‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 214 sur 486 · Poire BEURRÉ ANTOINE · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ ANTOINE

Synonyme. — Poire Saint-Germain fondant (André Leroy, Catalogue descriptif et raisonné des arbres fruitiers et d'ornement, 1852, p. 24).

SIescription de l'arbre. — Bois :

fort. — Rameaux : assez nombreux, généralement étalés, gros, de longueur moyenne , bien coudés , légèrement duveteux , brun clair , à lenticelles fines et clairsemées, à coussinets des plus ressortis. — Yeux : de grosseur considérable , ovoïdes , à écailles faiblement entr' ouvertes, non adhérents, souvent même formant éperon.

— Feuilles': luisantes, un peu coriaces, vert clair cuivré, ovales-arrondies, denticulées, ayant le pétiole court, épais et roide.

Fertilité. — Grande.

Culture. — Sur cognassier, sa vigueur est ordinaire ainsi que sa croissance, et ses pyramides sont habituellement assez jolies, assez touffues. Sur franc, nous ne l'avons pas encore étudié, mais il doit y prospérer convenablement.

Deseription du fruit. — Grosseur :

au-dessous de la moyenne. — Forme :

ovoïde légèrement ventrue, — Pédoncule : de longueur moyenne , mince , droit ou arqué, renflé à son point d'attache, régulièrement implanté au milieu d'une dépression rarement prononcée. — OEil : grand ^ ouvert, bien fait, assez enfoncé. — Peau : vert jaunâtre, ponctuée, tachée de brun clair, striée de même dans le bassin ombilical, et lavée de rouge sombre du côté du soleil. — Chair : fine, blanchâtre, fondante, pierreuse et juteuse. — Bau : excessivement abondante, sucrée, vineuse^ de saveur très-délicate.

Maturité. — Fin août et commencement de septembre. Qualité. — Première.

Historiatue. — Gagné dans le faubourg de Vaise, à Lyon, chez M. Nérard, pépiniériste, ce poirier provient d'un semis de pépins de Doyenné fait en 1822. Le pied-mère se mit à fruit en 4833. En 1831, M. Willermoz, secrétaire général du Congrès pomologique , en donnait une excellente description dans la livraison de septembre des Annales de la Société d'Horticulture de Lyon, Présentement, cette variété est assez recherchée.

Observations. — Vers 1849 nous reçûmes comme espèce nouvelle des greffes d'un prétendu Saint-Germain fondant , qui n'était autre que le Beurré Antoine. Il y aurait intérêt , certes , à indiquer ici la source d'où nous vint cette fausse variété , mais aucune note n'en a été prise et notre mémoire ne peut non plus nous le rappeler.

300 BEU [beurré ant — apr]

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