Poire BELLE DE SEPTEMBRE
Sjnonjme. — Poire Grosse de Septembre (Schmidt, Illusirirtes Handbuch der Obstkunde, 1864,
lïescpiption de l'arbre. — Bois : fort.
— Rameaux : assez nombreux, étalés, gros, de longueur moyenne, peu flexueux, gris-roux, largement ponctués, à coussinets bien développés.
— Yeux : petits, coniques , pointus , légèrement duveteux , placés en éperon et ayant les écailles bombées. — Feuilles : ovales - allon gées , cotonneuses , à bords entiers ou faiblement denticulés, à pétiole court et nourri.
Fertilité. — Excessive.
Culture. — Il prospère très -bien sur cognassier ; sa vigueur est grande; ses pyramides sont fortes et belles.
Deseription du fruit. — Grosseur :
au-dessus de la moyenne, et quelquefois plus considérable. — Forme: oblongue ou
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turbinée-arrondie, ayant généralement un côté plus ventru que l'autre. — Pédoncule : de longueur moyenne, bien nourri, arqué , obliquement inséré au milieu d'une faible dépression. — OEil : grand, mi-clos, souvent contourné, presque saillant. — Peau: jaune pâle, tachée de fauve, finement ponctuée de gris, et lavée parfois de rouge-brun sur la partie exposée au soleil. — Chah- : verdâtre , fine , juteuse, demi -fondante , rarement pierreuse. — Eom : abondante, sucrée, parfumée , délicate , mais un peu trop astringente.
Maturité. — Fin septembre et début d'octobre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — A peine connue en France, cette variété a pris naissance en Prusse, où elle est nommée Grosse de Septembre [Grosse Septemberrirne] , et voici ce qu'écrivait à son sujet, au cours de 1864, un pomologue fort distingué, M. Scbmidt, inspecteur des forêts à Blumberg, près Stettein ; nous traduisons textuellement :
(( Cet ancien poirier a été^ jusqu'ici, presque uniquement cultivé dans le nord de l'Allemagne, et surtout en Poméranie, où j'en rencontrais déjà, il y a une cinquantaine d'années, des sujets fort âgés. » [Illustrirtes Handbuch der Obstkunde, t. V, p. 249.)
Observations. — Les Allemands conservent ce fruit , nous disent-ils , cinq ou six semaines, de la mi-septembre à la fin d'octobre. Dans l'Anjou, il mûrit bien vers la moitié de septembre , mais il ne saurait y dépasser ce même mois , car il blettit très- vite.