‹ Dictionnaire de physiologie (volume 2)Chapitre 50 sur 212 · OCH.CH · texte numérisé non relu

OCH.CH

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Hédonal

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HEGER: 235

Propriétés physiques. — Il se présente sous l’aspect d’une poudre blanche, cristalline, à odeur faiblement aromatique, d’une saveur rappelant celle de la menthe poivrée. L'hédonal fond à 76° et bout à 2150. Il se dissout bien dans l’alcool à 90°; il est insoluble dans l’eau froide, soluble à 1 p. 100 dans l’eau à 37°.

Action maso ue, — Cette substance est toxique à la dose de 1 gramme par kilo chez le cobaye, le lapin et le chien. (Dreser, RouBiNowiTex et Pui- Lrpper (3). La mort se produit par paralysie du centre respiratoire (KoyoucnaRorr) (4) ; l’animal succombe à une véritable asphyxie, et, par la respiration artificielle, il est possible de le ramener à la vie.

L'injection intra-veineuse de 08",05 à 08,10 par kilo provoque chez le lapin et le chien des effets hypnotiques. Mais ces quantités ne suffisent pas OS abolir la sensibilité : la dose anesthésique est de 08",15 à 08,30 par kilo.

Pendant la narcose hédonalique, la respiration est calme, ‘régulière, légèrement diminuée de fréquence (DreEsex) et d'amplitude (Lampsakorr) (5).

Les doses hypnotiques ne modifient ni le rythme du cœur ni la tension artérielle (Dreser). Les doses anesthésiques diminuent la fréquence des battements cardiaques et font baisser la pression (KoPouCcHAROrF).

Chez le chien, l’hédonal est un excitant de la sécrétion urinaire (DREsER). Cet effet diurétique ne serait pas constant chez l'homme (EULENBURG) (6).

Le pouvoir excito-réflexe de la moelle est diminué (Dreser). Chez l’animal soumis à son action, la réponse à une piqüre se fait avec un temps perdu beaucoup plus long que chez le sujet normal.

Usages thérapeutiques. — L’hédonal à été employé chez l’homme pour combattre l’insomnie, et en particulier celle des aliénés (NawraTzki et ARNpr) (7). Il procure un sommeil calme, réparateur, commencant d'habitude un quart d'heure après l’inges-

tion du médicament, et durant de 5 à 7 heures. Cet hypnotique ne trouble pas les

diverses fonctions, et n’a pas d'effets cumulatifs (Sraar) (8). On le prescrit à la dose de 4 à 3 grammes par jour.

Le chirurgien russe KravKorr (9) fait prendre à ses malades de l’hédonal avant de les soumettre à l’anesthésie chloroformique, et il a été imité dans cette pratique par un certain nombre d'opérateurs, Minrz (10), Meizce (11). Ces auteurs trouvent à ce procédé deux avantages. D'abord, l’ingestion préalable d’hédonal supprime presque complètement la phase d’excitation du chloroforme. D'autre part, l'hédonäl préviendrait les accidents cardiaques de l’anesthésie. Cette dernière proposition est basée uniquemeut sur des observations cliniques, et n’a pas encore recu de confirmation expérimentale.

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1873. — La circulation du sang dans les organes isolés (Thèse, Bruxelles, Manceaux).

1875. — Action du chloral sur les nerfs vaso-moteurs (en collab. avec STIÉNON) (Bruxelles, Journal de la Soc. des sciences médic. et natur.) — La valeur des expériences fondées sur la méthode des circulations artificielles (Rapport au Congrès des sciences TÉqeQres, Compte rendu, 463).

1877. — Notice sur l'absorption des alcaloïdes dans le foie, les poumons et les muscles (Journal de la Soc. roy. des sc. médic. et natur. de Bruxelles).

236 HEGER.

1878. — Étude critique et expérimentale sur l’émigration des globules du sang envisagée dans ses rapports avec l’inflammation (Bruxelles, Manceaux). ET 1880. — Sur le pouvoir fixateur de certains organes pour les alcaloïdes introduits dans

le sang qui les traverse (C. R., 24 mai 1880). — Recherches sur la circulation du sang dans les poumons (Annales de l’Université de Bruxelles, 1). EN : ORNE 1881. — Études sur les caractères craniologiques d’une série d'assassins exécutés

en Belgique (en collab. avec DazLemaGne) (Annales de l'Univ. de Bruselles). — Recherches sur la fistule péricardique chez le lapin (en collab. avec SPEHL) (Archives de Biologie belge, 11).

1882. — Les caractères physiques des criminels (Bull. de la Soc. d’Anthrop. de Bruxelles, 26 décembre 1882).

1883. — Recherches sur la circulation pulmonaire et l’occlusion du trou de Botal (en collab. avec Marique) (Ann. de l’Univ. de Bruxelles). :

1885. — La question de la criminalité au Congrès de médecine mentale à Anvers (Bull. de la Soc. d’Anthrop. de Bruxelles, 5 septembre 1885). ; "

1886. — Cours de physiologie professé à l’Université de Bruxelles. — Evolution régressive de l'écriture chez certains aliénés (Bull. de la Soc. d’Anth. de Bruxelles, 27 décembre 1886). à

1888. — Einige Versuche über die Empfndlichkeit der Gefässe (volume Jjubilaire offert au professeur Lupwie, à Leipzig). — La structure du corps humain et l’évolution (Bruxelles, Lamerlin).

4891. — La fibre nerveuse (Bull. de la Soc. de microscopie, xvu). — L'organisation des prisons-asiles (Revue sociale et politique, 1).

1892. — Compte rendu des travaux du troisième Congrès d’Anthropologie criminelle tenu à Bruxelles en 1892. — Action de la digitaline sur la circulation pulmonaire (Bull. de l’Acad. roy. de Médecine de Belgique, (4), vi, 399). |

1893. — Sur l’évolution du langage (Bruxelles, Lamertin).

1894. — De la structure des artéres cérébrales (en collab. avec De Boeck) (Bull. de la Soc. de Médecine mentale de Belgique, 1894, 388). — Sur la diffusion inégale des poisons dans l'organisme (Assoc. britann. pour l'avancement des sciences, Oxford, 1894). — Sur l'empoisonnement par l'oxyde de carbone (Journal de Méd. publié par la Soc. roy. des sc. méd. etnat. de Bruxelles, 31 mars 1894).

1895. — De l’Idéal (Bruxelles, Lamertin).

1896. — Action de la lumière sur les éléments nerveux de la rétine (Bull. de l’Acad. roy. de médecine, (4), x, 167 et 781).

4897. — Notice sur Emil du Bois Reymond (Revue de l’Univ. de Bruxelles, 1, 561). — Préparations microscopiques du cerveau d'animaux endormis et du cerveau d'animaux éveillés (Bull. de l’Acad. roy. de Méd. de Belgique, (4), x1, 831).

1898. — Sur la valeur des échanges nutritifs dans le système nerveux (Travaux de laboratoire de l’Institut Solvay, 11). — Les photographies composites (Bull. de la Soc. d’Anthrop. de Bruxelles, xvi). — La mission de la Physiologie expérimentale. Discours rectoral (Revue de l’Univ. de Bruxelles, 1v, 81 et v, 81).

1899. — Plus de liberté dans l'enseignement (Revue de l’Univ. de Bruxelles, v, 765). — Les fonctions de l’écorce grise). Journal médical de Bruxelles, n° 17, 27 avril 1899).

1900. — Modification du tracé ergographique par apposition d’une armature de fer sur l'avant-bras (volume jubilaire de la Soc. de Biologie de Paris). — Morphine et asphyæie (volume jubilaire offert au professeur Lucrant et Bull. de l’Acad. roy. de Méd. de Belgique, 24 février 1900).

1901. — Les prisons-asiles (Revue de l’Univ. de Bruxelles, 1, 31).

1903. — Notes sur André Vésale (Rev. de l’Univ. de Bruxelles, 1x, 161).

1906. — A la mémoire de Léo Errera (Rev. de l’Univ. de Bruxelles, xt, 729).

1907. — Nouvelles expériences sur la valeur des échanges nutritifs dans les centres ner-

veux des lapins inoculés du virus fixe de la rage (Bull. de l'Acad. roy. de Méd. de Belgique, IVSSÉrIe, xx1, 671)

Depuis 1896, publication des Travaux de laboratoire de l'Institut Solvay.

Depuis 1904, publication, en collaboration avec le professeur L. FREDERICO, des Archives internationales de Physiologie.

HEIDENHAIN. 231 HEIDENHAIN (Rudolf), fis d'un médecin estimé, né le 29 janvier

1834, à Marienwerder (Prusse occidentale), étudia la médecine à Kônigsberg, Halle et Berlin. Élève de A. Vozkmann et de E. pu Bois-Reymonp, il devint en 1857 professeur de physiologie à Breslau, où il passa toute sa vie.

Il était à la fois histologiste et physiologiste éminent, qualité déjà très rare à cette époque. C'est pourquoi il parvint à enrichir notre science par des travaux très IMportants sur l’anatomie et la physiologie des glandes (glandes salivaires, glandes stomacales, pancréas, reins, muqueuse de J’intestin). Puis il s’occupa de la physiologie du sang (sa quantité, sa circulation et son influence sur la température du corps), des muscles et des nerfs (surtout des processus chimiques dans les muscles qui se transforment en travail et en chaleur) et du cerveau.

HeinenxaiN était un maître excellent et passionné pour sa science qu'il défendait contre les attaques absurdes des anti-vivisectionnistes. IL avait beaucoup d’élèves de presque tous les pays.

Il mourut à Breslau le 13 octobre 1898, à la suite d’une maladie de langueur occasionnée par un ulcère duodénal.

P. GRÜTZNER.

1854. — De nervis organisque centralibus cordis cordiumque lymphaticorum ranae. Dissertatio inauguralis. Berlin.

1856. — Physiologische Studien. Berlin. a) Historisches und Experimentelles über Muskeltonus, (9-45). — b}}Ueber eine die Muskelelastizität betreffende Frage.(#5-54). — c) Uber Wiederstellung der erloschenen Erregbarkeit der Muskeln durch constante galvanische Strôme. (55-126). — d). Neue Methode, motorische Nerven auf mechanischem Wege zu tetanisieren. 427-143. — Die Wiederherstellung der erloschenen Muskelerregbarkeit durch constante galvanische Strôme. (Allgem. med. Centralzeitung). — Noch ein Wort die Wiederherstellung der erloschenen Muskelerregbarkeit betreffend (Ibid.).

4857. — Beitrag zur Kenntniss des Zuckungsgesetzes (Archiv für physiol. Heilkunde, I, 442-481). — Ueber eine eigentümliche Einwirkung der Kohlensäure auf das Hämatin. Ibid., 230-233). — Zur Physiologie des Blutes. (Ibid., 507-543). — Disquisitiones criticae et experimentales de sanguinis quantilate in mammalium corpore exstantis. (Habilitationschrift, Halle, 1-36).

1858. — KR. H. et A. CozBerG. Versuche über den Tonus des Blasenschliessmuskels (A. P., 437-452). — Ein mechanischer Tetanomotor (Moleschott's Untersuchungen, 1v, 124- 133). — Die Absorptionswege des Fettes. (1bid., 1v, 251-284.) — Die Absorptionswege des Fettes (Vorlaüfige Mitteilung). (Allgem. med. Centralzeitung). — Erürterungen über die Bewegungen des Froschherzens. (A. P., 479-505). — Das Pfeilgift für die Herznerven. (Allgem. med. Centralzeitung).

1859. — Beitrag zur Anatomie der Peyer’schen Drüsen (A. P. 460-481). — Symbolae ad anatomiam glandularum Peyeri, Vratislaviae, 1859. — Neurophysiologische Mitteilungen. (Allg. med. Centralzeitung). — Antwort an Dr. Ed. Pflüger (Ibid.).

1860. — Ueber das Photographieren von Myographionkurven (A. P., 542-543. — FRiep- LANDER et C. BariscH. Zur Kenntniss der Gallenabsonderung (A. P., 644-673). — Tu. Jür- GENSEN. Ueber die Bewegung fester in Flüssigkeiten suspendierter Kürper unter dem Einfluss des elektr. Stromes. (Ibid., 673-687). — Davipsonx et Dierericn. Zur Theorie der Magenverdauung. (A. P., 688-783).

1861. — SauEr. Durch welchen Mechanismus wird der Verschluss der Harnblase bewirkt? (A. P., 112). — Studien des physiol. Institutes zu Breslau, 1. — I. R. HeIDENHAIN. Die Erregbarkeit der Nerven an verschiedenen Punkten ihres Verlaufes (1-68). — IT. SCHWEIGGER- SEIDEL. Ueber den Uebergang kürperlicher Bestandteile aus dem Blute in die Lymphgefässe. (67-86). — III. TH. JÜRGENSEN. Ueber die in den Zellen der Vallisneria spiralis Bewegungserscheinungen. (87-109). — IV. F. Nawrocxi. Der Stannius’'sche Herzversuch und die Einwirkung constanter Strôme auf das Herz. (110-138.) —- V. Ta. JÜRGENSEN. Ueber den Tonus der willkürlichen Muskeln. (139-162.) — VI. ScuLocrow. Einige Wirkungen des schwefelsauren Chinins (163-176). — VII, R. HernennaiN, Histologische und physiologische Mitteilungen. (177-202). — a) Zur Frage nach der Form der contractilen Faserzellen während

238 HEIDENHAIN.

ihrer Tätigkeit. (171-196). — b) Ucber das Auftrelen einer regelmässigen Querstreifung an Bindegewebsbündeln. (176-199). —c) Gerinnung des Inhaltes der contractilen Faserzellen nach dem Tode. (199-202).

1863. — Siudien des physiologischen Intituts zu Breslau, IT. — I. R. HEIDENHAIN. Zur Kenntniss des hyalinen Knorpels. (1-30). — 11. Krause. Untersuchungen über einige Ursachen der peristaltischen Bewegungen des Darmkanals. (31-46). — LIT. RÜGENBERG. Ueber den angeblichen Eïinfluss der N. vagi auf die glatten Muskelfasern der Lunge. (#17-51). — IN. Heïpenuaix. Notizen über die Bewegungserscheinungen, welche das Protoplasma in Pflanzenzellen zeigt. (52-68). — V. Weitere Beiträge zur Kenntniss der (Gallensecretion. (69-102). — 1. Freunn et L. Graupe. Aendert sich die Gallensecretion bei künstlichen Diabetes ? — 2. GozpscamipT, Hausmann et Lissa. Ueber die Nov. vagi einen Eïnfluss auf die Gallensecretion aus ? — 3. KôrNEerR et STRUBE. Einfluss von Wasserinjeclionen in das Blut und von Blutentziehungen auf die (Gallensecretion. — VI. R. HEïdENHAIN et L. Meyer. Ueber das Verhalten der Kohlensäure gegen Lüsungen von phosphorsaurem Natron 103-124). — VII. Soccer. Ueber die Wärmeentwicklung bei der Muskeltätigkheit. (125-143). — NIIL. F. Nawrocxr. Ueber die Methoden, den Sauerstoff im Blute zu bestimmen. (144-167). — IX. L. Meyer. Notiz über einige Bestandieile des Schweisses. (168).

1865. — Studien des physiologischen Instituts zu Breslau, III. — I. KürNER. Anatomische und physiologische Untersuchungen über die Bewegungsnerven der Gebärmutter. (1-54). — IT. Wazcneyer. Anatomische Untersuchungen eines menschlichen Embryo von 28-30 Tagen. (55-70). — IIL. In. Zur Anatomie und Physiologie der Lymphherzen von Rana und Emys europaea. (71-96). — IV. Neurezn. Ueber die Wirkungen des Upas Antiar. (97-108). — V. R. Heïnenxain. Ueber den Einfjluss des N. accessorius Willisii auf die Herzbewegung.

1868. — Studien des physiologischen Instituts zu Breslau, IV. — TI. R. HEIDENHAIN. Beiträge zur Lehre von der Speichelsecretion. 1-124. — Nawrocri. Die Innervation der Parotis.

425-145. — III. Lamansky. Untersuchungen über die Natur der Nervenerrequng durch kurzdauernde Strüme. (146-225). — IV. R. HeïpEnHAIN. Weitere Beobachtungen, betreffend die Gallensecretion. (226-247). — V. In. 1. Ueber die Reaction tätiger Nerven. — 2. Ueber die Verbreitung der Fasern des Nerv. accessorius Willisii in den Aesten des Nerv. vagus. (248-258). — R. Heinenxain. Aufklärung, die Entgegnung des Hr. Ranke Nr 49 Blatter betreffend (C. W., Nr 53.)

1869. — R. HEIbENHAIN et Lanpau et Pacuzzy. Ueber An. Ficx’s experimentellen Beweis für die Gütigkeit des (resetzes von der Erhaltung der Kraft bei der Muskelzusammen ziehung (A. g. P., IT, 423-432.)

1870. — Untersuchungen über den Bau der Labdrüsen. (Arch. f. mikr. Anatomie, M, 368-406). — Bemerkungen über einige die Labdrüsen betreffenden Punkte. (Ibid., va, 239- 243, 1871). — Ueber bisher unbeachtete Einwirkungen des Nervensystems auf die Kürpertem-

peratur u. den Kreislauf. (A. g. P., 111, 504-565). — (Avec Nicerier et HEPNER). Versuche über die Abhängigkeit des Stoffumsastzes in den tätigen Muskeln von ihrer Spannung (A. y. P.,11, 574-578.— (Avec Brück et GÜNTER). Versuche über den Einfluss der Verletzung gewisser Hirnteile auf die Temperatur des Tierkôrpers (A. g. P., 1, 578-58#).

1871. — Ueber Cyon’s neue Theorie der centralen Innervation der Gefässnerven (A. g. P., v., 551-568). — Ueber den Temperaturunterschied des rechten und linken Ventrikels (A. g. P.,1v, 558-569).

1872. — (Avec Lanpau). Erneute Beobachtungen über den Einfluss des vasomotorischen Nervensystems auf den Kreislauf und die Kürpertemperatur (A. q. P., v, 77-113.) — (Avec Born, GARTSKA et Jossman). Ueber arhythmische Herztätigkeit (A. q. P., V, 143-152). — Ucber Wirkung einiger Gifte auf die Nerven der Glandula submaxillaris (A. g. P.,v, 309-318). — Bemerkungen zu Herrn Dr. Franz RieceL’s Aufsatz : Ueber die Bezichung der Gefässnerven zur Kürpertemperatur (A. g. P., vi, 20-22). — Bemerkungen über die Brunner’schen Drüsen (Archiv. für mikr. Anatomie, vin, 279-280).

1874. — (Avec Nrisser). Versuche über den Vorgang der Harnabsonderung (A. g. P., 1-27).— Die Einwirkung sensibler Nerven auf den Blutdruck (A.g. P., 1x. 250-262). — (Avec GLasEer, Kaiser et Neisser). Einige Versuche an den Speicheldrüsen (A. g.P.. 1x, 335-353). — Mikroskop. Beiträge zur Anatomie und Physiol. der Nerven. (Arch. für mikr. Anatomie, x, 1-50). »

HEIDENHAIN. 239

1875. — Beiträge zur Kenntniss des Pancreas (A. g. P., x, 551-632),

1877. — (Avec Hexry et Wozzuein). Éinige Beobachtungen über das Pancreassecret pflanzenfressender Tiere (A. g. P., xiv, 457-468). — (et KABIERSKRE). Versuche über spinale Gefässreflexze (A. g. P., x1v, 518-528).

1878. — Beiträge zur Kenntnis der Gefässinnervation (A. g. P., xvr. 1-59). — 1, Avec

Grürzner. Ueber die Innervation der Muskelgefässe. 1-31. —2. Avec ALEXANDER el GOTTSTEIN.

— 3. GRÜTZNER. Einige Versuche u. Fragen, die Kenntniss der reflectorischen Drucksteigerung betreffend. (47-59). — Ueber secretorische und trophische Drüsennerven (A. g. P. XVII, 1-67). — Ueber die Pepsinbildung in den Pylorusdrüsen [(A. g. P., xvur, 1-67). — Ueber die Absonderung der Fundusdrüse des Magens (A. g. P., xix, 148-166).

1880. — Zur Kritik hypnotischen Untersuchungen (Bresl. ärtzl. Zeit.) — Hypnotismus, Aphasie, ete., (Ibid., 1880, Nr. 5.) — Mangel des Temperatursinn bei Hypnotischen. (Bresl, Zeitschrift, 1880, Nr. 4).

1881. — Avec Busnorr. Ueber Erregqungs und Hemmungsvorgänge innerhalb der motorischen Hirncentren (A. g. P., xxvi, 137-200). — Ueber Erregqung und Hemmung. Bemerkungen zu éinem Vortrage des Herrn H. Muxx (A. g. P., xxvi, 546-557). — R. HEIDENHAIN. Eine Abänderung der Fürbung mit Hämatoxylin und chromsauren Salzen (Arch. für mikr. Anatomie, 1886, 383-384). — Beiträge zur Histologie und Physiologie der Dünndarmschleimhaut (A. g. P., 1888, x, 1-103.

1889. — Bemerkung zu einer Erwiderung von G. Bunge (A. q. P., x11v, 271-272).

1891. — Versuche und Fragen zur Lehre von der Lymphbildung (A. g. P., xzix, 209-301. —

Historische Notiz, betreffend die Berechnung der Herzarbeit, 1892, 11, 415-416. Neue Versuche über die Aufsauqung im Dünndarm (A. g. P., Lvi, 1894, 579-631). — Bemerkungen über den Aufsatz des Herrn Dr. W. Coansten : Zur Lehre von Transsudation (A. g. P., 1894, LVI, 632-640). — Bemerkungen und Versuche betreffs der Resorption in der Bauchhühle, (A. g.:P., Lxn, 1896, 320-331).

Die Zulassung der Realschulabiturienten zum Studium der Medicin. (Deutsche med. Wochenschr., 1879. Nr. 5). — Ueber pseudomotor. Nervenwirkungen (Arch. f. Physiol., 1883, Suppl., 133-177). —- Mechanische Leistung, Wärmeentiwicklung und Stoffumsatz bei der Muskeltäütigkeit. Leipzig, 1864, 1-184. — Der sogenannte tierische Magnetismus. Vierte nach Beobachtungen von R. HgtpeNaaIN und P. GRÜTzNER umgearbeitete Auflage, Leipzig, 1880, 1-82. — Physiologie der Absonderungsvorgänge, in L. Hermanx's Handbuch der Physiologie, 1883, v, 1-420.

Die Vivisection, Leipzig, 188%, 1-98. — Gedächtnissrede auf H. R. GüPperT (Schles. Gesellschaft für vaterl. Cultur, 1884). — Gedächtnissrede auf H.HeLunozrz (Ibid., 1894). — Die Gedächtnissrede auf E. Purknie (1bid., 1880),

Travaux du laboratoire de R. Heidenhain,

(ordonnés alphabétiquement).

AFANASIEFF. M. Ueber anatomische Veränderungen der Leber während verschiedener Tüätig keitszustande (A. q. P., xxx, 1885, 385-435). — Bever, G. Die glandula sublinqualis, ihr histologischer Bau und ihre funktionnellen Veränderungen. (Dissertation, 1879, |Breslau).— Bra. M. Ein Beitrag zur Physiologie der Niere. (A. g. P., Lxvir, 1890, 116-124). — Ueber die diastatische Wirkung des Blut-und Lymphserums. (A. g. P., zur, 1892, 137-156). — Weitere Beobachtungen über das diastatische Ferment des Blutes. (A. g. P., Lin, 1893, 156-170). — Ein weiterer Beitrag zum Chemismus des zuckerbildenden Blutfermentes. (A. g. P., 11v, 1894, 72). — Ueber die Beziehungen des diastatischen Fermentes des Blutes und der Lymphe zur Zuckerbildung in der Leber (A. y. P., Lv,1894, 434-468). — Bugxorr, N. Zur Kenntniss der knäuchfürmigen Hautdrüsen der Katze und ihrer Veränderungen während der Thätigkeit. (Arch. f. mikr. Anatomie, xx, 1882, 109-122). — Couranr, G. Ueber die Reaktion der Kuhund Frauenmilch. u. Beziehungen zur Reaktion des Caseins u. der Phosphate. (A. qg. P., 1891, L, 109-165). — Egsreix, W. et Brun, A. Experimentelle Beiträge zur Physiologie der Magendrüsen (A. g. P., nr, 565-573, 1870). — — Ueber die Veränderungen welche die Magenschleimhaut durch die Einverleibung von Alkohol und Phosphor in ‘den Magen erleidet (A. A. P., 1v, 1872). — Beîträge zur Lehre vom Bau und den physiologischen Functionen der Ssogenannten Magenschleimdrüsen (Arch. für mikrosk. Anatomie, vi, 515-539). — — Experimentelle Untersuchungen über das Zustandekommen von Blutextra-

240 HEIDENHAIN.

vasaten in der Magenschleimhaut (A. P.P., 11, 183-195). — GorscaLiok, E. Ueber den Einfluss der Wärme auf Länge und Dehnbarkeit des elastischen Gewebes und des quergestreiften

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betr. den Eïnfluss der Wärme auf den totenstarren Muskel. (A. q. P., 1v, 1894. 339-344), — Beiträge zur Kenntnis der Säurebildung und des Stoffumsatzes im quergestreiften Muskel.

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kungen zu der Welcker’schen Methode der Blutbestimmung und der Blutmenge einiger Säugetiere, (A. g. P., vi, 1873, 530-548). — Ueber die chemische Reaction der nervôsen Zentralorgane. (A. g. P., vin, 1874. 171-180). — Ueber das Reduktionsvermügen des tätigen Muskels. (A. g. P., var, 1874, 506-519). — Ueber die Abiogenesis Huizinga’s. (A. g. P., 1x, 1874, 163-173). — Ueber das constante Vorkommen einer Schwefelcyanverbindung im Harn der Säugetiere (A. g. P., xiv, 1877, 401-412). — Widerlegung der von Herrn J. L. W. Thudichum erhobenèn Einwände gegen den von mir gelieferten Nachweis der Schwefelcyansäure im Harn der Süugetiere (A. g. P., xv, 1877, 350-360). — Mitteilung zweier einfacher Methoden den Zuckergehalt der Milch zu bestimmen. (A. g. P., xvi, 1878, 131-139). — Einfache Methode Blutkristalle zu erzeugen: (A. g. P., xvr, 1878, 421-426). — Beiträge zur Lehre von den Nervenendiqungen in den glatten Muskelfasern (Arch. für mikr. Anatomie, x1v, 1877, 321-332). — GumiLewskt. Ueber Resorption im Dünndarm (A. q. P., xxxix, 1886, 556-592). — HrIDENHAIN, À. Ueber die acinüsen Drüsen der Schleimhaut, insbesondere der Nasenschleimhaut | Dissertation, Breslau, 1870). — HirscHMANN, E. Ueber die Reizung motorischer Nerven durch Lüsungen von Neutralsalzen (A. g. P., xzix, 301-314). — Ueber Bedeulung der Pulskurven beim Valsalva’schen und Müller’schen Versuch (A. g. P., rvi, 389-407).

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HÉLIOTROPISME. 241

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HELENINE. — Substance extraite de la racine d’aunée (Inula helenium). On l’a préparée à l’état de pureté, et montré que c’était une lactone. (A/antolactone, Ct#H200?) capable de fixer des acides, par exemple, HCI et HBr. On lui à attribué des propriétés antiseptiques, et l’on l’a recommandée contre la tuberculose.

HÉLICINE. — Substance qu’on obtient en oxydant la salicine par l’acide nitrique dilué. C’est une aldéhyde glycosalicylique. On la produit synthétiquement en traitant la solution alcoolique d’acétochlorhydrose par l’aldéhyde salicylique potassique.

HÉLICORUBINE. — Matière colorante (cristallisable) contenue dans le liquide intestinal de l’Helix pomatia, pendant le jeûne hibernal. Par son spectre, elle ressemble à l’hémoglobine, mais n’est pas réduite par H?S. (KRuKkENBERG. Ueber das Helicorubin und die Leberpigmente von Helix pomatia. Vergl. physiol. Stud., 63-69, 11, 1882).

HELIOTROPISME, — On appelle héliotropisme (Atos, soleil, pére, se diriger) la propriété que possèdent certaius êtres organisés de s'orienter dans une direction déterminée sous l'influence d’une excitation lumineuse. L’héliotropisme est positif quand l'individu se dirige vers la lumière, négatif quand il s’en détourne. Verworn (1) attribue à Priestcey la première observation de ce phénomène ; mais il ne fut soigneusemont analysé qu’en 1878 dans le travail de Wicsxer (2). Pendant ces dernières années, les termes de « phototropisme », « phototaxie », ont été créés pour désigner cette même action exercée par la lumière sur les individus libres, alors qu’ « héliotropisme » s’appliquerait surtout aux individus fixés. VERwoRN propose

222 HELIOTROPISME.

d'abandonner cette distinction, car il s’agit dans les deux cas d’une réaction identique

s’accomplissant sous l'influence d’un même excitant. Ces diverses désignations doivent donc être considérées comme des synonymes. (Voir Lumiére.)

Preuves établissant l'existence du phénomène. — On peut prouver l’existence du phototropisme chez les individus fixés et chez les individus libres.

I. — Les êtres fixés héliotropiques appartiennent soit au règne végétal, soit au

règne animal.

Chez les végétaux, le phénomène est facile à constater. Quiconque cultive des plantes d'appartement a vu les bourgeons récemment éclos s’orienter toujours vers la’

fenêtre. De là résulte la nécessité, pour faire pousser la plante suivant la verticale, de déplacer de temps en temps le pot qui la contient : de cette façon, on expose successivement à la lumière les divers côtés de la tige. Un bel exemple d’héliotropisme est fourni par les gentianes bleues. Si, par un beau jour d'été, on observe ces fleurs, on voit l’orifice des corolles se diriger constamment vers le soleil et suivre lentement l’astre dans sa course.

Les cas de phototropisme végétal actuellement connus sont très nombreux. On trouve le phénomène avec beaucoup de netteté chez les plantes suivantes étudiées dans le travail de Wicnezm Fiépor (3); Vicia sativa, Amarantus melancholicus ruber (hortorum), Impaticus balsamina, Mirabilis galappa, Centaurea cyanus, Helianthus annuus, Xeranthemum annuum, Papaver pæoniflorum, Reseda odorata, Helichrysum monstruosum, Raphanus sativus, Salpiglonis sinuata (variabilis), Lepidium sativum, Capsicum annuum, Iberis forestieri, Bidens tripartita, Cynoglossum officinale, Dunaria biennis, Picea excelsa, Dianthus chinensis.

A côté de cet héliotropisme positif, il existe chez les végétaux un héliotropisme négatif, localisé dans la racine. Celle-ci, chez une plante cultivée dans un bocal transparent, manifeste une tendance très nette à s'éloigner de la source lumineuse. STAHL (4) a même montré que dans la spore des équisétacées les deux phototropismes existent déjà à l’état d'indication après la première segmentation. Il existe alors deux cellules, dont l’une, le prothallium, donnera les parties aériennes, et l’autre, La cellule rhizoïde, engendrera la racine. Quelle que soit la position primitive de ces deux cellules, le prothallium s'oriente toujours vers la source lumineuse, et la cellule rhizoïde s’en détourne, permettant ainsi à la racine qui va naître de s’enfoncer dans le substratum nutritif.

Il. — L’héliotropisme des animaux fixés a été longuement étudié par J. Los (5). L’'Endendrium hydroïde, transporté de l’Océan dans un aquarium, perd ses polypes. Mais bientôt de nouveaux polypes apparaissent. et les rameaux qui les portent s’inclinent vers la lumière. De même deux annélides marines fixées, Spirographis spallanzanti et Serpula uncinata, dirigent, vers la fenêtre du laboratoire où‘on les étudie, l'axe de symétrie de leurs branchies et leur extrémité orale tout entière.

L’héliotropisme des individus libres fut mis nettement en évidence par le travail fondamental de SrrasBuRGER (6). Il fit ses expériences sur les zoospores flagellées de différentes algues. Examinées dans une goutte exposée latéralement à la lumière, les spores se rendent toujours du côté le plus éclairé. Des résultats analogues furent obtenus par SraëL sur l’Æfhalium septicum, par ENGELuANN (7) sur le Bacterium chlorinum et le Bacterium photometricum, par Sranz et par Kzegs (8) sur les desmidiacées. J. Lors a retrouvé le phénomène chez des individus plus élevés en organisation. L'Endendrium à l’état adulte est un animal fixé et phototropique, mais sa larve ciliée nage quelque temps avant de s’immobiliser. Dans un bocal transparent, elle se déplace toujours du côté de la lumière, et elle change le sens de sa locomotion, si l’on modifie la situation de la source éclairante. Des animaux plus complexes encore et munis d’un système nerveux central présentent des réactions phototropiques. Les chenilles de Porthesia chrysorrhæa et les pucerons ailés placés dans un tube à essai se rassemblent toujours vers l’extrémité la plus rapprochée de la fenêtre.

Chez les individus libres, on retrouve comme chez la plante l’héliotropisme négatif. Tel est le cas des larves de mouche (Musca vomitoria), des larves de Limulus polyphemus, de toute une série de crustacés (copépodes) et de vers (polygordiens). -

L'héliotropisme est donc une propriété assez communément répandue chez les êtres

HÉLIOTROPISME. | 243

vivants, et elle existe probablement chez beaucoup d’autres individus plus élevés dans l'échelle animale que les types cités ci-dessus. Mais, dans les organismes relativement supérieurs, la réaction héliotropique peut être marquée ou empêchée par la multiplicité des excitations concomitantes, et l'analyse physiologique est impuissante à montrer son existence avec netteté. |

Conditions qui influencent la réaction héliotropique. — La réaction héliotropique est fonclion d’influences physiques, chimiques et physiologiques.

I. — Parmi les facteurs d'ordre physique, lintensité de la lumière excitatrice est un des plus importants. Une augmentation de l’éclairement fait croître la vitesse du mouvement phototropique. Mais, lorsque l'intensité acquiert une certaine valeur, elle peut inverser la réaction. D’après les observations de STRASBURGER, les zoospores des algues positivement héliotropiques à une lumière modérée présentent au contraire un héliotropisme négatif avec de forts éclairements. D’après Groom (9) et J. Loes, le Nauplius de Balanus perforatus réagit positivement à une faible lumière, et négativement à une lumière intense.

L'influence de la température a été mise en évidence par J. Lors. Les larves de Polycordius sont positivement phototropiques de 0° à 24°. À partir de 27°, leur phototropisme est toujours négatif.

La concentration du milieu où vit l’animal phototropique influence très nettement le sens de la réaction. Dans l’eau de mer, les larves de Polycordius sont positives ou négatives, suivant la phase de leur évolution. Si l’on dilue le milieu avec de l’eau distillée, la négativité est conférée aux larves positives; si on le concentre, on rend positives les Fe antérieurement négatives.

IT. — En 1904, J. Loss a établi l'importance des conditions chimiques. Un crustacé d’eau douce, le Gammarus pulex, négativement héliotropique dans l’eau ordinaire, présente un héliotropisme positif dans l’eau additionnée d’un acide /chlorhydrique, oxalique, acétique). Les sels de potassium agissent de la même manière que les acides. Ç

II. — L'état d'alimentation ou de jeûne joue chez certains animaux un rôle capital. Quand les chenilles de Porthesia chrysorrhœa sortent du nid dans lequel elles hivernent, elles ont un héliotropisme positif, et elles le conservent, si on ne leur donne pas de nourriture. Dès qu’elles ont mangé, elles ne présentent plus de réaction héliotropique.

J. LoeB a montré aussi les modifications dues à l’évolution sexuelle. Les fourmis sont en temps ordinaire héliotropiquement indifférentes. À l’époque de la maturité sexuelle, elles prennent un héliotropisme positif très net. Leur vol nuptial, d’ailleurs, semble être le développement explosif de cette positivité : par un beau jour de soleil, les animaux sexués se précipitent hors du nid, et tout l’essaim vole dans la direction des rayons lumineux.

Mécanisme des réactions héliotropiques. — I. Quels sont les organes qui permettent à l'individu de réaliser son mouvement d'orientation ?

Chez la plante, la région exposée à la lumière esl le siège de réactions photochimiques dont on ignore la nature, mais dont le résultat est de déterminer une diminution de l’extensibilité des tissus. WorTmAnn (10) a constaté que les cellules du côté le plus fortement éclairé ont un protoplasma très dense. Dans celles de la région diamétralement opposée, le protoplasma est plus riche en eau, et probablement plus extensible. Il résulte de ces modifications une rétraction des tissus exposés à la lumière et une extension des tissus moins éclairés. A propos de cet épaississement du protoplasma, cause de l’incurvation phototropique, il convient de remarquer que ce processus paraît être chez la plante intimement lié-aux phénomènes de mouvement. Une excitation, agissant sur la feuille de Drosera, produit un durcissement protoplasmique qui engendre la flexion des tentacules. Cette courbure produite dans la tige héliotropique ne s’accentue pas indéfiniment. Après avoir atteint une certaine valeur, elle demeure stationnaire : c’est au moment où les éléments symétriques sont exposés également à l’action des rayons lumineux.

Pour ce qui est des individus libres, nous connaissons très imparfaitement le mécanisme de leur réaction. D’après l'hypothèse de J. Lors, une inégalité d’éclairement

244 HÉLIOTROPISME.

dans un organisme à symétrie bilatérale provoquerait une contraction des muscles du côté éclairé. L’excitation lumineuse agirait plus particulièrement sur l’extrémilé orale, et celle-ci s’orienterait de façon à rendre identique l’éclaircissement des régions symétriques. Une fois ce résultat atteint, l'individu demeure immobile ou se déplace suivant la direction des rayons incidents,

IT. — Relativement à l’analyse de cette action phototropique, une autre question: peut se poser. Quelle est l’activité comparée des différentes radiations lumineuses ? STRASBURGER attribue aux rayons les plus réfrangibles (violets et bleus) une très grande efficacité. Les moins réfrangibles (rouges) ne provoquent que des réactions très atténuées. Les radiations violettes communiquent aux zoospores un mouvement beaucoup plus rapide que les radiations rouges. La même efticacité prépondérante de la région la plus réfrangible du spectre se retrouve dans fes phénomènes d’héliotropisme négatif. Ce sont les rayons violets et bleus qui détournent le plus facilement de la source lumineuse les individus négativement phototropiques.

De ces données relatives au mécanisme du phénomène se dégage donc la conclusion suivante : les rayons les plus réfrangibles du spectre provoquent du côté éclairé des condensations protoplasmiques ou des contractions musculaires, et celles-ci engendrent à leur tour des déplacements de l’organisme excité par rapport à l'agent d’excitalion.

Signification biologique de l’héliotropisme. — Chez beaucoup d'individus héliotropiques, cette faculté de s'orienter vers la lumière paraît être utile, et même indispensable, à leur évolution. Le photoltropisme positif de la tige et des feuilles facilite un des phénomènes de nutrition les plus importants de la plante : l’assimilation chlorophyllienne. L’héliotropisme négatif des racines est en rapport direct avec l'absorption. En effet, si la croissance de ces organes s’effectuait sans aucune règle, ils pourraient s’élever au-dessus du sol nourricier et n’accompliraient pas la fonction qui leur est dévolue. De même, chez les pucerons sortis du nid, le phototropisme positit,est une condition essentielle de leur conservation. Ils se nourrissent de bourgeons récemment éclos situés au sommet des rameaux, et ils trouvent leur nourriture à l’endroit même où les attire leur réaction héliotropique. On pourrait objecter que l’odeur des jeunes pousses, et non pas la lumière, est la cause de leur ascension. L'expérience prouve que cette hypothèse est insoutenable. Si l’on place des feuilles fraiches à l'extrémité d’un tube à essai et qu'on éclaire fortement l’autre bout, les pucerons se réunissent à la région la plus rapprochée de la lumière et y meurent de faim. C’est donc bien l’héliotropisme qui, dans les conditions normales de leur vie, dirige leur ascension vers les lieux où leur alimentation sera possible. Une fois repus, ils perdent temporairement cette faculté d'orientation devenue pour quelque temps inutile. Mais, dans beaucoup de cas, le phototropisme ne sert en aucune facon à l’évolution ou à la conservation de l’individu, par exemple chez des vers ou des larves de crustacés, vivant continuellement dans la vase. Il est même parfois une cause de mort comme chez le papillon qui sebrüle à un flambeau. C’est qu'en biologie une faculté déterminée, nécessaire à la formation et au fonctionnement de certains êtres organisés, se reproduit souvent chez d’autres individus où elle n’est plus utile. Indispensable à toute une catégorie d'êtres vivants en tant que condition générale de la vie, l’héliotropisme se retrouve, comme réparti par un hasard aveugle, dans des organismes où il n’a plus de signification.

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HELLÉBORÉINE. 945

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