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TABLEAU I

Différentes manières d'apprécier la grandeur d’une hémorragie non mortelle.

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D DIMINUTION DIMINUTION DIMINUTION | HA AE p. 0/0 DU NOMBRE p. 0/0 ESPÈCE. | äu Le : DU POIDS DU CORPS. des globules rouges. TL PEN R CET

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155 Lispe. 1/12 LIeBE.

R 1/2] Docu. | 4,33-5,55 0/0 | Haven.

Chi 4,3 -1,3 0/0 | KIREEr.

Fe 5,4 -6,5 0/0 |Maypez.

4,5 -5,4 SCHRAM. Lapin. | 2,95 0/0 HéDox 2/5 |Brerrreunr Canard. 4,4 0/0 CH.RICHET.

En ce qui concerne le sang, toute perte quelque peu importante entraîne des modifications non seulement dans le sang, mais dans l’organisme entier. L’expérimentateur doit être prévenu de ces modifications et en tenir compte, lorsque, au cours d’une expérience, l'animal perd beaucoup de sang.

Nous limiterons notre description aux hémorragies expérimentales ou accidentelles. Nous nous arrêterons surtout à celles qui enlèvent brusquement à l'organisme une quantité plus ou moins grande de sa masse sanguine. C’est dire que nous n’insisterons pas sur les nombreuses sortes d’hémorragies pathologiques; ce qui nous forcerait à sortir du cadre de cet article.

SII

LES PERTES SANGUINES COMPATIBLES AVEC LA VIE CHEZ LES DIFFÉRENTES ESPÈCES D'ANIMAUX.

Le sang n’ayant pas la même importance dans les diverses classes d’animaux, il est certain qu’une hémorragie sera mieux supportée par les animaux inférieurs que par ceux dont l’organisation est très perfectionnée.

Ainsi on peut remplacer toute la masse sanguine d’une grenouille par une solution de

488 HÉMORRACIE.

NaCI, à 7 p. 1000, et l’animal peut vivre encore un certain temps (grenouille salée de: COHNHEIM).

De même une couleuvre saignée à blanc par l’incision du ventricule peut se remettre au bout de quelques jours sans prendre de nourriture (Pnisarix).

Au contraire, sur les vertébrés à température constante (mammifères, oiseaux), les

pertes sanguines compatibles avec la vie sont beaucoup plus réduites. On à fait de nom-

breuses expériences afin de déterminer le maximum de sang que l’on peut enlever à un mammifère sans compromettre sa vie. Pour pouvoir comparer entre eux les résultats que l’on possède, il est nécessaire de connaître les procédés employés par les différents physiologistes pour juger de l'intensité des pertes sanguines.

Les uns prennent pour base de leur calcul la masse totale du sang et cherchent à déterminer quelle fraction de cette masse on peut enlever sans que la vie soit compromise. Ainsi on dit que le chien peut supporter une saignée de la moitié de sa masse sanguine; la mort survient si l’on pousse la saignée jusqu'aux deux tiers de cette masse (Doc).

Cette méthode est peu précise, vu l'impossibilité de déterminer d’une manière exacte la quantité de sang enfermé dans le système circulatoire d’un animal.

D’autres physiologistes rapportent au poids du corps la quantité de sang perdu. C'est la méthode la plus précise. On exprime cette perte en fraction ordinaire, — 1/20 du poids du corps — ou en fraction décimale — 5 p. 100 du poids du corps. Il serait préférable

d'adopter ce dernier genre d'expression (x p. 100), pour plus de facilités dans les rap-

prochements et dans les déductions.

Le nombre de globules rouges a été aussi pris comme base pour juger de la perte sanguine par hémorragie.

Ainsi, d’après Vierorpr, une hémorragie qui produit une diminution de 50 p. 100 de:

ces éléments est mortelle.

Nous verrons que ce mode d'estimation est sujet à de nombreuses causes d'erreur.

On cite en effet des cas d’anémie chez l'homme dans lequel le nombre des hématies était.

tombé à 8000 00 par mmc. — soit une perte de 84 p. 100 — et où le malade s’est rétabli. La richesse du sang en hémoglobine a été employée aussi pour juger de l'intensité d'une hémorragie. Ainsi BIERFREUND estime qu’une hémorragie qui occasionne une perte en hémoglobine de 30 p. 100 est toujours mortelle. Nous avons résumé dans le tableau ci-dessus (p. 487) les données fournies sur ce sujet par les différents expérimentateurs.

Te . . . a. . ,. .

Si l’on examine les chiffres concernant le chien, par exemple, on s'aperçoit qu’il existe

des écarts importants entre les résultats obtenus par les différents auteurs. On doit en

chercher l'explication dans les nombreuses causes susceptibles de faire varier les.

effets d’une hémorragie.

Nous allons en examiner quelques-unes.

1. La rapidité de l’hémorragie. — Une perte de sang produira des troubles d'autant plus intenses qu’elle aura mis un temps plus court à se produire. Ainsi Bécawp,

HÜHNERFAUTH et d’autres ont vu que le chien peut supporter une perte de 30 à 40 p. 100 de la masse totale de son sang, mais à condition que l'extraction se fasse lentement.

Si, au contraire, l'extraction est rapide, la même perte peut entraîner la mort de l'animal. Pour expliquer ce phénomène, il faut nous rappeler cette loi de physiologie générale de la plus haute importance : « Tout changement brusque dans une des conditions de la vie d'un organisme peut constituer, suivant sa grandeur, ou un excitant, ou une cause

de destruction de cet organisme. » Dans les cas d’hémorragie rapide, c'est la chute. brusque de la pression sanguine qui détruit l’équilibre osmotique des différents tissus,

troublant ainsi ou même arrêtant leurs échanges nutritifs. Si, au contraire, l’écoule-

ment du sang se fait lentement, la pression artérielle est moins influencée, et peut se.

rétablir rapidement, comme nous le verrons plus loin. Les tissus ont ainsi le temps de s’accommoder au nouveau régime produit par l’hémorragie. 2. L'état du sujet a aussi une grande importance. Les nouveau-nés supportent

très mal les pertes sanguines, et en général les animaux jeunes sont plus sensibles.

aux hémorragies que les adultes.

Dans l’espèce humaine, la femme résiste mieux que l’homme aux pertes sanguines, les individus robustes mieux que les cachectiques ou les vieillards, etc.

L'état de l’appareil circulatoire n’est pas sans influence. L’élasticité et la contractilité de ses parois, l’état des nerfs vaso-moteurs, sont autant de conditions desquelles dépend la résistance de l'individu aux hémorragies.

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