CO.D^V.C^V
MOVVEIIBMT SUPÉRIER.
Répl-O. Cmi
Temps.
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iz5:— J
Temps,
Temps.
5" Temps.
M. Béhier, rapporteur de la commission nommée par la Société médicale des bôpitaui de Paris [Àrchiv, gén. de méd. ^ octobre 1855, p. 401), s'exprime ainsi sur ce point, Les oreillettes et les ventricules n'alternent pas dans leurs mouvements avec la régularité que Haller a établie, et il est évident que chezM.Oroux(159) la systole de l'oreillette, la diastole (qu'elle ait lieu en un seul temps ou en deux) et la systole du ventricule, sont trois faits presque isochrones, ou tout au moins s'accomplissent par une succession d'actes tellement rapides qu'il est bien difficile de les séparer, et que ce sont ces trois mouvements, et non pas la seule systole ventriculaire, qui alternent avec la dilatation de l'oreillelte.
Yl. — Bruits du cœur.
Nous arrivons maintenant à l'étude de phénomènes cpii, sans aucun doute, trouvent le plus d'application pratique; nous voulons parler des bruits du cœur, sur lesquels le célèbre Laënnec a beaucoup insisté aans ses études de l'auscultation cardiaque. Les bruits du cœur, tels que l'auscultation les fiiit entendre, sont principaux ou accessoires.
Les bruits principaux se divisent en infé^ rieur qui a son maximum d'intensité aux environs du 5* espace intercostal gauche près
du sternum, et en supérieur, dont le n: mum est à trois ou quatre centimètr»> dessus de l'autre, et un peu à droite. Le 1 inférieur est sourd et profond, le sup^' est superQciel et plus éclatant.
Les bruits accessoires sont, le clh^ métallique de Laënnec, et un autre.
sourd, signalé par William et Hope. 1 Laënnec, le premier bruit coïncidait ^'" systole ventriculaire ; le second avecce!l< oreillettes, puis repos de tout l'organe uu lenceducœur. Turner, physiologiste écc^^ attaqua ces principes, car, disait-il, les <; lettes se contractent avants non apui ventricules.
En s'appuyant sur les théories de 11/ Hervey, Lancisi, etc., M. Pigeaux, sf encore plus des idées de Laënnec. Pou:
la contraction des fibres n'amène aucun l le premier serait produit par le choc dn ^ contre le» parois des ventricules, le s< par ce même choc contre les parois (]e 1 > et de l'artère pulmonaire. A cela on d '' jecter que le premier bruit a lieu pen '
ruii
systole des ventricules, et non dans 1;^ tôle comme il serait nécessaire si ce pr< bruit correspondait au choc du liquick i: de l'oreillette dans le ventricule.
MM. Despine et Hope firent, à peu
(l59)Alletnt d*une fissure congéntale du sternum, qui permet d'examiner les battements da cœur.
fefsli ntne {poque, chacoa un travail sur b bruits du cœur.
Foar H. Hope, le premier bruit eorrespon- (lafliàlasTstoTe auriculaire, et le second à celle éa rentncules, auraient pour cause Tentrecboquement des courants dans leurs divers pesages dans l'iotervalle des colonnes char- Qut!5 da cœur:
M. Rouannet, se fondant surles expériences vtCarswdl, admet que le premier bruit ré* ^od au claquement des valvules auriculo- Ttothculaires y et le second à rabaissement àti vaiWttles sinnoides pour empêcher le nMnat du sang (160).
Sigendie, ayant entendu le premier bruit
pÎBsbasque le second, nia toutes les théories
^MvcMeoles et conclut que le premier bruit
fmrtspoiidait au choc de la pointe du cœur,
cuatre le sternum ; et le second au choc de
il bise du fentricule droit , pendant la dias-
Uiie. Malgré les expériences de M. Piorry,
le» théories de M. Rouannet sont le plus gé-
ornleneot adoptées : H. Beau a pourtant
^lumi d^eicellents éléments; on pourrait les
tootilier. Ce problème que les explorations
dvettes seoèlent devoir résoudre définitive^
SMA, olre néanmoins des difficultés qui
titBMttiBX éléments complexes qu'il ren-
bi«^\\i9ibtilité des discussions dans les-
qud)eiài(|ie mot peut trouver une ton*
^fa<iitte; à les expériences les plus déci-
^îcs tnîttt quelquefois devant un argu-
™* *fl( oû exagère la valeur. Pour nous,
M ÉM du cœur sont dûs surtout au jeu
*»«Wcs, qui servent à empêcher le sang
Mncr ou de revenir dans les cavités qui ne
it^«BC plus destinées.
MormaiMr.—Dans le cas d'épanché-
Ifrof^nxûX, par exemple , de la péri-*
^,, «), les bruits du cœur sont perçus plus
^fUmeûi; si, à Tépanchement vient se
J^^^àt là formation de fausses membraneâ,
2j5J'^«' ud bruit de frottement très-carac-
«Btique. Dans l'endocardite, les mouve-*
■M sootplus précipités, rarement l'oreille
tofoit un oruit anormal. Des théories émi-
f^pbis haut, il ressort naturellement, que si
aoe cause moriiide quelconque gène l'action
^roDc ou l'autre valvule, les bruits seront
■^Miifiés dans le premier ou le deuxième
^ta donne en général le nom de bruit de MQe à cehii qui est produit par insuffisance ^lalniles : celle-ci permet au sang de re- ^ dans la cavité d'où la systole l'avait ^^6i : on entend les bruits de souffle au ''^ftûer ou au deuxième temps. Mais ce se* ^empiéter sur le domaine de la pathologie ^ de rechercher et de discuter la cause de ^ troits anormaux ; il nous suffit de dire ^ ks bruits du cœur se trouvent modifiés
. fH9) Eo farear de la théorie de M. Rouannet, ^ biiobserrer : 1* que les bruits du cœur coïnaveelejeades YAlvules lel que Findique sa ; î* que dâuw toutes les niaeliines où Je jeu bqaidcsest r^é par des soupapes, on entend Inito lo«t à fait analogues à ceux du cœur; fK dans reipérience de ValenUn, le floi d une HMdiocre d*eau contre les parois d^une
Dicnoim. de Physiologie.
d'une manière plus ou moins complète, suivant le degré d'intensité de la cause morbide qui les produit.
Résumons avec M. Béraud (Physiologie) les princi))ales théories sur les bruits du cœur, après avoir exposé la théorie de M. Beau.
Le premier bruit, d'après M. Beau, réponde un soulèvement musculaire que l'on entend ordinairement vers le cinqm'ème espace intercostal. U coïncide avec la systole ventriculaire, ainsi que nous le verrons. Le bruit supérieur ou second bruit coïncide avec la diastole auriculaire et avec le resserrement des artères. Quant à ce second bruit, on aurait tort de croire qu'il est constamment privé de tout soulèvement; car, sur la quantité de personnes qu*il a examinées, M. Beau a observé six fois un soulèvementdu deuxièmeou troisième espace intercostal, près du sternum, coïncidant parfaitement avec le deuxième bruîl, qui jr avait son maximum d'intensité. Dans ce cas, il était facile de remarquer les deux soulèvements supérieur et inférieur alternant ensemble avec chacun des deux bruits auxquels ils étaient unis. M. Beau, s'appuyant sur une autopsie cadavérique, pense qu'une condition nécessaire pour la production du soulèvement supérieur est le rapport de la partie supérieure du cœur avec un espace intercostal musculaire ; et que, si ce sou^vement est rare, cela tient à la position ordinaire de la base derrière le sternum.
Mais quel est leur ordre de succession^ quelle est la durée de chacun d'eux et da silence? Laënnec accordait une moitié du temps nécessaire pour une révolution du cœur au premier bruit, un quart au second bruit, et le dernier quart au silence.
M. Pigeaux et M. Marc d'Espine ont admis un petit silence entre le premier et le second bruit.M. Beau a cru pouvoir négliger ce petit silence, et il écrit ainsi la mesure du bruit du cœur.
M. Delucqja donné une me^re h trois temps qui se rapproche notablement de celle de M. Beau. MM. Hardy et Béhier affectent trois doubles croches au second bruit, et ils augmentent d'une double croche le long silence qui commencerait dès le second temps. MM. Barth et Roger, tout en rétablissant un petit silence , conservent la mesure à trois temps de M. Beau, coupent le second temps en deux parties, occupées la première par le
1>etit silence, et la seconde par le bruit clair, esquels ne rempliraient chacun qu'un sixième de la mesure.
Les changements que les divers degrés de vitesse du pouls introduisent dans les éléments d'une révolution du cœur portent beaucoup plus sur la durée des silences, et notamment du grand silence, que sur la du-
Sartie d'intestin vide d'air et fermée par les deux ouïs, produit un son semblable au premier bniil du cœur ; A" que dans les expériences de Hope, on supprime le second bruit chez un animal vivant, en empêchant le mouvement des valvules sicmoïde» en les fixant par des érignês, tandis qu on le produit sur un cadavre, en dirigeant par Taorlethoracique un jet de liquide vers le oœor, ctc*
rée des bruits, et particulièrement du bruit inférieur.
Causes des bruits du cœur, — Le nombre des hypothèses émises sur ce sujet est plus considérable encore que pour ce qui concerne le soulèvement du thorax par ce qu'on nomme improprement le choc du cœur.
C*est que les conditions physiques de la production du bruit sont ici plus complexes encore que pour la production du mouvement ; comme beaucoup de particularités qui n'existent pas ou qui ne peuvent amener la production d'un bruit ont été invoquées
()Our expliouer les bruits du cœur , nous nous cornerons a en donner un tableau, plus loin, sans les discuter.
Les bruits du cœur sont produits dans ses cavités et non h sa surface extérieure au contact des organes qui l'entourent. Ils sont transmis au dehors surtout par les solides du thorax. Il n'y a dans le cœur qu'un liquide 6n mouvement en voie de parcours avec des interruptions momentanées bruscpies. Le «ours du sang y est dû surtout à des contractions ; ses arrêts sont causes : 1" par la réplétion avec dilatation et distension flnale brusque des ventricules ; 2" par le rapprochement Avec tension brusque des valvules membraneuses. Celles-ci Ae sont pas assez dures» assez solides, non plus que les parois vasculaires, pour produire un bruit lorsqu'elle^ frappent Tune contre l'autre par leurs bords en s abaissant, ou contre les parois artérielles, 4;omme le font les clapets ae pompe quand ils s'abaissent et se relèvent par la pression de l'eau en mouvement. Mais en dehors de> ces mouvements valvulaires il n'y a ni choc^ ni battement dans le cœur, pas plus qu'en dehors de lui, parce que, pour battre ou choquer, il faut un intervalle entre le corps qui se meut et celui qui est frappé. Or le hquide
3ui des vaisseaux passe dans une oreillette et e celle-ci dans un ventricule y trouve déjà un peu de liquide, mais surtout des parois rapprochées et jamais écartées l'une de l'autre ni de lui ; de manière que, k mesure qu'il repousse les valvules auriculo-ventriculaires, il rencontre les parois ventriculaires qu'il ne Ait que pousser devant lui sans les frapper. La cause du premier bruit est la vibration qui résulte de la tension brusque des rai* vules auriculo-ventriculaires. dette tension est des plus énergiques ; les expériences récentes de &L Chauveau , faites dans des conditions meilleures que celles faites jusqu'à présent, viennent encore de le prouver, L'oblection tirée du prétendu plissement des valvules auriculo-ventriculaires , qui s'opposerait à leur tension, est sans valeur, puisque le fait sur lequel il s'appuie est faux. Toujours les expériences dans lesquelles on em- Kèche la tension des valvules lont disparaître » premier bruit, qui reparaît dès que l'on fait cesser cet obstacle ; de même aussi la section des tendons des valvules arrête toujours ce bruit, qui se trouve remplacé par un reflux du sang dans les oreillettes avec bruit de souflle intense. On a dit que le premier bruit présentant chez l'homme son ma-
DICrrONNAlRE
Si
ximum d'intensité dans la moitié inn^ieurd du cœur et non vers le niveau des oriiiit^ auriculo-ventriculaires, il était difiicile dj comprendre (yxe ce bruit eût son sié|i;c veii ce dernier pomt. Mais le point précis de l'ai^ tache des tendons à la face interne des ven tricules montre que le bruit produit par i tension valvulaire doit nécessairement transmettre avec toute son intensité à la \m tie des parois ventriculaires corresponiiant cette insertion. Nous ne pouvons disnii. ici les autres objections, mais on pourra mi dans le mémoire de M. Chauveau que odh qui s'appuient sur la conservation dupreim. bruit dans le cœur arraché de la po\\vm placé sur une lable ne sont pas fondées, ]• suite de diverses causes d'erreurs.
La caïue du deuxième bruit ou bruit $\ij rieur est Ta tension brusque des valvules m moïdes ou semi-lunaires abaissées subiieim par le sang qui, poussé avec force dans !• artères lors de la systole ventriculaire, ter.il refluer dans les ventricules dès que cesse It contraction.
Le mécanisme de la production de vilr tions perçues sous forme d'un son est a^^ exactement le^ivani: lorsqu'un liquide il brusquement dans un tube, si on ferme n: dément un robinet dans son milieu, ii y bruit par un arrêt subit du liquide qui éi
doué de mouvement. Bien qu il n'y ait i contre le robinet de choc analoeue à un ox de poing, le bruit est semblable à celui ( causerait un choc de ce genre, ou un ciu de marteau (Robin et LrimÊ, 1855). Loi
le sang a distendu les artères par systole triculaire intense, il revient avec une inv sfté proportionnelle à cette contraction t' l'élasticité de celles-ci. Il abaisse les valx sigmoïdes, d'où tension brusque de ces u: branes, coïncidant avec l'arrôt subit du
3uide qui revient. Il se peut aussi qu euxiëme bruit ou que le bruit accor correspondant, dit auriculo-métallique.v causé par la diastole auriculaire d*d|>re> mécanisme suivant décrit par M. Beau. > prend une portion de gros intestin 1on,.'nt> 4 décimètres, que l'on sépare complét^'li)• du tube intestmal et du mésocôlon. On circulairement une de ses extrémités avec i fil, et, par l'autre extrémité, on remplit d V cette portion d'intestin jusqu'à la hauteur 3 décimètres. De cette manière, il reste, >! l'intérieur de l'intestin, une étendue de 1 > ciniètre qui ne contient pas d'eau, et •■ pour la réussite de Texpérience, doit t exactement privée d'air; on lie ensuite v un fil l'extrémité restée libre jusque-là. I choses étant ainsi disposées, on eiene n^ les doigts une pression circulaire sur 1 ! testin, entre la portion pleine et la puri vide; on charge une personne de coniprii d'une manière notable et continue la por; pleine. Si alors on écarte brusquement doigts qui exerçaient une pression cir( ula sur l'intestin, le liquide se porte viveni contre l'extrémité vide en produisant en point un mouvement brusque et un bru t choc appréciable même à distance, uj^l
SI
riSboiflement complet du tube mou, dont la partie Tide se trouve alors portée brusquement à l'état de distension. Ce fait expériluental représente assez exactement le mode ii production du mouvement et du bruit sup«îneur, lorsaue , les veines caves étant distcodues par le sang qui s*y est accumulé durant la systole auriculaire, ce liquide s*y précipite brusquement aussitôt que cesse lo rtsserreffleBt des oreillettes.
Cotmcidence des bruits du cmur et de ses MuvemeiKf . — Le premier bruit se fait entcodre pendant le deuxième temps, ou la dcQûème période d'une révolution du cœur. li nt donc isochrone avec la systole ventri^nUrt.
Le deuxième bruit se produit au commencement du troisième temps ou de la troisième ïHJriûde d'une révolution, c'est-à-dire pendant ta ûmtoh générale ou le repos complet du C9wr.
Telle est la conclusion des expériences de
M. Chameau, d'accord sur ce point avec le
comité anglais, et en dé^^accord avec M. Beau.
Lss eipériences de H. Cbauveau donnent,
tneSrt, pour résultat constant, dans diverses
cuQdiÉiis,ce qui suit : Le premier bruit s'entfsi niihie temps que la systole ventricu-
laire. Le second bruit s'entend au moment où les ventrictdes passent de la systole à la dias" taie; ou encore : systole auriculaire aphone^ systole ventriculaire avec premier bruit: diastôle giénérale avec deuxième bruit au commen^' cernent.
Nous avons déjS dit que, sur ce point, les interprétations n'étaient pas toutes concordantes. Nous allons résumer les principales, i La détermination de i'isochronisme du p(»uls cardiaque ou du soulèvement de la poitrine avec un des mouvements essentiels du cœur est devenu le point de départ de toutes les théories. Tous les observateurs, depuis Laënnec, ont admis que le premier bruit coïncide avec ce qu'on appelle le choc du cœur. Dès lors, ce bruit doit avoir sa condition dans l'un des mouvements qui accompagnent le choc, et nécessairement le second bruit doit avoir sa cause dans les mouvements qui suivent. Selon que l'on a attribué le choc du cœur à la systole ou à la diastole ventriculaire, on a dû assigner la cause du premier bruit, et partant celle du second bruit, à des conditions de mouvement différentes.
Aussi nous pouvons admettre trois classes de théories suffisamment résumées par le ta* bieau qui suit :
ClUCULATION. — THÉORIES DES fiRUlTS DU CŒUR.
i fjiiHi» du if'bruil.
'<* r bran cotncitle^ ^ «ploie veiH
^Laèonec, Tumer, f Contraction des flbres moscuiaires des ventricoles. \ ui^^ el* je ^/lé^de ( Dublin.
2" Collision du sang et IjroUemeut contre les parois des I Hope. Piorrj et le
veulricules, des orifices» etc. i comité de Dublin.
5^ Irruption du sang dans les artères. ( Carliste, Gendrin.
l* Tension et vibration des valvules. j ho^""^^' Bouillaod,
5** Cboc des valvules sigmoîdes contre les parois artérielles.
6** Choc de la pointe du cœur contre la poitrine. 1** Contraction des Ûbres musculaires des oreillettes. V Dilatation des ventricules.
5" Choc du cœur retombant sur le péricarde, i** Co.lision du sang qui entre, dans les \eutricules.
Cause du/
T bruii.N »;<» Tension et vibraUon des valvules sigmoîdes.
6** Choc des valvules contre les parois venlriculaircs. 7"* Qioc de la lace antérieure contre la poitrine.
Bouillaod.
Magendie.
Laènnec.
D*£spine.
Turner.
Hope, Gendrin.
Î Rouan net,Bou il aiid, Carlisle, Hone, \Vi|.
. liams, comité de Du- ( blin.
Houillaad.
Magendie.
Beau, Burdacb.Stoc-
: CUMOI
'"» roasidère que
'i< da neur alieu
->^adtssu>;eveniri-
Cause du ) Choc contre les parois ventriculaires do sang lancé par 1 kes , Pigeaux, Corn l" bruii. ] les oreillettes. 1 gan, Hardy ei Behler,
f ( Venieuil, Yalleii.
i !• Contraction ventriculaire.
Cause du) 2* Choc du sang contre les parois artérielles. r bruit. \
{ Corrigan.
I Pigeaux , Stockes ,
I Burdach.
*»••« ^ syncfaroDi»- ^ iaia les mouve-
r-'tt«d« OMIT droit *t « cttor gauche.
|3" Choc contre les parois aurieulaires do sang arrivant t Beau.VatlelXyUaidj ( des veines. ^ { et fiehier.
Caoïie du f 1" Passage du sang dans les caviits gauches du cœur, j Piorry.
1** bruit { 3* Contraction du ventricule gauche. | Piédagnel.
I Caose du4 1° Pas6.ige du sang dans les cavités droites. 1 Piony.
S* bruit.^s" ConlracUon du ventricule droit. | Piédagnel.
^L — Sombre des pulsations du cœur.
, ^ pulsations ou battements du cœur du- \^^ *utaul que la vie; on les sent ou on les jj^ûd avec la main ou l'oreille placés entre ^ cartilages des cinquième et sixième côtes
gauches, c'est-à-dire sur cette portion de la poitrine qui correspond à la pointe du coBur. On çeut les voir directement dans les vivisections, ou lorsque le cœur est à découvert par suite d'anomalies ou de traumatismes.
SS9 CŒU DICTIONNAIRE
Le cœur sain, chez l'adulte» bat 65 h 70 fois par minute; chez le yieillard. les pulsations sont moins fréquentes ; chez l'enfant elles atteignent le chiffre élevé de 130 à 140 ; le cœur bat plus vite dans la station verticale que dans le décubitus dorsal. Quand il existe un fort mouvement fébrile, le nombre des pulsations peut s'élever à 140 ou 150. Dans certaine cas, le nombre d(3s pulsations est extrêmement réduit. M. Bérard cite deuxfaits de ce genre : la première observation se rattache à une femme dont le cœur ne battait que 38 fois par minute ; et la seconde, à un adulte, dont les pulsations cardiaques variaient entre 42 et 45 par minute. Le pouls bat, chez le fœtus et l'eniant de naissance, de 130 à 140 fois par minute; à un an, de 120 à 130; à deux, de 100 à 110; à trois, de 90 à 100; à sept, de 85 à 90; à quatorze, de 80 à 85 ; puis il décroît, et le vieillard n'a plus que 60 à 65 (160*). YIII. Prmcipe des mouvements du cusur.
Les idées les plus contradictoires, les théories les plus divergentes ont été émises sur le })rincipe des mouvements du cœur. Hippocrate àisait résider dans le cœur le feu igné, et Silvius y reconnaissait des phénomènes d'effervescence. Piccolomini fut le premier qui admit l'influence de l'encéphale sur les mouvements du cœur. Après lui Willis, Lower modifièrent un peu ses affirmations. Boerhaave pensait que les nerfs comprimés pendant la systole étaient paralysés, et obligeaient le cœur à entrer en diastole.
Stalh admettait que l'âme, par sa force viviflijue distincte de sa force mtellective, régissait les mouvements du cœur; on en a conclu, bien h tort, que de là résulte la divisibilité matérielle de l'ftme. Puisque le cœui*, arraché de la poitrine, continue ses mouvements pendant un certain temps, il s'ensuit, a-t-on dit, qu'une partie de l'ftme est arrachée avec lui. On a répondu à cela que l'influence vivifique persiste encore, faiblement et durant peu d'instants seulement chez l'homme, dans l'organisme instrumental, bien que l'Ame elle-même ait disparu.
Nous avons exposé, plus haut, la théorie de Haller, sur l'irritabilité du cœur. Sœmmering admettait que les nerfs cardiaques s'épuisaient simplement dans les artères coronaires.
Legallois, dans son célèbre travail , conclut que c'est indistinctement de toutes les parties de la moelle que le cœur emprunte le principe de ses forces : mais l'expérience prouva que les centres nerveux détruits n'enrayaient pas les mouvements du cœur. Cependant comment expliquer les palpitations sous l'influence d'une cause morale? la raison en est
sim mis
impie ; si le cœur n'est pas directement sounis aux forces nerveuses de l'encéphale, il peut être influencé par elles ; ceci se rattache, d'ailleurs, à des questions bien plus générales
(160^) Billard a ODiidu, d'après des faits nombreux, que le pools des nouveaux-nés est souvent aassi lent que celui des adultes, qu'il s'accélère dans les premières années. Meuret affirme que le
Sue nous aurons 1 occasion d'étudier arec étail. L'expérience prouve que les causes excitantes appliquées sur le cerveau modifient les mouvements du cœur, et cependant les centres nerveux détruits n'empêchent pas ses contractions. Il faut donc admettre, avec Haller, que le cœur porte en lui-même uno force propre, qui excite et produit ses mouvements ; que tes nerfs qui le sillonnent ont une force nerveuse qui leur appartient, Ioi> même qu'ils se trouvent séparés de l'aie cé« rébro-spinal ; c'est une sorte de réserve de l'agent inncrvateur qui s'épuise lentointtii après avoir été empruntée au reste du s\nteme nerveux; qui suspend et reprend {iiusieurs foisson action, etc. (Foy. Innervation,
SYSTÈME NERVEUX, CtC.)
RÉSUMA. — En nous résumant , nous pouvons établir les propositions suivanu-s : 1* Sensibilité. Dans l'état normal le cœur Dt jouit guère de la sensibilité commune, t<^ciil , de la cœnesihésie; mais il a la sensiinl:' musculaire, et une sensibilité spéci.v^ 2** Motilité. Cet organe est doué de myoïi (motilité à progrès sensibles et rapides), ei. tonicité (motilité à progrès insensibles t lents). Ses mouvements se composent de tn : temps, 1' systole ou contraction auriculflir' . diastole ventriculaire ; 2° systole ventricuhiu diastole auriculaire ; 3* diastole ou repos cni: plet de tout l'organe. Le cœur raccourci (b\ la systole, s'allonge dans la diastole; sa pou. se redresse un peu en avant» puis reprend .'
I)osiiion primitive. Enfln, la masse ventrioaire présente un mouvement spirnide, l vertu duquel elle se tord et se détord atemativement. Les valvules et les anneades orifices ont aussi leurs mouvemn^ 3"* Tous ces mouvements sont soumis à u ^ rhythmes réguliers; 4* les oreillettes attir le sang provenant des veines pendant 1 "-^ dilatation, et le chassent dans les venlri()i r^^ par leur contraction; leur force est en ra[M ' avec ce but; 5* les ventricules, pendant W systole, lancent le sang dans les artères: ventricule gauche, agent dlnspulsion ^vw raie, est beaucoup plus puissant que le v<.i tricule droit, agent d'impulsion pulnionnir 6* les oreillettes jouent, en partie, le rôle sinus veineux : puisqu'elles ont moins de c< pacité que les ventricules, il faut qu'une i» tion du sang qu'elles reçoivent pendant ii diastole pénètre dans les ventricules; 7* jam une cavité n'est entièrement vide , quoi:' Haller et beaucoup d'autres physioiufii-i aient soutenu le contraire pour les bes^i de leur théorie : le cœur peut se repo^» bien qu'il contienne du samg; et se moa>o: bien.qu'il soit vide, sous l'influence de sa le motrice : le sang, mis en contact avec sa mi face interne est un stimulant provocatc; puissant, mais il n'est ni un moteur indispt sable, ni un moteur suffisant.
cœur des vieillards bat plus rapidement que cv^ des adultes : dans la mort apparente/ le cœur i bal ptiis.
lOG
DIG
DRBSnOir. (161)
NoostnoscmoDS ici une leçon faite en 1826 dm Dotre premier cours de physiologie » lorsque encore élère nous remplissions les tactioDS d*aide d'anatomie ; nous y traitons les Ibactioos bucco-pbaryngiennes.