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ACER RATER

en leur prêtant une trop grande imporignce ou en ayant l'air de s’y intéresser. Dans le:

service de DÉJERINE, à la Salpêtrière, je nai jamais vu les crises convulsives durer plus de un ou deux jours. En ne témoignant aucun intérêt -pour ce genre de démonstration émotionnelle, en menaçant la malade de la claustration complète dans une cellule si les:

crises se reproduisent, on arrête toutes ces manifestations. La crainte du cabinet noir

habilement exploitée fournit à la malade une énergie suffisante pour arrêter et modérer

ses émotions. « Dans mon JL écrit DÉJERINE, les accidents de grande hystérie n’ont:

Jamais duré plus de huit jours. »

Somme toute, nous AL dans les crises convulsives les caractères communs à

tous les accidents hystériques.

Primitivement la crise n’est qu’une émotion excessive qui se transforme vite en une:

habitude à laquelle la malade se laisse aller d’autant plus facilement qu’elle croit ne pouvoir y résister. Elle s’auto-suggestionne et son entourage la maintient dans ses idées

erronées. Séparée de son milieu, excilée à vouloir et à revenir dans le droit chemin,

Ja malade guérit en quelques jours; les crises même anciennes disparaissent avec une

facilité qui provoque toujours un certain étonnement. Il n’y a pas d'accidents qui démoutrent mieux combien l’hystérique est malléable.par l’idée qu’elle accepte ou qu’on Jui impose.

Les zones hystérogènes. — A l'étude des crises hystériques, se relie celle des zones hystérogènes. Caarcor et Pirres en ont donné une définition qui-a été longtemps admise sans conteste : la zone hystérogène est une région circouscrite du corps, douloureuse

ou non, d’où partent souvent, pendant les attaques spontanées, des sensations spéciales:

qui jouent un rôle dans l’ensemble des phénomènes de l’accès hystérique, et dont la présence a pour effet soit de déterminer l’atlaque convulsive, ou une partie des phénomènes spasmodiques de l’attaque, soit d'arrêter brusquement les convulsions. Ces zones

. peuvent exister sur tout le corps, mais elles sont infiniment plus fréquentes au niveau

de l’abdomen. La compression des ovaires, d’après Caarcor, ou de la région épigastrique peut exciter ou refréner une crise convulsive.

Mais il semble bien que ces zones hystérogènes soient nées de toutes pièces par l’exa-

men médical; on peut, en effet, les créer ou les faire disparaître par simple atfirmation ; on peut, sur des sujets prédisposés, créer une zone avec tous ses caractères sur un Done quelconque du corps.

Aussi, sans nier absolument l’existence des zones hystérogènes spontanées, car il est. possible que l’excitation de certains domaines du grand sympathique mette en jeu tout.

l'appareil émotionnel réflexe, il faut faire ici, comme dans bien d’autres domaines de l'hystérie, de sérieuses réserves. La suggestibilité est si développée, que les phénomènes primitifs disparaissent au milieu de la végétation exubérante des désordres artificiels dus à l’imagination des malades.

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