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sieurs d’entre eux sont frappés de dégénérescence. Cerlains ont un aspect boudiné, d’autres ont subi la dégénérescence fragmentaire. La glande présente des lésions nécrotiques très graves. Par endroits on trouve un amas considérable de substance homogène qui Se des globules de sang. Cette matière forme dans la partie glandulaire un véritable lac, qui semble avoir détruit le parenchyme; sur les bords on trouve des noyaux isolés et nécrosés qui nagent dans cette substance.
Un organe dans cet état doit être incapable de toute fonction.
PARHON et GOLDSTEIN, eux aussi, ont préparé un sérum hypophysotoxique, mais son emploi ne leur a donné aucun résultat précis.
S III. — Méthodes indirectes.
Après avoir cherché à résoudre le problème du rôle physiologique de l’hypophyse en s'adressant directement à l'organe, on s’est demandé si on ne pourrait pas arriver à des conclusions par la méthode indirecte, c’est-à-dire, en étudiant cet organe sous l'influence de conditions diverses, naturelles ou provoquées.
Influence de l’âge. — [l semble qu’à mesure que l’individu se développe, il se produit un perfectionnement progressif, phénomène qui réfute l’opinion de ceux qui admettent que l’hypophyse est un organe rudimentaire en voie de régression. Les cellules présentent d’abord un mince protoplasma, mal coloré, avec un noyau arrondi. Elles sont éosinophiles, puis peu à peu el!'es se modifient et Rennes la différenciation tinctoriale (TH4ON).
Chez les enfants de 12 à 15 ans, on ne retrouve pas le même aspect que chez l'adulte : il y a moins de colloïde, la fente épithéliale est nettement marquée, les vésicules sont moins apparentes, les cellules ne sont pas aussi volumineuses, elles ont l’air plus serrées, les noyaux sont plus rapprochés; le protoplasma n’a pas les affinités tinctoriales qu'il a chez l'adulte. À un examen superficiel, on dirait un organe lymphoïde, c'est l’aspect d'un organe riche en éléments sécréteurs jeunes (TH40N).
Chez les vieillards, l’hypophyse conserve son aspect de glande en activité. Elle doit continuer à régler la en dicits de certains tissus de l’organisme : elle ne s'arrête. pas à l’âge adulte, elle doit continuer son rôle de défense a l’organisme, les cellules sont volumineuses, bién colorées. Dans les vésicules du hile, il y a assez de colloïde, mais à aspect épais, plissé, comme desséché, c’est de la matière colloïde ancienne, inutilisée : on en trouve rarement dans le reste de la glande : il n'y en a pas dans les capillaires (THAoN).
Casezur a décrit l’atrophie sénile de l’hypophyse : il a trouvé dans l’organe des néoformations conjonctives, mais il faut tenir compte des processus pathologiques; c’est ainsi que THAoN a constaté de la sclérose dans 4 cas de 70 à 85 ans, mais il s’agissait d'états pathologiques spéciaux : polyarthrite chronique, athéromasie généralisée, etc. |
Il n’y a pas de différence entre l’hypophyse de l’agneau et celle du bélier adulte.
Pour Guerrini, chez le cobaye et le lapin, fœtus et nouveau-nés à la mamelle, les sécrétions sont moins actives que chez l’animal qui prend lui-même ses aliments, ce qui fait’ dire à Taaon : est-ce que la sécrétion de l’hypophyse de la mère suffirait?
De toutes ces observations on ne peut tirer aucune conclusion relalivement aux modifications dues à la sénilité. Il n’y a pas de type caractéristique, ce qui semblerait prouver que l’hypophyse est un organe qui remplit pendant toute l'existence un rôle important.
Fatigue. — Dans la fatigue et dans le travail musculaire exagéré, l’'hypophyse éprouve des modifications fonctionnelles qui ont été signalées par tte,
Aux périodes initiales, correspond une hyperfonclion de la glande. Avec l’augmentation de la fatigue cette hyperfonction est un peu plus grande. Au delà d’une certaine jimite, l'organe apparaît comme épuisé. Comme signe de l’hyperfonction on a : les cellules pleines de plasmosomes et de granulations, l’augmentation oidérahle de la substance colloïde dans les espaces interacineux, l'augmentation des granulations dans les vaisseaux.
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L’hypophyse se comporte comme dans les intoxications légères, la fatigue déterminant une intoxication légère. Elle hyperfonctionne également dans ce cas parce que, dans l’organisme, s’accumulent des substances anormales provenant des échanges.
On ne constate pas de multiplications cellulaires parce que le phénomène est de courte durée.
L’hypophyse hyperfonctionne chez les animaux tétanisés ou chez lesquels on transfase dans la circulation du sérum d'animaux tétanisés.
Rapports de l’hypophyse avec d’autres appareils glandulaires.
1° Glandes génitales. — Les phénomènes constatés du côté de l’hypophyse pendant la gestation, montrent qu'il y a un rapport évident entre cet organe et les glandes génitales de la femme. Ce rapport ne se manifeste-t-il que pendant la gestation, ou bien se montre-t-il dans d’autres états? Et chez le mâle existe-t-il un rapport analogue ?
On sait que les glandes génitales ont des corrélations physiologiques avec la thyroïde. Par analogie on peut penser que des rapports doivent exister aussi avec l’hypophyse.
La preuve de ces rapports est fournie par l’observation des malades chez lesquels l’hypophyse est altérée (gigantisme, acromégalie). On remarque en effet, chez ces malades, des insuffisances ou des malformations de développement des organes sexuels et de leurs annexes. Aussi y a-t-il manque de désir, absence de procréation, aménorrhée, atrophie des ovaires, de l'utérus, des mamelles et des testicules.
On sait que les glandes génitales (testicules, ovaires) ontune grande influence sur le développement du squelette : l’expérimentation a montré qu'il en était de même de l’hypophyse. On peut donc, en se basant sur la pathologie et l’expérimentation, établir un rapport physiologique entre les glandes génitales et l’hypophyse. |
Il était tout naturel, pour vérifier cette corrélation, d'étudier comparativement l'hypophyse chez les animaux entiers et châtrés. THAoN, dans ses examens histologiques et dans ses expériences avec des extraits, n’a pas obtenu de différences assez nettes ni de caractères assez tranchés pour arriver à une conclusion.
Mais, étudiant l’hypophyse chéz des animaux châtrés et non châtrés, G. FICHERA a trouvé chez 50 coqs, poids moyen de l’hypophyse : 0 gr. 0133; chez 50 chapons : 0 gr.0267; (poids moyen du cerveau des coqs, 3 gr. 35; — du cerveau des chapons : 3 gr. 34.) Chez 5 taureaux, poids moyen de l'hypophyse : 3 gr. 35; chez 3 bœufs : 4 gr. 46. Chez 5 bufiles non châtrés : 1 gr. 80; chez 5 buffles châtrés : 3 gr. 45.
Au microscope, il à constaté chez les animanx châtrés une grande vaso-dilatation, des cellules volumineuses et nombreuses, à noyaux vésiculeux et à cytoplasme contenant en abondance de la substance éosinophile. Comparativement, chez les animaux normaux, les cellules sont rares.
Chez trois Jeunes coqs auxquels il enlève les testicules et qu’il tue au bout de 5,20, et 25 jours, il constate que les lésions histologiques se produisent en quelques jours dans l’hypophyse. Injectant à 3 chapons de l’extrait testiculaire de coq et sacrifiant les animaux à intervalles divers, après les injections sous-cutanées, il constate qu'avec 1-2 injections, l’hypophyse des chapons revient au type de celle du coq. Si l’on cesse les injections, la modification disparaît.
Expérimentant sur des femelles auxquelles il enlève les ovaires, 3 cobayes et 3 lapines qu'il tue 10, 20, 30 jours après, il trouve l’hypophyse augmentée de volume.
Chez le cobaye 0 gr. 015 à 0 gr. 022 (au lieu de 0 gr. 015 poids moyen normal); chez la lapine 0 gr. 02 à 0 gr. 031 (au lieu de 0 gr. 016 à 0 gr. 018 poids moyen normal). Les modifications told ue sont les mêmes que chez les mâles.
Il faut ajouter que Ficnera n’a pas trouvé de modifications dans les organes génitaux (testicules et ovaires) de 4 poulets mâles et femelles, auxquels il avait détruit l’hypophyse.
Cimoront a obtenu des résulfats semblables à ceux de FicnErA; BARNABO, après avoir
enlevé un testicule et lié le canal déférent du côté opposé, a trouvé l’hypophyse augmentée de volume comme sur les animaux châtrés.
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Ces rapports peuvent donc être admis si l’on tient compte de la corrélation qui existe entre l’acromégalie, le gigantisme et l’hypophyse, et si l’on fait attention aussi que, chez les animaux châtrés comme chez les acromégaliques et les géants, il y a un plus grand développement du système osseux, dû surtout à une due plus longue que la normale pour l’activité des cartilages juxta-épiphysaires et du périoste.
2° Thyroides. — Une vraie parenté existe entre l’hypophyse et la thyroïde. Analogie au point de vue de l’origine embryonnaire ; ressemblances anatomiques, les deux organes présentant des cellules anälogues et des vésicules remplies d’une même substance colloïde. Un seul caractère anatomique les distingue, c’est que les lymphatiques très nombreux dans la thyroïde, sont absents dans l’hypophyse.
SCHÔNEMANN, Boyce, BEADLESS, BurckHaRDr, Coure, PisEnTI et Vioca, Vassaze, KoCHER, HiNSDALE, FOURNIVAL, fr Dites et MURRAY, le el Roy, etc., ont constaté des lésions associées ou compensatrices dans les altérations de l’une ou de l’autre.
SCHÔNEMANN sur 85 cadavres de goitreux a trouvé l’hypophyse hypertrophiée 84 fois; Courte à trouvé l’hypophyse hypertrophiée chez les goïtreux. Chez un crétin myxœdémateux de 10 ans, il a trouvé l’hypophyse pesant 0 gr. 36, au lieu de 0 gr. 33, qui est son poids moyen à cet âge. Il y avait de la colloïde en abondance et une augmentation de cellules chromophiles.
Chez une femme goitreuse, Pisenrt et VioE ont trouvé Hs bobhsse hypertrophiée et Vassire dans un cas typique Æ myxædème avec thyroide petite et sclérosée a observé l'hypertrophie et l’hyperplasie de l'hypophyse.
Dans un cas de thyroïdectomie complète chez un jeune homme de 19 ans, mort à 25 ans avec de la cachexie myxædémateuse, Kocker a trouvé l’hypophyse pesant 18",59 au lieu de 06,60 qui est son poids moyen àcet âge.
Il faut ajouter que CouLon et ScHÜNEMANN ont constaté sur des crétins l’atrophie de l'hypophyse et de la thyroïde, et Ponricx, dans un cas de myxœdème congénital a observé les mêmes atrophies.
On trouverait donc de l’hypertrophie de l’hypophyse chez les goitreux et de l’atrophie chez les crétins myxædémateux.
D'un autre côlé, dans les maladies dans lesquelles l’hypophyse est altérée (acromégalie, gigantisme), souvent la thyroïde est hypertrophiée; quelquefois elle est atrophiée, mais, comme le fait observer THAoN, rarement elle est normale.
Dans 36 cas d’acromégalie, HiNSDALE a constaté 13 fois l’hypertrophie de la thyroïde, 12 fois de l’atrophie. Sur 24 cas, FournivaL a trouvé la thyroïde hypertrophiée 19 fois. LanceREAUx et Murray ont signalé la coexistence du goitre PLAN ARE avec l’acromégalie.
Dans le gigantisme, le corps thyroïde a été trouvé hypertrophié. Launois et Roy l’ont rencontré pesant 250 grammes; BassoE 112 grammes, au lieu de 20 à 25 grammes qui est son poids moyen. Les follicules étaient distendus par une grande quantité de colloïde.
On peut ajouter que GLEY et EisELsBERG ont remarqué que la thyroïde joue un rôle important au point de vue du développement du squelette, et si l’on rapproche la corrélation dont il a été question précédemment, qui existe entre l’hypophyse et les glandes génitales, des relations de la thyroïde avec les ovaires et les testicules dans l’antagonisme thyro-ovarien de Paraon et GoLDsTEIN, on constate entre toutes ces glandes des processus analogues.
D'ailleurs, Dasrre et GLey ont entrepris leurs recherches sur l’hypophyse, à la suite d'expériences sur la thyroïde, et ils ont observé de grandes analogies entre ces deux organes; après la thyroïdectomie chez le lapin, Rocowirscx le premier, Sriepa, Hor- MEISTER ensuité, ont constaté une hypertrophie des cellules de l’'hypophyse, surtout des chromophobes, chez les jeunes lapins. Huit à quinze jours après la thyroïdectomie (Rocowirscu), l’hypophyse pesait # centigrammes au lieu de 2 centigrammes qui est son poids normal. Le protoplasma cellulaire était très développé. En laissant les parathyroïdes et en évitant les accidents aigus de la thyroïdectomie, HormeisTER à obtenu une survie beaucoup plus longue et une hypertrophie bien plus grande avec hyperhémie. La glande est modifiée dans sa structure, au lieu des cellules granuleuses, on trouve des cellules avec un corps agrandi, la substance colloïde est plus abondante.
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Une partie se présente plus ou moins vacuolisée, l’autre dans un état de désintégralion granuleuse.
Toutes les cellules ne se colorent pas de la même façon, et, même dans la cellule, il. y a des points qui se colorent mieux que d’autres par le carmin. Les vaisseaux sont dilatés et généralement pleins de globules sanguins. Pour l’auteur, l’hypophyse serait un organe ni à la glande Hoi: la substance colloïde ne pouvant plus se pe dans la thyroïde se formerait dans l’hypophyse.
ScawarTz a constaté l’hypertrophie de l’hypophyse dans l’ypothyroïdisme. Gzey, chez un lapin thyroïdectomisé, a trouvé une hypophyse pesant 10 centigrammes. Tizzont et CENTanNNI, expérimentant sur le chien, chez lequel Le poids de J’hypophyse ne varie pas beaucoup, constatent qu'après la thyroïdectomie non seulement il y a hypertrophie, mais encore des lésions cellulaires. LEONHARDT à vu qu’en pareil cas il ÿ avait, avec de l’hypertrophie, de l’hyperplasie. Les mêmes constations d’hypertrophie ont été faites par HorsLeY, EISELBERG, LUSENNA, elc. Cependant BLUMREICH, JAcoBy, TraiNA et d'autres n’admettent pas cette hypertrophie.
ALQUIER, qui à pratiqué sur des chiens des thyroïdectomies totales en un ou deux temps, des thyroïdectomies unilatérales avec ou sans ablation d’une parathyroïde du côté opposé ou d’une partie de l’autre thyroïde, a toujours constaté une augmentation de volume de l’hypophyse avec hyperfonctionnement, hyperproduction de substance colloïde, état vésiculeux du noyau, sans karyokinèse, et, dans certains cas, il a trouvé des signes de dégénérescence en même temps que de l'hyperfonetton,
THaoN a thyroïdectomisé complètement un jeune bélier en laissant les parathyroïdes. Sacrifiant l’animal au bout de 40 jours, il n’a pas constaté l’hypertrophie signalée par Ja plupart des auteurs, mais, de la tendance à l’hyperplasie avec lésions celluläires très manifestes. Les cellules glandulaires étaient volumineuses, en travées serrées et nombreuses, la substance colloïde était abondante, il y avait de nombreux amas de noyaux; le tissu conjonctif du lobe postérieur n’était pas modifié. Les cellules présentaient des lésions au début : vacuolisation du protoplasma, et, par endroits, état homogène de la cellule. Quelques noyaux, même, étaient altérés et présentaient lantôt des fragmentations de leur réseau, tantôt au contraire un aspect condensé anormal ee
THAON n’admet pas qu'il y ait suppléance : pour lui les lésions sont occasionnées par un trouble humoral (suppression d’une fonction antitoxique par exemple) créé par la suppression de la thyroïde. |
CIMORONI, qui à étudié l’hypertrophie de l’hypophyse survenant à la suite de la thyroïdectomie, arrive aux conclusions suivantes : l’hypértrophie de l'hypophyse à la suite de l’ablation de l'appareil thyréo-parathyroïdien est due à l’ablation des thyroïdes et non des parathyroïdes; l’examen histologique montre un caractère spécifique à cette hypertrophie, par la présence de cellules spéciales remarquables surtout par leur gros volume, et qui ne ressemblent pas à celles que fournit l’examen histologique après la castration. La formation de ces éléments doit, suivant toute probabilité, être attribuée à l’augmentation de l’activité fonctionnelle d’un ordre particulier de cellules hypophysaires, lesquelles ne sont pas nettement différenciables en conditions normales et dans l'hypertrophie consécutive à la castration, mais qui ne deviennent évidentes en augmentant de volume qu'après l’ablation de la thyroïde.
Il faut citer encore les expériences de GATTA, qui, sur # chats, enlève la thyroïde et détruit l’hypophyse, mais dont les animaux ne vivent que trois à six jours, et celles de CASELLI, qui, pour étudier les relations fonctionnelles pouvant exister entre l'hypophyse et la thyroïde, enlève sur 5 chats et 2 chiens l’hypophyse, les parathyroïdes et une thyroïde et dont les animaux meurent en trois ou quatre jours, sans présenter les aceidents moteurs qui suivent l’extirpation des parathyroïdes. Sur 8 chiens, le même auteur enlève les parathyroïdes, et, pendant la tétanie, il enlève l’hypophyse : la tétanie se modifie, les accidents moteurs font place à de la paralysie, à du coma, et la mort arrive en un ou deux jours. Puis il pratique la thyroïdectomie sur 6 chiens préalablement hypophysectomisés, et il arrive à cette conclusion que l’hypophysectomie aggrave Îles effets de la thyroïdectomie sans en altérer les symptômes, mais en en accélérant l’évo-
ution.
EN POPREIYSE: 541
F. Masay, dans une nouvelle série d'expériences, a cherché à expliquer ou mieux à démontrer, la suppléance fonclionnelle qui peut exister entre la thyroïde et l’hypophyse. Sur des chiens d’âges variés, 11 a pratiqué la thyroïdectomie. Dès les premiers symptômes d’'hypothyroïdisme, il à soumis ses animaux à des injections-sous-cutanées d’émulsion faite avec de l’extrait sec d’hypophyse. Il n’a pas constaté de résultats importants, et même, la mort a paru arriver plus vite. Les résultats ont été identiques avec des extraits fat avec des hypophyses fraîches de chien.
DE Cxon envisage d’une autre façon le rapport qui existe entre les deux organes. Pour lui, c’est un rapport mécanique et chimique. L’hypophyse répond à sa destination physiologique en tant que régulateur de la pression intra-cranienne, en ce sens que, lorsque cette pression vient à augmenter dans de trop grandes proportions, elle met en mouvement le mécanisme de la thyroïde, qui fonctionne comme une éeluse, et qui a le pouvoir de diminuer l’afflux du sang vers le cerveau par la voie des carotides internes, et en même temps d'augmenter considérablement son écoulement par les veines du cerveau, et, comme l'hypophysine agit encore plus que l'iodothyrine, l’hypophyse hypertrophiée peut, dans les cas de maladie ou de destruction de la thyroïde, empêcher les suites mortelles de l’insuffisance thyroïdienne, au moins en partie, et pendant quelque temps, l'hypophysine remplacant l'iodothyrine dans ses effets sur les nerfs cardiaques et dans le métabolisme. :
Comme la plupart des auteurs, il a constaté l’hypertrophie hypophysaire après la thyroïdectomie, mais, pour lui, cette hypertrophie n’est pas suffisante pour contrebalancer les effets nuisibles de la thyroïdectomie sur le système nerveux cardiaque, que ce soit des filets du vague ou du sympathique.
De l’ensemble de tous ces lravaux, on ne peut que Mo te à l'existence d’une corcorrélation évidente entre | He obhiee et la thyroïde. Mais, que l’on admette la théorie humorale ou mécanique, on se heurte toujours à des faits contradictoires. Est-ce un simple rapport de suppléance fonctionnelle? Les injections d'extrait hypophysaire semblent démontrer que ce n’est pas dans une action aussi simple que se limite la corrélation entre ces deux organes, et d'un autre côté, il serait difficile d'admettre que, lorsqu'on enlève les thyroïdes, elles puissent être remplacées pendant quelques jours par un organe aussi petit que l’hypophyse, tandis que lorsque l’on enlève l’hypophyse, les thyroïdes, bien plus grosses que l’hypophyse, ne paraissent la suppléer en rien.
Est-ce un rapport mécanique? Cette théorie comme les autres, est difficile à concilier avec bien des faits : l’origine purement sympathique des vaso-dilatateurs de la thyroïde, et la vaso-constriction intense que produit dans la thyroïde l'extrait hypophysaire (HAL- LION et CARRION).
Donc, tout ce que l’on peut dire, c’est qu'il y a corrélation maïs non suppléance. II y a même un rapprochement au point de vue chimique. On trouve en effet dans les deux organes de l’iode (Baumann, Scaxirzcer et EwaLp), du brome (Paper) et des traces d’arsenic (A. GAUTIER).
3° Capsules surrénales. — Des relations fonctionnelles analogues aux précédentes paraissent exister entre l’'hypophyse et les capsules surrénales. Mais ici la pathologie n'a pas fourni commeipour la thyroïde un contingent d'observations : aussi les faits ne sont-ils pas nombreux, ils se bornent aux observations de BoiNEr, MARENGHI, DE SAJOUS, À. DELILLE, OPPENHEIM, LŒPER.
Boiner, ayant enlevé les capsules surrénales sur cinquante animaux, a trouvé quatre fois l’hypophyse augmentée de volume. MArENGur, de son côté, examinant l'hypophyse de cobayes, de lapins et de chats auxquels il avait enlevé les capsules surrénales, a trouvé de nombreuses figures karyokinétiques et Gorc1 trouve que ces expériences parlent en faveur d’une suppléance. 11 y a là lPindication de recherches à faire, car les faits sont trop peu nombreux pour arriver à une conclusion quelconque.
Cependant ne Suous prétend que l’hypophyse gouverne les fonctions des capsules surrénales, grâce à des connexions nerveuses bien déterminées (nerf hypophyséo-surrénal).
Rénon et À. DeLrLze ont observé que les injections répétées d’extrait total d’hypophyse provoquent l’hyperfonctionnement et l’hypertrophie des surrénales, tandis que
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les injections d'extrait surrénal laissent l’hypophyse normale ou déterminent de l’hyperactivité, sans hypertrophie réelle.
OPpenuelM et Lœprer ont trouvé l’hypophyse très RYPRUEAECSS dans deux cas de tuberculose surrénale.
Rénox de même, dans un cas de caséification totale des surrénales et dans un autre cas de sclérose, sans tubercules des capsules surrénales, a noté une hypertro phie de l’hypophyse avec signes d’hyperactivité.
Action sur les centres nerveux. — L’hypophyse a-t-elle une action sur les centres nerveux? Pour les anciens. il existait une connexion fonctionnelle spéciale entre l'encéphale et cet organe, mais cette hypothèse ne reposait sur rien, si ce n’est la situation topographique sans doute.
HALLER voyait dans l’hypophyse une glande ouverte dans les espaces subduraux, opinion qui n'est basée sur rien, car, chez l’homme entre autres, l'organe est enveloppé par une capsule épaisse.
CAsELLI, après son ablation, a constaté des lésions cérébrales et spinales analogues à celles qui suivent l’ablation de la thyroïde et des parathyroïdes. On pourrait mettre ces lésions sur le compte de l’intoxication due à la suppression de la fonction antitoxique (VassaLe et DonaGGro, Maserri). C’est l'interprétation que l’on pourrait donner, si l’on admet le rôle de l’hypophyse dans les affections dystrophiques et nerveuses {maladie de Dercus, de Basepow, tétanie, épilepsie, etc.).
P. I. HerRiNG, étudiant la physiologie comparée de l’hypophyse, trouve que sa constitution et les détails histologiques font penser à une glande qui déverserait ses produits de sécrétion dans l’infundibulum et aussi dans les ventricules cérébraux, ce ‘qui fait que l’on pourrait la considérer, au moins en partie, comme une glande cérébrale spéciale. C’est, en-somme, revenir à l’ hypothèse de DIEMERBROEGK.
CH. Livox à émis une hypothèse qui semblerait faire jouer à l’hypophyse un rôle important vis-à-vis des centres nerveux. Se basant sur une note de LéPine relative aux capsules surrénales, il s’est demandé si la sécrétion interne de l’hypophyse n’agirait pas directement sur les terminaisons nerveuses qui se trouvent dans cet organe, et si l'on ne pourrait pas voir là, la voie de pénétration de cette sécrétion.
Cette opinion serait basée sur les faits suivants, D’après GEenrès, le lobe postérieur renferme des cellules bipolaires dont un prolongement se dirige vers la périphérie et l’autre vers les parties profondes. Ces cellules sont entourées de nombreuses terminaisons nerveuses. Pour lui, ce n’est pas un organe glandulaire, mais un organe sensoriel. GEMELLI et PIRONE, de leur côté, y voient aussi un organe plutôt nerveux que glandulaire.
Au milieu de ce petit organe glandulaire, quel pourrait être le rôle de ces nombreux éléments nerveux, si ce n’est d’être impressionnés par la sécrétion de la portion vraiment glandulaire ? L’expérimentation semble favorable à cette hypothèse.
Si, en effet, on sépare l’hypophyse simplement en faisant la section de la tige pituitaire, les animaux sont dans le même état que si l’on avait pratiqué l’hypophysectomie complète : ils succombent au bout d’un temps plus ou moins long (PAULEsco).
Si l’on détache simplement l’hypophyse de la selle turcique et qu’on la prive seule ment des vaisseaux qu’elle en reçoit, les animaux survivent.
Le rôle physiologique de l’hypophyse est donc lié à l’intégrité de sa communication avec le cerveau par la tige pituitaire. #
Est-ce par un conduit central que se fait cette communication ? On sait qu’il n'existe pas toujours, surtout chez l’homme. Est-ce par les veines de cette tige? Elles sont bien grêles et beaucoup moins nombreuses que celles qui, de l’hypophyse, vont se jeter dans les plexus environnants. Il ne reste donc, pour expliquer le passage indispensable à la vie que la voie nerveuse.
Une autre preuve serait encore fournie par ce fait, c'est que lorsqu'on étudie expérimentalement l’action des extraits sur la pression sanguine, ce n’est que le lobe nerveux qui fournit un extrait actif, Le lobe glandulaire est inactif.
On peut donc admettre que le produit actif de la sécrétion se concentrerait sur les éléments nerveux du lobe postérieur, et même, d’après Sizvesrrini, c’est dans le feuillet épithélial paranerveux seul, que l’on trouverait un extrail actif.
L’hypophyse et les centres réflexes circulatoires. — Après avoir enlevé l’hypo-
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physe sur un lapin, pe Con pratique la laparotomie, et, comprimant l’aorte abdominale, il constate que le tracé de la pression sanguine ne varie pas pendant cette compression. l'explication de ce fait serait la suivante : l’hypophyse est le point de départ des réflexes qui règlent la circulation et sa pression. Si on la supprime, les excitations, même les plus fortes, n’ont plus d’effet sur la pression, car les centres nerveux ne sont plus avertis.
F. Masay, qui a refait cette expérience sur le chien, est arrivé à un résultat à peu près semblable, et, pour lui, ce n’est pas le résultat de la suppression de l’hypophyse, mais le choc opératoire, qui empêche le changement de la pression et du rythme cardiaques. Du reste, pendant son expérience, les réflexes asphyxiques circulatoires se produisent d’une façon normale, ce qui prouve que les centres réflexes sont encore avertis.
GAGLI0 a repris cette expérience sur des grenouilles hypophysectomisées depuis un temps plus ou moins long, eta constaté que les centres réflexes étaient aussi excitables à l’augmentation de la pression artérielle par la ligature de l’aorte abdominale que chez les grenouilles normales. Injectant ensuite de la strychnine à des grenouilles, les unes normales, les autres hypophysectomisées, il a constaté chez toutes les mêmes phénomènes du côté du cœur (ralentissement et un léger arrêt), preuve que la strychnine excite de la même façon les noyaux bulbaires chez les unes et les autres. |
CH. Livon, ayant pratiqué la compression de l’aorte abdominale sur des chiens hypophysectomisés, est arrivé à des résultats intéressants. 11 a d’abord constaté que, sur les animaux hypophysectomisés, la compression avait des conséquences différentes suivant que l’on comprimait l’aorte abdominale à sa partie inférieure ou à sa partie supérieure, entre les piliers du diaphragme, et que ces résultats étaient identiquement les mêmes sur les animaux à hypophyse intacte. La compression de l’aorte abdominale inférieure ne donne, dans les deux cas, que des modifications de pression insignifiantes, tandis que la compression de l’aorte abdominale supérieure donne naissance, aussi bien sur l'animal normal que sur l’animal hypophysectomisé, à une hypertension considérable, suivie d’une hypotension relativement très grande, à la cessation de la compression. C'est que, lorsqu'on comprime l'aorte abdominale inférieure, tous les vaisseaux abdominaux qui forment un immense lac, sont ouverts, et grâce aux réflexes qui leur arrivent par les splanchniques, ils se dilatent et recoivent le trop-plein de la circulation, mais, si on‘comprime au-dessus de l’origine de ces vaisseaux, les réflexes vaso-dilateurs ne peuvent plus se produire efficacement, et on voit l'hypertension se manifester avec les phénomènes concomitants : ralentissement et augmentation d'amplitude des pulsations.
L'hypophyse ne jouerait donc aucun rôle dans la production des réflexes circulatoires qui accompagnent la compression de l’aorte. Mais elle pourrait jouer le rôle de centre pour d’autres réflexes, si, comme on l’a dit, elle est en rapport avec les origines du pneumogastrique, et si c’est par lui qu’elle agit sur la circulation.
On sait que les fibres centripètes du pneumogastrique jouent un rôle important au point de vue des réflexes circulatoires. Si l’hypophyse est en rapport direct avec Île noyau du pneumogastrique, et si elle est Le centre de réflexes circulatoires, son ablation doit nécessairement amener de la perturbation dans l’effet réflexe circulatoire produit par l’excitation de ces fibres centripètes. Or il n’en est rien : Pexcitation du bout céphalique du pneumogastrique, dans les conditions ordinaires, produit l'hypertension classique par vaso-constriction générale des vaisseaux de l’organisme par voie réflexe, et on constate, en même temps, que les battements deviennent plus amples et que le rythme se ralentit.
L’hypertension dure pendant toute la durée de l'excitation; lorsque celle-ci cesse, la pression revient à son point de départ. Ce réflexe se produit aussi rapidement et aussi énergiquement que si l’animal élait intact.
Ces diverses expériences semblent donc indiquer que les réflexes vasculaires ne sont pas modifiés par l’ablalion de l’hypophyse (Ga. Livox).
L'hypophyse et le liquide céphalo-rachidien. — Aucun fait précis ne permet de faire jouer un rôle quelconque à l’hypophyse, relativement au liquide céphalo-rachi-
dien.
ViEussENs, il est vrai, a émis l’hypothèse que le liquide céphalo-rachidien était
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sécrété par le plexus choroïde et les glandes hypophyse et pinéale. D'un autre côté, Perrir et Grrarp ont montré la structure glandulaire des plexus choroïdes et, en raison de l’analogie qu'il y a entre leurs cellules constitutives et celles de l’hypophyse, on leur a fait jouer un rôle analogue au point de vue de la sécrétion du liquide céphalo-rachidien.
L'hypophyse et le sommeil. — Une théorie dont Sazmon s’est fait le promoteur, c’est que l’hypophyse présiderait au mécanisme du sommeil. |
Le sommeil serait donc fonction de l’hypophyse.
Aucun fait ne corrobore cette théorie, car les arguments donnés par SALmon lui sont plutôt contraires. Il s’appuie sur la somnolence que l’on constate dans les cas de tumeurs de l’hypophyse, dans l’éthylisme; dans l’obésité, sur l’insomnie qui accompagne les abcès de l’hypophyse. Mais ne sont-ce pas là des phénomènes communs à bien des affections cérébrales et surtout aux lésions de la base du cerveau?
Une objection sérieuse, c’est que les animaux hypophysectomisés sont somnolents, apathiques : si réellement le sommeil était fonction de l’hypophyse, le contraire devrait se manifester.
Pour élucider la question, GEMELLI a étudié comparativement l’hypophyse sur la marmotte pendant son sommeil hivernal et pendant l'été. Il n’a rien observé qui puisse venir appuyer la théorie soutenue par Sazmon. Mais cette étude l’a conduit à des observations intéressantes. Il a constaté, en effet, que pendant le sommeil hivernal, lhypophyse présentait une diminution notable des cellules cyanophiles, et qu’au printemps, au contraire, elles augmentaient, et présentaient alors de nombreuses figures ka#okinétiques. L’hypophyse suit donc la loi d'évolution de tous les organes : on pourraït ajoutér que c’est une preuve que ce n’est point un organe rudimentaire en voie de régression; il est vrai que cette opinion ne rencontre presque plus d’adeptes. Pour GEMELLr, cette constatation est une preuve de l’action antitoxique de l’hypophyse, dont la sécrélion interne sert, avec d’autres glandes à sécrétions internes, à neutraliser des toxines, qui prennent naissance dans les réactions vitales de l’organisme.
Mais il est toujours permis de se demander si ces modifications constatées dans l’hypophyse, sont cause ou effet.
Du reste, si la théorie de SaLmon était vraie, on devrait, si l’hypophyse est le centre du sommeil, constater pendant le sommeil une activité fonctionnelle : oril n’en est rien, puisque c’est le contraire qu’on constate.
On ne peut donc considérer la portion antérieure de l’hypophyse comme étant un - centre du sommeil physiologique. |
L'hypophyse et l’hématopoièse. — Pour mémoire, ajoutons qu’on à encore attribué à l’hypophyse une fonction hématopoiétique. Mais cette théorie, qui rappelle un peu les fonctions attribuées autrefois en bloc à toutes les glandes vasculaires sanguines, ne repose sur aucun fait qui puisse lui prêter un semblant de vérité.