RÉSIDUS GRAISSE
PIMHOvVemMmDre. His 45 29,667 13,06 19,412 21,300 7,44 15,611
D’après ces tableaux on peut facilement se convaincre que le tissu adipeux est le plus éprouvé pendant l’engourdissement hibernal. Viennent ensuite la glande hibernale, qui est aussi un réservoir à graisse, puis le foie, et seulement en quatrième lieu les muscles. Suivant Vicrororr (1908), les substances albuminoïdes subissent aussi une diminution pendant l’hiver. Cet auteur trouve que les « corps gras » des grenouilles perdent durant cette saison non seulement de la graisse, mais encore des substances azotées. Les pertes seraient : 80,2 p. 100 pour la graisse et 37,5 p. 100, pour les albuminoides.
Si l’on voulait faire un rapprochement entre l’hibernation et l’inanition, on verrait que dans ce dernier état les muscles occupent la première place au point de vue des pertes subies. Viennent ensuite, la graisse, le foie, les autres organes. La comparaison ne tient donc pas, et nous verrons plus loin qu'il y a encore d’autres arguments qui prouvent assez que l’hibernation et l’inanition sont deux états absolument différents.
Chez la grenouille, les pertes éprouvées pendant l’hibernation par les organes et les tissus peuvent être déduites, jusqu’à un certain point, des chiffres donnés par GAULE, et cela pour quelques-uns seulement de ces organes. Ce physiologiste a étudié les changements de poids subis par le foie, la rate, les corps gras, les muscles, les testicules et les ovaires des grenouilles pendant les différentes époques de l’année. Ces déterminations ont été faites sur des grenouilles fraiches prises dans leur milieu naturel peu de temps avant l’expérience.
Le poids des organes est rapporté au poids du corps déterminé à chaque expérience; mais nous avons vu plus haut que cette méthode ne permet pas d’en
déduire la perte absolue des organes, puisque leur teneur en eau change. On ne connaît pas davantage le poids initial des grenouilles, c’est à dire le poids à leur entrée en hibernation, ce qui rend l'estimation encore plus difficile. Cependant les chiffres donnés par GauLE sont des moyennes d’un grand nombre de déterminations, de sorte que les variations individuelles sont très atténuées.
Comme on le voit sur les courbes dressées par Gauze (fig. 96), les organes qu'il a étudiés peuvent être classés dans l’ordre suivant, au point de vue de leurs pertes hibernales : 1° foie, 2° corps gras, 3° muscles, 4° rate.
À côté de ces organes qui diminuent plus ou moins pendant l’hibernation, il y en a d’autres, comme les ovaires, qui bénéficient d’une augmentation sensible.
c) Composition du sang.
1. Plasma. — D'une manière générale, il semble que le sang de la marmotte
Dec. Janv Rv.Mars Avril Mai Juin Juil.Août Sept. Ocl. Nov. Déc.
@——® Courbe du foie, 20m =10 mg.
Dee des ovaires. 10"Ym=10 mg. { Réd. de 1/2 de