‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 85 sur 340 · I. — Coumdératnmt généraUt · texte numérisé non relu

I. — Coumdératnmt généraUt

tne des fonctions les plus importantes de

r^omie, fonction dont la cessation amène

m prompt dépérissement suivi d'une mort

npide, est certainement celle qui fournit à

Vmmt les matériaux de sa nutrition, et lui

imA les moyens de réparer les pertes qu*il

Int chaque jour; c'est la digestion. La plupart

(b auteurs sont aujourd'hui généralement

d'iccord sur la série d'opérations gue ce mot

(ioit reofermer, et cependant ils diffèrent sur

il dé&oitioa qu'ils en donnent, quoique le

plus grand nombre prenne pour base les

changaDeots que cette opération fait subir

lai 5ubstaoces alimentaires. Adelon définit

'Atâçstion une opération par laquelle des

ntâances douées de certaines propriétés de-

nf.t)fient susceptibles d*ètre absorbées par les

lrai^M&\Ks cm tube digestif: mais que fait-il

allers des Didëres excrémentitielles, de celles

L^ absorbées par les veines? Leur it»o Q*est-eIIe pas aussi un réwîw * la digestion? Doit-on croire d'aillé ^ la faculté d'être absorbées n'appar- ^ ((u'aux substances alimentaires et à ^-tf^i ODt été soumises à la digestion, quand « ''«I, comme le dit M. Adelon, que sou- ^ des substances médicamenteuses unies m substances nutritives» sont absorbées et

W) ma 00*11. tkysmji soiwe pode bien étudier

Là DIGESTION.

Caip. I^. — De ta digestion chez Phomme,

Wfe'l»miier. Phénomène* de iensiintité. — § 1. Sinm de prendre des aliments solides {faim). — ft Ides, de« aliments liquides (aot/). — § 5. Bem d'enalser les résidus (besoin de délecation), — i 4. aenaibilîlé qiéciale des parois baccales iWrf, homdie^ patais^ dents , etc. ^gustation bucea* ^K~| 5. Idem, de la luette, du voile du palais ^ntiêiwm de Carrière-bouche , du pharynx). — 1 S. Sensibilité du cardia, du pylore ipylorus ^(tfor de f estomac- — § 7. Idem, de Tinteslin 1^, de la valvule iléocœcale ; idem, du rectum <t4e Tampoole «rectale.

Art. IL — Phénomènes de moHtité. {Voy. Grimaud, fb^ot, i, Ul, De la dUgesUon par rapport aux mets tnùqma^ p. 2.) — f I. Phénomènes mo« lean biioc«Me9opbagien8.i, PrélieBsiou des alittt«ls solides et liquides. S« Mastication. 3, Inttfavation. I, jDéglulitîon. — § 3. Mouvements àsm restonac. I, Pour Télaboratioii. % Pour rei^ttlsioB du chvme. -— 3, Mouvements du ^«Qdévvm et de rintestin grêle, a) Mouvements (bbomeun. b) Expulsion du ehyme intestinal, ^*a eonnartiment dans un antre. — § 3. Moui ao ms intestin. I, Mouvements de réëacCjme intestinal. 2, Mouvementô élairsu S, Mouvements d^expulsion (déféctt-

passent dans les voies de la circulation sans avoir pu être digérées, puisqu'elles sont réfractaires aux forces de l'appareil digestif, et que l'expérience nous donne, chaque iour, les mêmes résultats par rapport à des substances métalliques (comme le mercure), prises è Tintérieur? D'après ces considérations, je définirai la digestion : un acte par lequel des substances étrangères à notre corps, mais douées de certaines propriétés, sont élaborées et divisées en deux parties, dont une rendue analogue à notre propre substance est em«ployée à la réparer, et l'autre impropre à cet usage est expulsée par différentes voies. En Considérant nbème les choses dans une grande étendue, on verrait que plus tôt ou plus tard les deux parties de l'aliment sont amenées à ce dernier état pour passer ensuite à l'état brut. Mais ce sont là des choses dont je n'ai point à m'occuper ici.

La digestion suppose la préhension des aliments; celle-ci, dans l'état de nature, suppose elle-même un besoin qui ait engagé à les prendre; de telle sorte gu'en allant en sens mverse et dans l'ordre suivant lequel les opérations se présentent, on en rencontrera la série suivante ; le besoin naît, il se manifeste par une sensation, celle-ci engage ou force h chercher, d'après l'eipérience ou l'instinct . ce qui Convient pour la faire cesser ; quand on a trouvé l'objet de cette recherche, on lui fait subir les transformations nécessaires pour qu'il remplisse le but annoncé par le besoin.

Ainsi, l'appétit ou la faim, qui réclament des aliments, les aliments, qui réclament la

Art. m. Phénomènes d" élaboration. — $ 4" Elaboration bucco-œsophagienne. — § 2. Elaboration stomacale. — i. Action de la température. 2. Action de Teau. 3. Aaion de la salive : a) sur les substances féculentes et saccharines; b) sur les substances albuminoîdes ; c) sur les substances grasses. 4. Action du suc gastrique sur lesmè* mes substances. 5. Action des gaz. 6. Action des aliments et des boissons les uns sur les a«^- 1res. 7. Etudes sur le chyme stomacal. ■— | 5. Elaboration dans Tintestin grêle. — 4. Continuation des élaborations précédentes. S. Action spéciale : a) de la bile sur les Iroîs classes d'aliments et les substances accessoires (sels); b) du suc pancréatique (idem) ; e) du suc intestinal; d) des gaz; e) des élémente du chyme ; /) Etude du chyme intestinal. — § 4. Elaboration dans le gros intestin (fécal ion).

Art.:lV. Phénomènes de calorieité. Dû la digestion conMérée dans ses rapports avec la cahr-

dté. .

CflAP. U.^ Delà digestion dans la série

animale.

Giup. 111. — JliMoIre des travaux sur la digesiion

aux diverses époques.

Chip. IV. — Essence de la digestion.

Art. !•'. — De la digestion comme fonaion élaba-

ratrice.

Art. S. — Influence dynamique de la ûi^eiiion sur les fonctions sensitives^ motrices, végétatives^ calorifiques.

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digestion et la mettent enjeu; la digestion, qui leur fait subir des transformations pour les rendre propres aux usages qu'ils sont appelés è remplir, voilà les objets qui se présentent h nous successivement, voilà les matériaux de notre travail rangés dans Tordre suivant lequel je dois les examiner. Ces matériaux sont ceux employés par tous les auteurs modernes dans cette question ; ceux-ci ont seulement changé leur disposition en plaçant les aliments avant la faim. Ce qui précède suffit, ce me semble, pour démontrer que la classification que l'ai adoptée est plus naturelle. Quand l'appétit n'est point nénaturé par l'habitude, une mauvaise éducation, un état morbide, il décide du choix des aliments, tandis qu'il serait difficile d'y arriverapnon À l'aide d'autres relations entre les aliments et les effets qu'ils doivent opérer, dont l'appréciation serait plus compli- Î|[uée. C'est aussi principalement l'appétit qui ait que l'animal préfère telle espèce d aliment, et tel ou tel aliment dans cette espèce, ce qui varie encore suivant certaines circonstances que je ne dois point examiner ici.

Après avoir tracé le plan que me dictaient, en quelaue sorte, les matières elles-mêmes, je passe àl*examen de chacune de ses parlies.

Commençons par un oup d'œil général sur les aliments et sur la faim.

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