‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 144 sur 212 · DROITE · texte numérisé non relu

DROITE

IE Marmotte éyeillée. …. … 1) État de veille. 0,2

‘une légère augmentation, et la masse totale du glycogène du corps entier reste presque

stationnaire pendant l'engourdissement. Le tableau suivant Le montrera plus clairement.

GLYCOGENE ee 2180 P::100 ». PP. 100 POIDS | GLYCOGÈNE par | GLYCOGENE de de de la KILOGR. TOTAL GLYCOGÈNE | GLYCOGÈNE MARMOTTE. FR du poids du foie. dans dans du corps. le foie. [les muscles.

Fer gr. LT gr.

16 décembre 1896.,. . .| 2178 6,81 3,13 1,191 24 janvier 1897. , , . .| 2850 9,75 3,42 1,51 18 mars 1897 2 387,5 9,285 3,891 1,234

Les auteurs attribuent cette légère augmentation de la quantité du glycogène par kilogramme du poids du corps à la diminution de ce même poids pendant l’engourdissement hibernal. Il y a eu, en effet, une consommation de graisse et peut-être à albuminoïdes, ainsi qu'une perte d’eau, etc., de sorte qu’à la fin de l’hibernation, le glycogène trouvé dans le corps étant rapporté à un poids plus faible, sa quanute paraît augmenter; mais cette augmentation n’est pas réelle.

Chez la chauve-souris a proportion de glycogène serait très faible au mois de Novembre (0,068 p. 100 du poids du corps), et au mois de Mars elle ne serait que de 0,014 p. 100. Quant au sucre, il a été mis en évidence par VALENTIN (1857) dans le foie d’une marmotte après 44 jours et même après 139 jours d'hibernation. Cependant R. Dugois n’a trouvé dans le foie de la marmotte engourdie que des traces de sucre (moins de 3 centigrammes pour 1000 grammes de foie). Ce physiologiste a remarqué que la quantité du sucre augmentait dès que l’animal commençait à se réveiller. Les divergences entre les résultats de VazenrTiIN et ceux de R. Dupois a bien tenir à ce que leurs sujets d'expériences ne se trouvaient pasau même degré d’engourdissement; on peut supposer que les marmottes de VALENTIN étaient au CO DCS de la période de réveil.

On avait cru longtemps que le glycogène faisait défaut chez la grenouille à la sortie de l’hibernation. Cette opinion était attribuée à Scurr, quoique ce physiologiste eût parlé plutôt du sucre que du glycogène, comme le fait remarquer Küzz. PFLÜGER (1898) démontre que non seulement le glycogène ne fait pas défaut chez la grenouille d'hiver, mais que celte substance est en quantité considérable (0,99 p. 100 du poids du corps). À la suite de cette découverte, nous avons suivi la marche de la fonction glycogénique chez la grenouille pendant les différentes époques de l’annés.

Les résultats de nos recherches se trouvent consignés dans le tableau page 594.

Dans un travail récent PrLÜGER à trouvé que la quantilé du glycogène dans le corps dé la grenouille ne dépasse pas 05",85 p.100, aux mois de septembre et d'octobre, alors que, aux mois de juillet et d’août, cette quantité peut descendre au-dessous : de 0,8 20 p. 100. — Nous déduisons de ces données que le glycogène dans le corps de la grenouille se trouve en plus grande quantité pendant l'hiver que pendant l'été.

Pour bien nous rendre compte du mécanisme de ce phénomène, rappelons-nous que la richesse de l’organisme en glycogène à un moment donné n’est que l’expression de la différence entre sa production et sa consommation. En d’autres termes, la quantité de celte substance peut augmenter, soit par surproduction, soit par Falenteseniont dans

Quantité de glycogène chez la grenouille aux différentes époques de l'année, d’après ATHANASIU.

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