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Parmi les muscles de la jambe (fig. 39), citons en première ligne : le muscle gastrocnémien (2) (bi-fémoro-plantaire de Ducs et plantaris longus de Gaure), Il s’insère d'une part au fémur et à l’os de la jambe, tandis que son tendon postérieur s’unit aux tendons des muscles voisins pour former Je tendon d’Achille, qui se perd dans l’aponévrose plantaire. Ce muscle est fléchisseur de la jambe.
Les autres muscles de cette région sont :
1° Le tibial postérieur (cruro-astragalien de Ducs) recouvert en partie par le gastrocnémien et reposant sur toute la partie postérieure du plan osseux. De là, il va s’insérer à l’astragale ; | |
20° Le fibial antérieur (ta) (préfémoro-astragalien et calcanéen de Ducs et tibialis anticus longus de Gavpp); |
3° Le court extenseur de la cuisse (préfémoro-tibial de Ducës); :
Ces deux derniers muscles sont les antagonistes des gastrocnémiens;
40 Le fléchisseur antérieur du tarse (pe) (ex-tibio-astragalien de Ducës et fibialis anticus brevis de GaAwpp);
59 Le muscle péronier (génio-péronéo-calcanéen de Ducs).
Les muscles du pied sont extrêmement nombreux : leur longue énumération ne serait pas d’une grande utilité. Aussi renvoyons-nous pour les détails au remarquable ouvrage de Gaupp (p. 195-222), qui les a tous décrits minutieusement.
4° Muscles peauciers. — Les muscles peauciers ou cutanés sont peu nombreux et fort minces.
L'un d’eux, le sterno-cutané où cutané pectoral (abdomino-guttural de Docks; abdomino-cutané de KLEIN et subcutané-pectoral de ZENKer), est quadrangulaire et s’insère d’une part sur l’aponévrose des muscles obliques externes, de chaque côté de la lame cartilagineuse de l'hyposternum, d’autre part à la peau de la poitrine. Deux autres muscles, le cutané dorsal (pubio-dorso-cutané de Ducës; cutané-iliaque de ZENKER et cutané-abdominal de Gauer) et le coccygéo-cutané (coccy-dorso-cutané de Ducis), sont situés ; le premier à la naissance des cuisses, le deuxième au voisinage du coccyx.
On peut rattacher à ces muscles Le sous-maxillaire, qui s’insère en partie à la peau.
VI. Système vasculaire. — 1° Généralités. — La circulation chez la grenouille est double et incomplète : double, parce qu’il existe deux courants sanguins, l’un se rendant aux poumons, l’autre aux différents organes, comme chezles verlébrés supérieurs; incomplète, parce que le cœur n’est qu'imparfaitement divisé en deux compartiments distincts ; il existe bien deux oreillettes, mais le ventricule est unique. Toutefois la partie interne de ce ventricule est spongieuse, de sorte que le sang artériel et le sang veineux ne s’y mélangent pas complètement. D'autre part il existe des cloisons imparfaites, comme la valuule de Brucke, repli élastique et musculeux décrivant un tour de spire, dans le bulbe aortique et à la naissance des vaisseaux qui en partent. Or il résulte de cette disposition que le tronc de l’artère pulmonaire renferme presque exclusivement du sang veineux, tandis que le tronc aortique et le tronc carotidien contiennent du sang mélangé; cependant dans ce dernier tronc circule du sang artériel presque pur. Le ventricule, en se contractant, chasse donc à la fois le sang qui doit s’hématoser dans l’artère pulmonaire et le sang oxygéné plus ou moins mélangé dans les troncs carotidiens et aortiques. Le sang emmené par les artères dans les différents organes passe dans des capillaires, puis est ramené dans l'oreillette droite par des veines. C’est de là qu’il passe dans la portion droite du ventricule, d’où il est chassé dans les artères pulmonaires et cutanées; après avoir passé par les capillaires du poumon et de la peau, il est enfin ramené dans l'oreillette gauche par les veines pulmonaires et cutanées.
Le système lymphatique est très développé chez la grenouille; les lymphatiques accompagnent les vaisseaux sanguins et forment une gaine autour d'eux; près du point où les Iymphatiques débouchent dans les veines, il existe des réservoirs lymphatiques, animés de contractions rythmiques et constituant de véritables cœurs lymphatiques; ces organes propulseurs de la lymphe sont au nombre de deux paires: deux sont situés dans la région scapulaire et déversent leur contenu dans les veines sous-scapulaires, les deux autres sont situés dans la région inguinale et aboutissent aux veines iliaques. Enfin, sous la peau, peu adhérente au corps, se trouve un vaste espace rempli de lymphe et divisé par des lignes d'adhérence en plusieurs compartiments ou sacs lymphatiques,
qui communiquent avec le sac péritonéal ; il existe aussi des sacs lymphatiques profonds.
2° Cœur. — Le cœur (fig. 40) est situé à la partie supérieure et antérieure du thorax sur la ligne médiane, immédiatement derrière le sternum, il est enveloppé d’un sac péricardique à parois minces et pigmentées, qui est fixé à la face interne de cet os. Le cœur de la grenouille est irrégulièrement ovoide, son orientation est bien différente de celle du cœur humain; la pointe située obliquement en arrière et en bas repose entre les deux lobes latéraux du foie car il n’y à pas de diaphragme chez ces animaux; la base est antérieure et dirigée en haut. Comme il a été dit précédemment il se compose de deux oreillettes (Ad et As) et d’un ventricule (v). A sa face dorsale se trouve un sinus veineux et à sa face ventrale un volumineux bulbe aortique (B). La paroi des deux oreillettes est mince et aucune ligne de démarcation ne les sépare extérieurement; un sillon circulaire existe entre elles et le ventricule, dont les parois fortement musclées sont assez épaisses. Les cavités des oreillettes sont inégales, l’oreillette gauche est petite, l’oreillette droite est environ deux fois plus grande. Elles sont séparées par une membrane mince et transparente; le bord inférieur de cette cloison est légèrement, concave et libre à la partie supérieure de la cavité ventriculaire. Chacune des deux oreillettes communique avec le ventricule par un orifice auriculo-ventriculaire muni de valvules. La cavilé du ventricule allongée dans le sens transversal, est spongieuse; elle. présente des colonnes charnues qui se continuent par des fibres tendineuses se terminant aux valvules auriculo-ventriculaires , s’opposant ainsi à leur renversement et au retour du sang dans les oreillettes au moment de la systole ventriculaire. La cavité du ventricule communique avec le bulbe artériel par un orifice Ÿ arrondi muni de valvules semi-lunaires. Le bulbe artériel naît à Fi@. 40. — Cœur, face droite, à la partie supérieure de la face ventrale du ventricule. ventrale(Œaprès EGKER) 1] se dirige de bas en haut, obliquant de droite à gauche vers la
Ad, oreillette droite. — J à :
AREA gauche, ligne médiane en s’apphiquant contre les oreillettes au-dessus
v, ventricule. — B, desquelles il passe. La cavité du bulbe artériel présente une cloibulbe aortique— Son incomplète formée par un repli des parois. Arrivé au niveau 1, tronc de l'artère ; , : ire
carotide. — 2, tronc de la partie supérieure des oreillettes, le bulbe se divise en deux aortique. — 3, tronc troncs, qui se subdivisent chacun en trois vaisseaux distincts; ce pulmo-cutané. — €, sont, en allant de la partie supérieure à la partie inférieure : le
lande carotidienve., : 5 k : ES x r tronc de l'artère carotide (1), qui se dirige vers la tête; le tronc
aortique (2), qui se dirige en bas, et le tronc de l’artère pulmo-cutanée (3), qui se rend aux poumons et à la peau.
Sur la face dorsale du cœur et sur la ligne médiane se trouve un gros sinus veineux contractile, qui débouche dans l'oreillette droite; il reçoit en haut les deux troncs des veines caves supérieures et en bas le tronc unique de la veine cave inférieure. Au-dessus du point de rencontre des veines caves supérieures se trouve le tronc des veines :pulmonaires, formé de deux veines pulmonaires droite et gauche et qui débouche dans l’oreillette gauche.
3° Système artériel. — Nous venons de voir que le bulbe artériel donnait naissance, de chaque côté, à trois troncs, celui de la carotide, celui de l’aorte et celui de l’artère pulmo-cutanée; étudions successivement chacun d’eux (fig. 21 et 22).
4° Le tronc carotidien (1) est formé aux dépens du premier arc branchial; presque: aussitôt après sa naissance, il traverse une petite masse spongieuse de forme ovoïde que l’on appelle glande carotidienne (fig. 20, c et fig. 22, d) et se divise ensuite en deux branches : La branche interne est l'artère linguale (fig. 22, 1), qui se rend à la langue et aux muscles voisins; la branche externe est l’artèré carotide commune (fig. 22, ca), qui se divise en quatre rameaux : 1° l’artère pharyngienne ascendante, qui se rend à la base de la tête près de l’orifice de la trompe d’Eusracne; elle donne des rameaux au pharynx; d’autres s'anastomosent avec des ramifications de l’artère cutanée; 2 l’artère ophtalmique, qui se rend au globe oculaire et se ramifie dans les muscles de l'œil; 30 l'artère palatine, qui se dirige vers la muqueuse du palais, à laquelle elle fournit de nombreux rameaux et à la glande de Harper; 4° l’artère carotide interne, qui se rend dans le crâne où elle se divise en deux rameaux: l’un, externe, s’anastomose avec celui
ot
Dir: LE
du côté opposé pour former l'artère communicante antérieure ; l’autre, interne, se réunit avec celui de l’autre côté pour former l'artère basilaire. Celle-ci donne naissance à l'artère spinale antérieure, qui descend le long du canal vertébral, où elle s’anastomose avec l'artère vertébrale.
2° Le tronc aortique (II) provient du deuxième arc branchial et sort du bulbe artériel entre le tronc carotidien et le tronc pulmo-cutané; c’est le plus important des trois. Il contourne l’œsophage, se dirige en arrière et arrive près de la colonne vertébrale où il s’infléchit en bas; ce tronc étant pair, il existe une aorte droite ‘fig. 21, Ad) et une aorte gauche (fig. #1, As). Chacune d'elles se dirige tout d’abord vers la partie inférieure du corps, et, arrivée vers le milieu de la cavité thoraco-abdominale, s’unit à celle du côté opposé pour former un tronc unique, l'aorte commune ou artère abdominale (fig. 21 et 22, A). Avant de s’unir entre elles, les aortes droite et gauche donnent naissance à un certain nombre de branches qui sont, \ en commençant par les plus rapprochées de la naissance du tronc:
10 les artères laryngées, qui se ren- NS ARE dent au larynx et aux organes voisins; 2° les artères œsophagiennes, qui longent l’æœsophage à sa partie dorsale; 3° les artères occipito-vertébrales (fig. 22, ov), qui se dirigent en haut vers la colonne vertébrale et se divisent en deux: la branche supérieure ou artère occipitale (o) donne des rameaux orbito-nasaux et maæillaires supérieurs et inférieurs; la branche inférieure ou artère vertébrale (v) se subdivise elle-même en rameaux spinaux, dorsaux et intercostaux; 4° les artères sous-clavières naissent très”près des occipito-vertébrales et longent le second nerf spinal; elles donnent
F1G. 41. — Système artériel (d'après ECKER et WIEDERSHEIM).
naissance aux artères costo-cervicale, coraco-claviculaire , scapulaire posté- La paroi inférieure du corps a été fendue ; les deux moitiés de la mâchoire inférieure sont rejetées de côté, ainsi que le
rieure, Scapulaire supérieure, cula- cœur, l'estomac et le foie. — H, cœur. — Lu, poumon. — néo-axillaire et sous-scapulaire. A L, foie. — M, estomac. — M/, rate. — I, tronc des caro-
: : , ha tides (celui de gauche a été coupé). — II, troncs aortiques. partir du point d émergence de cette — III, tronc pulmo-cutané. — Ad, aorte droite. — As, aorte
artère, la sous-clavière prend le gauche. — A, aorte abdominale. — c, artère carotide
nom de brachialie. commune. — p, artère pharyngienne ascendante. — p', ar-
Se s ne tère palatine. — 0, artère ophthalmique. — 1, artère lin-
; Artères du membre PHPEMEUTS guale. — cm, artère cutanée. — s, artète sous-clavière. L'artère brachiale (fig. 41 et 42, 5) — c, artère cœliaque. — m, artère mésentérique.
suit le trajet du nerf spinal, passe
sous l'insertion du muscle sous-scapulaire et au-dessus de la longue portion du triceps jusqu’au pli du coude. Dans ce trajet elle donne naissance aux artères radiale, pectorale et cutanée médiane supérieure. À partir du pli du coude l'artère brachiale suit le trajet du nerf ulnaire sous le fléchisseur du carpe et l’ulnaire jusqu’à la main; elle se termine par l’artère ulnaire, après s'être anastomosée avec une collatérale de la radiale. Au niveau du poignet, l’artère ulnaire donne le rameau cutané médian inférieur, qui se rend à la peau de la main, et elle envoie une artériole, qui se rend au deuxième doigt et une autre qui se ramifie avec le rameau cutané médian supérieur. Entre le fléchisseur commun des doigts et l’anconé, l’ulnaire fournit une branche qui se ramifie pour donner les artères des doigts: une artère se rend au deuxième doigt, deux au troisième, deux au quatrième et une au cinquième; elles s’anastomosent avec les
artères digitales dorsales. L'artère radiale chemine avec le nerf radial le long de l'humérus ; elle donne dans l’avant-bras un rameau cutané : l'artère cutanée radiale inférieure, elle passe ensuite entre le muscle extenseur du carpe et le,fléchisseur anti-brachial sur le dos de la main, où elle se termine par une anastomose avec l'artère brachiale.-
Branches de l'aorte commune. — Au niveau de la réunion des aortes droite et gauche pour former l’aorte commune ou abdominale, tandis que l’aorte droite semble se continuer directement avec l’aorte abdominale, l'aorte gauche semble entrer seulement en contact avec cette dernière et se continuer par un vaisseau latéral qui se rend à l'intestin et au mésentère : c’est l'artère intestinale commune ou cœliaco-mésentérique (fig. 42, 3). Cette artère, qui paraît être le prolongement de l’aofrte gauche, est en réalité la première branche de l'aorte abdominale. L’artère intestinale commune se divise bientôt en deux : 1° l'artère cœliaque (fig. 41, c) ou gastrique, qui fournit un rameau droit ou antérieur donnant l'artère hépatique qui se ramifie dans le foie et se rend à la vésicule biliaire, au côté droit de l’estomac et à la partie supérieure de l'intestin, et un rameau gauche ou postérieur, qui se rend à la partie gauche de l’estomac; 2° l'artère mésentérique (fig. #1, m) ou splénique ‘donne une branche stomacale qui s'anastomose avec une branche de l’artère de l’estomac qui vient de l’hépatique; elle donne de très nombreux rameaux à l'intestin et une branche pour la rate. L’aorte abdominale, après avoir suivi de haut en bas la ligne médiane du corps, arrive au niveau des reins, où elle donne quatre ou cinq branches impaires qui sont les artères uro-génitales (fig. 42, ug); elles se divisent chacune presque immédiatement en deux rameaux qui se subdivisent en ramuscules se rendant aux reins, aux organes génitaux et à leurs canaux excréteurs. L’aorte abdominale donne ensuite l'artère lombaire, qui pénètre dans le canal rachidien en passant par les trous intervertébraux et dont une autre partie se ramifie dans les muscles de la région. Enfin de la partie terminale de l’aorte abdominale part une artère impaire, l’artère mésentérique inférieure ou hémorrhoïdale Supérieure, qui se rend au gros intestin. Au milieu de l’os coxal, l’aorte abdominale se divise en deux gros troncs : les artères iliaques communes (fig. 42, ic), qui passent sur les nerfs lombaires et se divisent chacune en deux branches : l’épigastrico-vésicale (ie) et la fémorale (ic) ou crurale. On trouve en outre chez le mâle une troisième branche, l'artère spermatique. La première se divise très près de sa naissance en deux branches : 1° lartère épigastrique, qui se rend dans le muscle ilio-coccygien, et ensuite va se perdre dans le muscle oblique interne après avoir irrigué les muscles du ventre; 2° l'artère vésicale, qui naît près du plexus ischial et se ramifie sur la vessie. La seconde, l’artère fémorale, après avoir fourni quelques rameaux musculaires et cutanés, se rend au membre inférieur.
Artères du membre inférieur. — L’artère fémorale, accompagnée du nerf ischiatique, porte le nom d'artère ischiatique dans la partie supérieure de la cuisse, où elle fournit l'artère hémorrhoïidale inférieure et l'artère cutanée fémorale postéro-supérieure. Elle passe ensuite entre le biceps et le demi-membraneux, et chemine dans un espace lymphatique, en donnant des rameaux musculaires, ainsi que l’artère cutanée fémorale médiane. Au niveau de l'articulation du genou, la fémorale prend le nom d’artère poplitée, qui se divise en deux branches : l’artère péronière et l'artère tibiale. L’artère péronière, accompagnée du nerf péronier, chemine le long du biceps fémoral, et fournit quatre branches : une qui se rend au vaste externe, une autre qui se rend au muscle péronier ; enfin, les deux circonflexes latérales supérieure et inférieure. L’artère tibiale donne également quatre branches : les deux circonflexes médianes supérieure et inférieure, une artère pour le muscle gastrocnémien, et l’artère swrale. L’artère tibiale, accompagnée du nerf du même nom, passe alors entre les deux faisceaux du muscle gastrocnémien, et s’appuie contre le squelette ; elle traverse ensuite le muscle tibial postérieur, et, après avoir fourni des rameaux musculaires, passe dans un canal du tibia. Elle en sort en prenant le nom d’artère tibiale antérieure, et arrive à l'articulation du pied, où elle devient l’artère dorsale pédieuse; dans ce trajet, elle fournit des rameaux musculaires et cutanés, et les deux malléolaires latérale et médiane. La dorsale pédieuse, arrivée sous le fléchisseur du tarse, se divise en deux branches : 1° La branche médiane donne l'artère cutanée hallucis et la première interosseuse dorsale, qui fournit des rameaux au premier et au deuxième orteil, puis s’anastomose avec l'artère cutanée plantaire; 2° La branche latérale
: on.
“x sommet du poumon, sur les SP
donne les trois énterosseuses dorsales suivantes, qui se subdivisent en artérioles dans la peau. Enfin, de l'artère dorsale pédieuse part une artère interosseuse, qui irrigue les muscles et la peau de la’plante du pied; elle s’anastomose avec des rameaux perforants qui viennent des interosseuses dorsales.
3° Le tronc pulmo-cutané (HI) vient du quatrième arc branchial; c’est le plus inférieur des troistroncs nés du bulbe :
artériel ; il conduit le sang vers d #, N] les organes respiratoires qui et sont d’une part les poumons, \ d'autre part la peau; il se di- AN, > | à vise donc en deux branches:
40 L'artère pulmonaire (fig. 42, P), qui s’incurve en bas et pénètre
paroïsusquel elle se ramifie, en formant un riche réseau ; 2° L’artère cutanée (fig. #1, cm et fig. 42, c), qui se dirige en bas et en arrière vers la peau du dos, sous laquelle elle chemine jusqu’à l’extrémité inférieure du tronc.
Elle fournit des rameaux latéraux à toute la surface cutanée, entre autres l'artère pharyngomazxillaire, qui se rend du côté du pharynx et de la miâclioire inférieure, et l’artère cutunée pectorale, qui irrigue la peau de la poitrine.
4° Système veineux.— Quatre troncs veineux aboutissent aux oreillettes ; le tronc des veines pulmonaires se jette dans l’oreillette gauche; les deux troncs des veines caves supérieures et le tronc unique de la veine cave inférieure se réunissent dans le sinus veineux, dont le contenu se déverse dans l’oreillette droite b\ fig. 23). FIG. 42. — Schéma du système artériel (d'après EckER et
Veines pulmonaires. — Ces WIEDERSHErM).
T, tronc artériel. — I, tronc carotidien. — II, tronc aortique. —
veines (Vp) sont formées par la Ho ( ee P IT, tronc pulmo-cutané, — d, glande carotidienne. — 1], artère réunion de rameaux conver genis linguale, — ca, artère carotide commune. — ‘À, aorte commune
venant du sommet des poumons. ou aorte abdominale. — ov, artère vertébrale. — o, artère oc- : à s ipitale. — v, artère vertébrale, — J tère 1 inal
Les veines pulmonaires droi SE CURE RS . NÉE VE
P S te et cœliaco-mésentérique. — ug, artère uro-génitale. — u, artère
gauche cheminent sur la face iliaque commune. — ic, épigastrico-vésicale. — ii, fémorale, — dorsale du sinus veineux, et se S, artère sous-clavière ou brachiale., — C, artère cutanée. — P, réunissent pour former un tronc Re R es
très court, qui est la veine pulmonaire commune; celle-ci communique avec l'oreillette gauche par un orifice semi-lunaire.
00) caves supérieures. — IL en existe deux (Cs), une droite et une gauche, aboutissant l’une et 1 autre au sinus veineux. Chacune d’elles reçoit trois veines : la veine jugulaire externe, la veine innominée et la grande veine cutanée. La veine jugulaire externe (je) collecte Le sang qui vient de la tête par l'intermédiaire de deux vaisseaux, l’un venant de la langue, c’est la veine linguale (1) ; l'autre des muscles hyoïdiens, c’est la veine maæillaire inférieure (m). La veine innominée est formée par la réunion de deux veines : la veine jugulaire interne (ji) et la veine sous-scapulaire (s). La première ramène le sang du crâne,
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