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III. Essence de la digestion

I. On peut examiner l'quel est le rôle pin ^ co-chimico-vital du tube digestif relaiivei" aux transformations qu'il fait subir aui ^i stances qu'il reçoit ; 2' quelles sont les n difications dynamiques qu'il imprime j'^ diverses forces de l'organisme, en ve.^u ;î celles qu'il déploie lui-même. Co dou sujet donne lieu à plusieurs questions [i intéressantes, qui n'ont pas été couip-^ ment traitées. ^ ...

Burdach et C. Dumas avant présenlt 'i exposé assez net, l'un, au premier suj l'autre du second, nous allons reproau.

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l'Urs Idées à cet égard, en y joignant nos rvictioos.

ComiDençons par Burdach {Physiol. f. Il, P M et suir.) : La digestion a pour résultat ^yntie), non pas le passage des aliments m le 5>slèffle lymphatique, mais une proktion de substance nouvelle.

I Chaque être organisé se nourrissant de la Ml)<iMcedes autres, on peut être conduit à lae opinion Gontraire. Les animaux vivent :iiiuDaux et de végétaux ; ceux-ci vivent i! matières animales et végétales déposées j^ le sol. La nutrition semble donc n'être lih: chose qu'une migration de la matière <taoi([ue, qui, après avoir constitué un )r[j> mant pendant quelque temps, va foryr\à substance d'un autre. Or comme le wijtico de la vie dépend de i'afQux de cette Miitn; organique, celle-ci semble posséder

* Wniime l'aptitude à vivre, et être la cause ^*ji^m individuelle, puisqu'elle se raa- ^'^t partout sous des formes individuelles, ifrêre lesquelles se cache son identité. Il MiioQcune vie générale, une liaison et vj- ^(Bnité de tous les êtres vivants ; la ma- '«^: -raDûpe s'épuise quand elle a revêtu \'-i.\n qodque temps une forme indivi- ''m\ déîenuinée ; pour se rajeunir, elle *J0i59«, poussée par sa tendance à passer •Itt F^fci'W au général; mais elle rentre ^^fi^ dans d'autres formes, pour phéno- "'^^ de nouveau la vie. Elle est donc 'i^ «î continuel état de circulation ; les '"''^is. qui en sont les supports tempo- '■"% [«rissent annuellement, et quand ils

"^'i de nourriture à d'autres, la vie,

♦le en eux, se réveille dans ceux-ci, en

"que le tout se maintient sans change-

■•'•i fûalgré les mutations continuelles de

* mies,

'î^^ns cette manière de voir, devenir est un •'•'!de de sens, gui n'exprime pas une -^ mais une simple apparence; car il / î 'ju une seule existence, partout idenr' el indestructible, dont l'origine ne ^i|^^tre attribuée qu'à une force depuis V'mps éteinte ou réduite au repos. Celte î^'thtse repose donc sur une tiction hyn^hTsique, qui répugne autant à la raison ^ '- est contraire à l'expérience. Cepen- ^<lle est forcée d'admettre finalement ['pe chose d'immatériel, qui détermine '"Ut les formes particulières, et dont l'ad- ^î^nrend superflue celle d'une matière f'ptible de vivre. Nous l'avons déjà com- ^P*: par des arguments généraux dans ses '''atioQs à la génération, où elle consti- -^ systèmes de la panspermie et de la ^^Qèse. Ici, nous nous contenterons de ^ ^^^arquer qu'en la supposant fon- ' lalibîliiô d'une substance organique ^•*it être en raison directe de sa vitt- ^'^ qui est contraire à l'expérience, car '^^^eau, les poumons et le cœur pro- 'ot moins de nourriture que les mus- ^i 1^ os. Nous nous occuperons donc

* 'Jt de démontrer que la matière orpi« nouvelle se formé daus la nutri-

« II. Les théories matérielfes qui régnaient à l'époque d'Albinus ne l'empêchèrent pas d'admettre {Academ. annotât, ^\ib. in, p. 45} que l'organisme convertit la matière étrangère en sa propre substance. Fordyce a fait voir c[ue la digestion ne consiste ni en une division mécanique, qui laisserait les pro-

f)riétés spécifiques intactes, ni en une dissoution chimique, puisque celle-ci ne peut ni s'opérer à l'aide d'un menstrue qui soit le même pour toutes les substances, ni extraire de celles-ci un produit toujours semblable ; qu'elle est plutôt une séparation et une recombinaison d'éléments, déterminées par la puissance de la vie. Coutanceau (Revision des nouvelles doctrines^ Paris, 18^1, p. 10-14) a prouvé également que le chyme n'est point une dissolution accomplie dans un suc gastrique agissant de la même manière sur tous les aliments, mais le produit d'une décomposition et d'une nouvelle combinaison : que le chyle et les excréments n'existent pas dans le chyme; que le travail des organes ne consiste pas uniquement à les séparer l'un de l'autre, et qu'il lui faut les produire tous deux, f/ft., p. 30.) Prout a conclu de ses recherches (Medico-chirurgi^ cal review^ t. XXV, p. 106) que le suc gastrique peut, jusqu'à un certain point, transformer, organiser et vivifier les aliments simples pour la formation d'un chyle homogène, et que, par exemple, il commence par ramener l'albumine à un degré inférieur de formation. De même aussi, d'après Schultz. [De aliment, concoctione, p. 99), la digestion n'est autre chose qu'une transformation progressive et un développement organique, qui triomphent complètement du caractère chimique des aliments ; ceux-ci se décompo* sent dans l'estomac ; la combinaison chimique de leurs éléments est détruite ; ils sont mis en demeure de contracter des combinaisons organiques nouvelles, et d'abord ils sont transformés en une masse indifférente, qui peut ensuite devenir vivante. Hood se prononce également (Analytic fhysiology^ p. 170) pour une nouvelle formation qui suc-« cède à une décomposition , et Hagendie (Précis élément.^ t. Il, p. 120) reconnaît que, ni l'attrition, ni la macération, ni la dissolution ne constituent l'essence de la digestion.

« m. L'observation nous donne la conviction que l'organisme crée lui-même les matériaux immédiats de sa substance.

« 1"* Ces matériaux n'ont effectivement pas besoin de se trouver dans les aliments. Ce qui saute le plus aux yeux^ c'est que la plante ne tire pas les matériaux qui lui sont propres du sol dans lequel elle eslimplantée, mais les forme en vertu de sa vitalité. Cependant il n'est pas moins certain que les animaux herbivores et l'homme lui-même produisent leur substance spéciale, alors même qu'ils vivent, uniquement de nourriture végétale. A la vérité, on trouve des analogies entre certains matériaux des végétaux et du corps animal. Hais analogie a'est point ideni» tité, et nous ne pouvons pas admettre que

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