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IV. — Systole et diastole

On appelle diastole du cœur la période de relâchement ou plutôt de dilatation de cet organe ou de quelqu'une de ses parties; et systole, la i)ériode de contraction. La sys« tôle auriculaire n'a pas lieu en même temps (lue celle des ventricules ; quand ces derniers sont en systole tes oreillettes sont en diastole et réciproquement. Nous avons déjà, dans les considérations préliminaires sur la circulation en général, montré quelle est l'utilité de ces resserrements et dilatations à moments variables. Dans la systole ventriculaire, les

(1S7*) M. Beau nie la projection de la pointe du cœur en avant pendant la systole. Pour lui la projeciioa en avant a lieu vers la fin de la diastole

fibres charnues se raccourcissent et hi c . lonnes charnues de l'intérieur des veniri( ., les se rapprochent pour fermer les yhIvu auriculo-ventriculaires. Dans cette syst>; le cœur exécute deux mouvements : rai c ! cissement de sa masse ventriculaire dV part, et, d'un autre côté, choc de sâ pi n contre la paroi antérieure de la poitrin*'. n le prouve 1* par le raisonnement: car, si ! cœur s'allongeait pendant la systole Us < lonnes charnues empêcheraient le jeu i valvules dont nous avons parlé plus lu i Cet argument de Barruel renversa ropin de ceux qui soutenaient avec Vésale, w • low, etc., l'allongement du cœur pern cette systole, et fit triompher la dociruM raccourcissementdéfendueparSténon, Vi •

sens, Senac, etc. Quant au choc d' pointe, il tiendrait à l'action des fibres h r Qont le point fixe se trouve aux oritii l'^ cœur.

2* On le démontre aussi par l'exporiii en ouvrant directement la poitrine dHii < mal. Parmi les expérimentateurs illustn<

compte Vésale, Riolan, Borelli, Wiib Queye, Fontana, le célèbre Haller, doi nom se rattache à tant de décon\' physiologiques, etc. Le physiolo[;i<i<' I Berne tit une exception pour le c<i ur l'anguille. Ces études expérimentales j i vent être faites sur des animaux h sani: l. i (tortues, grenouilles), ou à sang chaud :ii les avons souvent répétées dans nos If. La réduction de volume pendant les s}y sont très-distinctes sur les grenouilles : n avons plusieurs fois fait des recherche^ à sujet sur de grosses tortues de mer, avt r l professeurs Delpech et Dubreuil.

Le choc du cœur contre la paroi antti:. de la poitrine a été la source de gramiieussions, élevées au sujet de la cause iimouvement. On l'a expHqué par: l' son vemenl de torsion sur son axe (llAir 2* l'oreillette gauche, pleine de sang, v quée contre le rachis, repousserait le t d i: avant ; 3' le redressement des artères (i<;rt': pulmonaire (Senac); 4' les valvules auri» ui. res agissent sur une colonne de liquide i pèse plus que le cœur, et par suite ce dt m se porte en avant (Hope). Mais rexpenen démontre que le cœur arraché de la p"dri^ redresse encore sa pointe; il faudrait d< en conclure avec Hope que ce red^e^^♦ n; et par suite le choc est dû à la disposition < fibres charnues, oui prennent leur poinii vers les orifices de cet organe ( 157 * ^

Pendant la diastole ventriculaire, le (o allonge sa pointe, porte légèrement sa U en avant du coté droit; il perd de sa rii^idi devient plus large, offre enfin des pliénoa nés inverses aux précédents^

Les oreillettes, durant leur systole, suiv^ tous les physiologistes, seresserrenidainu les sens; *la systole auriculaire comuiei aux appendices par un mouvement virt

ventriculaire, qui produit un allongemcni en avî en bas et sur les côtés.

casb

daire qoi mit les parois de roreîUette et pindi se eonfondre avec le commencement (k ia systole Yentriculaire. Pour plusieurs «teorSila systole seule est Tétat actif du mr, ta diastole serait uo mouvement puresieol passif à la manière d'un tube élastique [j'uoe puissance extérieure presse violemm\ et qui cependant revient à sa première lfn)e, quand l'obstacle disparaît. Cette min, très-contestable, se rattache à oeib^rieplus générale, celle de Tactiviié 4 <k: la nativité du mécanisme des moui2tiils dilatateurs.

Ptusiearsmédecins,entreautresM. Brachet,

> Uoa, affirment que la diastole est due à

.tsàbres dilatatrices particulières; l'extrême

dLaooneat des fibres du cœur permet diffi-

lèment de croire aux fibres qui préside-

nanl ï la dilatation ou au resserrement,

'. lûoios encore aux fibres rayonnantes de

V IMet L'art particulier avec lequel Hal-

i*r a expliqué, en partant de ses principes

et 4e s& données anatomiques, la systole et

là dk^e cardiaaues, a porté uo certain

3*ja}bK de nhysioiogistes a déclarer qu'il est

iupoàHble ae ne pas admettre que la systole

%0iidft eâ active. Ajoutons encore quelques

ttD^wtft mouvement du cœur. Après cha-

qot rkx^n cardia()ue , l'organe entier

rc»i8 on nnent en diastole: si l'on ouvre

la pijitn»d'QQ animai, on s'assure que, dans

c«t iiKiifli, les oreillettes et les ventricules

somifiassiis; on pourrait croire que ce re-

l^choseot (m'oD ooserve sur l'organe mis à

oiikèofija pression atmosphérique qui

^Euitedirectementsur le cœur, mais on le sent

^JT^ quand la poitrine reste intacte etaue

ii Gain pénètre dans cette cavité par l'abao-

fiu. au moyen d'une incision qui intéresse

•^ Ottsele diaphragme.

t^ après cette période que survient la ijiiok^ non pas simultanément dans tous les 'fl^ls du cœur, mais en deux temps distincts : ' r^er pour les oreillettes, le second pour *■> icatficmes. (Chauveau.) ^ftfWe omcimire. — Quand les oreillettes 'S'.tfit en contraction, ce qui les distingue ;^<'< c'est la rigidité qu'elles acquièrent •"u^uemeot et que l'on perçoit de la ma- '-^ la phis ostensible en serrant leur ap- '-iiïce entre les doigts. On constate de plus -- 'etrécissement peu marqué de la masse au- '* ïisiPe, et un raccourcissement des plus sen- "> pendant lequel on voit manifestement • îtreoiité libre des oreillettes se rapprocher * '-iiT partie moyenne, en même temps que •^ ndes transversales et onduleuses appa- *i£^tat à leur surface. Les anses musculaires -^ oriGces des veines dans les oreillettes ' ui orifices des oreillettes dans les ventri- '•i.se contractent et rapprochent les uns '^ autres ces divers orifices ; en même temps, •"^jurtie de ces anses s'eSace et les parois se ^ r^uchent de l'axe de la cavité auriculaire, U systole auriculaire, quoique brusque et ""rit, a cependant une durée très-apprécia- '<)u] sera déterminée plus loin. Elle comice évidemment dans les auricules pour ^ Propager au corps des oreillettes, par une

sorte de mouvement péristaltique.(CH auveau.) Systole ventriculaire, — Pendant la systole des ventricules, le cœur se durcit; des rides se dessinent à sa surface. Les fibres charnues sont le siège d'une espèce de tremblement. (Haller). Le sommet des ventricules se rap proche de la base et du sommet, il suit de là que le cœur se raccourcit. Le diamètre transversal se rétrécit aussi, notamment à la base, et la cavité ventriculaire se trouve réduite dans tous ses diamètres. Si l'on ouvre le cœur avant que la systole ait cessé, on voit ia cloison interventriculaire et les colonnes charnues so raccourcir. La face antérieure du cœur devient un peu moins convexe. Si l'on touche le cœur, le doigt est fortement repoussé, et si l'on saisit le cœur entre deux doigts, ceuxci sont brusquement écartés. Tous ces phénomènes ont pour cause la contraction des parois musculaires des ventricules.

Mouvements partiels ou relatifs des ven^ tricules et des oreillettes, — Nous arrivons maintenant au raccourcissement que la masse ventriculaire éprouve sous l'influence de la systole, mouvement qui se combine de la manière la plus intime avec ce qu'on a appelé la torsion ou le mouvement spiroide du coeur. Ces deux phénomènes doivent être étudiés sur un cœur arraché de la poitrine et tenu en suspension, au moyen des doigts, par les troncs des gros vaisseaux; expérience qui sera faite, autant que possible, avec le cœur de jeunes chiens, parce qu'il est moins embarrassant et bat plus longtemps après son excision que celui du cheval adulte. Cette expérience étant convenablement exécutée, on verra, pendant tout le temps que durera la contraction des ventricules, le cœur se raccourcir en effectuant son mouvement spiroide. Qu'on mette la pointe de l'organe en contact avec un plan horizontal, elle s'en éloignera à chaque systole d'une manière trèsmanifeste, en se tordant de gauche à droite et d'avant en arrière. (Chauveau.)

Cette torsion, se propageant de la pointe au corps des ventricules, tourne légèrement à droite la face antérieure du cœur, et la faco postérieure à gauche ; mais ce dernier déplacement est beaucoup moins prononcé que le premier.

Suivant M. Chauveau, la pointe du cœur ne va pas vers la base, et les ventricules se raccourcissant, il faut nécessairement que la base aille vers la pointe, et c'est effectivement ce qui a lieu, A chaque systole ventriculaire, la scissure coronaire qui sépare les oreillettes des ventricules s'abaisse vers l'extrémité du cœur, tantôt plus, tantôt moins, suivant les sujets, mais toujours d'une manière très-manifeste, pendant que les troncs artériels s'allongent en se courbant davantage. Cet abaissement n'a pas lieu d une manière égale daps tous les points de la circonférence du cœur; ii est beaucoup plus prononcé en avant et à gauche qu'en arrière et à droite, et il imprime ainsi à la base de Torgane un balancement souvent très-étendu qui en ramène la partie antérieure et gauche vers la pointe des ventricules. Ce balancement reconnaît deux caa-

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