‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 107 sur 486 · Poire ARLEQUIN MUSQUÉ · texte numérisé non relu

Poire ARLEQUIN MUSQUÉ

Description de l'arbre. —

Bois : fort. — Rameaux : longs , assez gros, légèrement étalés, flexueux, contournés, brun clair, ponctués de gris cendré , à coussinets rarement trèsapparents,— Fewa; .• bien développés , coniques , aigus , non appliqués contre le bois. — Feuilles : assez grandes, ovales allongées, acuminées, souvent canaliculées et profondément découpées en scie ; leur pétiole est long et mince.

Fertilité. — Ordinaire.

Culture. — De vigueur convenable, ce poirier acquiert une belle forme pyramidale quand on le greffe sur cognassier ; il est très- ramifié, très-feuillu.

Description d« fruit. — Grosseur : Au-dessus de la moyenne, et parfois énorme. — Forme : turbinée - arrondie , régulière , généralement plus ventrue d'un côté que de l'autre. — Pédoncule: court, droit, bien nourri, obliquement inséré au milieu d'une faible dépression. — Œil: grand, excessivement ouvert, presque saillant. — Peau : vert-olive, ponctuée de roux, finement veinée de même et lavée de fauve autour de l'œil. — Chair : blanchâtre, un peu grossière, des plus fondantes, pierreuse auprès des loges. — Eau : suffisante, très-sucrée, acidulé, savoureusement parfumée.

Maturité. — De la mi-septembre à la mi-octobre.

Qualité. — Première.

Historique. — Née en Belgique, elle est due au professeur Van Mons, et M. Alexandre Bivort, qui l'a décrite et figurée, en établit ainsi l'origine :

« Cette variété n'est pas nouvelle ; elle appartient aux semis de Van Mons et se trouve déjà notée sur son Catalogue de 1823, sous le n° 1737. Je n'ai pu découvrir par quelle fantaisie l'auteur lui a donné ce nom assez singulier [Arlequin musqué), qui n'a aucun rapport avec le

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IVuit; on effct^ j'ai toujours vu celui-ci d'une couleur verte iiniforme, et n'ai jamais trouvé dans sa chair le moindre goût musqué. » {Annales de fomologie belge et étrangère, t. l, 1853, pp. 105-lOC.)

Observatious. — L'Arlequin musqué, quoiqu'il ait bientôt un demi-siècle d'existence, n'est pas un poirier fort répandu. Ni les Anglais ni les Américains n'en font mention dans leurs ouvrages, dans leurs Catalogues; les Allemands seuls paraissent le connaître, mais uniquement depuis 1834. Chez nous, M. de Liron d'Airoles en a parlé vers cette même époque [Notices pomologiques^ t. T, p. 74), et depuis lui, personne, que nous sachions, ne s'en est occupé. Cependant cette variété mérite la culture, tant par l'excellence que par la grosseur de ses produits.

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