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IM
Qnaat au ehoii des aliments , l'homme teit ooiniTore, la nourriture dont il doit se knir est mixte. Bien qu'il puisse exclusivettot fore usage d'abments de nature aniuieoad'alimentsde nature y^étale, il conpat(]u'il se nourrisse de ces deux diroente i il Us, en proportionnant la quantité h son te, à 100 sexe, à sa constitution, etc.
tésomé. — 1* On ne peut vivre sans i&Deais notés (fibrineux).
tL» aliments azotés ne suffisent pas : ils ^tBtèlre au moins associés aux auiiments ^J^xarbooés (huile, eau).
^ fi int encore qu'ils soient associés à c^ispncipes minéraux.
^faia pas d'alimentation unique pos- ^ illlmt une alimentation variée.
i^Jm aliment est essentiellement formé K'ijdrogène, oxygène, carbone, azote, ou F'flr combinaison.
t; aurait encore bien des ouestions àtrai* kri propos des aliments; elles seront exa- Ai^aiiieafs,
IL — Fnm.
J^ grands maîtres se disputent tour à wr l'empire de tout ce qui sent dans la na- ^ ce sont le plaisir et la douleur. Pre- ■kn mobiles de tous les actes qu'exécutent ^^ rivants, de toutes les fonctions qu'ils 2^nt, ils ne se contentent pas de leur *>iT Timpulsion par leurs sollicitations *[^îes, ils les surveillent dans toutes ^ parties, les dirigent dans leurs moindres "^, leur donnent par leur opposition mu« ^^' un champ à parcourir et des limites 1^^ les borner, et nous les montrent ainsi ^>«cutant avec justesse et précision. Servant "VJiurs la même cause, soit qu'ils agissent ■s le mteie sens, soit qu'ils viennent è se itiraner, et que l'un arrête les effets que vinre ou tous les deux ont produits , c'est de ^ onion qu'ils tirent leur force; c'est elle ^ qui nous apprend qu'ils sont les açents (0^ nature saine: dès qu'ils cessent d'agir ' <<>ncert, ils n*expriment plus que les vœux ^ natoie malade ou en délire.
^tritaUes Prothées, le plaisir et la douleur S^ent toutes les mootlications, revêtent Bfes les formes ; mais dans Tordre physiopqne, constants au milieu de leur mcons- ^. ils offirenl toigours le même mode , ^ avertir do naême besoin; de là résulte,
pour le premier fliit, la nécesrfté; pour le se* cond, le pouvoir de leur assigner autant do rangs, de leur donner autant de noms qu'il y a dans l'organisme de besoins distincts. Quand ils s'appliquent à celui de réparer le corps en prenant des aliments, ils reçoivent les noms d'appétit et de faim. D'après cela, il est aisé de voir en quoi ces deux sensations diffèrent : la première est l'expression d'un désir; la deuxième, celle d'un besoin ; l'tme engage par l'attrait du plaisir, l'autre force par la présence de la douleur ; l'une demande, l'autre ordonne impérietisement; celle-là est soumise à l'influence de l'habitude, aux ca« priées du goût et de la mode, ainsi qu'à toutes leurs variétés; elle parait poiu* une cause légère : une cause plus légère encore, souvent inconnue, une distraction, suflisent pour la iaire évanouir, ou bien elle fait place à la seconde dont elle n'était que le prélude. Celleci ne se montre le plus souvent qu'invoquée par im besoin impérieux, et, tant qu'elle n'est point apaisée, ne cesse de se faire sentir que quand une impression pltis grave et plus profonde vient en étouffer la voix, immuable comme la nature dont elle est le fidèle inter*
firète. Une sensation si remarquable, liée à 'exécution d'une fonction si importante, qui attire toute l'attention de l'organisme quand elle prend im certain degré d'intensité, me- ' rite uien de fixer celle de tous les physiologistes : aussi voyons-notis qu'ils s'en sont occupés avec soin dès la plus haute antiquité, et que, |K>ussés par une curiosité bien légi-> time, ils ont cherché à en déterminer la cause, c'est-à-dire à reconnaître quels sont les changements survenus dans l'économie, qui peu-* vent lin donner naissance. Il est ici de la plus haute importance de ne pas confondre, comme l'ont fait certains auteurs , ces changements avec ceux qu'entraîne le défiant d'alimentation en altérant la constitution des liquidesetdes solides, changements (jui coexistent avec les premiers, dans les dernières périodes, quoiqu'ilsen diffèrentdela manière la plus complète. Commeilseraittroplongdediscuter un à un les résultats variés auxquels les auteurs ont été conduits dans cette recherche, je crois plus avantageux, pour parvenir à les apprécier, de poser un principe tel qu'en l'appliquant àchacunedes causes qu'on lui a assignées, et ayant égard à l'histoire de la sensation sur laquelle on est généralement d'accord, onjf>uissereconnaitre;si elleconvient auxfaits, et jusqu'à quel point elle leur convient.
La véritablccausedetoutphénomène, quand il n'y en a qu'une, doit lui être exactement proportionnelle; elle doit paraître, s'évanouir, s*accroitre, diminuer, se modifier comme lui : quand il y a plusieurs causes à la fois, il fisut appliquer ces règles à chacune d'elles en particulier, en ayant égard à l'influence de toutes les autres, que l'on doit même chercher à supprimer toutes successivement. Ceci nous montre à la fois la route pour vérifier les causes trouvées parles autres, ou pour cher* cher celles qui ne sont point indiquées encore. Ecouter la nature, on ot>servant, l'interroger par des expériences, et ne jamais
DtG
DICTIONNAIRR
DIO
ii!ler au delk de ce que les faits nous appr^a* nent, telle est la marche que doit suivre tout physiologiste jaloux d'acquérir des connaissances utiles et solides. Appliquons ces données générales au cas particulier oui nous occupe, le ferai seulement une ooservation , c'est que je suppose ici le cerveau, qui doit recevoir la sensation, et les nerfs de la huitièroe paire (que l'on croit chargés de la transmettre), dans Tétat sain; sans ces deux conditions , tout ce qui constitue la faim pourrait exister, sans que Ton s'aperçût de sa présence. Quand nous arriverons à des résultats irré^uliers, il sera important d'examiner si ces irrégularités ne se trouvent pas dans ces dernières parties (164).
Les causes matérielles de l'appétit et de la iaim peuvent être rangées en aeux classes, causes locales, causes générales; les unes agissent sur l'estomac, les autres sur la constitution tout entière. Les premières elles* mêmes agissentou directement, ou sympathiquement sur cet organe. Parmi les causes sympathiques il en est qui portent leur action sur la peau, comme un bain froid, des frictions sur cette partie: ou sur l'organe du goût, comme un aliment excitant: ousur le cerveau, sur le moi, comme la vue et le souvenir d'un mets qui rappelle des jouissances passées, l'habitude de prendre des aliments è une certaine heure, qui en feit sentir le besoin dès que cette heure est arrivée. Celles qui agissent directement sur l'estomac sont la présence des substances existantes, d'untœnia ou de tout autre corps qui en irritent les extrémités nerveuses. La plupart de ces causes ne donnent le plus souvent naissance qu'à l'appétit; rarement elles conduisent jusqu'à ]a douleur; elles n'excitent point dans l'économie un sentiment de faiblesse que nous remarquerons accompagner l'action des causes générales ; cette action parait en quelque
(464) Sentattons jue Con éprouve : appétit, désir d'alimenu, iiiillation légère à Tépigastre ; raim, douleurs, liraUtemenls, pui» déchiremenls dans celte région, accompagnés bientôt d'un sentiment général de faiblesse et dé ralentissement de toutes les fonctions, sauf Tabsorption qui augmente d'activité. Ainsi pouls faible, etc., respiration gênée, lente, etc., le malade éprouve une perte conaidcmble dans son volume et dans son poids ; les ilouleurs de Tcstomac deviennent de plus en plus Intolérables; à cela se joint une foule de sensations déchirantes dues à la perversion de toutes les fonctions, à raliéraiion profonde des solides et des fluides. G*est alors que tous les dégoûts sont surmontés, toutes IcsalTections détruites, lesscntimenls Ira plus doux de la nature étouffés. C'est dans de pareilles'circonstances que Ton a vu rbonime redescendre au rang de la béte, dévorer ses semblables, ses parents, ou se nourrir de ses propres membres piaur apaiser ses tourments, et cette série d'affreux tableaux où le poêle n'a pu rien ajouter de plus horrible que ce qui avait été observé. Bientôt la mort vient terminer cette scène d'horreur quelquefois au milieu du délire, d'autres fois dans le calme le plus profond occasionné par la faiblesse.
Pour faire cesser une pareille sensation, on peui d'abord recourir à des moyens mécaniques, comprimer l'abdomen avec une ceinture fortement serrée.
sorte plus superficielle, et disparaît avec 1 plus grande facilité: il suffit que Tesprii sdj un peu occupé, que Ton cesse de songer Taliment ou de l'avoir sous les yeux, qu l'heure ordinaire du repas soit écoulée, (]u{ le corps placé dans l'estomac en soit soih trait, pour que la sensation que l'on éproij vait ne se fasse plus sentir. Toutes les c<ium| exposées ci-dessus agissent en irritant léul rement les papilles nerveuses de Vesiom i| Les causes générales paraissent laisser uii empreinte plus profondfe, et produisent i effets plus graves et plus difliciles h eiron Elles ont toutes un même mode d'activit elles augmentent les pertes de réconnnn ou en diminuent les moyens de réparntio leurs résultats sont d'autant plus ninrqu
3U6 ces pertes elles-mêmes sont plus con érables. Ce sont : un âge tendre , le fance ou la jeunesse, un climat froid et s le printemps et l'hiver, un caractère vif h detUj de violents exercices, les travaux foi du corps, une nourriture peu abomlanu contenant peu de principes nutritifs, el i sieurs autres causes du même genre , qn li pocrate rapportait à la plus ou u grande quantité de la chaleur naturelle. 1 causesopposées diminuent la faim ; cat c\n dernier sentiment que ne tardent pas à t. naître en nous la plupart des causes cii ci-dessus (165).
Que trouve-t-on è l'autopsie dans les précédents? Quand l'estomac est vide dt | peu, on le rencontre resserré sur luiniû par la contraction de sa tunique muscule< de ses tuniques externe et interne ; la scri faite Tintérieur des plis dont la saillie bien marquée; on avait conclu de Ih (ji)* artères, devenues flcxueuses, recevaient m» de sang, que ses nerfs étaient compnu que le sang superflu se distribuait à la et au foie, et que celui-ci plus pesani
se tenir longtemps conrbé, avaler des ^nbst.) oui, sans être nourrissantes, exercent Vacti 1 estomac; mais bientôt ces moyens ne sont d'aucun secours; on en trouve alors dans i cni
de substances opiacées\ de spiritueux (expcr de Dumas), d*ingestion fréquente d'eau daii^ I queuse stomacale (des 4 chapons de Uinii, eau, morts dans 8 jours; un but à discrvi vécut 8 jours) ; le séjour dans un lieu ch:i;i humide {premier cat deCbaussier, minciirsqui \ rent14jours sans alimèntsdans un lieu ciinuct i* niide et à qui Ton parvint à rendre la vie^ ; o et c'est là le premier de tous les moyens, le ^ dans un lieu où se trouve en suspension grande quantité de substances animales; l'ai > tion cutanée sufDt alors pour faice taire \c 1* (exemple des bouchers, cuisiniers, etc., qui cent très-peu^. Il est des individus qui, à la w laisaient peu de pertes, et que Ton a vu vi vn* p< i longtemps sans nourriture, par le seul eiïot <!<' sorption cutanée malgré la sécrétion d une lij tite assez considérable d^urine et de salive. (i65)Platon a attribué la faim à une déionnin: du principe de vie: cette explic^Uun bien inj santé satisfait les esprits paresseux, trompi^ l'i prits superficiels, mais apprend du moins à qui veulent réfléchir, que ce n'est poini mu sation aussi locale qu'on a bien voulu le c dans ces derniers tcmpH.
DE PraSIOLOGIK.
aMUbkB wspendtt, deseanMt pour ooeu- DIT l'espace abaDdonné par l'estomac; c'était U l'opiaion de Dumas; Chaussier le pensait aii$<i. mais il donnait de ces résultats, des eipiicaiiûDS moins mécaniques. Bichat dénootra combien cette opinion était erronée, ditord par le raisonnement, puisque les ar- (cfêset les Der& de restomac,non compris (lios la tunique musculeuse, ne pouvaient être oottprifl)és par sa rétraction , que le foie ne ituil pas occuper l'espace abandonné par icsUHDac, puisqud cet espace était bientôt T'tDpli par les parois abdominales qui rêveu^t sur elles-mêmes. Ce qu'il avait ainsi (tooQtré a prtort, il le conGrma par des opérieDces laites sur des animaux à diverses époques de la digestion , et il vérifia ainsi itHktce qu*il avait prévu. Magendie est reveuu d^ sur le même sujet : il a reconnu
Ï) le foie, /a rate et en général les egynas bas^ventre reçoivent moins de sang qu'à fur^re, ce qui s'explique aisément, et que ceux de ces orçanes qui servent de ré- «noirà divers liquides, sont nlus distendus pv leur accumulation. Ainsi la vésicule est itnpiie de bile d'autant plus noire qu'elle y I K)Qttnié plus longtemps; la vessie, d'uri-. ftt, dt., le duodénum est tiré par l'estomac qttttr,ndttoe petite partie de la bile; aussi œ terdeA-on point a trouver de ce fluide iBêU I de II salive et à de l'air dans sa cavité ; cette fnUté de liquide diminue peu à peu, 6t fttfvétre absorbée plus tard , c'est alors
riffliinmve l'estomac privé non-seulement ^ les fluides qu'il pouvait contenir, ■vcoeore attaqué, corroaé dans son tissu ate, état qui est aussi partaçé par presque ^ les autres organes. Des plaques rou;^- ^faranes ou gangreneuses, se remarquent ^«Wfolérieur; les fluides, considérablement douanes, ont perdu la plus grande partie de to substance nutritive ; les solides dépouil* !^ de toute la partie grasse qu'ils pouvaient •tcitfrnier sont réduits à une sorte d'état de pksphorence. (Les quatre chiens de Dumas: àtz les trois premiers tués h divers degrés d ii)e>tioence, fluides de l'estomac de plus en pJos diminués; chez le quatrième, mort de ^, plus de fluide, estomac corrodé. Même «KnalioQ chez le criminel de Hunter.)
Ou voit, d'après ce que je viens de dire, Ç2 il D*est aucun changement organique qui •u la même durée que la faim, et aue ce ^ '^ par conséquent aucun d'eux exclusive- Btflt que l'on puisse en regarder comme la CTdse.Veut'on Vexpliquer par la plus grande f&aoteur du foie, par la compression des ar* '^rts «t des nerfs 7 Les observations de Bichat tt de Magendie détruisent des explications pardUes. Sans chercher mille autres causes , Ytol-oQ arec quelques autres l'attribuer au ^niement des houppes nerveuses de la muru*nise? On répondra que le même frottemunt ^ :ieu dès que l'estomac est vide et que la ^HD ne se fait point sentir alors. Est-ce la rré>eoce de liquides irritants oui lui donne ra^s^aiiee? Nais au moment où les douleurs -••«•i \v% plus vives, peu de temps avant que A 5iij»;t ne rende le dernier soupir, Testomac
n'en renfennephis. Aussi, quoiqiiol'eiàtieBle trte4ii«i qu'une pmeiUe cause pmsae avoir unpareil effet; quoique l'on connaisse l'exempie de cet homme si vorace chez qui l'en trouva le canal cystique s'ouvrant dans l'estomac; quoiqu'il paraisse démontré, malgré les doutes de Cuvier , que chez les animaux les plus avides de nourriture , on observe la même disposition, l'on ne saurait nier qu'une pareille cause prise ainsi isolément ne peut expliquer la sensation dans tout son ensem* ble. Peut-on dire avec Dumas que tout est dû aux vaisseaux absorbants qui, ne trouvant plu» à exercer leur action, se tournent contre l'estomac, et produisent ainsi une pareille im« pression ? Mais alors, pourquoi cette impression se remarque-t-elie quand les absorbants sont dans l'inaction ou qu'ils trouvent de quoi employer leur activité dans les fluides qui existent alors 7 Aussi, quoique les ex\^é^ riencos mettent hors de doute que les lymphatiques y sont pour quelque chose, est-on oblige de convenir qu ils ne font pas tout à eux seuls. Répétera-t-on avec Richerand, Adelon et d'autres physiologistes, que la faim est une sensation locale due h des modifications inconnues des nerfs de la huitième paire? On verra bientôt, en jetant un coup d'œil sur les causes générales, que celles-ci, quoique rentrant un peu dans les causes locales, puisqu'elles ont pour la plupart quelque action sur l'estomac, ne paraissent pas avoir sur la faim des effets proportionnels à cette action, et qu'il en est même quelques-unes , surtout parmi celles qui la diminuent, qui ne paraissent avoir aucune relation avec cet organe. Tout montre un rapport évident entre l'économie entière et la sensation qu'on éprouve, c'est le corps entier qui a faim, c'est lui qui réclame des aliments, et l'estomac n'est que son organe ; mais c'est un système en particulier qui est affecté , et l'on doit porter son attention sur les absorbants. Toutes les fonctions s'affaiblissent pendant que la faim augmente, l'absorption prend seule avec elle plus de force et d'énergie ; le seiri moyen de l'apaiser ou de la satisfaire, est de diminuer l'action de celle-ci» ou de lui donner de quoi s'exercer. Comment expliquer sans cela, dit-on, les effets obtenus par rintro-duction dans l'estomac d'une substance telle que I e sublimé qui n'agit,assure-t-on , qu'en diminuant l'activité des absorbantsde l'appareil digestif? Comment concevoir la diminution de la faim, en séjournant dans des lieux dont l'atmosphère contenait des particules nutritives qui ont pénétré par les absorbants externes? A quoi tient sa disparition complète en se plongeant pendant un certain temps dans des bains de bouillon de viande médiocrement échauffés? La pathologie viendrait encore confirmer ces résultats en nous montrant, quand lestomac est sain, la faim toiJÛours en rapport avec l'état de l'absorption dans les fièvres, Thydropisie, etc.
De tout cela nous pouvons conclure que la théorie de la faim est loin d'être aussi avancée qu'on pourrait le croire ; qu'il existe beaucoup ae lacunes à remplir, de&-
DIG
ma
périeneesSi faire, de raisonnements àrectiller, et aue tout ce qu'on peut conclure de . plus probable dans l'état actuel de nos con-* naissances à ce sujet, c*est que la faim et l'appétit sont dus en partie à une impression produite sur l'estomac, soit immédiatement, soit par voie de sympathie; que souvent elle est mise enjeu par l'organe du goût, entretenue par diverses causes placées dans Testomae* particulièrement par la réaction des lymphatiques qui se montrent au lieu convenable pour produire l'absorption , et par le stimulus des fluides irritants qu'il renferme ; enfin, maintenue par l'activité des absorbants eux - mêmes agissant sur sa propre substance, quand ils ne peuvent trquver ailleurs de quoi exercer leur activité.
Je passe sous silence les nombreuses applioations physiologiques et pathologiques que pourrait avoir ce premier point de vue, je me contente de faire une remarque qui se présente tout naturellement, c'est que l'absorption, comparée aux autres fonctions, présente une différence notable : tandis que dans les autres, lamotilité oui pousse les fluidesesten grande partie exitée par leur contact; l'absorption a, dans cette circonstance, d'autant j)lus d'énergie que les fluides diminuent, et disparaissent de plus en plus.
Ilf. — Clauilication des actes digestifs»
La digestion se compose d'une série d'opérations qui se passent successivement dans les cavités buccale , pharyngienne, œsophagienne, stomacale, duodénalc, etc.; la plus ! grande analogie existe dans le but, le mode, es résultats de ces opérations, et la disposi* tion des organes qui les exécutent. On peut en
Sénéral, dans chacun de ceux-ci, considérer eux ordres d'appareils bien distincts, appareilsmodi6cateursetapparei)sconducteurs;les premiers sont lesagcnts des transformations, les deuxièmes transmettent aux cavités suivantes les substances élaborées par celles qui précèdent: chacundespremiers se divise enappareils secondaires, que l'on peut réduire & six : appareils de préhension, de gustation, de chan< gements physiques, de mixtion ; le second ordre d'appareils ne présente pas de division. Les aents, les mâchoires qui les supportent, les muscles qui les meuvent (pour ta bouche), l'extrémité supérieure du pharynx, pour cette partie et pour l'œsophage, l'orifice cardiaque de l'estomac, etc., forment les appareils successifs de préhension; la langue, la luette, le cardia, celui dégustation. L'appareil de préhension tout entier, auquel on peut joindre la langue, les parois musculaires du pbaryni, constituent l'appareil de changements physiques; enfin l'appareil de mixtion se compose des organes qui sécrètent les matériaux du mélange, tels que la muqueuse, les glandes molaires et buccales, les salivai* res, et ceux qui l'opèrent, tels aue la langue, les parois de la bouche, etc. (166). On voit
(166) L'appareil conducteur pour la bouche est formé des lèvres, du palais, du dos de la langue cresié en gottUicre, d« Tépiglotte abaissée.
que cette division présente un grave inron ventent, c'est que souvent un même or'^nn entre dans des appareils divers, et que ilin d'autres circonstances un même appareil i> diversement composé suivant Cju'il s ap|)li(]ii à telle espèce d'aliment ou bien à tout ai tre. C'est ce qui arrive, par exemple, à l'a[ pareil de préhension, bien différent (|uanii s'agit de solides ou de liquides, surtout ji rapport à la succion ; pour ces derniers, j me suis borné ici è étendre è toutes les parte de l'appareil digestif la division donncMj pi Adelon pour la bouche seulement, alin de dm dre ce travail plus symétrique : il serait \m] être plus avantageux de n'avoir pas ('^^in>i cette division pour la partie anatomi(|ue , < de ne s'en servir que dans celle qui re^^ai 1 plus spécialement la physiologie (167).
ÏS.^^ Rites sensiti[s et moteurs prépaTatoires,
1* Appareils musculaires. — S'éloi^'ncr, > rapprocher, se contracter et se dilater, v resserrer ou s'élargir, voilà à quoi se riil . sent toutes les opérations que nous al]< : rencontrer ici, soit dans leur ensemble, n dans les moindres détails. Mais venons-en l'application.
Ces mouvements sont ceux de la niArh* inférieure, des lèvres, des joues , de la ian::!; du voile du palais, de l'épiglotte, de la gl>i du pharvnx et de l'osophage. Les dents >■ immobiles, et n'ont que lesmouvemenis nmuniqués parles maxillaires qui les sii| 1 tent; de ceux-ci, le supérieur n'a an* mouvement qui lui soit propre.
Le maxillaire inférieur est formé de li' pièces chez le fœtus, d'une seule dans l « adulte, etde 8 (4 de chaque côté), d'apnde Blainville, qui le regarde comme un pendicede la région cervicale ana!o.^uL'< côtes de la région dorsale , et le div i>e 11 articulaire, coronoide, angulaire, et vur bulaire: il est susceptible des mouvend'élévation, d'abaissement, et d'hori/oii' en avant et de côté. Les mouvements il vation et d'abaissement de la mâchoire h rieure peuvent être regardés comme se f.v> en arc de cercle dont le centre serait air lieu d'une ligne qui passerailun peu au-dtdes angles de cet os: delà il suit que In >v physe du menton et les condyles décri> 'n sens inverse des portions de circonfer»!se trouvant placées des deux côtés <!' ses du centre ; les condyles ont, en m. un léger mouvement de glissement en an ou en avant. L'abaissement s'opère pir ' tion de muscles, tels que le génio-liy<"' le mylo-hyoïdien, le digastrique oui n'a <i" seul ventre dans les animaux, fixés d'um { à l'os hyoïde, de l'autre h la mâchoire u rieure qu'ils tirent en bas et en arrière, ^ condée par celle du ptérygoïdien exieniv porte le condyle en avant et en haut. L c vation est opérée par le crotaphyte, le n «éter et le ptérygoïdien interne. Les aiuu>
067) Ces divisions pouiraîcnl aussi s'npp'"^' avec avantage à d'autre parties de la physioioc
ma
mesls horizontaux en avant sont dos aux Jeuipiéfygoidiens, le crotaphyte et le ma»- ^r le soutenant ; ceux en amère sont ob* taos dans les mêmes circonstances par les âro posEtérieures du temporal ; pour pro-* «^m cts oDOorements d'un seul côté, il suflSt àt mettre en jeu les mêmes muscles du c6té
*'PÇ08é.
te«t seulement en s'<^levant et se serrant
WteroeQt contre la mêchoire supérieure,
'^t rinférieure peut exercer son action sur
'^ corps placés entre les deux, et comme les
:'udes élévateurs sont fort en arrière, c'est-
'■-bî« \it»-près du point d'appui, il s'ensuit
'7K Von pressera, toutes choses égales d'ail*
Hu5,uncorps résistant d'autant plus fortement
•^Nmtemettra plus enarrière. Aussi les dents
^ soot id les moyens de pression, sont-
tiVs d'stttant plus fortes, qu'elles se rappro-
de&t phjs de la partie postérieure ; ainsi en
{fiXMint d*avant en arrière on rencontre
citarbomme^dans Tune et Tautre mâchoire,
l'bineisTes ou cunéiformes taillées en ma-
OR (k limes de ciseaux en considérant en-
svsMe les supérieures et les inférieures, et
«ittlDrleméme mécanisme. Ce sont les
^ we!, elles répondent à la cloison des
IbnQBBées, et aux vides que celles-ci pré-
5eQtat;ïles canines ou angulaires plus
fort» qtt les précédentes , plus faibles
qoe b solaires, répondant à la fbsse du
n>toeMD;3* les molaires ou cuspidées, p<y
^ a grosses, ayant une force croissante,
^noBcsdeplusen plus nombreuses, cor-
^^fwifat Ters la partie postérieure du ma*
j&w supérieur au-dessus de lac^uelle se
^*>*eot les portions les plus solides de la
dm
^^ Mqm regarde les mouvements des kvts qui peuvent m'intéresser ici, f obser* '^seolement que l'ouverture qu'elles lais- *^Mres5erreouse ferme par l'action de ses Hadenu-orbiculaires; elle s'élargit et s'ouvre v^ par celle des zygomatiques grands et »'^ des canins , des releveurs propre et '^Qoun pour la lèvre supérieure, et des t-'oogidaires carrés, houppe du menton ror rinférieure. Ces muscles vont abou- *- à la circonférence des orbiculaires , dans p? direr tion presque normale à leur cour-^ '-u«. Les mouvements des lèvres présentent i'^moup de modiflcations qui ne doivent '•«strouferleur place ici.
^ beceinateur est un des principaux ^•Bisdes mouvements des joues , il est s^ '<ifeié par les dents ; il aide h la mastication ^poussant sous celles-ci les aliments comfju entre les joues et l'aroade dentaire. En fT^Tvl le mécanisme de ces mouvements a j< peu étudié par les auteurs. La langue est *',asée, élevée et portée en arrière par les ^'î'^S^oses ; un seul la porte en outre de côté: *^ «st abaissée et portée de mêml^ en arrière ^ les hyoglosses , tout ceci regarde surtout ^<W: elle e^ entraînée simplement en "^ on en arrière par le génioglosse , qui ^Ime aussi à ses diangements de forme.
[^P'^nte également des muscles particu- ^ iatiiflsèques hien décrits pour la pre-
mière fois par Gerdy, qui a trout é V9n sa base un tissu jaune ne nature toute particulière. Ces musclessont : l*unsuper£k»el, pair, placé sous la mucpieuse du dos de l'organe, surtout vers la pomte et les bords , composé de fibres légèrement obKques en dedans et en arrière; il creuse en gouttière le dos de la langue; 2* un profondf impair, c'est le lingual ordinaire; il raccourcit la langue et la courbe de haut en bas en abaissant sa pointe; 3* un transverse, pair, à fibres transversale» comme son nom l'indique, fixé à la muqueuse des [Mirties movennes et latérales de Fa face inférieure de la langue qu'il creuse en goût* tière; i'^un muscle vertical, pair, liant les précédents, n'offrant que quelques fibres et faisant disposer, quand un muscle agit , les parties les plus éloignées , de manière k concourir à son action ; 5* un muscle postéerieur, également pair, placé vers la base et tirant la langue en arrière. Le voile du palais est élevé et tendu par les péristaphylins externe et interne, sphéno-salpingo-staphjrlin et petro-salpingo-staphylin de Chaussier^ ainsi que par le palato-staphylin qui élève la luette; il est abaissé par les pharingo etglosso* staphylins: dans la première position il ferme toute communication entre la bouche et les fosses nasales, et dans la deuxième, il sépare complètement la cavité buccale du pharynx. Les mouvements d'élévation de 1 épiglotte sont dus en partie à l'action du muscle byoglosso-épiglottique , décrit tout récemment par Gerdy, très-marqué dans divers animaux, tels que le cheval par exemple, généralement
r(u développé dans rhommCi fixé en arrière la base de l'épiglotte qu'il tend à relever : l'épiglotte a d'ailleurs naturellement une grande tendance è rester dans cette dernière position. Le mécanisme de son abû^sement est plus compliqué: quand le larrnx est porté en haut par les génio, mylo, stylo-hyoïdiens, leshyo-giosses,les génio-glosses, pour entraîner le pharynx au-devant des aliments, le thyrohyoïdien venant, outre cela, à relever le cartilaçe thyroïde, celui*ci agit sur l'éniglottique, Te porte en arrière, et de là l'anaissement de l'épiglotte; mais on doit juger par là combien cet abaissement doit être imparfait. De là résulte une rotation du ericolde sur les cornes inférieures du thyroïde, au moyen de laquelle l'ouverture du larynx prend une plus grande obliquité en bas et en arrière.
Les mouvements de l'ouverture supérieure du larynx sont dus principalement à ses muscles propres, au resserrement de l'arithénoidien qui rapproche les deux lèvres de cette ouverture, et empêche ainsi les aliments de
[Pénétrer dans le larynx, où ils feraient courir e risque de la suffocation.
Le pharynx et l'œsophage se bornent à s'élever pour aller en quelque sorte au-devant del'aliment ; à s'abaisser quand ils ront$aisi,à s'élarçir pour le recevoir, à se contracter dans la partie où il se trouve pour l'en ex«
!)ulser. Le pharynx est porté en haut ayec le arynx par les g^nioglosses, les génio et my le* hyoïdiens, ainsi que les stylo-hyoïdiens et un
DIG
DIG
peu par les constricteurs : il est élargi par la résistance de celui-ci à raction portée plus loin des premiers ; il s'abaisse par le relâchement des muscles qui Pavaient élevé, et aussi, d'aprte la remarque de Ghaussier» par la traction du sterno-hvoïdien ; enfin , il est rétréci par les constricteurs. L'élévation et l'abaissement sont favorisés par ce qui se passe à l'extérieur; aussi, dans un grand eflort de déglutition,porte-t-ond'abordla tète fortement en arrière, ce qui aide à l'élévation , et ensuite rapproche-t-on le menton de la pioitrine,ce qui aide à l'abaissement. L*CBSopnage est porté en haut par le raccourcissement de\ ses fibres longitudinales ; en bas , par leur relâchement , les circulaires opèrent sur lui des resserrements et des dilatations successifs.
II existe encore du doute sur les mouvements de la mâchoire supérieure ; admis par les uns, ils sont rejetés par les autres, et les premiers eux-mêmes ne sont pas d'accord sur le mécanisme. On a dit : Quand les mâchoires s'épartent fortement , l'action n'est pas due en entier à l'abaissement de la mâcnoire inférieure,etl'élévation de la supérieure concourt à cela pour un quart, un cinquième ou un sixième. Pour le prouver , on a proposé : l' de rendre cet écartement plus sensible, en
1>renant, h la lumière, l'ombre de la tète que 'on peut obtenir plus grande qu'elle, et faisant les mouvements de mastication (Kichbrand) ; 2' de rapporter le plan d'intersection des dents en contact , à un plan fixe , et de remarquer si l'arcade dentaire inférieure ne cesse pas d*ètre de niveau avec ce plan (Dumas) ; 3* enfin, de tenir la mâchoire inférieure fortement fixée pour l'empêcher de se mouvoir en bas, et de voir alors si les arcades alvéolaires peuvent s'écaKer. ( Fbrrbin .)
L'expérience de M. Richerand n'a pu me rendre le mouvement bien sensible; celle de Dumas m'a toijyours paru d'une exécution très-difficile, et il m'a été impossible d'empêcher mon intersection dentaire de changer de rapports avec le plan de comparaison par les mouvements qu'exé* cutait la tête: quant à ce qu'a indiaué Ferrein, je puis assurer que toutes les rois
}|ue mon maxillaire inférieur a été assez ortement retenu, mes dents sont, malgré tous mes efforis, demeurées serrées les unes contre les autres. Aussi Ribes a-t-il nié, de la manière la plus complète, la possibilité de ce mouvement; sans être aussi exclusif on peut dire qu'il j a bien des arguments en sa faveur. Voyons SI l'on trouve queli^ue chose de plus décisif dans les explications qu'on en a données. Boërhaave rexpliquait par l'action des extenseurs de la tête qui élèvent la mâchoire supérieure en portant la tête en arrière et en bas ; mais ceci est commun à la mâchoire inférieure qui est ég^alement entraînée, et Winslowa a très-bien fait voir que tout cela ne servait uu*à donner plus de jeu au maxillaire inférieur, en éloignant le menton de la partie supérieure de la poitrine. Ferrein attribua tout à l'action du ventre postérieur du digastrique et à celle du stylo-hyoïdien ;
Bichat; Boyer, etc., ont adopté cette opinion ; mais il est aisé de voir que ces uiusclil agissent très-près de l'articulatioQ de la tête avec la colonne vertébrale, c'esl-à-dlr.' très-près du point d'appui, tandis que la résistance (le poids de la tète appliquée h sou centre de gravité), agit par un bras de levier beaucoup plus lonç, or y a-t-il quelque rapport entre une si petite puissance plm i<j d'une manière si désavantageuse et une bi* n plus considérable et plus heureusement située ? Chaussier a expliqué la chose d'uno manière qui revient k peu près à ceci : no>o avons vu que, dans rabaissement de la mâchoire inférieure , le condyle était porté f :. haut et en avant par le ptérygoïdien eiterm . celui-cirencontrantbientôtla cavitéglénoid , il la pousse aussi en haut et en avant, et d» . résulte le mouvement que l'on observe. Cr quoique sujet à beaucoup d'objections, sur' peut-être ce qu'il y a de plus plausible; n semble en effet que l'on sent quelque cli*^ de semblable quand on place les doif^tsy les .articulations eondyloïdo-glénoïdien:
dans la mastication, et l'objection tiret l'expérience troisième est sans valeur d< cette hypothèse, gui fait dépendre Técar. ment du maxillaire supérieur de celui ^ l'inférieur.
Tout ceci une fois posé , voici coniin^ on explique le mécanisme des opérations û ont lieu dans la bouche, le pharynx et lu sophage.
T Préhemion des àlimtnis. — La plu| des animaux approchent leur bouche c aliments, l'homme au contraire porte aliments h sa bouche. Mais la prélitn^ diffère selon qu'ils sont solides ou liqu^^ Les premiers se placent sous les \m\<^ quand on ne veut que les couper et q résistent, puis sous les canines ou li-ni* quand il s'agit de les déchirer, enfin s(n!>^ i molaires quand il faut les briser, et d\\\- 1 plus en arrière qu'ils offrent une i ' grande résistance, nous en avons vu raison. Quant aux liquides on peut Icsprir. i
Sar infusion, par injection ou par suit ar le premier procédé, les lèvres arwiu. \ et peu écartées, la langue fortement ciiHien gouUière et les joues portées 1 une ^^ l'autre, forment une sorte de canal qui lait ^ i à celui du corps qui renferme le liquida établit la communication de celui-ci avt • I pharynx; par le deuxième, c'est le liq lui-même qui forme une partie du cdn<^) continuité, l'autre est due à la partie p< ' rieure de la base de la langue et à l'ëpiu i disposé comme ci-dessus. En 6n, parsucaJ on empêche la communicatioa de la l)'>u( et do i air extérieur, en pressant les lev arrondies contre l'ouverture du réservoir contient le liquide; on empêche aussi Tai pénétrer dens la bouche par les fosses sales, en tendant au-devant d'elle le vigile
|)alai.s: parce moyen la communication arynx et de la cavité buccale est coinp) ment libre, et une forte inspiration suiliip vider celle-ci d'air; aussitôt le liquide précipite. Dans l'action de teter de IloI
Dm
DB PHYSIOLOGIE
rémsàaa du lait est eneofe CiYOrisée par l'adkn des mamelles, la disposition des lè« msplusIoDgijMS que chez Taduite et l'obli- <nité des apophyses ptérigoldes qui permet loToOedupaliia de boucher plus exactement fooTerfare postérieure des fosses nasales. T (rHUadM. — C'est la langue qui est le pnoeipil ornoe de la gustation; et cette pro- (liâé, elle bdoît surtout à ses papilles conques qui en couvrent toute la face supénture, et sont surtout très-nombreuses à la inmte ; elles sont dues à Tépanouissement k la branche linguale du maxillaire infémr. Pour mieux goûter, la langue se plie à plosieurs manières afin de mieux em« te»er l'alifflent , le presse contre le palais , a fetie pression parait en favoriser Tacfeoo .91). Celte action a une très-grande inbtoct sur toutes les autres parties de l'acte û^. En effet , c'est elle qui prépare l'es- Icûf ta lareur de l'aliment qui va lui être inosaûsou qui le prévient contre lui; aussi. fâ»iiue affection quelconque a privé pour n certain temps la laneue de ses propmtés, les autres parties étant parfaitement ma, l'appétit ne se faiV-il sentir que plus ^ d aTec moins d'intensité ; aussi les Mflbinnpides se digèrent-ils avec moins il'.laoM: on a même été jusqu'à prétendre qi'âi fe se digéraient pas du tout, ce qui, ea gââai, est exagéré.
^iOBUtion lavorise encore la digestion, Cl ksùL prolonger la mastication par le 1^ que l'on éprouve à bien savourer un M^gréable; c'est à la mastication qu'elle ^ I son tour d*agîr avec plus d'énergie,^ ^^ qu'elle s*exerce mieux sur des objets (Srisés et dont elle s'applique mieux les ^^ molécules ainsi séparées. On voit . que dans cet ensemble si bien organisé, ^>t:Dch9lne et tout se lie ; chaque partie Ke aux Ibactioos des autres et en est aidée m tour, de telle sorte qu'elle réagit sur ■^lue par Tintermédiaire d'une autre, P^â résultent un ordre et une harmonie w de la plus haute admiration.
^Jhtfieolîim.-— Celle-ci est opérée jpar l'ao- !^ des dents: c'est la mâchoire inférieure Forte l'arcade dentaire qui y est fixée «I supérieure, en exécutant les divers lents indiqués ei-dessus, pour couper, \ broyer les aliments ; c'est ce deraclequiest le plus important, le plus ^1^ I le plus prolongé , il est exécuté >Qi par des mouvements successifs de laite, dans lesquels les dents qui Topèrent t^jours sur le même plan. Les joues (Mé, la langue de l'autre , repoussent les areades dentaires les aliments qui en sortis, soit eo dehors , soit en dedans ; "Opérations se répètent jusqu'à qu'ils ■insuffisamment divisés. C'est alors, et
,^} Une aaire condition qui paraît presque in- ^^Ue M dm noins trâ-atile pour la gusta- L^ u^ niiuBîdité de rof||ane. Si on laisse dessé* vr h laaçoe soie dans risiérieur de la bouclie« soit P^^ caie cavité, on s^aperçait qu^elle n'a plus '* >a^ ordinaires • la langue lubrifiée par
même pendant sa durée, que se fint leur raé» lange avec les substances renfermées dans la bouche, c'estrk-dire l'insalivation.
5* InMolivation. — Ce que je viens de dire sulOt pour définir cette opération. Les sucs de la Douche proviennent de la muqueuse , des follicules sébacés labiaux, buccaux, linguaux, des glandes molaires, et enfin des sauvaires, qui versent le liquide dans la bouche, la parotide par le canal de Stenon, la sous* maxillaire par celui de Warton, la sous-linguale car les canaux de Rivinus. La sousmaxillaire paraît déposer une salive d'une nature nU generis. A cela se joint une certaine quantité d'air absorbé par la salive , qui en est extrêmement avide, et qui s'avale avec elle.
On a longtemps discuté pour savoir qnelle était la cause oe l'écoulement de la salive. Boêrhaaveet lasecte des mécaniciens rapportèrent cette excrétion, comme toutes les antres, à la compression des glandes salivaires; et ciMume il ne s'agissait ici que de mécanique et d'anatomie , choses que tout le monde pouvait voir, on ne crut pas oue l'on eAt pu se tromper ; personne ne prit la peine de regarder; aussi cette opinion vola-t-elle de bouche en bouche, et finit-on par l'adopter. Stahl lui porta les premiers coups , en disant que c'éudt une opération dirigée par l'âme, et l'arracha ainsi à la matière; mais 11 ne démontra pas jusqu'à l'évidence la fausseté de l'opinion commune ; Sauvages fut aussi l'un des premiers à s'élever avec force contre la doctrine mécanicienne ; ce Ait Bordeu qui dirigea contre elle des arguments sans réplique , et qui sut la saper iusque dans ses fondements. Ce ^nd médecin observa d'abord que l'excrétion des^andes salivaires, comme celle de toutes les autres, n'était point pro* portionnelle à l'action des agents oue Von croyait pouvoir la comprimer; qu'elle avait lieu souvent et avec beaucoup de force , sans que cette compression s'exerçAt|; il démontra rationnellement, parlesdonnéesanatomiquesy que ces grandes ne pouvaient être comprimées; il fit confirmer ces résultats par 1 expérience, en leur substituant des éponges irien imbibées d'eau (les mouvements de mastication n'en exprimèrent pas une goutte); enfin , il fit voir, par Tétude des propriétés vitales, qu'une pareille compression, loin de produire l'excrétion dans une glande, finirait par en amener l'atrophie. A des preuves de cette nature, on ne trouva rien à répondre, et la compression itat complètement r^etée.
Non content d'avoir abattu l'ancien édifice, Bordeu voulut en construire un nouveau. 11 montra que c*était l'irritation des aliments, le plus souvent (et dans d'autres cas, de diverses causes, légèrement aidée des douces pressions de la mastication, qui filisait couler la
divers sues buccaux, et pHnelpalement par les papilles lenticulaires qui paraissent n*étre que des glandes chargées de sécreier une salive muqueuse qui rhumecte et qui retient oo peu plus longtemps les substances à sa surface.
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mfi, cet orgue presse les aliments, et en npprocLe les morécules; c'est aussi pendant c^ temps qu'ils sont mêlés h la salive qui Tient ik k bouche, aux mucosités pharyngiennes, [[ m fluides prorenant des amygdales.
Xous retrempons donc encore ici la pré* )Knm, \â gustation, les changements phyiiques» la mixtion et la propulsion. C'est ainsi pk la masse alimentaire est conduite jusqu'à estomac» dont Touverture cardiaque, douée [ose sensibilité plus exquise que le reste de I muqueuse gastrique , luge si Ton doit ou iiaen permettre l'introduction. Dans ce dersrr as elle arrive à l'estomac , et se trouve 09 daos une région où nous la retrouveus bientôt. Le mouvement est extrêmement (fit dans le tiers inférieur de l'œsophage. e:ie partie reste encore contractée quelque BBpi après que les aliments ont été int^oicisdaos Testomac, sans doute pour en préair le reflux. D*aprës Magendie, cette por- »4 serait toujours le siège de mouvements Bcte<ài& de dilatation et de contraction plus 0 ïùm marqués. Au reste , la marche de iltflteQt dans cette partie n'eSt point toutes cootioue, elle est quelquefois intermit- ^*d, suivant diverses circonstances, par ^v^Àe^lorsau'il ne convient pas au cardia, ''^!^ à l'aide de mouvements rétroï^qâ constituent le vomissement. Rêve- (^ ttiieoant sur les phénomènes prépa- ^tvj«$ incco - œsophagiens , et donnons '^^ nouveaux détails sur la préhension '^^aeats, la mastication, la déglutition, ^•2lioD. Notis poursuivrons ensuite l'é- ^^ la digestion, en adoptant l'ordre in- ^ pins haut.
Phénomènes de motilUé (f7i).
!•— Préhension des aliments.
^*cte accessoire de la digestion s'effectue, te lloaune, à l'aide de la main et de l'avant* ^f infléchissant sur le bras, et se portant ^ « la rencontre de la t>ouche, oui, de son *« se projette en avant. Cette dis(>osition Imparfaite harmonie avec la station bi- ^ k l'homme. Remarquons que les mou- !^^qui se passent dans cette série d'ar- *«>'^(main, coude, épaule), dont l'en- ^ constitue le memore supérieur ou "^ue, peuvent se décomposer en trois ^' Premier . temps : préhension de l'ali- ^ P^r la main qui , par sa merveilleuse ^lé, s adapte parfaitement à ses fonctions. ^Me temps; flexion de la main sur 'icl-bras. Troisième temps; flexion de ^t-bras sur le bras, inclinaison de ce ■U're en dedans, et projection de la bou- ^L aliment, au contact des lèvre«, est ^plement saisi, puis introduit dans la ^''•«^.baccale où notis allons le retrouver ^ lacté plus important de la mastication.
I*V Toat«s les questions relatives à la molilitë v^e appartiennent à la physique médicale ; ici ' ^ Tiot Tobseiralion directe, rien ne la rem- *; il faut Toir el bien voir. Aussi nos tra- > Bodenies sont infiniment supérieurs à cens *^*^ Bos t^rédéoesseurs, parce que nos moyens
lteno5K, DE Physiologie.
DIG II. — De la mastication.
On peut définir la mastication, la trituration des aliments h l'aide d'un appareil spédal* Stiivant que nous considérerons le phénomène digestif chez l'homme ou chez les animaux, nous trouverons dans son accomplissement des différences capitales. Chez les zoophytes, les lépidoptères et les vers, l'ingestion des aliments se fait sans le travail préparatoire de la mastication. Chez Thomme, la digestion serait impossible ou très-imparfrite sans le travail préparatoire de la mastication ou d'une division analogue de l'aliment.
1* Des os maxillaires. — Ces organes sont, d'une part, les mâchoires, et de l'autre, les dents. Les mâchoires sont des parties osseuses de forme parabolique, et se correspondent par leurs bords libres ou alvéolaires. — La supérieure, ou syncrAnienne, formée par l'union des deux maxillaire supérieurs, est logée dans l'épaisseur des os de la face; la deuxième (inférieure), constituée par un seul os, le maxillaire inférieur, doit être considérée cou:me un levier du troisième genre, et se trouve réunie au temporal par une double articulation condylienne de Ja classe des arthrodies» Au point de vue de la mobilité, les deux mâchoires présentent des différences capitales.
Le maxillaire inférieur, par suite de s<in artictdation condvlienne, se meut dans tous les sens; la mâcnoire supérieure, par suite de son enclavement dans les os de la face, ne peut se mouvoir qu'avec la tête loi^sque celle-ci se porte en arrière. Boërhaave, Ribes, Ferrein ont très-bien démontré ce genre de mobilité dans l'acte de la mastication, n est aisé de s*en convaincre, en considérant une silhouette projetée sur un écran, ou bien en se regardant dans un miroir qui grossit fortement ; on voit alors qu'elle est portée en haut, avec la tète entière. Quant à la mâchoire inférieure, il suffit d'examiner attentivement le jeu de son articulation , pour voir que ses mouvements ne s'effectuent pas autour de Taxe du condyle, mais bien autour d'une li-
Sue horizontale qui s'étendrait d'un trou entaire inférieur a l'autre. Dans ce mouvement, les arcs antérieurs et postérieurs sont loin de se correspondre. Tandis' que le menton décrit un arc se dirigeant de haut en bas, et d'avant en arrière, l'arc décrit par le condyle se porte de bas en haut et d'arrière en avant; celui-ci a beaucoup moins d'étendue En même temps, le condyle se porte en avant de la cavité articulaire.
2* De Vappareil musculaire des mâchoires et de leurs mouvements. — Les mouvements de la mâchoire inférieure peuvent se ranger sous cinq chefs principaux.
A. Mouvement de haut en bas ou d'abaissement. — Il s'effectue, d'un côté, par l'action des muscles digastriques, génio - hyoïdien ,
d*exploration sont beaucoup plus précis, nombreux, variés, parce que nous avons bien mieux expérimenté, bien mieux regardé : toutes les fois que des discussions s*clèvenl sur des points de fait, il faut répondre : Raisonnez moins, regardez davantage.
DIfi
DICTIONMArRE
DIG
stylohyoïdien et myiohyoïdien ; de Vautre, par le propre poids du maxillaire inférieur.
B. Mouvement de bas en haut (d'élévation). Ici l'intervention de muscles énergiques est nécessaire. Les muscles temporal, masséteret ptérygoïdien interne sont mis enjeu.
C. Mouvements en avant et en arrière. Ces mouvements sont le résultat de l'action combinée des muscles élévateurs et des muscles sus-hyoïdiens; les ptérygoïdiens y jouent le principal rôle.
D. Mouvement delatéralité.U est très-borné, et s'exécute avec le concours des muscles ptérygoïdiens externes, chacun d*eux agissant séparément : l'un des condyles est uxe et sert de centre pour le mouvement de l'autre. Les ptérygoïdiens internes agissent plus faiblement,
E. Lorsque les mêmes muscles exercent simultanément leur action sur la branche montante du maxillaire inférieur, on voit celui-ci effectuer un mouvement de bascule, et se porter en avant; on conçoit de môme toutes les nuances des mouvements masticateurs.
3* Appareil dentaire, — On donne le nom de dents à de petits corps extrêmement durs,
E lacés dans les alvéeles dont sont creusés les ords libres de chaque maxillaire. L'atténuation d'un corps ne peut avoir lieu que de trois manières: l.jpar piqûre; 2.par section; 3. par écrasement. Les dents, par leurs formes diverses, s'adaptent parfaitement à ces trois modes. Au nombre de trente-deux, elles sont ainsi divisées pour chaque mâchoire. Deux canines, quatre incisives^ dix molaires. En observant les dents, soit en elles-mêmes, soit par rapport k leur mode d'implantation, on voit qu on peut établir un rapprochement d'une part entre ces trois espèces de dents et la nature des aliments sur lesquels elles doivent exercer leur action, et de l'autre, entre ces mêmes dents et les parties osseuses sur lesquelles elles sont implantées. Ainsi, nous voyons que les incisives, les plus faibles de toutes, ne s'attaquent qu'aux aliments peu résistants, et qu'elles sont placées en avant des deux autres variétés, c'est-à-dire là où le maxillaire a le moins d'épaisseur. En agissant sur les aliments elles les divisent à la manière de ciseaux.
Les canines» plus aiguës, ont pour principale fonction de saisir l'aliment, de le fixer dans la bouche et de le déchirer en pénétrant profondément ses tissus; elles sont situées en arrière des premières , et au point où le maxillaire a plus d'épaisseur.
Les molaires, enfin, dont l'action est d'écraser, de moudre, sont situées dans la partie la plus compacte des maxillaires, sous l'impulsion immédiate des muscles temporal et massé ter.
Tel est rapidement l'ensemble de l'appareil dentaire chez l'adulte.
Aux deux extrêmes de la vie nous trouvons de grandes différences.
Chez l'enfant, où la poussée des dents ne s'effectue que peu à peu, les gencives, plus dures, présentent une mastication incomplètei
il est vrai, mais sur des aliments trèsi ramollis.
Chez le vieillard, les dents, d'abord varlli lantes, tombent peu k ipe\i : ici, comme datij le premier cas, les gencives cherchent à su;> pleer les dents jusqu'à un certain point, q qui explique pourquoi les vieillards ont r^i cours à une nourriture spéciale, et ponrqu | aussi leur digestion est si souvent troubh C'est encore à l'absence des dents qu'il j.i attribuer la jetée en avant des lèvres \msu d'un défaut de proportion entre leur étendu et celle des maxillaires.
)II ^ Préhension des liqQides.
La préhension des liquides présente, cL l'hommCt plus de difficulté que celle des & lides.
• On peut la diviser en immédiate et en m diate, suivant qu'on la considère chez l'eniû nouveau-né ou chez l'adulte.
1* Chez Venfant. Nous voyons que ch l'enfant à la mamelle le membre thoraoi | ne remplit à peu près aucune fonction. L lèvres seules constituent l'unique instruit)* de préhension; elles embrassent le niann i et tandis que le voile du palais s'appiii contre la face de la laneue, que les jontss curvent en dedans, la langue faisant Toi de piston, se meut de dehors en dedans, o vaut en arrière, et introduit une qv.\%: quantité de lait dans l'appareil buccal.
Pendant toute la durée de cet acte qu' appelle succion, l'enfant respire par les lo v nasales.
2° Chez f homme. Ici l'intervention du m^ bre thoracique est indispensable. Par son • tremise, les liquides sont mis au contai t •. lèvres qui embrassent aussi étroitement ;
Ï)Ossible le vase qui les renferme, pm» angue faisant une aspiration d'avant en rière, et de dehors en dedans, les \\q\y sont introduits dans la cavité buccale. \ supposons que le liquide renfermé daii:
vase ne baigne pas exactement les lèvres, celles-ci ne s'adaptent pas parfaitement à ^ parois, nous entendrons un bruit particulii r à la présence de l'eau dans la cavité bud .< Dans ce cas, on dit que le liquide est iiui. Ici, le principe moteur n'est plus ia pe^' teur, mais uniquement l'inspiration puiu> naire dont la vitesse est accrue à rentrée < la bouche par le rapprochement des ie\r Une fois dans la cavité buccale, le liquidi . vertu de la pesanteur, se rend dans les p^i les plus déclives, et pénètre dans re>i< ui par une série de déglutitions. C'est en liuui que nous avalons les liquides chauds, r potages, par exemple.
Enfin, il est un mode de préhension n^ chez certaines gens, principalement clu/ cultivateurs, qui consiste à introduire in >: diatement le liquide dans la bouche v l'entremise des lèvres. C'est ce qu'on api» boire d la régalade. On pourrait ciam alors que le liquide ne pénétrât d euu dans le pharynx et même oans le larynx, ^^^ la disposition particulière que prend le ^<■du palais. Ce voile membraneux vient arcLi'
DIG
Dtô
<er contre là bësé de la langue, et intor^eepte loute cOBHDunîcation entre la bouche et le pharynx. C'est par une suite de déglutf • ta qae M liquide se rend dans l'estomac.
lY. De la dëglalKion.
Le treospoH des aliments de la bouche dans
festomae A travers le pharynx et l'cesophage
eM9tittte essentiellement la déglutition. Ëlte
skcomplit è l'aide de deux actes importants;
f Tcui parier de Taetion musculaire et de la
tokillKtioii des organes que doit traverser
^t bol alioaefitaire : comme nous avons peu
-le chose à dire de cette dernière action, nous
ODomencerons par elle. Il est d'observation
jue raiiœent glisse d'autant mieux le long
m parois pliaryngiennes et œsophagiennes
^tl est plus humide ; bien plus, la dégluti^
tMa$e*aii de toute impossibilité sans l'ihter-
\tam de ces liquides excréteurs. On le
ptWTeparune expérience des plus simples
fi cQBsiste à avaler sa salive sans attendre
^'eilese soit formée en grande quantité dans
hlMiche;oii voit aisément qu'à mesure que
tiiicrétioa salivaire se ralentit, la dégluti^
^de^€at de plus en plus difficile : il vient
vmnffitsot où elle est tout à fiait impossible.
!(etn^QQ pas tous les jours les malheureux
iémmMputir avec la plus grande peine et
deooàirinstainment quelques gorgées de li-
^fâkfdsr pouvoir faciliter le mécanisme de
^Htf iffrporlante fonction? Les glandes de
UMeimiétés, placées dans la cavité buccale
^ '^m l'épaisseur des muqueuses sont les
Aaiâ sécréteurs du liquide lubrifiant.
ucnipoQs* nous maintenant d'une action
«trment importante , d'une nature toute
iiéraoMme : je veux parler de l'action mus-
«ivedansle phénomène de la déglutition.
(«Hitrairement à l'usage admis, nous re-
'•iriBaiiroas quatre temps ou actes dans la
iKiutidon.
Pnmier temps, arrivée du bol alimentaire ^ k cavité buccale à travers l'isthme du 'Esier. Deaxième temps» passage à travers ^ isthme. Troisième temps, migration du ^ol i travers le pharynx. Quatrième temps, c^gration k travers l'œsophage.
A. 1" iemp$. — Les aliments convenableiMt triturés et dilués dans la salive, sont •^nisen une masse compacte appelée fro/, sur « ptrtie la plus large de la langue. La bouche -Ufitcioscde toutes parts, la langue sesoulève, «'creu^ en gouttière sous l'action des mus*
* -^ fijftogloises et linguals et va par sa pointe ^ meure en contact avec la voûte palatine. -> a alors la disposition d'un plan incliné
■•31 le sommet est en avant et La base vers •-•aTerture pharyngienne. Cette disposition a; fois prise, la langue se contracte d'avant 1 arrièw, et porte chacune des parties de M ner>ure dorsale au contact de la voûte
. .Ki) U onlide, ^niré dans le service de M.
'*''f««*, enmai I8ûl, y csl resté pltsiears mois ;
»** atoitt ré^té sur lui les expériences relatives
* ^ difestion aa moyen de» œufs en or criblés
'• tms, i Texemple de Spailaniani. C'est ainsi
•f^*^, «M les services de clinifiaes on peiii faire
palatine: rcspace compris entre ces deut. plans se rétrécissant de plus en plus, le bol alimentaire est nécessairement j^rcé de se diriger d'avant en arrière : c'est ainsi que de proche en proche, il finit par arriver jusqu'à l'isthme du gosier.
Dans ce premier temps, nous voyons intervenir d^à l'action du voile du palais qui, tendii énergiquement, continue en arrière te plan solide et résistant dont la voûte palatine nous a montré les parties les plus anténeures. Arrivé à l'isthme du gosier, que devient le bol alimentaire î Placé à l'entrée d'un carrefour, il a fc choisir sa route entre trois directions différentes. Deux d'entre elles sont pour lui de véritables écueils : si l'aliment s'y engageait, il en résulterait des accidents phis ou moins graves.
Voyons par quel moyen la nature toujours ingénieuse a pu surmonter cette difficulté. Arrivé au niveau de l'isthme du gosier, l'ali^' ment aurait pu s'égarer en haut et en arrière dans les fosses nasales; la présence d'une membrane mince, mais résistante, que nous avons déjà nommée, suffit pour le maintenir dans sa véritable route. Prolonsement de la voûte palatine, le voile du palais se termine en un sommet mobile connu sous le nom de luette^ et en deux expansions latérales appelées piîiers du voile. Les muscles qui forment cette membrane sont de deux sortes, les uns intrinsèques {tes nalato-staphylins)^ les autres extrinsèques, les périètaphyiing internes et les pharingo et glosso êttiphgtins* Dans plusieurs traités de physiologie, on commet une erreur positive au sujet de la direction de cette membrane au moment de la déglutition. On admet qu'elle se trouve alors dans une position 'complètement horizontale. Cela n'est point etact. Si l'on s'observe detant un miroir, ouvrant largement la bouche, ou bien si dans les cas do fistule pharyngienne on introduit le doigt jusqu'au voile du palais, au moment de la déglutition, on reconnaît que le voile du palais se porte obliquement ae haut en bas et d'avant en arrière, t'est ce qu'ont démontré d'une manière péremptoire les eipériences, les raiscmnements ou les observations de MM. Gerdy, Bidder, Dzondi, Robert, etc. Je m'en suis assuré moi-même directement depuis longtemps chez un boucher atteint de fistule pharyngo-œsophagienne avec une perte de substance considérable (172). Plusieurs physiologisteSi et entre autres Dzôndi^ ont attiré l'attention des observateurs sur le rûle important que jouent dans la déglutition les muscles des piliers du voile du palais. Les glosso'Staphylins en avant et les pha^ ryngo^ttaphylins en arrière se contractent* énergiquement et se portent è la rencontre l'un de l'autre, comme le feraient deux rideaux (173j. Un autre point que ce physio-
beaucoup de physiologie. M. Booisson^ alors élève comme nous, ^ été témoin de ce fait. \yoy, aussi Tobscrvalion de Kobcii.)
(173) On a pu observer aussi directement le mécantsme de la dëclntition, au moyen d^une large ÛBlule naso-maxllmirc. (Vay. le fait de Bidder.)
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iogisleaéclairci.c'esl le rôle delà luelle (174).
pans la déglutition des aliments c'est un organe énainemnient gusialeur qui Iransiuot iiu voile du palais les impressions que lui ont données les aliments, et empêche cette membrane d'être surprise par Tarrivée trop brusque du bol alimentaire dans la cavité pharyngienne.
B. 2* temps. — Passage de Tisthrae du gosier. Par quel mécanisme s'effectue ce passage ? Les muscles stvio-hyoïdiens, comme Ta très-bien démontré M. Bérard, en se contractant énergi^uemenl, portent la langue en haut et en arrière. Sa base éprouve un mouvement de bascule. Le pharynx soulevé vient à la rencontre du bol alimentaire. Le larynx le suivant dans son mouvement ascensionnel» vient butter contre la base de la langue. Cette action amène l'abaissement de l'épiglotte sur la glotte et, par suite, l'oblitération des voies laryngiennes.
C.3* ^emps.— Analysons chacun des mouvements que l'on y oljserve.
Mouvements du pharynx* — Les muscles qui composent essentiellement cet organe» sont les trois constricteurs tt le stylo^ pharyngien. Ces muscles sont congénères en ce sens qu'ils élèvent tous le pharynx et le portent en arrière. Mais trois d'entre eux, les constricteurs, ont une action spéciale. Comme leur nom Findique, ils se contractent : ils agissent donc immédiatement sur le bol alimentaire qui s'avance vers la cavité pharyngienne par une série de dilatations et de constrictions.
Voyons maintenant par quel mécanisme le larynx suit le mouvement ascensionnel de l'oreane précédent.
Placé immédiatement au-devant du pharynx, l'organe respiratoire est accolé en tenant à sa lace antérieure par des tissus cellulaires et musculaires. Il résulte de cette disposition que les mouvements de l'un de ces organes doivent se communiquer nécessairement à l'autre. En outre, plusieurs muscles facilitent son mouvement ascensionnel, ce sont le stylo-hyoïdien^ le genio^hyoîdien^ le mylohyoidien et le digastrique.
Nous avons vu enUn par quel mécanisme l'épiglotte se fermait et {protégeait les voies respiratoires contre toute introduction étrangère.
En résumé, le bol alimentaire, après avoir franchi l'isthme du gosier» est avale en quelque sorte par le pharynx» qui s'élève et se raccourcit, et est conduit par une série d'ondulations jusqu'à l'œsophage. Avant de passer au quatrième temps de la déglutition, disons un mot des expériences de Magendie sur l'épiglotte.
Il résulterait des expériences faites par cet habile physiologiste sur des chiens » que
(171) Voy, pour de plus grands détails sur la déglutition, les mémoires de Dzondi , Gerdy, Maisiiat, Debrou» Hénière, etc. Ces physiologistes ont fait surtout appel à reApérience directe. Maissiat et Debrou ont insisté sur rabaissement ex|>érimental du voile palatin consécutif à son élévation, etc. (Voy, fierard, Longet, et les mémoires originaux sur les fonctions de l'épiglotte; consuU«le mem. de