Poire BESI QUESSOY D'ÉTÉ
Premier Type. Description de l'arbre. —
Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux , généralement étalés , bien nourris, de longueur moyenne, peu coudés, duveteux, brun clair légèrement verdâtre, des plus ponctués , à coussinets rarement très-ressortis.
— Yeux : ovoïdes, aigus, volumineux, bien écartés du bois. — Feuilles : abondantes, elliptiques, habituellement étroites , accuminées et canaliculées , ayant les bords finement dentés, le pétiole gros et peu développé.
Fertilité. — Grande.
Culture. — C'est un poirier vigoureux, se greffant sur cognassier ou sur franc , poussant parfaitement en haute tige, mais dont la forme des pyramides est assez irrégulère ; il croît rapidement.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne et quelquefois plus considérable. — Forme : oblongue, ventrue et obtuse, ou turbinée-arrondie. — Pédoncule : assez court, bien nourri, arqué , obliquement inséré dans une faible cavité ordinairement dominée par une forte protubérance. — OEil : petit, mi-clos ou fermé, mal développé, presque saillant. — Peau : rude au toucher, roussâtre, ponctuée de brun, striée de même dans le bassin ombiUcal, et portant souvent quelques taches squammeuses. — Chair : blanche, mi-fine, mi-cassante, habituellement très-pierreuse autour des loges. — Eau : abondante, excessivement sucrée, acidulé, savoureusement parfumée. Maturité. — Courant de septembre.
Qualité. — Deuxième; elle est trop pierreuse pour la classer de premier ordre.
Historique. — On a contesté, nous le savons, l'identité de cette espèce, dont M. de Liron d'Airoles s'est constitué le promoteur et le défenseur. Après examen attentif des pièces du procès, il nous a semblé que ce pomologue était dans le vrai ;
BES [besi que]
nous allons donc reproduire son opinion, qui du reste s'est vue confirmée par plusieurs Sociétés horticoles et notamment par celle du département de la Seine :
« Cet arbre — disait en 4858 M. de Liroii d'Airoles — est à revendiquer, nous le pensons, pour la pomologie de la Loii-e- Inférieure. Il ne figure sur aucun des Catalogues que nous avons pu consulter, bien qu'il soit anciennement connu dans les environs de Guérande, où ce
nom lui a été donné C'est à M. Jules Bruneau, pépiniériste à Nantes, que nous devons la
connaissance de ce fruit... C'est de Guérande qu'il en a reçu les greffes, et c'est en 18S1 qu'après l'avoir dégusté et étudié nous l'avons décrit. Nous avions hésité à faire de ce fruit une nouvelle variété, mais notre appréciation a été soutenue par les jugements deplusieiirsjurys, et en dernier lieu par celui de l'Exposition universelle de Paris en 1853, où le Besi Quessoy d'Été, présenté par nous, a été couronné comme fruit nouveau. » {Notices pomologiques , t. P"", et Liste synonyniique des 'poiriers, 1839, p. 37.)
Observations. — La grosseur de ce Besi est très- variable ; celui que nous avons figuré est à peu près dans la moyenne; mais on en voit qui sont trois fois plus volumineux. C'est ainsi qu'en 1861 M. de Liron d'Airoles envoya à la Société d'Horticulture de Paris une de ces poires dont le poids s'élevait à 250 grammes.