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lasubetanoe végétale se transforme en la sulv stance animale qui lui est analogue; car cette dernière se forme dans les cas même où la substance végétale qui a de l'analogie avec elle n'existe point dans la nourriture. Il n*y a pas de plus grande analogie que celle entre Thuile et la graisse. Cependant celte dernière se produit même sans que l'animal mange des végétaux oléagineux* et Tusage de ses derniers est ce quil y a de moins propre à procurer de l'embonpoint. D'ailleurs, toutes les substances animales ne se développent pas dans les oi^anes digestifs, et il en est quelques-unes, par exemple, la gélatine, qui n'apparaissent oue i)lus tard^ Diverses substances végétales, Vamidon entre autres, n'ont pas la moindre analogie avec la matière animale, et néanmoins elles sont fort nourrissantes. De même, certaines substances animales, Turée, par exemple, n'ont rien qui leur soit analogue dans la nourriture végétale. Or, si l'organisme a le pouvoir de former lui-môme ses matériaux immédiats quand il ne prend qu'une nourriture végétale, tout porte d'avance à croire qu'il à la môme faculté lorsque la nourriture est de nature animale.
« 2* La nourriture étant la même, il se produit des composés différents chez des corps organisés divers. De même qu'il croît, les uns à côté des autres, dans un même sol, des végétaux dont l'un contient du sucre; un autre, de l'huile essentielle; un troisième, de la substance narcotique, etc.: de môme, une nourriture identique procure une composition chimique spéciale è chaque espèce d'animal, ce qui est partout bien manifeste, mais se prononce quelquefois par des traits plus saillants. Ainsi, bien qu'ils vivent des mêmes substances, le putois se distingue de la marte, et la vipère de la couleuvre; la eantharide et le sphinx du troène vivent tous deux sur le troène, et cependant le second est dépourvu du principe vésicant que la première possède. D'un autre côté, il est des choses dont un animal fait sa nourriture, et qui sont on poison pour d'autres. Certaines chenilles se nourrissent des sucs Acres des végétaux, du réveiUraatin, par exemple ; les abeilles forment du miel avec des plantes vénéneuses; certains oiseaux mangent les cantharides ; les chèvres broutent la ciguë, etc.
« 3* Une même composition chimique se développe soqs l'influence d'une nourriture diverse. Une plante qui contient un alcaloïde particuher l'offre toiyours dans quelque terrain qu'elle ait pu croître. De môme, ïes végétaux parasites vivent sur tous les arbres indistinctement. La civette carnassière, le musc herbivore, et le castor rongeur d'écorce, fournissent des substances qui ont quelque ressemblance entre elles, et chaque esp%ce.de cantharides vit sur une plante qui hii est propre, mais toutes ont en commun ht substance douée de propriétés épispastiques. La différence de nourriture n'en entraîne point une dans la substance, ni dans
l'organisation. Si la nourriture du Suû^se st^ borne à du lait et du fromage en été, cille de l'habitant des ties de la mer du Sud à <lii poisson, celle de l'Indien è du riz, il ne sVn suit pas de là une diversité correspondoni : dans la composition matérielle du corps humain.
« i* La nature des aliments influe certaiiipmeutsur le mode de nutrition, mais son influence n'est que subordonnée. Comme ur:
substance étrangère quelconque est tui/. aussi bien absorbée dans les organes diiz ^ tifs que dans d'autres points de réconon^ii il peut se faire, pendant que l'organlMiiorme les substances qui lui sont propres, ijir des parties de la nouniture passent avec 1 1 dans la masse des humeurs. Ce cas nrn
[)eut-être quand les fruits contractent, coiiu < e dit Sennebier, un goût de fumier dans d terres qui ont reçu trop d'engrais; quand l polypes, qui sont incolores lorsqu'ils m\ quent de nourriture, deviennent rouges, v»i ou noirs, suivant la teinte des animaux (jn ont avalés et digérés ; quand la même ('].< ^ s'observe chez les rotiières et les daiiliii!' quand le chirocéphale, plongé dans une d solution de carmm au d'indigo, en prend couleur, d'abord dans la substance de v intestin, puis bientôt aussi dans celle de t> > tes les autres parties de son corps ; qu v chez les insectes, la couleur ou sanu i < tenu dans le vaisseau dorsal correspond à diversité delà nourriture; quand, snw Thaer, la chair et la viande aes codions vient plus ferme sous l'influence des ^^l i:: que sous celle des faines, etc. On a vu It ^ rum du sang laiteux chez de jeunes cliv^ chiens encore à la mamelle, à cause ù graisse qui avait été absorbée en ii> temps que le chyle de nouvelle fornui^ mais ce n'était pas pour cela du hn:
Mayer n'y a point trouvé de matière casi •. et quoiqu'il dise que le liquide ressend du petit lait, il ne prétend cependant que du véritable sucre de lait y fût di--- Dans d'autres cas, une direction déteru.ii peut être imprimée à la formation pcn matériaux immédiats de la nouniiun .
manière que leur production soit niud en conséquence, comme quand le vin quiert un goût différent selon les qualitisol, ou qu'elle consiste principaienurii une substance organique également e<>i i pondante, comme lorsque, au dire de T»-^^ et de- Hermbstœdt, les plantes couiion:
plus de gluten quand la terre a été annn avec un engrais riche en phosphore d azote, tel que le sang de bœuf ou les ex' ments humains, tandis qu'elles forment • vantage d'amidon avec un fumier d(' i - • ou de vache, qui renferme moins d^^'" Enfin il peut aussi être absorbé dts ^ stances qui n'ont pas le moindre rài»p'>ri nutrition, qui, lom de là môme, sont 1. tiles è la vie, comme il arrive aux pi «
au'on plonge dans une dissolution de sm e cuivre, d'en pomper beaucoup , ei mourir ainsi en peu ae^iours, et comnu extrémités de leurs radicdes absorbent s<
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b£ PHYSIOLOGIB.
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mlapokoQS afec facilité quand leur tissu e»t désorganisé.
tlS. Pkrmi les matériaux immédiats on en tail sppiFallre çk et là quelques-uns, dans le rrps orgamsé, qu on ne retrouve pas dans :s ilioeols, ou qui y sont eu trop petite ^lé poar quon puisse les dériver de n£c; smtt. A la vérité , il peut très-bien se tare que le nombre des corps simples soit ftii lunité que ne le dit la chimie de nos fEff, et que j'oi^nisme ait la faculté de ;niiaire, arec les véritables éléments, des Éiimes inorganiques à la décomposition fe{ueilesles chimistes ne sont point encore pcOQs. Cependant la chose ne saurait le proorée tant qu'on sera en droit de merles iaits eux-mêmes et de conjectu- Irçoelessub^ances indécomposables qui liélé rencontrées dans les corps oi^nisés Ifcs: été inaperçues dans les aliments, et Kueal introduites par d'autres voies. Mais lotcertrin que les proportions de ces subites Qfli beau vaner dans les substances iMâres, l'orsanisme les crée touiours Mil proportion qui lui est particulière. ■ku^re s'est trompé en voulant réduire ma dé lestomac à une absorption vitale ^^«^e, nous devons nous figurer le rétafc^jiad^une proportion déterminée des 2^^sinjples sous l'image d'une attrac- M^rî^e en vertu de laquelle la substance 'V^'se prend, de chacune des matières ^fi.wot offertes, précisément ce qu'il lui ^^AT sa saturation. Hais cette affinité esl déterminée par le type qui ^^M en propre à chaque organisme.
'<>jO{que les principes constituants iuorr^des végétaux correspondent, gêné* i^!it parlant , à ceux du sol , cependant fî^rent, les uns à Tégard des autres, lUk: proportion différente de celle au'ils ^aa sein de la terre. (Raspail, Nouv, t*pàyj. végét., Paris, 1837, t. II, p. 592.) piante contient une quantité qui lui .ire de sels et de terres, dans quelc[ue ifi'elle ait puisé âa nourriture. Ainsi Me renferme du soufre; le tat)ac, du ^. Lampadius {SamnUung prakiischirÀbkandlungen^ t. III, p. 190) sema dans de la terre végétale, de la terre du sable quartzeux pur, de l'argile et de la magnésie blanche, en ajou- ^f^AA du fumier de vache : les cendres ^^ développés dans ces divers sols étaient les mêmes terres et les mêmes \*^*x de très-petites différences seulep sous le point de vue de la quantité. ^ des chaumes poussés dans la terre ^donnèrent 700 millièmes de silice, te carbonate de potasse, 70 doxvde de Poese, tô d'oxyde de fer, et 20 d'argile, ^ ^ perle. Einhof (Gelhen, Journal der K t in, p. 563) a trouvé dans la cendre ^es de pins qui croissaient au milieu »ble pur, aana trace de chaux , 0,65 de ^aate calcaire, 0,34 de carbonate, de ^ et dliydrochlorate de potasse, 0,06 ■Doe ei de magnésie, 0,04 de silice et ^ fer; des lichens lui fournirent égale-
ment beaucoup de çhaox, quoique le sol n'en contint pas. De même, d'après Bracolinot (Gbhlbm, Neues Journal der ehemie^ t. IX, p. 134), des plantes renfermaient une trèsgrande quantité de potasse, bien que la terre dans laquelle elles avaient crû n'en founil^ aucune trace à l'analyse la plus minutieuse. De l'orge qui avait poussé dans du carbonate de fer ne contenait pas, d'après John, plus de fer que toute autre plante ; mais on v découvrait du carbonate et du phosphate ne chaux. iUebtr die Emœknmg der PfUmxen^ p. 260.) Des jacinthes élevées dans de l'eau distillée, avec du carbonate de soude, ne contenaient pas de soude, mais de la potasse à Tétat de sel, et, comme de coutume, un acide libre. (Ibid.^ p. 170.) Des hélianthes élevés dans du sable, avec du carbonate de soude, contenaient du nitrate de potasse. (Ibid. , p. 183.) John a trouvé (tfrtd., p. 75) dans des lichens qui végétaient au sommet de sapins , loin pjar conséquent du sol ferrugineux , une quantité considérable de fer; et des hélianthes (ïbtd., p. 271], qui avaient été élevés dans du sable, avec au carbonate de cuivre, lui ont offert du fer. Delaméthérie avait déjà observé des phénomènes analogues sur des plantes qui végétaient dans de l'eau pure. Des yégétaux
Îue Doubray (Froriep, iVo/ûen, t.XLY, pag. 93) avait élevés dans du sulfote de strontiane en poudre , ou arrosés avec une faible dissolution de nitrate de strontiane, contenaient de la chaux et point de strontiane. Crell (ScnwBiGGER, Journal, t. II, p. 281) croyait avoir remarqué que les plantes qui croissaient dans l'eau distillée et l'air renfermé produisaient du carbone, sous l'influence de la lumière solaire. Ainsi ,' par exemple, dans l'une de ses expériences, un oignon donna soixante-quatre grains de carbone; et un autre de même grosseur, élevé de la même manière, en fournit cent neuf
Kains dans l'espace de cinq mois, quoique ir de l'appared ne pût renfermer a peine que 0,08 grains de cette substance. Quand bien même les joints de l'appareil n'eussent pas été imperméables è l'air, bien qu'entourés d'une double vessie, il ne s'ensuit pas moins de ces expériences que les plantes attirent puissamment de 1 atmosphère la quantité de carbone nécessaire à leur accroissement. U parait en être de même pour l'azote. Les plantes l'attirent ordinairement de la terre végétale; mais elles en contiennent alors même qu'elles ont crû dans un sol qui en est dépourvu : de sorte qu'en pareil cas elles doivent l'avoir puisé dans l'atmosphère.
< 2* Le corps animal maintient également la proportion de ses principes immédiats, et, sous ce rapport, il se montre jusqu'à un certain point indépendant des aliments. L'acide acétique, la potasse et la silice prédominent proportionnellement chez les végétaux, tandis que ce sont l'acide phosphoriijue, la soude et la chaux chez les animaux qm se nourrissent de ces corps organisés. Cameron (iVria Meorv Ihê influence of Ihe variety in aimi^ p. 64) fait remarquer que le sang des poissons ou