‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 35 sur 212 · PHOSPHATE DE CHAUX HUMIDITÉ. MATIÈRES SILICEUSES NITRIQUE · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DE CHAUX HUMIDITÉ. MATIÈRES SILICEUSES NITRIQUE

Arkansas, dépôt ancien. . . .

— — nouveau.

VOELKER. .

MunTz et Venezuela, guano pulvérulent..

MaARcANO . —/)\pâteux.

JAQUETTE VoELKkEr. .\ Bahama

Espagne.. .

BOoBIERRE .| Sardaigne.

HARDY. "France H. Macon --

GÉRARDIN .| Algérie

Propriétés. — Le guano est une matière jaunâtre, onctueuse, de densité plus faible que l’eau, exhalant une odeur un peu musquée et ammoniacale, surtout quand elle provient de régions où les pluies sont très rares. Il est toxique : la mort est survenue chez des animaux ayant bu de l'eau dans laquelle avaient été lavés des sacs de guano. À dose peu élevée, chez l’homme, il provoque des douleurs abdominales et de la diarrhée. On l’a employé en médecine, d’abord dans les pays où on le recueille, puis plus tard chez nous. Par sa composition chimique, le guano peut être considéré comme un toxique excitant, susceptible également d’agir par ses propriétés alcalines. On l’a utilisé en cataplasmes, mêlé avec de la terre en proportions plus ou moins grandes, suivant qu’on voulait simplement exciter une surface malade ou produire un effet révulsif. On en a fait aussi un usage en bains (500 à 1 000 gr. par bain) et en lotions (50 à 100 gr. par litre d’eau), en pommade (4 à 8 gr. pour 30 gr. d’axonge), contre les dermatoses chroniques, eczémateuses ou pustuleuses, le psoriasis, la teigne, etc., contre le rhumatisme, les ulcères atoniques, on l’a vanté encore contre la blépharite chronique et les taches de la cornée, etc. C’est surtout RÉCAMIER qui a essayé d'en introduire en France l'usage thérapeutique. Il le donnait à l’intérieur sous forme de pilules, d'extrait ou de sirop, dans le Iymphatisme, la scrofule, la tuberculose, etc. Son emploi thérapeutique est aujourd’hui généralement abandonné, au moins en Europe.

On nomme : guanos phosphatés ceux qui ne contiennent qu'une minime quantité d'azote (1 à # p. 100), mais dont le taux en acide phosphorique s’est élevé proportionnellement (30 à 35 p. 100. Ils proviennent de régions pluvieuses; guanos de-roches, certains guanos phosphatés agglomérés en roches (15 à 35 p. 100 d'acide phosphorique);

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phosphoguanos, les guanos en roches et les guanos phosphatés, convertis en superphosphates par un traitement à l’acide sulfurique; guanos dissous, les guanos ordinaires et azotés, lorsqu'ils ont subi, comme les précédents, l’action de l’acide sulfurique. Nous avons signalé le guano de chauve-souris : signalons encore le guano de poissons (guano marin, guano polaire), qui résulte du traitement incustriel de poissons non comestibles et de débris de poissons ; le guano de viande ou de Fray BrenTos, fabriqué avec des débris et résidus de viande.

Le guano et ses dérivés sont utilisés comme engrais en tant que source d'azote et source de phosphates. (Voir Azote et Engrais.)

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RENÉ LAUFER.

GUTTA-PERCHA. — Substance résineuse, extraite de la sève de l’Isonandra percha. Elle est formée de trois substances assez voisines : la gutta, l’albane et la fluavile (PAyEN). Ce sont des carbures d'hydrogène solubles dans le chloroforme, insolubles dans l'alcool et dans l’eau, de formule incertaine (C2H%, C2H%?20, C2°H#20?).

GUVACINE (CfH°4z0?). — Alcaloïde extrait de la noix d’arec. GYMNOTE. — Vor. Électricité. Poissons électriques, v, 366. GYNOCARDIA. — L'huile extraite par l'alcool du Gynocardia odorata est

toxique, et provoque du prurit ainsi que des vomissements. On l’a employée dans les affections de la peau (usage externe), et parfois comme purgatif (usage interne).

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