AST
Poire Aston town.
coniques, aplatis, appliqués contre le bois. — Feuilles : ovales ou arrondies, planes, finement crénelées ou denticulées, portées sur un pétiole court et bien nourri.
Fertilité. — Remarquable.
Culture. — Sa vigueur est moyenne, et le franc lui convient presque autant que le cognassier ; mais sur ce dernier sujet ses pyramides atteignent un développement moins satisfaisant que sur l'autre.
Description du fruit. —
Grosseur : moyenne ou petite. — Forme : turbinée-arrondie , ventrue vers la base, où elle est complètement aplatie, — Pédoncule :
long, droit, mince, renflé à la base, inséré à fleur de fruit. — Œil :
petit, mi-clos, presque saillant. — Peau : jaune verdâtre, parsemée de gros points roux et maculée de larges taches fauves. — Chair :
un peu grossière, verdâtre, demifondante , pierreuse auprès des loges. — Eau : suffisante, sucrée, vineuse, ne manquant ni de parfum ni de saveur.
Maturité. — Du commencement de septembre à la moitié de ce même mois. Qualité..— Deuxième.
Historique. — La poire Aston town provient, comme l'indique son nom, de la localité d' Aston, sise en Angleterre ; mais on ne connaît ni son obtenteur ni l'époque de la mise à fruit du pied-type. En 1831, Georges Lindley, pomologue anglais fort estimé, s'est longuement occupé de ce poirier; toutefois il n'a pu fournir sur son origine que les renseignements incomplets dont voici la traduction :
« Cette excellente variété est encore (1831) peu répandue en Angleterre, sauf au nordouest, dans les comtés de Lancaster, Chester et Hereford, où sa culture a pris beaucoup d'extension. Dans le dernier de ces comtés, notamment, on la rencontre partout, principalement à Shobden Court et à Garnstone, soit en espalier, soit à haute tige ; et ses arbres y donnent constamment de nombreux, de délicieux produits, égalant en qualité les poires Bergamotes crassanes, avec lesquelles ils ne sont pas non plus sans un certain rapport de forme. Ce poirier a été gagné de semis, il y a de longues années déjà, dans le Cheshire, au bourg d' Aston, dont il a reçu le nom. » [A Guide to the orchard and kitchen-garden, 1831, p. 352.)
Si Lindley n'a pu préciser l'âge de cette variété, nous pouvons du moins, comme complément de l'article qu'il lui a consacré, affirmer qu'elle fut gagnée avant 1811. Nous voyons en effet, en 1812, l'horticulteur T. A. Knight faire de curieuses expériences, avec du pollen recueilli sur divers poiriers, parmi lesquels figure, nous dit-il, l'Aston town. [Transactions of the hortlcultural Society of London, t. I, 18J2, p. 181.)
AUC-AUD
Observations. — Il faut que le sol anglais soit bien plus favorable à la culture de cette espèce, que le nôtre^ car la poire Aston town, si vantée par nos confrères de la Grande-Bretagne^ est à peine, chez nous, de deuxième qualité. En outre, elle blettit facilement, et acquiert au moment de sa décomposition un goût qui rappelle celui de la nèfle.
Poire d'AUCH. — Synonyme de Bon-Chrétien d'Auch, Voir ce nom.