‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 98 sur 340 · ilcSO i · texte numérisé non relu

ilcSO i

« Décomposition. — La formation de ^'i slance nouvelle suppose une décomp* ^i' de la matière donnée. La matière orï^mi doit avoir perdu ses caractères propres, <• été dépouillée de l'indépendance quell» } sède en vertu de sa participation à la > pour pouvoir servir è la nourriture d un '■ tre organisme et être assimilé par lui.

« L Ce n'est pas la matière vivante, ni^:matière qui a été vivante qui sert la nui tion.

« 1" Les végétaux se nourrissent de mM: or^nique décomposée, dans (aquelle principes immédiats sont plus ou moins «i sous, de manière que leurs éléments ont i< tracté de nouvelles combinaisons. Lorsqit jus de fumier frais entre en contact iwm avec les racines, il nuit à l'accroissenieni plantes, d'aprèsles observations deScnnt 1 1 il a besoin, pour agir comme nournîu:

d'avoir été préalablement transformé pa:

Eutréfaction, d'avoir dégagé de l'acide ( onique et de l'hydrogène carboné, h {Veber die Ernœhrung der Pflansen, i>. -«^

DIG

Dia

n pMr des graines semées dans de la silice spoodre.arec de la potasse et du blanc fTsiyùâs; elles se germaient que quand t .-^r était déjà putréfié. f^Tandisqa'iei la matière organique n*agit rciK aliment que quand elle est sur le point k^fitrereotièrement dans le sein de la na- TJr^nïquet de sorte que la plante a ses ■&:> pioDgées dans une substance intemiéki tnUt rorpnique et l'inorganique, et ^ semble les deux règnes, Tanimal vit de asiDe« organique fraîche, dans laquelle 9B>.'ufriaux immédiats existent encore, et É, pir conséquent, ses racines plongées to x règne oi^nique. L*individu dont la ttfe est destinée à servir de nourriture , |l2v<)irété mis à mort, afoir perdu son Éjjualité et son indépendance ; sans cela >a pf)int de nutrition. Car le caractère de ^ la conservation de soi-même, et les 2'4ires produits dans les organes digeslî*iiïsectesou les re{>liles introduits acciiblement dans ces voies, ne sont digérés •fBsd ils ont cessé de vivre. H n'y a que lûuai et les végétaux des classes infé- SK ^ paissent vivre en parasites à la Ébadans l'intérieur d'autres végétaux ittsra Tirants; leur nutrition a lieu par Kfir.|arliellede l'organisme qui iessup- ■rt^^^^^-ci se maintient tant qu'il ne perd ■ H^ par là que par les excrétions ordijte, ;j il a le pouvoir de réparer sans «s pertes qu'il éprouve, ou que ces e débarrassent seulement des produits ^^ de sa riche plasticité.

h mastication et i'insalivation sont une iioDde cette œuvre de destruction =Be à mort, qui prépare et favorise la

t<i L'avoine, mu échappe à l'action îcdes dents du cheval, sort avec les kïîits, sans avoir été digérée ; lorsqu'on IB î cet animal de l'avoine écrasée, on wifant Sprengel, épargner un sixième ' qu'on est dans 1 usage de lui faire Chez les oiseaux qui avalent des ^rs, le sable que ces animaux inégalement dans leur estomac, it^oriser la digestion de la même ma-

EUcoctJon détruit mieux encore la vie, ' par cela même la digestion des subf organiques plus facile. On a trouvé &!iait un tiers de moins d'avoine au ««"joand on la lui donnait bouillie.

ili sopère toujours, dans la digestion, ■Composition et une destruction des wons auparavant existantes. Les ali- It&ème dont la substance se rapproche a de l'organisme qu'ils doivent nourrir, ^nt point dans le sang sans laisser de C le sang chaud, le bouillon gras, le ^ œu&, ne sont pas digérés, sans fouriieicréments, par conséquent sans être ■p>^; ils ne nourrissent suffisamment faoi qu'ils sont exposés, dans l'estomac H^n, à Taction décomposante des sucs ^\ sî, les voies ordinaires étant ob-

struées, on les administre en lavements, ils ne soutiennent la vie que d'une manière incom-

Elète et pendant un court espace de temps , ien que le gros intestin soit le siège d'une at>sorption assez énergique. En effet, la vie ne consiste pas seulement à recevoir du dehors, mais aussi et surtout à former, à produire soi-même.

crNous avons encore une preuve de la transformation que subit la matière dans cette circonstance que certains poisons, dont l'action se prononce avec force lorsqu'ils viennent à être mêlés avec le sang, demeurent peu ou point actifs quand c'est l'organe digestif qui les reçoit; tel est le cas du venin de la vipère (Meckel, Deutsckes Archiv.^ t. UI, 639), du virus de la rage fFRORiEP, Notizen^ t. V, p. 160), du poison aes épizooties charbonneuses (FoDÉRÉ, Essai de physiologie positive^ t. III, p. 68), de la peste (Haller, Elem. phy^ «lo/., t. Vn, p. 58) et de la syphilis. On retrouve, dans les végétaux, les matériaux inorganiques qu'ils ont tirés du sol, mais changés d'état, et en partie mêlés avec d'autres substances que le sol ne renferme pas; ainsi, des plantes nourries dans du sable avec de l'azotate (John, Veber die Emœhrung der Pflan^ zffi, p. 270) de manganèse, ont donné du manganèse, sans acide azotique; d'autres, élevées dans du soufre, avec de Peau distillée, contenaient des sulfates; d'autres encore, qui avaient poussé dans du sable et du nitre , fournissaient à l'analvse du nitre et du chlorure de potassium {ioid. 202) ; d'autres enfin qu'on avait élevées dans du sable, avec un peu de potasse, contenaient du chlorure de potassium, du sulfate de potasse et du phosphate de chaux. (Ibid. 209.) »

La doctrine de Burdach, dans l'article précédent, est bien manifeste : 1* il n'y a pas des réservoirs de matière organique qui passerait d'un sujet à un autre, mais les êtres vivants créent de la subr^tance organique qui remplace celle qui se détruit; 2* l'association de principes inorganiques dans le laboratoire vivant, produit des éléments organiques; 3* les êtres vivants seuls donnent la vie ou la rendent aux principes inorganiques ou à la matière organioue non vivante ; i"* l'essence de la digestion, dans ses actes chimico-vitaux, ne consiste pas seulement dans une division mécanique, une désagrégation, une dissolution des aliments; elle détermine, de plus, dans ceux-ci, de véritables transformations; de plus, elle commence à leur imprimer le cacnet spécial de la vitalité. Ces effets sont dûs à un agent incorporel, la force vitale (193). Citons maintenant le passage de Dumas (PhysioL, t. I, p. 318 et suiv.). Cet auteur

Krle seulement de l'action dynamique de stomac; c'est en effet la plus importante; celle des autres parties du tube digestif a cependant une incontestable valeur : elle a été peu étudiée. Nous ne devons ni la négliger, ni l'exagérer comme l'ont fait quelques physiologistes de nos jours qui dépouillent

>(< n est inaille de rappeler qae, pour nous , comme pour les écoles spiritoallstes f incorporel f>s k}Miijme de spiritueL ^

ma

DICTlONlUIRE

{presque entièrement l'eetomac ces préroeatires dont on l'a revêtu jusqu'ici , pour les accorder au duodénum : M. Segond, par exemple, nous paraît avoir adopté cette opinion d'une manière trop exclusive.

Nous terminerons par une réflexion. Puisqu'on a réussi à opérer des digestions artificielles dans des cornues, pourquoi n'essa^erait-on pas d'en produire dans les intestins, au moyen d'injections rectales, chez des sujets dont l'estomac ne fonctionne pas ou fonctionne malT Quelques expériences de ce Çenre , que nous avons commencées , nous font espérer d'arriver ainsi à des résultats utiles pour la prati(}ue, dans des cas où Tart a besoin de ne négliger aucun .secours.

« Nous n'aurions assurément qu'une idée bien fausse, bien trompeuse de la digestion , dit C. Dumas» si, après avoir exposé ses phénomènes physiques et chimiques, nous ne considérions encore les phénomènes organiques et ntaux qui sont la partie vraiment intéressante de son histoire. Les erreurs grossières, les explications futiles qu'on introduisit dans la théorie do cette opération, eurent

I)our fondement la pernicieuse habitude où 'on était de réduire tout aux amples phénomènes de la physique et de la chimie. On les eût évitées sans doute, en assignant, comme nous tâcherons de faire, le rôle essentiel que jouent parmi ces phénomènes l'organisme et la vitalité.

« Tandis que l'estomac se remplit d*alimentSt il éprouve oes moiiiGcations soit apparentes, soit imperceptibles, dans son tissu, dans sa figure, dans sa disposition intérieure, et c'est en cela queccmsiste l'ordre des phénomènes organiques de la digestion. D'abord toutes les membranes se prêtent h l'extension graduée et progressive, dont la dilatabilité naturelle des tissus organiques les rend si fort capables. Elles se distendent en proportion de la quantité des substances que l'estomac peut contenir. Les rides et les replis de la membrane muqueuse s'effacent pendant la distension. Les mailles des couches cellulaires s'écartent, et elles laissent entre elles des vides plus considérables , qui sont traversés pur les vaisseaux lymphatiques. La tunique nerveuse se relâche, se dilate, et le tissu cellulaire qui la forme» étant plus ouvert, mieux développé, devient très-sensible à un certain ilegré cle dilatation. La tunique musculaire est susceptible de se distendre avec rapidité. L'élongation de ses fibres a toute seule la force (l'agrandir brusquement l'estomac, etde mettre sur-le-champ sa capacité en rapport avec la masse qu'elle doit embrasser. £nQn la membrane externe subit une distension pro- ])ortionnée & la densité naturelle de son tissu.

« Ces changements, survenus aux différentes tuniques de l'estomac, affectent sa totalité, et la dilatation générale qu'ils décident, a pour effet immédiat de le développer et de l'étendre sur le volume des aliments. Vide, il parait affaissé et resserré, de manière à n'occuper qu'un très-petit espace. En se remplissant, il s'allonge et se dilate, au point de franchir les limitée ordinaires de sa position ; car il

avance sa grande courbure qui se redresse • s'élève au-dessus des viscères environnnnu n s'engage entre les deux feuillets de l-i ploon, qu'il écarte, etdont les lames ïiieintir neuses s'appliquent aux surfaces eiiéhc>ii de ses parois.

« La dilatation de l'estomac change avisvi rapport et l'arrangement des vaisseaux, i sont plus développés, plus larges, plusi verts, et l'estomac peut alors recevoir i-i grande quantité de sang. Ce fluide vivii. ne s'accumule pas en vain sur l'organe tin de la digestion; il l'excite par sa qm stimulante; il ranime ses forces; il ré^n son activité; il exalte en lui toutes les tu tés de la vie, et il le dispose utilemeiu à transmettre et à les communiquer.

« Dès que l'estomac se vide, et qu'il [)a<^-^ la distension au resserrement, les vai^^^ deviennent moins amples, moins dilatés, i

f)arti6 du sang les abandonne et redne ^ es orçanes voisins. H est vraisemblabl' l'épipToon en admet dans ses propres \ seaux; mais il n'est pas le moyen de d .. gement unique pour ceux de Testoniae. I le système vasculaire du bas-ventre y p cipe, et dans son mouvement rélrf»^' le sang n'est jamais arrêté. Il conlinu circuler, en se divisant entre plusieurs cères, dont les vaisseaux le reprenneni < distribuent.

et Les aliments introduits dans l'estnir déterminent trois ordres d'effets qui iih-i d*étre distingués. Les uns se rapporte viscère qui exerce une action sensible m. aliments qu'il a reçus. Les autres apiwii; nent aux aliments eux-mêmes, dont ki < position se trouve sensiblement chanu ' troisièmes embrassent le système entier machine animale, dont le suc noiu excite et répare les organes. La sérit^ effets comprend trois périodes ma rqu* ^ des phénomènes différents. La première > objet d'appliquer les forces de l'estoides liqueurs digestives sur les alinicn!^ but de la seconde est de former, en u et travaillant leurs principes, une n >: combinaison identique avec les particorps qui doivent y puiser la matière d nutrition. Dans la troisième, cette nj ' nutritive se porte et se distribue à t<' > organes qu'elle doit soutenir. Les phén nés vitaux de la digestion peuvent doin considérés relativement à Testomac , r vement aux substances alimentaires et i • vement au système entier de réconoiui maie. Nous allons les envisager snu^ différentes faces.

« Ces phénomènes dérivent de la en:

pondance, de la connexion qui existe en! I

fonctions de l'estomac et les besoins d* s ties pour lesquelles les produits de la u tion sont également préparés : ventrf< omnibus dcU. Elles font passer les orj::\\u bas-ventre par une succession alternat contraction et de délente, qui les met t tour dans des conditions bien opposent s. ff Mais les phénomènes de la digestion i bornent point ft des changements opérés

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;ut de Testomac et d66 autres viscères du inentra; ils tiennent à une révolution Kbidérable, générale, qui frappe toutes les irties du corps, et qui s'annonce dans chaîne par des effets singuliers. Cette seule t^ictJoQ, le chef-d'œuvre de la machine anîftî. «ttire et concentre toutes ses forces. Il K pas one seule partie du corps qui ne -noie et qui n'aide Teslomac de tout son AMir;!! n'en est aucune qui ne soitreveili.ii excitée, pour coopérer, autant qull lui -.jkv^iblc, aux actes de la digestion : vetircÊ%s ab omnibus accipit, •itaolque la digestion commence, les jaus- .."^ «Momioaux cèdent, la cavité du bas- '.i:*: s'agrandit, Testomac s'ouvre et sedilate I .'* admettre les aliments. Dès qu'il les a ^.sil se resserre et se colle exactement w ui; il les embrasse et les enveloppe de ^i\m\ il ferme ses deux oriQces, et emàuparlà que rien ne sorte de sa cavité. ËfU' coQlraction de l'estomac subsiste pen* ht: le premier stade du travail digestif; elle i>.Cï5$e qu'après la transformation des aliv::^ea cette liqueur nutritive, qui va en- "^K perfectionner dans les intestins. Alors '^fbomènes changent, Testomac se relA- 'V.^^iiarois se distendent, son orifice in- -^.:r )4i?re, les viscères abdominaux se ''r'tt h cavité de l'abdomen diminue, et ^ ^i'!^ reçoivent le résidu de la masse * -i^are que l'estomac a suffisamment

«tKiiajx stades de la digestion entraînent 4c^t$ secondaires assez sensibks pour ^ ^rt aisérnent distingués. I^e resserre- ■fc spasmodique de toute l'habitude du *:*. ta sécJieresse de l'organe cutané, la ^Uin de froid , accompagnée souvent ^a fnssoQ décidé , la conc^entration du ^^\ la tendance à l'assoupissement, la ten- ^4 <ie$ membres dépenaent du premier ^- Le relâchement de tout le système, la ^^dela peau, l'impression d'une douce

^ 'u second.

•i^itKvd l'estomac se resserre, et par TefTet

[^^lUQtraction fixe, il embrasse avec force

•imcDls. Ses orifices supérieur et infé-

"• euctement fermés, les retiennent et dissent rien échapper. Cet état de con* *^*Q et d'immobilité se soutient, jusau'à ^;j^ )a préparation des aliments dans i es- ^^soil achevée. 11 produit un resserre- ^'^i considérable, que, d'après les expé- '-^^de Viridet, chaque orifice se refuse ^]m^ des matières gazeuses et volatiles; ^4 teinture de tournesol, introduite alors *' œsophage, ne chance pas de couleur,

';' rencontre aucune des vapeurs acides ^'-!*^lomac est habituellement pénétré.

• «^^ second phénomène vital relatif au pre- ^J iUde de la digestion , est un accroisse- ^-^ luanifiiste de sensibilité. La moindre

irritation en affecte l'organe d'une manière douloureuse, le plus léger contact excite sur lui une impression vive. Le seul mouvement trouble et dérange son action. Le calme, le repos, l'absence de toute sensation un peu forte lui sont nécessaires. Il ressent l'effet de toutes les circonstances capables d'émouvoir et de mettre en jeu le sentiment ou la pensée. Les douleurs, les inquiétudes, les tourments, les angoisses qui suivent une digestion laborieuse, sont les conséquences funestes du nouveau mode de sensibilité que ce travail développe dans l'estomac, et de l'intensité excessive que prennent alors toutes ses affections.

« La chaleur de l'estomac augmente sous l'action des aliments, et ce phénomène, qu'ils produisent en Qualité de stimulus, découle encore des lois ae la vitalité (194) : car il n'y a jamais augmentation de chaleur dans les digestions artificielles qu'on opère en mêlant le suc gastrique avec des substances végétales ou animales. D'ailleurs, la température des organes digestifs s'élève avant que les aliments soient altérés, et par le seul effet de leur impression fortifiante. Ce n'est donc point au dégagement du calorique des aliments qu'il faut en rapporter la cause, mais à l'exaltation, au développement des forces vitales que leur présence sollicite. En effet, la chaleur diminue dans les autres organes , lorsqu'elle s'accumule et se concentre sur ceux de la digestion; elle abandonne alors les parties extérieures du corps, qui se refroiaissenl sensiblement. D'après cela, nous devons reconnattre que l'estomac acquiert plus de chaleur, non par une production nouvelle de calorique, mais seulement^ par une distribution différente de celui qui existait. Or, cette distribution est un acte de la vie entièrement subordonné à l'influence et aux lois de l'économie animale.

« Le mouvement général du sang est accéléré par la digestion; les battements du cœur et des artères se précipitent, et l'agitation va même quelquefois jusqu'à produire un accès de fièvre. Mais le travail digestif accélère bien davantage le mouvement particulier du sang dans les vaisseaux de l'estomac; la sécrétion gastrique doit être plus active, plus abondante, à mesure que le sang y circule abondamment et avec rapidité. Ainsi il n*est point étonnant qu'on trouve l'estomac rempli des sucs nécessaires pour dissoudre les aliments, et c'est toujours aux propriétés vitales, accrues et modifiées, qu'il faut attribuer l'augmentation de ce mouvement sécrétoire.

« Lorsque les parois de l'estomac se contrac* tent et s^appliguent sur les aliments, leurs fibres musculaires agissent dans toute sorte de directions; elles déterminent des mouvements vagues qui secouent et balancent la niasse alimentaire entre ses deux orifices exactement fermés. Dans cette position, l'œsophage résiste aux aliments que le mouvement de bas en haut élèverait vers lui ; et , d'uu

r^i Us eipérieoces de Beaamont n'ont pas confirmé ce fait de réiéntion de la lempëratara ^ t^Kttic peadant te travaU digestif. (L. B.)

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autre cAté, le pylore repousse ceur qu'un raouveuienl contraire de haut en bas entraînerait vers le duodénum. L'alternative cesse, et l'une de ces directions prédomine , si l'un ou l'autre de ces orifices se relâche. En conséquence, les aliments reviennent par l'œsophage, si l'orifice supérieur ou cardia vient à céder; ils descendent et passent dans le duodénum, si c'est l'orifice inférieur ou pylorique qui s'ouvre à leur passage.

« Dans l'état de vacuité, les mouvements de l'estomac sont nuls ou presque insensibles. Il faut que l'irritation excitée par le stimulus des matières qui y sont introduites provoque l'exercice de sa contractilité vitale. Ses fibres restent dans l'inertie et le repos, si elles ne sont auparavant irritées ou distendues. La volonté a peu de prise sur leur action et leur mouvement. Elles n'en sont pas cependant tout à fait affranchies, puisquon a vu, chez certains hommes , des vomissements spontanés et volontaires. Elles ne sont pas non plus soustraites à l'influence des afifections cérébrales, et Ton connaît assez les vices de digestion, les douleurs et les dérangements d'estomac qui suivent les lésions de la tête, et

3ui ont par conséquent leurs causes placées ans le cerveau. C'est par la même raison gue les affections morales, l'exercice des facultés intellectuelles, les occupations sérieuses de l'esprit, influent d'une manière si préjudiciable sur les fonctions des organes digestifs. Mais, malgré cette influence, il est vrai de dire, et c'est une chose connue depuis la naissance de la physiologie , que les fibres musculaires des parties intérieures des organes vitaux et de tout le système viscéral agissent beaucoup moins dans Tabsence des stimulus, et ne sont pas autant soumises à l'empire de la volonté. En cela elles difl'èrent des fibres charnues qui composent les muscles des membres extérieurs, et qui n^ont pas le même besoin d'un stimulus pour agir, parce que la seule volonté détermine, dirige et gouverne leur action.

« Quoique la présence des aliments soit un stimulus bien propre à mettre en jeu les forces contractiles de l'estomac, elle nuirait aux mouvements de ce viscère, s'il en contenait une trop grande quantité; ses forces seraient contraintes, embarrassées parie poids énorme •l'une masse d'aliments qui le surchargerait. I^ cause stimulante se convertirait en obstacle, et la force contractile des fibres, loin d'être animée » s'éteindrait sous la charge d'un poids incommode , tandis qu'une ^antité moindre de substances eût produit sur elles une excitation convenable pour les émouvoir et les contracter. Aussi l'estomac se refuse- 1 -il également aux contractions dont il est capable, qu'il soit entièrement vide ou qu'il soit trop rempli. Dans le premier cas, il est privé d'un stimulus salutaire qui développe sa puissance motrice; dans le second , il est accablé d'un poids fatigant qui l'opprime.

« L'estomac a des rapports si étendus et si multipliés avec le reste de la machine animale, qu'il n'éprouve point d affections sans

DICTIONWAIBR DIG 4,

que d'autres organes ne les partagent. £u > contractant, il produit un effet analogue ^<i tous ceux avec lesauels il entretient des (o* respondances, et il les oblige de se coiUrn< ' en même temps par les seules forces dt sympathie. Une connexion étroite lunii jm cipalement à l'organe cutané, vers lequel ^ premier mouvement est d'abord réiléchi. I que l'estomac se contracte, la surface d( peau est donc tout à coup affectée sympait quement d'une crispation semblable. Ce r* serrement de l'enveloppe extérieure, tr sensible chez les personnes délicates, 1' quelquefois assez pour décider un vêrii.ti frisson. Grimaud compare le resserreiiispasmodique de l'habitude du corps, o < sionné par les aliments, et qui suit la c< . traction de l'estomac, à cet autre res^ii ment spasmodique de tout le corps. • accompagne la contraction de la iinui* déterminée par l'acte de la conception.

qui, chez les jeunes personnes fort sensib excite souvent un frisson remarquable. Il • serve, d'après Van Helmont, que les sp3>: de rhabitude du corps sont le plus onii! remenl des affections sympathiques, (iffdantes de spasmes pareils établis prinn:: ment dans quelques parties intérieuivs.

très-communément dans l'orifice de Itmac. (Grimaud, !•• Mém. sur la nutrU.',\ Helmont, De action, regim.)

« Comme l'impression stimulante des ments sur l'estomac est la cause de ses c tractions, elle relève ses forces el nn son énergie. Les organes sur lesrjueN • contractions se répètent par voie de s\ i; t-hie doivent être également fortifiés. iV 1 sentiment de vigueur et de bien-ôlre i éprouve en prenant des nourritures sd:

avant qu'elles aient subi les élaboration^ venables, et que leur effet réparateur | être décidé. L action fortifiante des iiliii indépendante de leur propriété nutc' s'exerce sitôt qu'ils ont été pris, assw alimento statim corroboratur. Elle pn-rni^ nutrition proprement dite, qui n'est qn dernier acte, le résultat ultérieur d'une ^iv de phénomènes liés ensemble. Elle provi de l'influence majeure que donne néce>Mi! ment au système viscéral digestif le ^ il et l'utilité de ses fonctions. J'observe, ;<^ les anciens, qu'elle se fait principale ressentir dans les organes qui y sont d

II'

ses par un exercice habituel ou p^r u' faiblesse relative ; car une partie exeri devient, comme celle qui est affaiblie, ' centre d'action vers lequel tous les mou» ments des autres organes se réfléchissent. « Ce premier effet des aliments, allait" nmpression fortifiante qu'ils exciieni, i dépend point de leur propriété nutritive, il peut être produit par des substances ^ cette dernière qualité n'existe presque }• Des corps durs, coriaces, difficires à dib< f fournissent peu de sucs nourriciers, el ni mi moins ils fortifient réellement davanlage q; d'autres corps plus nourrissants. L'usage i' aliments solides, durs, secs, convient ii< personnes d'une constitution faible et ril^^

KSP

DB PHYSIOLOGIE

ESP

Aét (195), parce qu'iAs résistent longtemps m forces digestives, et que leur séjour pro- ^•3gé (hns 1 estomac détermine un exciteu^Dt salutaire dont la répétition fréquente vae la rigueur de tout le système. C'est ji^ pratioue avantageuse d'exercer ainsi les ortes de l'estomac par des aliments qui leur ^5teDt, lorsqu'on s'expose à l'action d'un hW rigoureux, d'un air impur, d'un miasme ï ^ible et d'une cause affaiblissante quelle ;.' Ile soit.

• Le mécanisme de la digestion n'a rien . iLîsi remarquable que la tendance d'une n^k partie des forces de tous les organes ' rvceux où le foyer digestif est établi. Dans ?(i'miertempS9 ces forces se concentrent, ^ ûent sur l'estomac , et , par suite de leur . i^^nlration, elles abandonnent le reste de a uîichine. Toutes les parties du corps semt -Qt èire priTées momentanément de leurs Ta^, à Vayantage d'un seul organe. Le :.<.uTement des muscles affaibli, l'action des n- otites pénible, l'exercice des sens et des :^ u lés intellectuelles dilTicile, tout annonce ^ ^but d'activité dans les parties extérieu- ■^; H celle inertie qui frappe les orçanes r'f^ 4u système digestii se manifeste earfiit^ir le froid, l'assoupissement, la petite*: rtlitftocentration du pouls.

i Liicateee des forces et des mouvements

«» i'esiflBic, pendant cette période de la

«ItgNni, esl une condition nécessaire oui

o<p«ï^ troublée impunément. Ainsi, les

«xâcjpes forcés, après l'usage des aliments,

cffiktf beaucoup au travail de la digestion,

f^ foDs déterminent l'action des mem-

°^^ et qu'ils emploient à les mouvoir des

^^ dont Tftstomac a besoin pour opérer

^ <iiSestion heureuse. Les bams produi-

^î k même effet lorsqu'on digère ; comme

'^ftioo des membres, ils contrarient cette

''•"cûoo eo dérivant les forces sur l'habitude

'liffieure du corps. L'usage du coït après le n'is e»( suivi d'un semblable inconvénient,

^•L^n du travail des organes sexuels , qui ^^simentdes forces utiles à celui de l'esto-

mac. C'est d'une manière analogue qu*il faut concevoir les effets pernicieux des saignées, des grandes plaies, des suppurations abon-* dantes, chez les personnes qui viennent de prendre des aliments; car toutes ces causes ont cela de commun, qu'elles sollicitent les mouvements et les forces vers des parties différentes de l'or^ne sur lequel la digestion les concentre. Suivant le même principe, le travail de la digestion devient fort dangereux et doit avoir des suites très -funestes dans toutes les circonstances où l'affection d'une partie exige que les forces y restent «juelque temps fixées. De là le danger d'une digestion

I)énible pendant la suppuration d'une plaie , a crise d'une maladie, l'établissement d'un spasme local, l'écoulement des règles, le paroxisme' d'une fièvre, le sentiment d'une douleur profonde, etc. H en sera de même toutes les fois que l'estomac, en attirant les forces et les mouvements sur lui, pourra faire une distraction fâcheuse et déranger l'ordre» l'appareil, le système d'efforts que la nature dispose et conduit vers un but déterminé. Chaque jour on voit les plaies arrosées d'un pus abondant et de bonne qualité se dessécher ou s'altérer subitement par le mauvais effet d'une indigestion; la mort en est souvent la suite inévitable, lorsque la nature, partageant ses forces entre l'estomac et la partie du corps blessée, ne suffit pas à une division qui épuise et tarit la source de ses moyens. J'ai eu des occasions trop fréquentes d'observer, dans les hôpitaux, à quel point l'usage prématuré des aliments nuit au rétablissement des forces et aux progrès de la convalescence, parce que le travail de l'estomac absorbe et consiune en digestions inutiles les forces qui ne peuvent renaître (]ue par degrés. Mais, ce qui est plus rare, j'ai vu des crises , prêtes h se faire par l'expectoration, par les sueurs, par les selles, être tout à coup supprimées et décider soudainement la mort, chez des malades imprudents qui avaient chargé leur estomac de nourriture. »

EPRIT HUMAIN. — k\x moment où nous coos d'être nommé interne à l'hospice ^i*Boi, 1828, quelques amis nous priè- ^ <le leur faire des leçons sur l'analyse de ^rii humain. Bien que nous nous fussions ^coup occupé de psychologie, nouscom- ^^3ies qu'un cours de ce genre était bien >iessus de nos forces : comment, en effet, ^-)ser la pensée et montrer l'art de la di- 'f-f* lorsqu'on est à peine arrivé soi-même »te où l'on commence à penserT Nous ;^ pourtant entraîné par nos goûts, nos ^^Wes, Timportance du sujet, le désir de .^•-^ l'étudier en l'enseignant, et nous f^"^ le cours qu'on nous avait demandé. ; M» nous attachimes aux questions fonda- ^'^Ules, en les examinant surtout au point

de vue expérimental et pratique; nous profitâmes des notes et des conseils de notre père, médecin très-versé dans les études philosophiques, et nous parvînmes ainsi à remplir fe cadre étendu que nous nous étions tracé. L'article que nous insérons ici est un résumé, retouché, d'une partie de ce cours, avec addition de quelques notes. Les questions que nous y traitons ont toutes une grande importance physiologique; bien des points réclament des développements que nous pouvons donner beaucoup mieux auiourd'hui, et qui se trouvent dans divers articles de ce Dictionnaire, mais l'ensemble et le fond de nos doc-' trines est resté le même; c'est toiqours l'expérience, l'histoire, le spiritualisme pratique se plaçant en face du sensualisme et du pan«

11^) n ne ne faudrait pas abuser da ce principe. (L. B.)

BSP

DICTIONNAIRB

ESP

théisme pour les soumettre à un examen critique et les réfuter dans leur dogme principal» tout en leur empruntant des matériaux utiles qui peuvent entrer avec avantage dans la formation d'une doctrine spiritualiste large, compréhensive, en harmonie avec tous les faits solidement constatés.

Considérations générales.

S'il est une science digne de l'homme, c'est sans doute celle qui a l'homme pour but. Con-nais'ioi toi-même^ c'est là le précepte du sage. Et quel le connaissance pourrait être pour nous plus précieuse à acquérir ! Placé sur la vaste scène du monde, l'homme est d'abord pour lui-même le centre où tout vient converger. Ce n'est que par les rapports qu'ils ont avec lui qu'il peut connaître les objets qui l'entourent, c'est là qu'il importe de cnercher ce uue nous pouvons savoir sur leur essence. 11 faut donc, comme le dit Hippocrate, pénétrer profondément dans le petit monde ou microcosme pour y étudier les phénomènes du grand monde et les lois qui le régissent; V anthropologie ou la science de l'homme considérée dans toute son étendue est, par conséquent, à proprement parler, la science de l'univers (196).

L'homme est un être qui vit, pense, veut et aime. Les phénomènes de la vie humaine peuvent donc être classés en phénomènes relatifs à la vie et en phénomènes relatifs à la pensée : ceUe classincation naturelle fournit les deux branches principales dans lesquelles se divise l'anthropologie.

L'une ne considère l'homme que sous le point de vue physiaue et biologique. Elle observe la structure et le mécanisme du corps bumain, et les phénomènes qu'il présente, soit dans l'état de santé, soit dans l'état de maladie. Elle recherche les causes qui maintiennent la vie, et celles qui tendent à ta détruire : c'est la physique de rhomme, c'est la médecine, en prenant ce mot dans un sens étroit et spécial.

L'autre, uniquement occupée de l'homme moral, observe les facultés de l'esprit humain» 6t les procédés qu'il emploie pour parvenir aux connaissances. Elle tâche de le prémunir contre l'erreur, le guide dans la recherche de la vérité : c'est là une partie de la métaphysi" que de l'homme qu'on nomme aussi simplement métaphysique ; car quoique les sciences et les arts aient chacun une métaphysique qui leur soit propre, on a cru sans doute que la partie métaphysique de la science de l'homme était la métaphysique par excellence (197].

Ces deux branches de 1 anthropologie quoique distinctes dans leurs objets, sont unies

(196; Tel est le sens de cette phrase bippocratique : c On ne peut rien savoir sur la physiologie de la nature sans la physiologie humaine ; le médecin physiologiste est le véritable physicien, le physicien de TuniTers. i

(197) La médecine e>i un art et une science, dit Hippocraie; la médecine art 8*occupe d'entretenir la santé, degnérir les maladies; la médecine science, qui la doMiiBe, a*atiachts à connaître Thoume tout entier.

(198) Toute science , dit Descartes, a sa métaphysique, qui eu l'orme la base et le sommet.

par des rapports sans nombre et doivci prêter un mutuel secours, n faut que k \ siolo^ste soit métaphysicien, que le n physicien soit physiologiste, s'ils veukni 1 profondir le mécanisme soit des fonci vitales, soit des opérations inteliei; les (198).

Le physique et le moral se touchent i mement à leur source, et la sensibilité m; intellectuelle, morale, ont un point de i commun auquel on arrive dans réiudt faits qui appartiennent à l'anthropolo.'

C'est de la métaphysique de rhouiin de la métaphysique proprement dite rju^ ' traiterons dans ce cours : on voit qu dl > brasse la science de la pensée (lan.> i son étendue.

Nous n'aborderons point, en comrn» r la métaphysique transcendante qui s o dès Tabord des questions les plus dillit . cherche à remonter immédiatement ju^ ce qu'il y a de plus caché dans ressom préme des causes secondes et de Di* i même, sans tenir compte de la march - 1 relie de l'esprit humain et des procéàv ^ doit suivre pour échapper à des erreurlement inévitables, lorsqu'il ne se i •

{)oint assez pour savoir où réside sa v/: orce, où se trouve la source de ses faii La métaphysique dont nous voulon> entretemr dès le début, doit être une s» expérimentale, inductive et déducii^, ne doit reposer ni sur de vains axiùni sur des suppositions gratuites; mais eu* servation et l'analyse unies à une sm.

réservée, modeste et saçement proi^ielle étudie l'esprit humain pour décoii^

3u'on peut savoir sur sa nature, en m: 'abord scrupuleusement ses dive^^p^ rations. C'est'en premier lieu la soi»!

a pour objet ce qui se passe au deu nous-mêmes; c'est l'histoire de nus; de nos affections.

€ Rien, dit Condillac, n'existe pnu que par les idées que nous en awn^ que nous nous élevions jusque du cieux, soit que nous descendions d^i abîmer, nous ne sortons jamais do i mômes, et ce n'est que notre propre ; que nous apercevons (199). » L unive^ ne serait donc pour nous cju'un ph^ ii résultant de notre sensibilité (200). M donnant à nos idées leur valeur rév' peut, sans admettre cet idéalisme ai afnrmer crue la science de la pensée.

Î)artie de la philosophie qui s'en orcni a première des sciences dans l'ordre ^ logique, puisque toutes les autres ci:

Leibnitx a développé la roême pensée.

(199) Dans ce passage , observe avec < Tabbé de Lignac (Letireâ à un Améric.uu dillac embrasse un idéalisme absolu. > ^^ peut faire sorUr une science enticrciueni ^ tive et un scepticisme complet.

(200) Biais des phénomènes ou dn 9ubje< n remontons par nos facultés aux objets ()u li^ sentent, aux Rovmèfiei de Kant, qai oniduo aux représentaiions qui sont en nous; c^^-

3ue nous passons du subjectif à robjeciil éal à U léalilé.

DK PHTSIOLOGIE.

ESP

Uft

<feUe. l» idées peuTent Atre considérées

i^iMifement à leur gén^ation, h leur eombi^

•aûM el h lear communtca/ion. La science

k (i pensée pourrait done être divisée en

t^.'L« paflies : Vidéologie , la logique et la

r««M»r«. Lldéologie serait la connaissance

•if la ^aération de nos idées; la logique,

irtde combiner ces idées et d'en faire jaillir

^vérités nouvelles; et la grammaire, Tari

> :e$ communiquer. Mais Thisloire de la

^tbiiMûson de nos idées tient de trop près

.Hîe de leur génération pour que la logi-

.1- t-x Hdéologie puissent être séparées :

^'«s les réunirons , en conséquence , sous le

tt* générique d'analyse de l esprit humain.

h science de la pensée sera donc divisée

f 4«ui parties : Vanalyse de V esprit humain

i( k yrammaïf e. La première considère la

fteée dans Fesprit qui la conçoit; la

»(^>ode la considère dans le langage , qui

rnpnmc, el n'est que l'art d'analyser la

p^^ par le secours des signes.

^oQs alloDs parcourir successivement ces

deux braoehes de la même science , et les

'w^re dans tous leurs développements. La

T-t^Me ta plus sévère nous guidera dans

^»wdierches; par elle, notre marche de-

^^«fa ^ assurée. Nous ne supposerons

■»**«« «Biiissance ; nous passerons immé-

•iialawrt k l'une h l'autre, et, partis du

PJ[<B»iiiwau de la chaîne, nous arrive-

^'Q'gjWF'w dernier, en suivant progressi-

▼tnaario© tes intermédiaires qui les unis-

iXiLTSB DE l'bSPHIT HUHAIN.

Division du stget,

imalrse de res[>rit humain considère la

.Mste dans Tesprit qui la conçoit, et se

i'^rise nalurellement en deux parties : Vidéo"

^fe H la lofiiaue. La pensée a pour éléments

^ idées, cfm fa composent; pour causes les

[st^ÊÎify qui la produisent ; et pour effets les

^^^^^issances qui résultent de l'exercice des

unifiés. Vidéologie traite des éléments et

v.f causes de la pensée, c'est-^-dire des idées

ftikleur génération. La logiqw a pour but

1^ connaissances , c'est-à-dire le produit de

•* combinaison des idées. Mais la combi-

<.u^<iQ des idées présuppose nécessairement

'-V génération : nous traiterons donc d'à-

'-:rd de ridéologie (202).

Idéologie.

lldéologie a pour objet l'histoire de nos ^^isatioDs tant externes qu'internes, des >rceptions exercées sur les phénomènes ': ciu!> par le monde extérieur ou par notis-

^t) Q nniMiie dans ce travail ane partie, celle ^prâAtede la connaissance des idées, de leur ^P^ttioa, des facultés pour arriver jasqa*à Fàme ^ qai en est la source : nous avons commencé ^In) ^ remplir cette lacune fondamentale ; nous *^» plus complètement par la suite.

^^ Oâ poorraii admettre d'autres divisions, 2^ d'autres définitions. Celle que nous avons r^f^ dans ce cours nous parut commode pour •<je obîe», et nous Tavons conservée.

^^} Ui senaatioBS, en prenant ce mot dans le ^ li plas large» embrassent tout ce qui ae rap-

mOme, la génération de nos idées» l'analyse de nos facultés. Nous diviserons donc l'td^otogie en deux sections : la première traitera des sensations et des idées; la seconde, des facultés.

Première section. — Des sensattons et des idées

Si les idées forment le fonds de toutes nos connaissances, les sensations, dans un sens large, en sont la source ou plutôt le point de départ : nous traiterons donc d'abord des aenaa^tons.

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