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ses qu'il suffit de signaler pour comprendre leur mode d'action: 1** la position des orifices artériels, en avant et à gauche de la base des ventricules, position dont Tinfluence se comprend sans aucune explication ; 2*" l'arrangement des fibres unitives qui enveloppent en avant le ventricule droit, tomme H. Yerneuil l'a démontré, ces fibres étant plus longues que les faisceaux postérieurs du cœur, elles doivent produire un plus grand raccourcisse* ment de la paroi antérieure de l'organe; il est vrai que M. Vemeuil concluait de cette proposition rigoureusement démontrée (anatomiquement parlant) que la pointe du cœur est déviée en haut et en avant pendant la systole ventriculaire, tandis que nous savons maintenant que c'est plutôt la base du viscère, malgré sa fiùté relative, qui va au devant de la pointe. (lo.)

On admet encore généralement que la pointe du cœur est déviée en avant pendant son mouvement spiroïde. Nous reconnaissons la possibilité de cette déviation sur un cœur excisé, dont les cavités sont encore distendues par la présence du sang, mais nous osons afiirmer qu'elle ne s'observe jamais sur le cœur qui bat en place dans sa cavité péricardique. Cette prétendue déviation de la pointe du cœur a fait l'objet d'un grand nombre de recherches, parce qu'on la croyait indispensable à !a proouction du choc précordial. (Chauveau.)

De la diastole deâ oreillettes et des ventri" eules.— Phénomènes de la diastole. — Les phé* nomènes sont inverses de ceux de la systole. Les ventricules se distendent; ils semblent remonter sur les oreillettes, dont le diamètre vertical diminue en ce moment. La pointe du cœur revient en arrière, le cœur s'allonge, son tissu perd sa dur3té , et ne conserve de tension que celle qu'il reçoit du sang. Celuici, poussé par l'oreillette, peut encore, sous cette influence, écarter les doigts qui le pressent; mais chez les animaux qui vont mourir, il se laisse comprimer entre les doigts. Les rides de sa surface disparaissent ; il décril un mouvement spiroïde en sens inverse de celui qu'il accomplit pendant la systole.

Le cœur est -il actif, à la fois, pendant la systole et la diastole ? — Cette doctrine a été attaquée par Haller; M. le professeur Bérard la rejette, et pour lui la diastole est purement passive. Si le cœur fait effort pendant la diastole contre la main qui le presse, cet effort est dA à ta distension des ventricules par l'ondée de sang poussée par les oreillettes. Vaust a constaté que dans le moment où le cœur repousse la main qui le presse, il serre le doigt introduit dans la cavité de l'un des ventricules. ^Esterreicher a fait l'expérience suivante à cet égard. Après avoir excisé le cœur d'une grenouille , il pose sur cet organe un corps assez pesant pour l'aplatir et qui ne soit pas assez volumineux pour le cacher : or, ce corps n'est soulevé que pendant la systole; le cœur reste plat oendant la diastole.

• M. Bérard explique ainsi le mécanisme de

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la diastole : « D* abord, il suffit que, pendatt la systole, le tissu des ventricules ait uié m.. lente pour que, la contraction cessant, i cœur revienne à l'état d'où celte contraiti' l'avait tiré. Mais une autre cause intervu ;i pour opérer la dilatation. Imasinez un lu. élastique distendu par un liquide; presse/ 1: des points du tube de manière ft mettre !t parois en contact ; cessez ensuite d'exercr r compression : le retour brusque du liqnu/ dans le point dont la cavité avait été etlav^ en déterminera tout de suite la dilatai' C'est évidemment ainsi que s'opère ia (Ïù.ù:. tion du cœur, en y ajoutant la contrat' des fibres musculaires situées au-dessu< u la partie qui se dilate, et dont l'etTet v>^ i] pousser le sang dans cette même partie » M. Bérard lait encore intervenir, cuîi: agent de la dilatation du cœur, une cm^ Qu'il a signalée depuis longtemps : i 1 élasticité du poumon. C*est, en etfel.ii puissance permanente qui tend sans c> ^ > produire fa diduction des deux lanx < médiastin, et, par conséquent, l'aiiipi'j du cœur et de son enveloppe.

Troisième temps de la révolution du rc temps de repos ou pause. — Nous en mes venus enfin à exposer ce qui in

I)endant la troisième période d'une i ution du cœur, c'est-à-dire pendmii diastole générale ou la pause. Le cœur tr alors dans un état purement passif qui ; met aux troncs artériels, grftce à leur ei cité, de ramener la base de l'organe P'i haut; en détruisant ainsi l'effet du recui qui produit, à chaque nouvelle révolun ? cœur, un mouvement de va-et-vient d^i plus étendu que l'hématose se fait avec de régularité, et que les cavités droi' vident plus complètement pendant la s ventriculaire. Au moment où celte s>\m finir, les ventricules contiennent encor petite quantité de sang (Hiffelsheim ^ mulée à leur partie supérieure, sous i*"^ vules mitrale et tricuspide.0r,il est clair la diastole survenant alors, le sang se rr dra uniformément dans toute l'étendiu cavités ventriculaires; il est clair écnl i

3ue celui qui a été versé dans les oreili' ' es l'instant où elles ont cessé leur 5y>' c'est-è-dire pendant le deuxième tem|)>. ^ lera de lui-même dans les ventricules • ^ l'abaissement des valvules auriculo-vent:

laires; il est c(air enfin que, les veines i nuant à écouler leur contenu dans les o lettes pendant toute la durée des dtui niers temps, le trop plein se déversera u ces mêmes cavités ventriculaires f^^r ouvertures largement béantes qui se trou devant lui.

V. — Système des battements du o- Boerrhaave admettait que les sinu^ oreillettes se remplissent de sang dau^ temps distinct; Lancisi, que les oreilU ti< ^ contractent avec les ventricules; Md)^ ({ue les oreillettes sont en systole en \c> inégaux

Biller opposa à Boerrh^ave que les sinus se topiissent en même temps; a Lancisi, que oo iirpothèse était inadmissible ; enfin , à ârhofis, que les oreillettes, ayant une cloi- DO cofflfflune, étaient forcément à la fois en )sta!e OQ en diastole-

Aujoardliiii, arec Haller, nous admettons ft les oreillettes se contractent et se dila- «ensemble, pendant que les ventricules se iieoloa se contractent de même; on croit, iMjtre,que Ja svstole auriculaire est plus ■rfe que la systole Tentriculaire (158). Uàjibme des mouvements du cœur perd lartoilarité pendant l'agonie ou certains h!5Datboloçiques. Dans les palpitations, il febieque chaque oreillette et cnaque venbit exécutent des mouvements à jpart; il ta est cependant pas toujours ainsi : sou- Mlesbittements artériels n'augmentent pas feftleiDeot de fréquence.

bposofis les idées de MH. Chauveau, kr.Beau, sur le rhylhme des battements

t€l£Qr.

Le rhfthme des battements du cœur est rire délenniné de succession , d'après leid se produisent la systole, la diastole et la «e m chaque révolution du cœur, et le Sisdcdttque révolution.

^^ point de vue de la fréquence et de t ourte de chaque phénomène, le rbvthme irie d'aï aimai à l'autre , et chez chaque ■uuiatee, selon Tâge ou mille circon- Ittwfiwrses, morbides ou normales^ telles IJpfeiensations, des pensées, etc. C'est ^dAk rhythme est sous la dépen- ^ÔD système nerveux, et son étuoe se sous ce point de vue, à celle de \ de Tencéphale sur le cœur. Hais, IR point de vue de l'ordre dans lequel se B^tlasTstole et la diastole, le rhythme jjptrtout Je mftme , et se trouve subor- K as cours même du sang dans chaque

Ërons vu, en commençant, qu'une du cœur se divise , sous le rapport , - iments essentiels qui la constituent, F^^odes bien distinctes : la première 21^ surtout par la systole des oreil- ■;« seconde, par la systole des ventrir> h troisième, par une diastole com- ■ lui deux ^sternes des cavités du ^ c'est-à-dire qu'une révolution com- K pour nous avec la période de systole **^, et se termine avec la périoide de We générale. (Chauveau.) Pjaircmenl, la durée des deux systoles P*^^\à moitié de la durée totale de iK révolution. Hais la contraction auricu- B occupe point tout le premier temps de ^ mesure : elle cesse avant le commen* Dt du deuxième îemps; et les ventricu- ^ i^ur côté, n'attendent même pas la fin

M- Beao établit les propositions suivantes : ^<r a deux moavements allernatifH d*aiu- ■. run infënear, diastole ventriculaire , f^iperieor plas long, diastole aoriculaîre : ^n<le eesmooyements est composéde deux • ^ mùvtem. inférieur^ diast. puis sysl. *^«fe; mowem. supérieur ^ diast. auricuL,

de la systole des oreillettes pour commencer leur contraction. En sorte que si nous voulions représenter le rbythme des mouvements du cœur pendant une révolution avec les si^es de la durée musicale, nous n'empkrienons point la notation suivante :

mais bien celle-ci (Chauveau) :

TTJ

« On a presque toiqours singulièrement raccourci la durée de la systole des oreillettes; M. Beau a pu avancer même qu'il est presque impossible de distinguer le mouvement auriculaire du mouvement ventriculaire, tant la succession est rapide, et il a fait partager sa manière de voir par les meilleurs esprits. Les expérimentateurs en général, surtout ceux des comités de Dublin et de Philadelphie, lui donnent raison, du reste, sur ce point; car ils n'ont reconnu à la systole auriculaire qu'une durée presque insignifiante. Ces expérimentateurs accordent, en outre , une durée plus considérable k la systole des ventricules, et une beaucoup moindre au temps de diastole générale. Tâchons d'expliquer ces dissidences. Et d'abord, qu'on n'oublie pas que nous avons expérimenté sur le cheval adulte, celui de tous les animaux domestiques dont le cœur bat le plus lentement, celui qui se trouve ainsi dans les meilleures conditions pour l'observation des mouvements de cet organe. Rappelons encore ou'après l'ouverture de la poitrine , SrAce a notre mode opératoire, le rbiyihme e chaque révolution s'était maintenu sans accélération bien au delà du temps nécessaire pour son étude attentive. Or, les expé-' rimentateurs qui nous ont précédé n'ont fait que de très-rares expériences sur les chevaux adultes. L'immense miyorité des animaux sur lesquels ils ont opéré se faisaient remarquer, soit à cause de leur espèce, soit k cause de leur Age , par une grande précipitation des battements du cœur, précipitation qu'augmentait encore l'imperfection du procédé d'expérimentation. En faut-il davantage pour expliquer la différence de nos résuitatsT Du reste, tout le monde le sait, rien n'est plus variable que le rhythme des mouvements du cœur chez te même animal , aussitôt qu'il éprouve la moindre influence perturbatrice.» (Chàcjyeau.) U nous reste k démontrer maintenant que

puis repos, puis systole auriculaire : I" temps, systole auric, diast. venlric, simultanées; puis syst. venlricul. rapide ; second temps, abaissement des valvules sémilunaîres, irruption brusque du sang dans les oreillettes ; ces deux mouvements i»ont simultanés ; 3* temps consacré à la réplciion des oreille ues.

l'on peut calculer, approximativement du moins, le rhythme des mouvements cardiaques chez Thomme, d'après les observations faites sur le cheval. C4es bruits se succèdent chez Thomme par un rhythme à trois temps. Or« dans les circonstances où il nous a été possible de constater cette mesure pour les bruits cardiaques chez le cheval, le rhythme des mouvements se marquait également par trois temps, et c'était sur la durée de la période de diastole générale que portait la suppression du quatrième temps. (Ch.)

DICTIONNAIRE CŒU 35^

Dans la théorie de H. Beau, la succcsmmu des mouvements du cœur se fait de la manu 1 tt suivante : contraction de Voreillette, diknation du ventricule, contraction duventrictik ; de ces trois mouvements les deux premi i> sont isochrones et le troisième arrive ra[)id ment après eux; leur ensemble constitue i. premier temps.

Au second temps ^ il y a abaissement d; ' valvules semi-lunaires et irruption brusque i sang des veines dans Toreillette; cesdui mouvements ont lieu d'une manière eiai'-' ment isochrone.

De plus il y a un troisième temps consao: à la replétion entière de l'oreillette.

TABLEAU DE M. BEAU SUR LA SUCCESSION DES MOUVEMENTS DU COEUR, DES BRUITS ET DKS TEMî

MOUV. IMF.

MOUVEIIBKT SCPÉRIEUR.

D-O. Répl-0.

MODVEM . INF.

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