors l'effet de sa pesanteur, mais par la cont: • tion simultanée de toutes les fibres qui n/ tituent les parois de ce vase. A tous épule cœur double agit f sauf des avantages tim. gers à la question) coomie si deux en i simples étaient placés sur deux point> >. cercle circulatoire. On peut donc faire t*' les raisonnements fondamentaux comme ^^ un cœur simple. Ceci étant posé, il y a à et blir un premier principe fondamental de jw • sique , a savoir qu'un vase à parois nu l< (par contractilite ou par élasticité) est (U les mêmes conditions lorsqu'il se c< i tracte ou revient sur lui-même , qu'un n «^ h parois fixes dans lequel un gaz ou u. vapeur se dégage instantanément.
Or, dans le cas présent, nous avons u: enveloppe contractile ou élastique, expuN .' un fluide fixe par sa compression. Le phen mène se passera exactement, quant aui (' actions produites, comme si nous avions u' enveloppe fixe contenant un liquide éiasti ; dont le volume augmenterait. Dans ce sec( ; cas, qui est celui des fusées d'artifice, d'i " cul des armes à feu, il y a tendance au dé}' cément de l'enveloppe en sens inverse » jet du fluide (Hiffelshbih).
CIR
CIR
Les conditions d'impulsion du cœur sont .r^auiogoes à celles du fusil, qui recule, irleorioslaotanéité et leurs interruptions. L t$ diffèrent de celles An tourniquet hydrau^ I jii que Gutbrod et Skoda on fait intervstr ilàns cette gueslion en 1836) en ce ié c'est bieD le liquide qui meut le solide; zi> le premier se meut lui-même d'une mifre continue par Faction de la pesanteur. Ii> le recul du cceur et celui du fusil il y
• ^^le différence aussi que le contenu du ■'L'est liquide, incompressible , inexlen- « '. projeté et propulseur du sang placé •>!otlui dans les artères aorte et pulmonaire- '■j^ies reotricules eux-mêmes; tandis Pf laos le fusO le contenu est gazeux, com- *:irJ)le, eitensible et en même temps pro- :.^rd un solide ou de gaz comme aussi a tibe qui le contient. Mais dans le cœur,
îrîesseDliel, c'est le contenant ou paroi qui
;-/iS*«î le sang, qui , bien que solide , est al-
:ms&TeiDeot contractile et extensible, fait
i «a M relroure que dans les corps orga-
:-^ ^ animaux, et partiellement dans le caout-
'' £ \k là rient que les conditions dans le
r.:àQisseQt par devenir d'ordre organique,
' '. :i Usez purement physiques et mécani-
'^ î«w que le calcul serve en rien à ré-
^•*>t^te question , qui reste toute d'ex-
[ '"■'v^drecte. Néanmoins, la présence des
J'^'^«du recul n'est oas douteuse. Que
Ȕ-i,ipoor gu'il ait lieu? que la section de
• '7^ irtériel représente une surface telle ;' jfolonne liquide è lacjuelle elle sert de •|^. mahipliée par sa vitesse d'impulsion •?*»« le poids du cceur : or la pression du ^*U^.^ le canal du vaisseau égale chez le^ j^'îraiieres le quart d'une atmosphère. Est- ■•^-^Nble de douter qu'une force semblable *;ii5sc soulever le coeur, même rempli eu •Çr'jre partie? (Hiffelsheim.)
^ ^ phénomène d'hydraulique consiste '^nmoutement de projection par recula en '^ auquel le cœur se porte du côté de la l^ihraeique et la soulève. La cause de ce J'^ïient général est un phénomène d'hy- •^•jumique et non la mise en jeu d'une •^^tioo anatomique. C'est un recul qu'é- ^'*^* le cœur lors de la propulsion du •*^ chassé par les parois ventriculaires qui ■' iîracient sur lui. Le liquide , pressé de ^'^ parts, pousse également en tous sens '*P».ties du cœur; celles qu'on voit céder * les orifices artériels par où sort le sang iintrémité opposée du cœur qui, touchant ^pirois du thorax les soulève autant qu'elle ^i'"" Ceue extrémité et les parois thora- ^t$ cèdent d'autant plus que l'effort d'expo on du sang est plus grand et surtout plus BP^^; car, comme dans la locomotion des J&aiojwdes, le point d'appui n'est que mo- «yné, si l'on peut ainsi aire : il est repré- F*' par la masse ou colonne de sang du ^^ qui résiste un instant, et chasse aussi ^ le sang du côté des artères que du côté ^ ) portion du cœur qui est dans la difaoa opposée, mais exerce une pression 'aire oue les parties latérales. Ainsi, fr'em , dans l'étude des mouvements du
cœur on a vu mal ou une partie seulement des choses, pour n'avoir tenu compte que des dispositions anatomiques du cœur, en négligeant les modifications qu'y apporte par instants , incessamment renouvelés , la présence du liquide sanguin en mouvement.
Le recul est plus que suffisant pour com-
f>enser le raccourcissement du cœur lors de a systole, sans qu'il cesse jamais de toucher la paroi thoracique (le poumon ne s'avançant jamais assez pour s'interposer); en outre, vers la base du cœur lorsqu'elle se rapproche de la pointe à chaque systole, l'espace qui tend à devenir libre se comble par diastole auriculaire et aiQux du sang veineux. Le cœur est de plus, en quelque sorte, entre deux masses, gazeuse [les poumons), en haut et sur les côtés, aemi-ikiuide en bas (la masse intestinale), de manière que chacun de ses mouvements de dilatation ou de contraction est suivi par eux sans vide possible. Le recul du cœur a lieu, ainsi que le montre l'expérience, dès l'instant même où la systole commence h expulser du sang dans les artères, dès l'instant ou les ventricules commencent è se vider. Ainsi, lors- Su'il a lieu, les ventricules sont déjà un peu ésemplis; mais ils ne le sont pas encore assez pour que leur diminution de volume soit encore bien saisissable par l'observateur qui n'est pas guidé par l'étude des conditions complexes d'accomplissement du phénomène.
Il en est de même pour le recul du fusil, qui a lieu instantanément dès le moment où le gaz commence k déplacerlaballe, et les expériences appropriées montrent qu'il a lieu lorsque la oalle n'a pas encore assez changé de place pour que l'œil puisse apprécier le déplacement. Lorsque le recul ou cœur a lieu, la vacuité, bien qu'ayant commencé en réalité , est encore trop petite pour être bien manifeste, et elle ne le devient qu'alors que déjà le cœur revient à sa place, ayant cessé de se vider ou se vidant assez lentement pour ne plus reculer. 11 n'est donc pas exact de dire que le cœur est vide lorsqu'il recule, ou au moins lorsqu'il commence à le faire, car il est en systole commençante seulement. D'autre part, de ce que les ventricules sont distendus lorsque le cœur est projeté en totalité, ce serait se tromper (et l'erreur a été faite) que d'en conclure que sa translation a lieu pendant leur diastole, et est due à la contraction des oreillettes, cause de cette diastole ventriculaire. En effet, le recul a lieu à l'instant même où la systole ventriculaire commence (sans être achevée), çiui est le moment sans intervalle de temps bien appréciable où finit la systole auriculaire.
On doit à M. HiOèlsheim des essais de démonstration expérimentale de l'application de ce théorème aux mouvements du cœur, ainsi que la distinction nette, dans la locomotion du cœur, de la translation totale et des mouvements relatifs (1S54). L'omission, dans les expériences, de cette condition capitale (l'influence sur le cœur, par réaction, du liquide qu'il meut) a frappé de nulKté la plupart de celles qui auparavant avaient été
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faite!^ sur la question du mouYement de totalité , lequel n'a pas habituellement été bien distingué des mouvements partiels. La connaissance de ces faits a suscité immédiatement un nombre considérable de nouvelles expériences sur le vivant, qui n'ont fait que confirmer les données qui en découlent. Parmi ' ces expériences, les dernières publiées, celles de M. Chnuveau (Gaz. méd., juillet 1856)» tiennent un rang important au point de vue de la conservation ,des conditions normales pendant l'examen des faits et sous celui de la prise en considération de toutes les conditions des phénomènes dans leur interprétation. Il conclut de ses observations directes sur le cheval, le chien et le singe, que le mouvement de projection du cœur est un mouvement de recul de la totalité de l'organe dans le sens de sa longueur , c'est-à-dire de sa base à sa pointe, pendant la systole ventriculaire.
Historique des hypothèses émises sur le moment ou le cœur soulève les parois thoraciques. — V Harvey, Haller, Senac, Borelli et, de nos jours, Magendie, Millier, M. le professeur Bouillaud , M. Parchappe et tant d'autres, soutiennent que le cœur bat la poitrine au moment de la syslole. D'un autre côté, M. Beau (Arch, gin. de méd,, 1835, 2* série, t. 1X9 p. 394} a affirmé que le cœur était projeté contre la poitrine pendant la diastole. MM. Hardy et Behier, Valleix et M. Verneuil ont soutenu les vues de ce sarant physiologiste.
2' En 1854, M.HiffeIsbeim {Comptes rendue et Mémoires de la Société de biologie , 1. 1 de la 2* série, p. 273 et suiv.) est venu prendre la défense ae l'opinion qui fait coïncider le battement du cœur avec la syslole ventriculaire. Par des recherches théoriques et expérimentales il a voulu démontrer que le cœur bat parce qu'il recule ; que le mouvement de la systole détermine médiatement le déplacement du cœur , et le précède par conséquent, tandis que l'expulsion du liquide est la cause immédiate de ce mouvement.
S'* Le redressement de la courbure de l'aorte et de l'artère pulmonaire au moment où la systole des ventricules y précipite le sang, causerait la locomotion du cœur suspendu à ces vaisseaux. Telle est l'opinion de âenac et des deux Hunter. Cette explication tombe devant les faits suivants : chez le jeune poulet, les vaisseaux sont droits et trop petits pour déplacer le cœur qui cependant se relève. Barry a vu que la courbure des artères ne se redresse pas, mais qu'elle augmente plutôt au moment du pouls. L'établissement d'un courant dans un tube courbe et Qexible ne diminue pas sa courbure (Càrson). Chez la grenouille on voit l'aorte se raccourcir et sa courbure s'exagérer plutôt que se redresser pendant la systole du cœur. Si, vers la fin de la systole , elle semble s'allonger un peu , c'est que l'oreillette distendue elle-même , étend à son tour le vaisseau qui lui adhère (Guerin).
4" L'oreillette gauche, pleine de sang pendant la systole et ne pouvant reculer à cause
de la colonne vertébrale, rcpousscrnit cœur en avant. D'après Senac qui a donij cette explication, ce n'était pas à l'ondic dl sang qui ai&ue dans les oreillettes nnr h veines, mais à la masse du sang que le vei tricule gauche repousse dans l oreillette moment de sa contraction qu'il faut attrilm la projection du cœur en avant. Haller av; émis cette même explication. On peut 0 jecter avec M. Bérard, que l'afflux du sn par les veines pulmonaires n'est pas Ini-nu n une cause assez puissante pour lancer cœur en avant, et que la masse de sang poussée par la valvule auriculo-venlriiul.' n'est pas assez considérable pour réaj^ir ai; sur le cœur. On doit appliquer la ni^Mnc 1 jection à l'explication suivante de M.Ilope, savoir : que les valvules auricuio-ventni laires, repoussées en arrière pendant la m tôle, agissent sur une colonne de liquidi ■: a plus de résistance que le poids du cœur; f sorte qu'il y a une action refléchie qui uou^ le cœur en avant.
5' Jusqu'ici nous n'avons vu que les cï;' cations tirées de l'influenre des liquides ^ les solides ; voyons actuellement celles qi: basent sur les solides. M. Parcliapp»^ M. Verneuil font intervenir la prédomina d'action des fibres musculaires de la far e térieure du cœur. M. Verneuil expliqua 1 fait de la manière suivante. La base d^s ^ tricules étant coupée très-obliquement, face antérieure de ces ventricules est b» coup plus longue que la poslérieiirH ; partie antérieure des anses musculaires trouve plus longue aussi que leur partiel' térieure. Le raccourcissement absolu i\^ » anses sera donc plus grand en avant (jip arrière, et la pointe du cœur, vers lai]u se trouve la partie culminante de l'anse, v portée en avant. C'est aussi aux fibres m rieureset notamment à celles qui sont i; rées à l'aorte, que M.Guérin, imitant en ' M. Hope, attribue la projection du cœur avant.
Les partisans de la doctrine onpoî^f c'est-à-dire ceux qui font coïncider le 1)T ment avec la diastole, pensent que, de ni. que le pouls des artères est causé par la \ tôle des ventricules, de même le pouls < cœur serait produit par la contraction 0 oreillettes. La pulsation du cœur à la p trine reconnaîtrait le même mécanisnui <; la pulsation de l'artère radiale au poignet.
D'après M. Beau, il n'y a pas projection ' avant de la pointe du cœur dans la s;^t' La systole ventriculaire est caractérisée 1 le raccourcissement des parois des vu cules portés à leur summum de disteii dans la diastole. Or, la pointe concoir; ce raccourcissement en se portant de du en dedans , de bas en haut, sans qu il ^ possible de lui saisir le moindre mouvein' de projection en avant. Le seul mouvein' de projection que Ton observe a lieu ium: diatement avant la systole, dans la dia>î|' par conséquent, et consiste en un vérit h allongement des fibres ventriculaires, (l'Ji fait non-seulement en avant, mais encore
HR
DE MYSIOLOGIE.
CÏR
^ d ior les eAtés. Ce mouvement de prohetioo oa mieux de tui^escence (Beau, ImUiwioduaion, iii-8, 1856) est dû à aipulçioo communiquée par Toreillette r>straetée à Fondée sanguine qui pénèlre Ims le reatricole. Ainsi , d'après M. Beau , r (Sans la sjstole il y a rétrécissement du bricole sans projection en avant de sa f-r.e; ^dans la diastole, il y a ampliation p^rnle do feotricule, apparente surtout à É y inte qui se porte en bas et en avant. Vfus aroos exposé tout au long la théorie it MM. Fatoa et Hiffelsbeim, qui se résume tas cette formule originale : Le eaur bat wz^^'d rende.
Vtâ rencontré de vives oppositions ; plu- «n pbjsioiogistes la déclarent inacceptaii f^fj. J.Béclard, PhysioL, 1859. p. 190.) I Melsheim, a-t-on dit, a opéré sur des poàesét caoutchouc distendues par un liquide iï^Ddues; il a obtenu les phénomènes du iv!uqaet bvdranlique : les conditions qui SîiteQtdans le système circulatoire sont loin 1^*/^ identiques à celle dans lesquelles s'est ha'c M. Hiffelsheim ; il n'a pas tenu compte ^. à leasion artérielle qui existe partout, st^l^iorte comme ailleurs et qui .est regaryr,rimne équivalente à une colonne de ^>^^ée 15 centim. Malgré ce qu'il y a de ; i^^ksiÉns plusieurs de ces réflexions, no us tf^^'tfduis les expériences d'HiSelsheim <^^iitflesde M. Chauveau, des documents !=>iftaots qu'on ne doit point oublier.
j. (mlaiion artérielle — Voy. Vascu- ^ Sfstème).
I (^iroiUtion capillaire — Voy. ibid.
i Circulation vcineuêe, — Voy. ibid.
IIL— iUrcmiation lymphatique, ^'^f.JUsoftPTioN et Ststèmb ltmphlatiqub.
ÏS. ~ Circmlaiwn dans la série animale*
'^ty. VjkscuLAiRB (Système).
T. — BÎMtaire de la cirenlatiam.
^«ne donnons ici qu'une rapide esquisse ^ v. bistorique : pour présenter la vérité t>v-it$on jour, nous aurions besoin de ^»^*v plusieurs questions qui n'ont pas ^ ■ «oiplétement élucidées ; de citer et de C-j^oter des textes, d'entrer dans de longs ^"''ppements qui ne peuvent trouver ici r Mce- Nous le ferons avec tous les dé- ^ sttessaires dans un ouvrage spécial sur ^''^yst de la Physiologie, -t découverte de la circulation est due à ^^j ; mais avant de se rendre compte de ' '^itre, nous croyons nécessaire d expo* ■iins un rapide aperçu les observations ^'^dtSMT ses devanciers, et l'enchaîne- ^'' les uits dont la physiologie avait été «c&ie successivement jpour préparer la ^ ^^uoe des plus brillantes conquêtes ^*â'iû]ues des temps modernes.
-^ anciens n'ont eu d'abord que des idées f^memeot vagues sur les veines et les arté- ' Q but remonter à peu près jusqu'à l'éï^e d'Hippocrate pour trouver quelques ^^^ issez précises sur la position de cer-
taines veines. L'art médical pendant les temps héroïques appartient presrque en entier à la mythologie ; même en arrivant au père de la médecine, on est forcé de reconnaître qu'il a émis sur le sujet que nous traitons bien des assertions inexactes et d'étranges contradictions. U connaissait pourtant la direction de plusieurs veines etieur voisinage de tubes particuliers appelés depuis du nom d'artères : le cœur était pour lui un organe creux de nature charnue.
Aristote, dont les connaissances anatomioues étaient bien supérieures à celles d'Hippocrate, enseigne que le cœur est l'origine des veines, qu'il a un triple ventricule chez les grands animaux, un double dans les petits, que des vaisseaux s'étendent aussi du cœur aux poumons, et enfin que les cavités des veines et du cœur sont remplies par le sang.
Praxagoras de Cos, l'un des derniers Asclépiades, cherche à établir que les artères ne contiennent aucune humeur. L'école d'Alexandrie en fournissant Hérophile, Erasistrate, et enfin Galien de Pergame, peut revendiquer la plus large part de gloire dans tes découvertes anciennes relatives à la circulation. Le pouls et les battements du cœur étaient connus depuis longtemps, mais Hérophile les étudia d'une façon particulière, étanlit leur isochronisme, et distin^a nettement les deux sortes de vaisseaux qui unissent le poumon au cœur. Erasistrate suppose les artères remplies d'esprits, et connaissant les valvules auriculo-ventriculaires du cœur et sigmoîdes des artères, il admet que les premières permettent le passage de certaines matières dans le cœur, et les secondes leur sortie dans les artères par l'effet de l'impulsion du cœur. Seulement il croit que c'est du sang qui va au poumon par l'artère pulmonaire, tandis que par l'aorte il sort un esprit qui se répand dans tout le corps. U faut reconnaître, malgré ces erreurs, qu il y a là un grand pas de fait. Vers le n' siècle de notre ère, Gahen établit, contrairement aux idées régnantes,
3ue les artères, de même que les veines, sont es vaisseaux sanguins, et communiquent ensemble d'abord dans le cœur, puis se ramifient en allant à la rencontre les unes des autres, jusque dans les parties les plus reculées de l'organisme. Il reconnaît que, malgré cette communication, le sang n'est pas identique dans ces deux ordres de vaisseaux. Ses opinions sur le rôle du cœur et des vaisseaux sanguins sont d'ailleurs entachées d'erreurs graves. Pour ce grand anatomiste, les artères contiennent un sang écumeux et doué d'un mouvement rapide qu'il attribuée l'esprit, et cet esprit lui parait engendré dans le ventricule gauche aux dépens de l'air venu du poumon. Le sang va de la veine cave aux
fftoumons par les cavités droites du cœur et 'artère pulmonaire, de là il revient par les veines pulmonaires : il passe en outre du ventricule droit dans le gauche parla cloison, et de là dans les veines pulmonaires et dans tout le corps par les artères générales; enfin engendré au chyle dansle foie, il va au:ïsl du
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tronc de la veine cave inférieure à toutes les parties du corps par les veines. La circulation de la veine-oorte lui est aussi connue en grande partie.
Les doctrines de Galien constituent la première époque de l'histoire de la circulation, et eurent force de loi jusque vers la fin du moyen âge.
André Vésale fut le premier qui démontra la non-eiistence de la communication des deux ventricules du cœur admise par Galien.
De l'an 1553 date une époque importante au point de vue de notre sujet : nous voulons parler de la découverte de la circulation pul^ monaire, Michel Servet, esprit aventureux et spéculatif, émit dans un traité religieux, en partie par une espèce de divination, en partie par une induction tirée de Tobservation des faits, l'idée aue le sang va du ventricule <iroit au ventricule gauche en passant à travers les poumons , et que c'est dans les poumons, non dans le cœur, que par son mélange avec Tair il change de nature. Il est à regretter que l'exaltation de son esprit l'ait entraîné à s'égarer dans des théories explicatives entremêlées de superstitions.
L'idée de cette découverte s'était aussi présentée à plusieurs contemporains de Servet. Celui-ci ne faisait parvenir aux poumonsqu'un sang subtil ; Louis Levasseur et Colombo de Padoue (1562) n'ont pas suivi le sang plus loin dans son cours, et ont eu seulement des notions plus exactes sur la quantité du sang de la circulation pulmonaire, sur l'hématose pulmonaire, et sur les deux grandes divisions au sang en artériel et veineux ; mais ils ne connaissaient point la circulation des veines générales.
André Césalpin vers la 6n du xn* siècle (1593) a attaché son nom à la découverte de la grande circulation. Quoiqu'il soit fort contestable que cet anatomiste ait eu une idée juste de la circulation dans son ensemble, il n'en est pas moins avéré qu'à part un certain vague sur la nature des fluides mis en mouvement, le passage de ces fluides des artères dans les veines et des veines dans le cœur lui était connu. Malheureusement il paraît employer indifféremment les expressions de sang, chaleur naturelle et esprit. Tout en parlant du flux et du reflux du sang dans les extrémités, et en expliquant ainsi le gonflement des veines au-dessous des ligatures, il ne lie pas entre elles toutes ses idées, et rend très-obscure la compréhension de ces phénomènes. Il est du reste le premier qui ait désigné par le nom de circulation le pas* sage du sang à travers les poumons ; il continue d'ailleurs à admettre la communication des deux ventricules du cœur.Ainsi, on le voit, le grand fait physiologique de la circulation, déjà deviné en grande partie, manque encore d'une véritable et rigoureuse démonstration scientifique. Quelle que soit donc notre admiration pour le génie de Césalpin, nous devons
(157)Ruini de Bologne (Carolus Rcincs, Anata^ tomia del cavalto, 1590 liv. ii, c. 14), a décrit le premiet le cours du sang dans le cœur, le p'oumon
reconnaître quesMlasoupçonnélesph/norn nés principaux de la circulation, il n a étavf: preuves suiGsantes aucune de ses conjectui >
Su'il ne sentit pas assez toute l'importa: e sa découverte, et aue sans Haney, c« ci aurait sans doute longtemps encore d.r serve un caractère d'incertitude.
La connaissance des valvules veineuses d ; à plusieurs anatomistes du même siècle, t que le Français Charles Etienne, les Itali i Cannanus de Ferrare, Eustachius, et entii] i célèbre Fabricius d'Aquapendente , fut m autre découverte préparatoire de la grai; découverte de Harvey (157).
William Harvey, né en 1598 h Polkstone [ Douvres, d'abord disciple de Fabricius, [ professeur à Londres et premier médecin Stuarts, s'est acouis une gloire immorteH* < complétant et aémontrant ce qui avait • jusque-là è l'état de présomption. Génie y sant et judicieux en même temps, il sut a ter nombre de faits importants à ceux oh^ vés par ses devanciers : mais son prin> mérite fut de savoir en saisir renchaînoui et d'en déduire les conséquences : a L(l^^ Harvey parut, dit M. Flourens, tout rela: ment à la circulation avait été indique soupçonné, rien n'était établi. » Nous n i terons avec M. Milne Edwards que rien i: i vail été compris ; car Servet, s'il eûtcriu - I la circulation, n'aurait pas imaginé qui' artères en se terminant deviennent des ii< ; et Césalpin n'aurait pas supposé guc les r*^ nés portent seules le sang au foie et aux testins.
Expérimentant d'abord sur les anini.r; sang froid, il démontre que le cœur se u et se repose alternativement. Des viviseri. pratiquées sur des animaux à sang chati apprennent que « quand le cœur se res< ses deux ventricules diminuent et clirle sang qu'ils renferment; quand lecuni blessé, le sang jaillit au moment de la c traction : quand les ventricules se resst rr l'aorte et l'artère pulmonaire se dilatent. réciproquement, quand une artère est bk^le sang en jaillit avec impétuosité — démontre que les oreillettes et les ventri' se contractent alternativement, et (lue in latation des artères est due à la projei ti< :■ sang dans leur cavité. U fait voir que Ks i sations du cœur et des artères sont des v.. vements de nature différente, que ceilt"^ artères consistent dans un mouvement diastole, et celles du cœur dans un uum' ment de systole. Unissant le raisonneinci l'observation, il réforme les théories i' ciennes sur la formation du sang dans le l et constata que le sang envoyé du veutn'
(gauche du cœur dans toutes les partie 'organisme par l'aorte et les branches <it vaisseau, revient par les veines dansle>' vités droites du cœur, de môme que i' le sang la circulation pulmonaire parc
et les vaisseaux, c'est-à-dire la circulation d son ensemble. iVou. les Etude* de L. Piu>oi: ^ur sujet, 1855.)
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poonoBs pour arriTer dans les cavités pucbes du cœur.
Ainsi toutes les idées principales sur la r rrulation sont connues de ce grand phy- ^vtlogisie, et liées par lui entre elles de maoi.reèformer un tout. Le passage du sang des •rtfcres dans les veines, et son mouvement .i&sim cercle fermé se trouve complété et .-crit avec une précision remarquable. Une jititude d'expériences nouvelles et ingéuiises viennent confirmer les grandes vues
• cet esprit à la fois prudent et audacieux. t^t& d'important ne lui échappe : le jeu des f'î'^les dont Fabrice d'Âquapendente lui a iiUonnillrereiistence dans les veines, est iMiquè et démontré ; la détermination de iiurétdtt mouvement circulatoire, Fabsorp-
• 'ù (i«3 virus et autres principes par les ' ioes, elleur transmission à toute lécono- '-:«, les différences entre la circulation du ' Kus et de l'adulte, tout cela est l'objet de *• .'berthesremarquables par la sévérité d*ob- ^natioQ de Tauteur, Vabondance et la l'irte des preuves qu'il accumule. Si, ne con* f^iiôiDl point rbématose pulmonaire, il con- •ifcre le cœur comme la source de la vie, '«« Aiiîderonsaccuser que Tétat d'imperfec-
^^.d«bitience à cette époque, et d'ailleurs i »m({illDous offre du mouvement des nutdeiDoniciers dans l'intérieur de l'orgaiH«ffleea?nie, complète et saisissante.
l>^iQ»1|ies passionnées de l'envie s'at- ^'rhaKijqours aux grandes œuvres et aux •»yaa5 de génie. La découverte de Harvey ^Krn cootire lui presque tous les savants *'1iffope. La vérité fut d'abord traitée ^'^e; et quand il ne fut plus possible s-ûcr, 00 accusa Harvey de plagiats faits 'oifiupr^udice des anciens; enfm quel- *^^, tout en accueillant sa théorie , la
'"jpffèttai par des modiGcations plus ou
^ f^^élranges.
I^'mi les adversaires de Harvey nous cî-
• '/îs Primerose, Parisano (de Venise) dont
* ::^]ue$ portent le cachet de la haine et
' !3 mauvaise foi, G. Hoffmann, qui plus
|*i revint h des idées moins absolues ,
' *e«ling, Folius, Gassendi, et enfin, le cé-
i'r Riolao, dont l'humeur querelleuse pro- ':> de la circonstance, et que Harvey honora ' (leui réponses successives. J. Hartr.Q, fieister, firent honneur à Hippocrate -'^1 découverte de la circulation. On crut la "^mtr dans l'évèque Nemesius ; Lafaye et *>3-:Dgeot l'attribuèrent à un chirurgien
*JS;.
^:$cdrtes exposa cette théorie avec de nom-
-i^s altérations. Sa doctrine est unmélange
aidées nouvelles et des idées anciennes
'-'1 cherche h concilier ; il contribua cepen-
;it beaucoup à attirer l'attention sur les
•^ Barvcyennes qu'il montra sous un jour
î^^-favorable à sa physiologie mécanique.
N à peu la vérité se lait jour. Kolfink
'•^•^M) , Walœus , Tb- Bartholm , Hermann
'-"oripg, Trullius, J. Pecquet , admirent la
-<irme de Harvey. G. Ent enseigna en
^«tte que les poissons respirent comme les
*«ins animaux; de sorte que Harvey avant
sa mort (1657) eut le bonheur de voir ses principes presque généralement adoptés.
Il manquait encore une chose importante à la démonstration de la vérité, c'était la preuve directe du passage du sang des artères dans les veines. Malpighi, en 1661, examinant au microscope les poumons d'une grenouille vivante, constata la transmission du sang car des canaux d'une ténuité extrême, et fit faire ainsi un progrès réel à la science en corroborant l^ssertion de Harvey par le témoignage des sens. Les expériences de Malpighi furent répétées et confirmées par Leuwenhoek sur des animaux différents.
Dès lors les recherches sur cette partie des organes circulatoires se multiplièrent. L'art des injections fut inventé et perfectionné à un très -haut degré par Swammerdam et Ruysch. La présence des capillaires dans tous les tissus de l'économie fut démontrée , et leur continuité avec les veines et les artères devint un fait palpable et désormais acruis à la science.
D'un autre côté commencèrent les théories explicatives reposant sur les lois physiques et tes mathématiques. Quelques-unes de ces théories ont été confirmées partiellement par l'expérience. Cole démontra que, les artères formant par leur ensemble un c6ne, le sang devait se ralentir en s'éloignant du cœur. Borelli , raisonnant d'après une hypothèse, évalua à 180 mille livres la force du coeur. Les animaux inférieurs furent étudiés à leur tour et fournirent leur contingent à la théorie de la circulation capillaire.
Parmi ceux qui ont appliqué les mathématiques à l'étude de la circulation , nous citerons Cales, qui calcula de nouveau la force du cœur et la rapidité du cours du sang ; Cheyne, Keill, Leuwenboek, Robinson, Morgan; mais partis du même point , ils arrivèrent à des résultats différents, et la science ne retira aucun profit de leurs tentatives.
Avant d'arriver à Haller, nous ne devons point oublier Weitbrecht , de Gorter , qui établirent les premiers que la circulation aes capillaires se fait en grande partie sous l'influence de la contractilité de leurs parois , et non sous l'inQuence seule de la capillarité comme on le croyait généralement; la dilatation des artères pendant leur pulsation fut niée par Weitbrecnt, et, Senac, en expliquant le ralentissement du cours du sang par son passage dans les capillaires, lesquels pris isolément sont d'un diamètre plus étrcHt que les artères, avait oublié la théorie de Cole, si simple et si satisfaisante en même temps.
Le vaste çénie de Haller, qui devait em* brasser la science entière, ne pouvait laisser passer inaperçue une question physiologique aussi importante. Aussi l'examine-t-il sous ses principales faces. Les mouvements du sang artériel» du sang veineux sont analysés et de* montrés avec la clarté çiui le caractérise. L'influence de la respiration sur la circulation, entrevue par Schlichting, n'est vraiment reconnue que par Haller, qui explique de cette façon ce qu'il appelle le pouls veineux. Sa découverte est généralisée par Lamuru »
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qui , partant des faits observés par le grand ])hysiologiste, fait comprendre le mécanisme de la compression des veines caves par le mouvement de Vexpiration. L'histoire de la circulation doit beaucoup à Haller; cependant on peut reprocher à ce grand homme d'avoir accrédité certaines erreurs sur les différences de vitesse que présente le sang dans son cours, erreurs déjà commises d'ailleurs avant lui ; d'avoir supposé dans les capillaires des obstacles à ta circulation, au point de ne plus "pouvoir accorder l'observation avec la théorie. En admettant du reste, par un exclusivisme exagéré , l'omnipotence du cœur, il se rapproche néanmoins , en général, de la vérité, plus que ses prédécesseurs.
Spallanzani, par ses travaux microscopiques, précise encore davantage certains phénomènes. Suivant lui le cœur ne se vide pas <3nlieremeut au moment où il se contracte, le sang marche un peu plus vite dans les grosses artères que dans les moyennes , et pas plus vite dans celles-ci que dans leurs ramifications; mais cette vitesse est indépendante des angles, des plis , des courbures , et paraît é^ale dans le trajet qui sépare les artères des veines : la circulation dépend uniquement de l'action du cœur, et n'a pas une rapidité uniforme dans les différents organes.
Bichat, dans son Anatotnie générale ^ traitant des causes du retard occasionné dans le cours du sang , nie l'influence du frottement, de la forme conique du système vasculaire général, des angles, des anastomoses, etc., parce que, dit-il, les artères sont constamment pleines, et que leur contenu ne peut que se mouvoir en bloc.
M. Magendie a aussi adopté l'omnipotence du cœur, que Gerdy n'avait mis d'abord qu'en seconde ligne.
L'existence des globules universellement reconnue après les travaux de Leuwenhoek , Haller, Spallanzani, fut révoquée en doute par Schultz (de Berlin), et considérée par lui comme admise à la légère sur l'observation de bulles gazeuses.
Dollinger (de Munich), dans sesEtudes sur les globules du sang , professe l'activité , la vitalité du sang; il signale des vaisseaux capillaires sans parois membraneuses, et comme creusés dans le parenchyme des organes.
Kaltenbrunner confirme les observations de Dollinger son maître; Wedemeyer, après de nombreuses recherches, est amené à conclure que le cœur est le principal moteur des circulations capillaires et veineuses , que le sang se ralentit progressivement en passant des artères dans les capillaires , à cause de l'augmentation d'espace total , et aussi à cause des frottements. Il remarque l'apparition des pulsations dans les petites artères , les capillaires et les premières veines, et constate leur coïncidence avec 1 état de faiblesse et la lenteur des battements du cœur.
Bonopden admet une attraction électrique du sang opérée par les organes , lesquels le repoussent ensuite, probablement quand il est électrisé de la même manière qu'eux.
E. Hérine (de Stuttgard), reprenant leseip riences de MM. Wolkmann, Bidder, Lin sur la vitesse absolue de la circulation , r arrivé à établir, par une méthode beaucd plus sûre, que le sang ne met guère que '\ a parcourir TappareiT circulatoire.
Parmi les auteurs contemporains qui o le plus contribué à compléter et rectitier l doctrines Harveyennes, nous citerons M. P. seuille , dont les expériences sur la forcp . cœur , la tension du sang dans les nr\v\\ les causes de son mouvement dans les eu iaires, sont remarquables par leur préci^i ingénieuse, bien que nous n'adoptions i>< ses idées dans leur entier.
M. Rouanet a publié une théorie phy> logique et pathologique des bruits du eu > qui a réuni bien des suffrages.
M. Beau a rallié plusieurs autorités a doctrine ingénieuse, nien qu'on lui repnn' entre autres choses, d'aamettre la cm dence de la diastole ventriculaire dve>. choc du cœur contre la poitrine.
MM.Fatou et Hiffelsheim ont eipliqu.
projection du cœur en avant par un nu ment de recul ; nous nous en sommes u occupé.
Enfin les travaux multipliés de MM v lentin, Ludwig, Spengler, sur la ten^inn sang, sont venus confirmer plusieurs ré>u. obtenus par M. Poiseuille.
Nous terminerons en rappelant une «^t originale de M. Vierordt sur le pnuls.
l'invention d'un instrument spécial desii; apprécier ses variations.
Depuis Harvey, on s'est beaucoup ocr du mécanisme physique de la circul<ui>n ramenant presque tout à l'action du cm considéré comme donnant le coup de } ^ à des tubes élastiques; on a tenu trop pc compte des forces vitales propres des ^ seaux (myotiUté, tonicité),- de l'état du ^ du système nerveux, de l'organisme en qui accommodent ces forces et ces niui. ments au but qui doit être atteint.
Nous avons pourtant une série de trd\ importants sur ce sujet; on ne les a : mis en lumière , parce qu'ils contrarioni i théories purement mécaniaues qui ont miné pendant longtemps oans la sciti< c'est une lacune qu il importe de cnini (Consultez, sur l'histoire de la circilaii Gerot, art. Circulation ; Béraud, Pl^p" M.Edwaro, Coursde PhysioL comp,, art. ( < culat.; Prangé, Docum, pour l'hisC de /'' ' culat. [Monit. des hôpit. 1855 p. 1117, ^(' Flourens, Hist. de la découv. de h en-' lation^ etc.