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. De magneticé vulnerum curatione. Van HELuonT ne destinait pas cette œuvre à la re et l’on ne peut qu approuver la détermination qu'il avait prise à cet égard. Elle fut publiée en 1621 à Paris, à l’insu de l’auteur et apparemment dans l’intention de lui nuire.
3. Supplementum de Spadanis fontibus. Publié à Liège, en 1624, à la suite d’un voyage que van Hezuonr avait fait à Spa.
4. Febrium doctrina inaudita, publié en 1642, complété en 1644, contient dix-sept chapitres où sont exposées des doctrines médicales basées sur des observations originales et exactes: on y trouve maintes notions de physiologie qui sont autant d’anticipations remarquables.
5. De Lithiasi, traité de la formation des calculs dans le corps humain, publié en 1644 dans les « opuscula medica inaudita », et reproduit depuis dans toutes les éditions de l’Ortus medicinæ.
6. Scholarum humoristarum passiva deceptio atque ignorantia. Publié en 1644, ce traité de pathologie est une sorte de réquisitoire dans lequel van Hezmont combat les opinion des Galénistes, critiquant notamment l’abus et même l’usage des saignées, sans lesquelles, dit-il, les Musulmans et les Indiens se portent très bien. Il professe que l’on doit favoriser les guérisons en tonifiant et en aidant la nature plutôt qu’en affaiblissant les malades : (Respondeo) Naturam esse morborum medicatricem, eam confortandam ideo, non consternandam !.
7. Tumulus Pestis ; publié en 1644 chez Kalecoen, à Cologne. Ce traité résume les observations faites par van HELMONT pendant la terrible épidémie de peste qui ravagea l’Europe au xvu° siècle.
8. Ortus medicinæ, publié en 1648, quatre ans après la mort de l’auteur, par son fils François-MERGURE VAN HELMONT, à Mb chez Louis Elzevir. Cette première édition, comprenant 800 pages, fut suivie de plusieurs autres : Venise, 1651 ; Amsterdam, 1652; Lyon, 1655 ; Leyde, 1667; Lyon, 1667; Francfort, 1682; eines 1707. L'ouvrage fut traduit et publié en anglais en 1662, en français en 1670; l’édition française (Jean Leconte) est très incomplète.
9. In primum de diætà divi Hippocratis. Commentaire sur le premier livre « du régime » d’Hippocrate. Retrouvé parmi les papiers que l'official de Malines fit saisir chez van Hecmonr en 1634, et publié en 1849 pour la première fois, par BROECKx.
10. Commentarius in librum Divi Hippocratis de nutricatu Dietäve sive alimentis quem male Galenus putat Thessali vel Herophili. Publié par BroEckx en 1851.
11. Eisagoge in artem medicam a Paracelso restitutam, retrouvé comme les précédents et publié en 1854 dans les Annales de l’Académie d’Archéologie de Belgique. Composé par van Hezmonr en 1607, au moment où, âgé de 30 ans, il revenait de ses longs voyages scientifiques, cet ouvrage nous montre quelles étaient les idées de l’auteur alors qu'il n'avait pas encore accompli son évolution personnelle, et qu’il subissait complètement encore l'influence de PARACELSE.
Aucun livre, aucun chapitre spécial n’a été consacré par van HEzmonrt à la physiologie; un siècle doit se passer encore avant que, avec HALLER, paraisse le premier traité dans lequel la Physiologie s’isole de l’Anatomie et de la Clinique, pour se constituer en science distincte, L’appréciation de la physiologie de van Hezuonr doit donc reposer sur les notions éparses dans l’ensemble de ses œuvres ; celles-ci ont été maintes fois analysées au point de vue médical, et surtout au point de vue doctrinal, mais les commentateurs et Les critiques ne se sont que très accessoirement préoccupés de rechercher dans ces dissertations, parfois bien longues et fastidieuses, les quelques faits, les expériences, les découvertes, les travaux de laboratoire qui nous intéressent particulièrement.
L'histoire de la vie et des écrits de van HeLmonr considéré comme médecin, à été faite avec autorité par W. ROMMELAERE ?. Même après ce livre, l’histoire de VAN HELMONT considéré comme physiologiste, reste à faire.
1. Scholarum humoristarum, etc. Cap. IT, 88, 85. 2. Études sur J.-B. van Helmont. Mémoire couronné par l'Académie de médecine de Belgique, Bruxelles, 1868. Nous avons emprunté à cet ouvrage plusieurs détails de la biographie de
On ne doit certes pas s'attendre à trouver la physiologie générale de vAN HELMONT acceptable pour nous; elle est empreinte d'idées mystiques et de superstitions qui la rendent, en certains points, inférieure à la physiologie de GAzreN; la lecture des chapitres intitulés Archeus Faber, Blas humanum, Spiritus vitæ, Causæ et inilia naturalium, ne permet guère de résumé concret ; souvent on a peine à suivre l’auteur dans le dédale de ses spéculations, et l’on se prend à regretter qu'il n’ait pas constamment appliqué ce : principe, formulé par lui-même : « Il faut cependant que la science soit quelque chose de positif : Scientia vero, positiva sit, necesse est! ».
La vie, d’après van HeLmowr, est un don du Créateur, un principe d’action, une cause efficiente : Quidquid in mundum venit per naturam, necesse est habeat suorum motuum initium, excitatorem et directorem internum generationis *?.
Ce principe immatériel se confond avec l’Archée, ou tout au moins dispose de l’'Archée comme d’un instrument par l’intermédiaire duquel il exerce son influence sur la matière.
L'Archée, le Blas et le Ferment sont les trois termes entre lesquels tient toute la physiologie générale de van HELmonr. |
L'Archée date de BasiLe VALENTIN; accordant à la matières certaines propriétés générales ou élémentaires, le moine alchimiste avait admis que tous les phénomènes de l'univers sont, indépendamment de ces propriétés, régis par des Archées, sortes d'anges gardiens ou de forces secondes, émanations directes de l'énergie divine.
Paracezse développa largement cette idée; comme VALENTIN, il reconnaît que la matière possède des propriétés en vertu desquelles les actions chimiques se produisent; mais, au-dessus de ces « forces matérielles » ou propriétés de la matière, règnent les « forces spirituelles » ou Archées, invisibles esprits, vertus occultes, qui gouvernent le monde. :
Introduisant cette notion dans la physiologie, ParaceLse attribue aux Archées la source même de la vie et le soin de sa conservation : si l’Archée cesse d’agir, c’est la mort ou l’abandon des éléments matériels du corps aux seules forces matérielles; tant que l’Archée reste maîtresse d’ordonner toutes choses à sa guise, la santé se maintient; l'équilibre physiologique est l’expression même de la vertu des Archées.
La doctrine de PARACELSE eut peu de succès au temps où elle fut émise; elle n'avait rien de commun avec le galénisme qui régnait encore en maître dans la plupart des Écoles ; et, d'autre part, les données chimiques étaient encore si incertaines que les rares disciples de PArAceLsE perdirent leur chemin en essayant de le suivre; quelque chose subsistait pourtant de cette doctrine déjà vieille de près d’un siècle au temps où van HELMONT naissait à la vie médicale; l’Archée représentait le principal vestige d’un système ‘oublié.
Reprenant le terme en même temps que l’idée, van HeLmonr fait de l’Archée une sorte d'âme secondaire ou de « force vitale », comme devaient dire plus tard les métaphysiciens de la physiologie. L’Archeus faber de van Hezmonr est une intelligence constamment en éveil, connaissant les lois de la vie, transformant en chaque point la matière selon les exigences et le but de la partie créée : (Organum) plend insignitum scientid, potestatibusque necessariis rerum in sud destinatione agendarum, ornatum ?.
A côté ou en dessous de l’Archée, van HELmonr institue le Blas, création originale qu’il n’a pas empruntée à ses devanciers, et dont, au surplus, on ne voit guère l'utilité; le Blas est un archée local siégeant dans chacun des organes et y exécutant les ordres . de l’Archée central qui loge à l’épigastre... mais peut d’ailleurs se rendre dans toutes les parties du corps qui réclament son concours. Il y a un Blas meteoron qui gouverne les cieux, un Blas humanum qui règle les fonctions du corps humain, et puis une succession de Blas, présidant, l’un aux mouvements volontaires, l’autre aux mouvements
van HELMONT, mais notre pagination n'est pas la même que celle de ROMMELAERE; nous avons puisé nos citations dans la première édition de l’Orfus medicinæ (Louis Elzevir, 1648); ROMMELAERE, dans la seconde.