U3 DIG DE PHYSIOLOGIE. DIG
rtnimVeàla Talcur de 30 gr. La comparaiton faite entre l'homme et le cbien donne ^^.;etsiroD prend une moyenne entre
frt îieui ▼aleurs. on aura 19 gr. Ainsi en , ,^ i. .- j.
-wiffié le pancréas de l'homme fournirait des corps çras dans les fèces. Des faits d ana- 4*jî5«ûc heure 19 gr. (188). tomie pathnlogique viennent à Tappui de
Ce 5UC est incolore, filant, sirupeux, coa-
produit Tatrophie du pancréas en y injectant directement des liquides çras, on a remar* que Tamaigrissement et Ta perte des animaux ; en outre on a constaté la présence
TJible par la chaleur. Son principe essen- {'itii une sutetance albuminoïde que coasiirniraicool et les acides : il diffère de TaU !<j5iioe par ce fait que son précipité est 'Dooreau soluble dans Teau. Sa réaction ft alcaline. U se conserve difficilement au •isiacl de Tair. On observe en outre dans 4 composition chimique, de Teau, des sels «rètfiMiei et sulfates alcwins^ des chlorures tifkosfkaUi alcalins^ et enfin quelques traces .roatières grasses.
iM/|ie de MM. Bidder si Schmidt.
Eao. 90,72
Sels. 0,84
IbUères org. 9,04
ArUMKfn fluide pancréatique, *- Les conur<i!icts précises c^ue nous avons sur Tac- '.fitoac pancréatique doivent être regnr- •t^cffiineune conquête de la physiologie i^K>f%. SIe a pu établir d'une manière rrnrasaMe qae son action s'exerce d'une {•artsarjfl corps gras, et de l'autre sur les "^iiM^/tffulentes qui ont échappé à l'action
Lefi^fiocréatique émulsionne les graisses.
^ '<« met dans un vase et au contact ^' :; liquide, du beurre liquéfié, de l'huile 4 a? cl d'autres corps gras, ils sont émul- ^^ à iinstant. Sur le vivant , voyons 7 iu se passe. Chez un animal (le lapin) »" toé en pleine digestion, on observe • «<il soivant : dans l'intervalle qui sépare le i'J>"a du canal pancréatique unique, les ''^^ ^ ne sont pas émulsionnés. En ou- ^ t» canaux lymphatiques qui charrient un H^'ti incolons et clair dans le premier '^'('^lile, transportent un liquide blanchfl- ^ < épiis au-dessous de ce canal ; ceUe ex» 'v^toce a été faite par M. G. Bernard. I-" (Déme auteur He à un chien les deux ^^ pancréatiques après lui avoir fait ava« ^«alérieurement des matières graisseuses, ^constate à l'autopsie que les matières ^^ sont restées inaltérées dans l'intestin ^^1 et que les vaisseaux chyliftres ne ren- =^nt qu un liquide incolore. Le suc pan- '^v(|ue Serait donc indispensable a la ^UoQ ^odénale. Toutes les fois qu'on a
"1^ Od comprend dans quelles limites on peoi ^T^r 6Qr de pareilles évaluations ; il faudrait ^''-irtHassifications parmi les auiinaux, prendre '^^■îuiiifcw, tenir compie d'une foule de cir- *^*ft<es, etc. Ces recherches n*exislent pas ou .;}« perse ébauchées.
^ ^- Bersanl a éludié le suc pancréatique sur ' '*^Bf le cheval, le lapin, les pigeons; Neu- ^'•Bridiler, Eruger sur le chien; Fréricbssur ^' Colm s«r le cheval, le cerf, le porc, le ^*«, eic
l'expérimentation. M. Eisenroan a enregisiré dans la Gazette médicale de Prague plusieurs observations desquelles il résulte que la mort est arrivée chez quelaues individus, à la suite d'affections diverses ou pancréas. A l'autopsie on trouvait les corps gras dans les ièces; mais des faits nombreux ne pennettent point de trop généraliser cette opinion. Nous y re« viendrons. (Foy. Longet, p. 261.)
L'éroulsionnement des substances grasses par le suc pancréatique a été démont'é formellement par Eberle, en 1834 {PkysioL der Verdauung, p. 251)» etc.Burdach semble se décider pour elle (t. IX, p. 380); E. C Bern , physiologiste de Wiirztbours;, a fait usage diin suc pancréatique artificiel consistant en une infusion filtrée de pancréas de boeuf. En 1849, M. C. Bernard a repris cette pensée ; il a varié, multiplié ses expériences et exercé à ce sujet une influence incontestable. D'autres liquides organiques, au reste, ont une action émulsive manifeste du même genre, tels sont la salive, la bile, le sue intestinal, le sérum du sang, etc. (Frérichs, Lenz, Bidder, et Schmidt, Schitf, Lonçet) ; nous avons pu nous en assurer nous-méme.
Les aliments gras ne s'absorbent pas tous avec la môme lacilité; d*après M.* Berthé, qui a fait de longues recherches à ce sujet, le beurre , les huiles de poisson s'absorberaient plus rapidement que les huiles végétales. D'après lui, la quantité de substance graisseuse dans les conditions de l'absorption n'est pas aussi considérable. On avouhr faire jouer un autre rôle au suc pancréatique. On a prétendu qu'il saponifiait les graisses et les transformait en de véritables savons ; l'idée est ingénieuse, mais elle nous semble tout à fait fausse. En effet, si cela était, ofi devrait rencontrer le savon dans les vaisseaux chylifères, ce qui n'a pas lieu. En outre, ce set devrait manifester sa présence dans les intestins par une réaction chimique : or jamais on ne l'a constatée.- Constamment on a trouvé que la réaction des fluides intestinaux était acide.
Suivant M. Cl. Bernard, ce suc en éraulsionnant les graisses leur fait éprouver de plus une transformation spéciale. Ces substances se dédoublent en glycérine et en acides gras. On fait ingérer à un animal une forte quantité de beurre ; au bout de queK*
(i9S)Sucpan€réatiqus du chien. Bidderel SehmidU) Eau. 90,08
Malièrcs organ. 9,04
Sels. 0,84
Chez râne. (Fréricbs.) Eau. 98.64
Matières organ. 0,05
Sels. 1,01
(189) Cbex le lapin, le canal pancréatique qui est unique, s'ouvre à 35 cent, au-dessus du canal cbolcd4H|ue.
DIG
DIG
ques heures on reconnaît l'odeur de l'acide
butyrique.
Son action $ur le$ matières féculentes. — Le suc pancréatique, comme la salive elle suc gastrique, aurait donc son ferment nart\culier agissant sur les corps gras. Cette proposition a été vivement contestée.
Quelques physiologistes ont nié que le suc pancréatique plaç&t les substances grasses dans les conditions exigées pour leur absorption. Leurs recherches ont seulement prouvé d'une manière positive, que le suc pancréatique ne jouit pas seul de ces facultés. Ce fait, (jxie M. Bernard ne conteste point, a été parfaitement mis en évidence par les expériences intéressantes de Frérichs» Lenz»
Herbst, Bidder et Schmidt. '
MM. Sandras et Bouchardat, dans une Monographie qu'ils firent paraître en 1845, prouvèrent que le suc pancréatique n'était pas sans action sur les matières féculentes. Si, comme font fait ces observateurs, on met en contact de la gelée d'amidon et du suc pancréatique, la gelée se trouve d'abord transformée assez rapidement en dexlrine, puis en glucose^ En second lieu, si on traite le dépôt obtenu par Talcool, on obtient de la diastase comme pour la salive. L*amidon est transformé très-rapidement en sucre (Lenzl. — En résumé , le suc pancréatique émulsionne les corps gras et agit sur Ips matières féculentes qui ont échappé à l'action de la salive. (Voy. aussi les Travaux deDonders.) M. L. Corvisart croit que le suc pancréatique transforme aussi les substances albuminoïdes.
Action de la bile, — La bile, comme le liquide précédent, est sécrétée par un organe particulier, d'une importance telle que nous devons dire quelques mots sur sa texture anatomique. Le foie est un organe essentiellement parenchimateux , composé d'un grand nombre de cellules glanduleuses, de formes diverses. Serrées les unes contre les autres, en rapport entre elles par des bandes fibreuses et adhérentes en bloc à la capsule ext. ou de Glisson qui se réfléchit en dedans.
Dans chacune de ces glandes, l'injection a
Îermis de constater trois sortes de vaisseaux. • Au centre les veines sus-hépathiques ; en dehors d'elles, les réseaux de la veine-porte;
f»lus en dehors encore, les ramifications de 'artère hépatique. Le sang qui arrive dans chaque cellule par lartère hépatique et la veine-porte y séjourne quelque temps. L'appareil glandulaire prend au sang les matériaux qui lui conviennent pour la formation de la bile ; ce travail d'élaboration terminé , la partie restante du sang est reprise par les vaisseaux sus-hépathiques et jetée dans le torrent circulatoire. Parmi les vaisseaux, la veine-porte est essentiellement affectée à la
Production de la bile, et l'artère hépatique à 1 nutrition de l'organe en général.
La bile passe directement du foie dans le duodénum par l'entremise du canal cholédoque, qui résulte de l'embranchement et du prolongement du canal hépatique et du canal cystique. C'est un liquide alcalin, d'une saveur amère, d'une couleur brune-verdfttre.
Son analyse a longtemps préoccupé les ch mistes. Berzélius, Gmeiin, Mulder, Liebig j Stucker en ont fait tour à tour l'analyse.
On considère aujourd'hui la bile comi^ un double sel formé par l'action de dei acides, l'acide cholique et choléique^îMT potasse et la soude. On y trouve, en outH 1* des matières colorantes, une brune (lacb lisyrhinne), une verte (la biliverdine), \i jaune (la! bilifulvine) ; 2^ des matières grasj neutres : la cholestérine, la margarine, ï léine ; S"" des sels minéraux, des phospbai et carbonates alcalins, et du chlorure sodium ; 5° enfin du fer et de la silice.
Tableaa de M. Frerichs, bile prise dansh^éiici
Eau
Sels de soude.
Cholestérine.
Margarine et oléine.
Mucus et miel.
Sels org.
iOO,00
La bile excrétée par le foie n'arrive tout entière dans le duodénum ; une pa remonte dans le canal cystique et va ù magasiner dans la vésicule. Lorsque Tani est à jeun, sa réplétion est h peu près c» plète ; mais, dès que les aliments coiuiu cent à arriver dans l'estomac, la vésicule, contractant et obéissant aussi à la presâ de cet organe, chasse la bile dans le c cholédoque, de sorte que, si on fait l'aul si« d'un animal en pleine digestion, trouve la vésicule à peu près vide.
Du rôle de la bile. — La bile concou la digestion duodénale;d*un autre côté,( une humeur excrémentitielle
La bile partage avec le suc pancréan le pouvoir d'émulsionner les gra M. Lenz, qui s'est occupé de ce liquideA manière particulière, a reconnu qu'il o'i sait pas chimiquement, mais bien par action de mélange. De plus, il a constaté les matières grasses se retrouvent dan!
chylifères, alors qu'une ligature posée le conduit pancréatique empoche Ï6C de ce liquiue; on ne peut donc nier 1 fluence émulsive de la bile.
Il résulte des expériences de MM.Bi<j Schmidt et Lenz, que la suppression <l bile n'a pas la même influence sur la di tion et l'économie entière que celle iio
Sancréatique. Alors qu' on supprime I ac e ce liquide, soit a l'aide d une li^i soit à l'aide d'une fistule, on ne trouve moins les matières grasses dans les l.>n) tiques, et l'animal n'est pas trop incomtn De ces expériences résulient donc ce:* que la bile est bien inférieure en aciioi suc pancréatique, puisque nous avons vu (j ne pouvait, en général, supprimer ce «ler impunément , et qu'il agit en outre les corps féculents; ce qui n*a pas lieu] la bile. Placez, comme Je fait M. VaW de la bile en contact avec de Tamitlon mettez le mélange à une température <j
DIG
DE PHTSI0L06IE.
iMdcgrfe; après un temps forl long, vîngtrittftre heures, aucun effet ne sera produit. ^oU son action sur les matières azoi^. elle est tout à fait nulle. 11 suffit de reourquer que les chiens pourvus d'une listule biliaire digèrent parfaitement la luode. [Yoy, pour plus de détails» Tart. ^iaénos db u bo^. Là nous nous occuperons desrecherches de MM. Hoffmann.GorupîvaDe2, Platner, Schérer, Frerichs, etc.) Ikiue ifUeitinal. — Enfin, en dernier ta vient raction du suc intestinal, action ^wiiible, si oo la compare à celle des Mti précédents. Ce liquide est le produit ^ûJ ôes glandes intestinales, qu*on peut nis^er sous deux chefs principaux : 1" les («iiltâ de Lieberkuhn, sorte d enfoncement ct la muqueuse^ en forme de doigts de anis; f les follicules clos, qu'on divise 'i:jioaiiquein6nt en follicules isolés ou de Bn.jmfr,eten follicules agminésou de Peyer. <.f>Mlicules se trouvent placés au-dessous :r5 précédents, entre la muqueuse et la paf i musculaire. On peut se procurer ce liquide ;<r deuï procédés. Le premier consiste à * Ti'Tunetislule artificielle et à poser une •^a*t sur les canaux biliaire et pancréa- 'Tiï; te second, à faire une incision qui ""■^' \ nu une anâe intestinale , et à P'^rwr cette anse deux ligatures àO",10 •i^ à^Ktï peu près. Dans ce dernier cas, ^•i'^l sacrifier ranimai, ^^r^eilli, on constate que ce liquide ' ^ lore, alcalin , incoagulable par la ' ''jJarmant un précipité abondant par •'.et les sels métalliques, il renferme ' ^aa^des sels et des matières grasses. ^ 'Cl le résultat de Tanalyse faite par V />nchs sur le chat :
Ean.
Mjt. organiques sot.
Mal. inaol.
Ibu gnsses.
Seb.
iOO
^^9n du me inie$tinaL — Bien que nos ^ïisiances sur l'action de ce liquide "^^oicm encore peu étendues, peu pré- ^, nous savons toutefois qu'elle n'est pas fc.^dansladigesUon(190).
*M Tîedemann, Gmelin, Lassaigne, etc., K 'onslaté l'action de ce fluide sur les matn^^ féculentes. Prenez de Tamidon, met- 2'.". en contact avec du suc intestinal ; au -t de quelques minutes, vous verrez Tami- ''- liquéfié et précipité en rouge par la îo-AiF cupro-potassique). /'ibout dune demi-heure, Tamidon est '-F'étenjent transformé en glucose. Le suc «t^iiAl agiiaussi sur les corps gras. MM. Fré-
***> Non» Connaissons mal ce suc, parce qu'on JJU** «>*>*«»« pur; analogue à Talburoine ^»«* poor Ttedemann, il serait, pour Leuret, ;<»Wc a celai de rcstoœac.
IIIL ' • '^y*® ^^ ^y^®' chyme et chyme; ces kZ^ ^*"^°* suivant le lieu où on les examine, «wnuire que Toa donne ; le chyme de Tes-
DlCTIONN. DE PhYSIOI.OOIE.
richs, Lenz et Colin posent une ligature sur le^ canaux biliaire et pancréatique ; puis on injecte dans Tintestin grêle du lait ou de Thuile d'olive. Au bout de quelques heures on sacrifie l'animal, et Ton reconnaît que les chylifères contiennent de la matière grasse.
Enfin MM. Bidder et Schmidt ont constaté son action sur les matières azotées. Ils mettent à découvert une anse du petit intestin, Tincisent et y introduisent un petit sac renfermant de la viande; on pratique des sutures sur les lèvres de la solution de continuité, et l'on abandonne Tanimal à lui-même pendant plusieurs heures. L'animal est tué ; on défait les sutures ; oo retire le petit sac, qu'on retrouve dans le gros intestin, e^t on constate que l'albumine est ramollie , la viande désagrégée, et que son poids a con«* sidérablement diminué. Ainsi, le suc intes* tinal agirait, quoique faiblement, sur les féculents, les albummoïdes, les corps gras.
Pour, la clarté de l'exposition, nous avons parlé séparément de chacun des liquides duodénaux; mais la nature se passe racilement de ces lenteurs inévitables dans une narration, de telle sorte que, pour être dans le vrai, nous devons considérer actuellement l'action simultanée de ces trois liquides sur les aliments.
Voici ce qu'on peut dire de plus général sur ce sujet : Les matières féculentes et azotées sont reprises en sous-œuvre dans le duodénum, tandis que les matières grasses subissent une élaboration complète et première. Ce grand travail termine, nous trouvons dans le creuset intestinal de l'albuminose, de la glucose, des corps gras éniulsion^ nés, modifiés, de l'acide lactique, acétique et butyrique. * C'est à l'ensemble de ces corps qu'on donne le nom de chyle^ dénomination tout à fait impropre, car les veines partagent avec les vaisseaux chylifères les propriétés absorbantes (191). Une chose digne de remarque, c'est la prédominance du suc gastrique dans le chyle, malgré la présence de la oile ; aussi est-il constamment acide chez l'homme et les.carnassiers.
H. — Digestion dans le gros intestin.
Dans le gros intestin nous trouvons surtout des débris alimentaires, vulgairement appelés fèces.
Un point qui a frappé les observateurs, c'est le rôle au cœcum sur certains aliments de dure digestion, comme les cartilages, les aponévroses, les tendons; examinons donc brièvement cette question. Chez les animaux carnassiers on a trouvé quelquefois que le contenu du cœcum était acide; cette acidité a été attribuée soit à l'acide lactique, soit à l'acide acétique. De là à l'action de cet acide sur les aliments précédents, il n'y avait pour
tomac n'esl pas celui de rintestin dans tel ou tel point; le chyie des aliments gras n'est point celui des substances purement azotées, etc. Nous avons besoin de reprendre nos analyses et nos synthèses, de faire plus de détail avant de compter sur un ensemble. Vivons sur notre provisoire, enseignons le, mais ne le prenons pas pour une science déÛnilive-
DIG
mCTIONNAlRB
DIG
ii^l
.certains aulears qu'un seul pas. Mais ces acides se foriiient-ils spécialeoMOt dans le cœcum î Ne les y trouve-t-on pas comme dans
grôle, sécrète le suc particulier que nous avons étudié précédemment; il jouit aussi de propriétés absorbantes, de telle sorte que, si Ton injecte des aliments de facile digestion, ils pourront être absorbés comme dans l'intestin grêle, et fournir ainsi des matériaux à la nutrition. Ce fait a une certaine portée en thérapeutique, puisque dans certaines maladies organiques, comme dysphagie, rélrécissement du pylore, cancer de l'estomac, on peut nourrir les malades en introduisant dans le gros intestin des substances albuminoides. M. le docteur Steinhouser, en 1848, a pu constater ce fait sur une femme affectée d'une tîstule au colon ascendant.
Excrétnenti, — Dans tout excrément on distingue une partie solide composée de détritus alimentaire, et une partie liquide produit de la sécrétion des glandes intestinales. Parmi les fèces on observe, comme n'ayant pu devenir assimilables, !• l'épiderme des végétaux, 2* des parties solublcs qui n'ont pas été dissoutes, comme les ligaments, les tendons, 3* des parties qui, bien que dissoutes, n'ont pas été résorbées, comme les sels calcaires que renferment les os. La couleur des excréments varie du gris au brun foncé, suivant qu on y voit prédominer les matières calcaires ou la bile. Leur odeur est aussi trèsdiverse; repoussante cliez les carnassiers, elle est peu prononcée chez les herbivores.
Nous aurons occasion d'exposer plus amplement dans divers articles Tétat actuel de kl science sur les actes physico- chimiques si complexes de la digestion, pour lesquels on a beaucoup fait depuis peu, ce qui donne l'espérance très-fondée d'accomplir entin tout ce qui reste encore k faire.
De ta digestion dan$ la térie animale.
L'étude de la digestion dans la série animale présente le plus grand intérêt ; elle nous permettra de répandre, un jour, de vives lumières sur le sujet qui nous occupe, mais nous manquons encore de beaucoup de documents, et de plus, un bon résumé de ceux que nous possédons n'existe pas et réclamerait de laborieuses recherches. Si cette fonction est à l'état rudiœentaire chez quelques genres de la classe des invertébrés, qui appartiennent autant au règne végétal qu au règne animal, elle est digne d'attirer 1 attention du physiologiste dans plusieurs de ses variétés, et en suivant pas à pas la marche de la nature qui sait toujours proportionner les moyens au but qu'elle àe propose, Tobservateur verra que si le Créateur a fait de si grandes merveilles en faveur de l'homme, il a imprimé encore le cachet de sa toute-puissance même dans certains êtres microscopiques, chefsd'œuvre en miniature.
Pour mettre de l'ordre dans celte étude, BOUS examinerons la digestion premièrement
'Iv
chez le? vertébrés, secondement chci les ir.
vertébrés
!• De là digestion chez tee tertébrés. - h mammifères, les oiseaux, les reptiles el les poi sons se présentent tour à tour anotre obsen lion ; étudions-les dans Tordre d'énuraérMu. Des mammifères. — Chez les maminifri' sauf quelques rares exceptions, l'appaieil gestif est aussi perfectionné que chez lu me. On observe pourtant quelques ch.n..
ments ou modifications dans les détails, i' tôt que dans l'ensemble; ils ont leurrai^ d'être dans le mode d'alimentation de . animaux. Ceux-ci sont herbivores, ci u\ carnivores. Voyons rapidement sur quoi ji tent ces modiûcations dans l'appareil «1. mastication. Chez les herbivores, la niAct inférieure se meut non-seulemcnl de Lu haut, mais encore latéralement ; d uu ih que l'articulation temporo-maxillaire estii lâche, les condyles sont dirigés horizoïn ment, et reçus dans des cavités assez iHc ni Les dents, plus propres à écraser qu'à (!< ler ou diviser, sont larges, épaisses, à ( ronne arrondie et garnie de tubercules; molaire^ sont en majorité.
Chez les carnassiers, l'appareil de 1^ i
tication est fort et résistant. Les ton.
transversalement dirigés sont élioiUi
emboîtés danslacaviié glénoïde el soiukn
maintenus en place par des ligaments c
et épais. Chez eux il y a prédonunan.o
dents canines et incisives. Enfin chez k> '
geurs, ainsi dénommés parce qu'ils nr.
et hment leurs aliments, les cond.vio
meuvent suivant un axe parallèle à 1 ^n
la tête; deux sortes de dents entrent d.
composition des mâchoires. Les incisn -
nombre de quatre, deux en haut, deu\ < f
et, parfois, des molaires placées en arru r
premières dont elles se trouvent st i
par un intervalle assez considérable, (a
mammifères sont dépourvus de dents, u ^
le fourmilier qui se nourrit eiclusn :
d'insectes, le pangolin, Véchidné, et eni
baleine chez laquelle les dents sont m;
cées par des espèces de tentacules ci
connues sous le nom de fanons, faisaui
fice de crible.
Des glandes salivaires. -^ Chez le grand nombre des mammifères nous tr(Ui les trois sortes de glandes, seulcmen éprouvent des modifications et dans ihi lume, et dans leur sécrétion, suivant ' les considère chez les ruminants, ou cn carnassiers.
De r appareil stomacal. — Le pharynx, sophage ne présentent que de faibles n flciUons dans leur longueur et leurami • Pour l'estomac, il en est lotit «utrenie' différences sont capitales : simple o.«u^^ ci, il est épais chez celui-là; chez;^.^^^ est multiloculaire. Chez q^elque^^ a^^; ;' dépourvus de dents, l'estomac 0 i^ d'appareil masticateur, chez dm ^ Ka «««»/^«iû #iAn« lu bouche pour v >
ment remonte dans la bo^^be pour .^ une trituration pluscomp ète, chez lou l'alimeat est projeté de l'estomac dan^ i
DIG
DIG
testio grêle. Un mot sur la digestion des her-
birores, et sur la rumination.
Chez les ruminants (le bœuf, le mouton,
l^cbéTre, Tantilope, la gazelle, etc.} Tœso-
pDsge, au lieu de se terminer dans une cavité
iiaïque ou estomac, se divise en deui trajets
ftmffluoiquaot chacun avec deux poches; à
(jn>:le nous trouvons la panse et le bonnet,
3 $auche le feuillet et la caillette. Tant que les
iliments nf. sont pas parvenus dans les deux
•^^raières poches, Tanimal peut à volonté
r.f rjfffleoer dans la bouche pour leur faire
oir une trituration plus complète. C'est ce
i'di caractérise essentiellement le phénomène
'. la nimioation, qui diffère totalement du
'• 'Oiisseaieot 1* en ce que là régurgitation
ç-t Tolontaire, 2* qu'elle se fait sans effort,
'CD ce que les aliments, au lieu d'être dif-
latnis, comme on le voit dans le vomissement,
")3l réunis en bols, petits, mais nombreux.
Voici, d'après H. Ftourens, la théorie de la
"auoation : à l'entrée de chaaue cardia se
i-4iTe une valvule s'ouvrant ae dehors en
'.^laas;cela posé supposons le bol alimen-
'•^rtirriféà fa bifurcation de Toesophage; il
u choisir entre deux routes, laquelle pren-
li-iil? L'ouverture de la panse est large,
U'iouuiie d'un sphincter résistant: celle du
'"ii'^cl est étroite, mais lAche. On comprend
(^^l^qoek première est destinée à des ali-
co^nu jolides, la deuxième à des aliments
GuîiiLls et peu résistants. C'est en effet
*' 1*3 j lieu : Taliment converti en bol par
>«^isseur surmonte la résistance de la
'<nL« de la panse, par sa forme s'adapte
^-rjoiap mieux à son orifice, de telle sorte
'^'' pénètre sans peine dans ce premier com-
•ouent, de là il arrive dans le bonnet sans
'-niac difficulté -
Vaste réservoir, la panse peut renfermer '^^ grande quantité de solides, de 50 à 100 t^<ç. de fourrage, et même des liquides, com- <^*cda a lieu chez le chameau (192) ; de la i^^ les aliments ne peuvent passer dans le >iiïk\ qu'autant qu'ils sont revenus dans la ^ oche. Moins denses, plus fluidifiés, ils n*ont f '^ assez de force pour pénétrer dans le p^^oier orifice, au lieu que par leur forme '' > adaptent parfaitement à l'orifice étroit du 1 uîiiiA. Une fois dans cet organe ils y séjour- <&tquelqu«^ tempset passent dans la caillette ^est le véritable estomac, puisque seul il * ^e le suc gastrique.
^t oiteaux, — L'alimentation des oi- ^wi est très-variée : ceux-ci donnent leur î'^'î.tfreDce aux graines , les autres aux in- ^' 'es ou aux poissons. Chez ces animaux, la ^^tjcation est presque nulle. Chez tous, ab» *'Qc»î complète de dents; chez quelques-uns, '-'ofguies osseux sont remplacés par des l'^îiles cornées; dans la classe entière, l'es- *-^^ participe à la mastication.
^€2le& oiseaux on observe deux variétés de
J^ Les nammiréres 'ont tous un foîe et un J™^ analogues au foie et au pancréas de iiw*" vPP^'^il intcslinal présente desnio- •^«jw dan» sa longueur : court chez les car- ^■^ u cal très-long chez les herbivores.
glandes, quelquefois on constate la présenca de la glande sublinguale ; c'est elle oui se* crête ce liquide visqueux et gluant dont se pénètre la langue de certains oiseaux pour saisir leur proie. Ce dernier organe est mince, en gouttière, et coméiforme.
Le pancréas et surtout le foie sont très-développés. Le premier organe s'ouvre dans le duodénum généralement par deux ouvertures.
L'appareil digestif des oiseaux est ordinairement trilobé. En allant de haut en bas on trouve un premier renflement appelé jabot servant de réservoir analogue à la panse, avec cette difi'érence que l'aliment ne peut pas remonter dans le pharynx. Plus bas, on trouve une dilatation peu prononcée si on la compare à la première. C'est le ventrictfie succenturié intérieurement pourvu d'un épithélium dans l'épaisseur duquel se trouvent les follicules producteurs du suc gastrique. Enfin sur un plan plus inférieur et dans des dimensions plus considérables que les précédents nous trouvons le gésier, remarquable par l'épaisseur musculaire de ses parois et par la présence de petits graviers destinés k augmenter l'action déjà si énergique du gésier. Nous avons signalé, à propos de l'estomac humain, la force de contraction de oer tains gésiers, notamment des gésiersdes Collinacées ; nous n'y reviendrons pas.
Comme dernière observation chez les oiseaux nous signalerons la disposition du gros intestin qu'on peut considérer comme une sorte de couloir où se rendent des produits très-hétérogènes comme l'urine, les fèces, el la matière spermatique.
Reptiles. — Les reptiles rangés parmi les animaux à sang froid nous présentent au point de vue de la digestion les caractères suivants :
Caractères tirés des mAcfaoires.
Les mAchoires chez un grand nombre de reptiles et principalement chez les ophidiens peuvent se distendre aisément par une disposition anatomique particulière. Les os ptérygoïdens détachés du sphénoïde sont suspendus par un os tympanique très-mobile, et servent de support aux palatins et aux maxillaires supérieurs. D'un autre côté la mAchoire inférieure, au lieu de répondre immédiatement à la cavité glénoïde du temporal, répond à un tympanique intermédiaire aux deux os (192*).
Il résulte de cette mobilité et extensibilité extrêmes des deux mAchoires que l'ophidien peut avaler une proie 5 ou 6 fois plus grosse qne sa tète. La plupart sont pourvus de dents; mais au lieu d'être renfermées dans des alvéoles, elles sont implantées immédiatement dans l'épaisseur des maxillaires. D'autres en sont dépourvus ; alors, comme chez les oiseaux, on observe des membranes cornées qui en tiennent lieu. L'appareil salivaire est très-complet. Chez les reptiles on trouve une
(192") En outre la déglutition chez la plupart des reptiles se fait très-lentement. Les ophidiens surtout avalent peu à peu. Chez eux les elandes salivaires dissolvent en quelque sorte raliment sur place.
DIG
DÎCTIOXXAIRE
DIG
quatrième g.ando connue sous (c nom de venimeuse ; elle est placée sous le muscle temporal en dehors de l'articulation temporo-maxillaire et communique au dehors par le moven d*un canal filiforme qui se rend dans Tinterieur de la dent à venin.
Nous n'avons rien de particulier à dire sur Testomac et sur les intestins de cesanimaui. Poi$son$, — La nourriture des poissons est plus souvent animale que végétale; leurs mâchoires tantôt très-mobiles, tantôt bornées à des mouvements restreints (comme chez les batistes et les cofrres),sont généralement pourvues de dents; d'autres fois elles en manauent complètement; les glandes salivaires s'oiMservent rarement chez eux. Le pharynx est large et circonscrit en partie par le bord interne des arcs bronchiaux.
La déglutition chez les poissons s'effectue h l'aide de nombreuses aenticules dont se trouvent hérissés les arcs branchiaux, et par les dents qui sont incrustées sur les os pharyngiens à l'entrée de l'œsophage.
Chez les poissons l'estomac varie suivant leur mode cl'alimentation ; chez ceux qui vivent de\chair, cet organe est large et profond, à deux ou plusieurs loges. Ordinairement il se présente à l'état d'unité chez ceux qui se nourrissent de végétaux, et comme le fait remarquer judicieusement Dugès, les poissons nous offrent une disposition inverse de celle que les mammifères ont fait admettre jusqu'ici comme générale : savoir que l'estomac est simple chez les carnivores, et multiple chez les herbivores. Le foie est grand et mou. Le pancréas est remplacé par des prolongements mfundibuliformns groupés autour du pylore. Leurs intestins sont très-courts; chez eux la défécation se fait mécaniquement par désobstruction plutôt que par l'effet d'une sen« sation nécessaire.
2" De la digestion chez les invertébrés. — Jetons un coup d'œil rapide sur la digestion des invertébrés. Poursuivons les mystères de la nature dans les insectes, les crustacés, les arachnides, les mollusques et les rayonnés.
Des insectes. — Chez les insectes les mâchoires sont des pièces cor nées disnosées par paires latérales sur les côtés de la tète, et servant à la mastication, ou à la préhension des aliments. La paire supérieure prend le uom de mandibules^ et l'inférieure celui de m^koires.
En avant et en arrière, se trouvent d'autres petites pièces qui constituent les fibres.
Dans les espèces qui se nourrissent de 8Ut)stance8 solides, les pièces latérales de la bouche font réellement l'office de mâchoires, mais dans celles qui ne prennent que des aliments fluides, toutes les parties de l'appareil buccal se modifient et se présentent sous trois formes générales : 1* sous celle d'un tube articulé servant de gaine à un suçoir, c'est le bec ; sous la forme d'un corps charnu, inarticulé, terminé par deux lèvres, et renfermant un suçoir, c'est la trompe ; enfin sous celle d'un suçoir nu, filiforme roulé en spirale sur lui-même, c'est la langue.
se compose le plus ?<.
lies, le jabot et le vinii
Leur estomac vent de deux parties cule chylilère; quelquefois on trouve cli eux un troisième estomac ayant une graii< analogie avec le gésier des oiseaux, et pou vu de lames cornées. Les intestins sont tn courts. Le foie n'existe pas, el est reini>l. par des vaisseaux ou cœcums biliaires 11< i tant dans respaceets'ouvrantdansrintesw
Des crustacés. — Comme les insectes. !
crustacés ont des mandibules et des mkh res.Les parties antérieures rapprochées d bouche, et accommodées à la préhension aliments, sont connuessous le nom ôepait>< mâchoires. Leur estomac est garni de pla] . dures et comme pierreuses destinées à brci} les aliments.
Des arachnides. — La plupart des arii nides sont carnivores; les unes sont parafa et ont la bouche orpnisée en suçoir, lt> <! très, menant une vie errante, l'ont entou: d'organes masticateurs. L'œsophage est 1. et filiforme. L'estomac présente un petit r flement qui jette à droite et à gauche aui de renflements qu'il y a de membres att.i< au corselet, puis traverse le pédicule du c • arrive dans l'abdomen, y forme des rei. mentsetdescircuils,el se termine enfin ]m . poche rectale ou canal intestinal où vImih aboutir une foule de canaux Bliforinc>, ne sont autres que les canaux biliaires, r< plaçant le foie. Chez ces animaux, l'anutoujours à l'extrémité postérieure où se tr vent les filières qui distillent la matière | : pre à former des soies, quand l'aninial en pourvu.
Des mollusques. — Quelques-uns d>::
eux, particulièrement les céphalopo(le>, des organes masticateurs ou mandibules. ' mollusques présentent généralement glandes salivaires et un foie volumiii Leur estomac membraneux est unilocu ' ' le tube intestinal , très-court, vient s'ouvrir près de la bouche.
Des rayonnes. — Ici la nature a fait ptn frais. L'appareil digestif est dans le plus '^\> état de simplicité. Un tube unique ou\< ses extrémités sert à l'entrée et à la sortie aliments; environ à sa partie moyenne se ti ' un petit renflement du cœur qui fait h^ d'estomac. Ces sortes d'organes sont c.
eux à l'état rudimentaire. (Pour la o|tion, au point de vue historique, voy. I ) SIOLOGiB, HiSToms.)