‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 207 sur 486 · Poire BESI TARDIF · texte numérisé non relu

Poire BESI TARDIF

Sjnon^'me. — Poire Besi très-tardif (Comice horticole d'Angers, Annales, 1847, p. 369).

Hescriittion de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : nombreux, étalés ou réfléchis, légèrement contournés, longs, assez gros, très-coudés, duveteux, brun olivâtre, ayant les lenticelles abondantes et les coussinets peu saillants. — Yeux : des plus voluDiineux, arrondis, écartés du bois et sortis généralement en éperons bien prononcés. — Feuilles : petites, vert clair, ovales, contournées, cotonneuses, à bords unis, à pétiole long et menu.

Fertilité. — Bonne.

Culture. — De vigueur convenable, il pousse non moins bien sur cognassier que sur franc; ses pyramides sont toujours fortes et touffues.

lïescription dit fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne, et quelquefois moins considérable. — Forme : sphérique, bosselée, régulière. — Pédoncule : assez court, non arqué, bien nourri, obliquement implanté à fleur de fruit ou dans un évasement mamelonné rarement très-profond. — OFil : petit, fermé, saillant ou légèrement enfoncé. — Peau : jaune verdâtre, ponctuée, marbrée, striée de fauve,

BES [resi vét]

Poire Besi tardif.

tachée de même autour du pédoncule. — Chair : blanche, fine, fondante, assez juteuse, faiblement pierreuse au cœur. — Eau : abondante, sucrée, astringente, habituellement peu parfumée.

Maturité. — De novembre jusqu'en février.

Qualité. — Troisième; et souvent deuxième , lorsque l'eau de cette poire a perdu de son acerbeté.

Historique. — Gagnée en 1845 par feu Goubault^ horticulteur à Millepieds, dans la banlieue d'Angers, la variété ici décrite fut en 1846 et 1847 soumise à l'appréciation du Comice de Maine-et-Loire, et déclarée par lui digne de la culture. (Voir les Annales de cette Société, t. III, pp. 226 et 369.)

Observations. — Ce Besi, qui reçut au moment de son obtention le nom de Très-Tardif, parce que dégusté en avril on put encore le conserver jusqu'en juin, ne justifia pas longtemps sa dénomination. Il devint d'une tardiveté beaucoup moins grande; à ce point qu'à partir de 1850 il ne dépassa plus, dans notre école, le mois de février. Mais des diverses poires provenues des semis de Goubault, celle-ci est assurément la seule dont les qualités se soient aussi fâcheusement modifiées.

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