‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 219 sur 486 · Poire BEURRÉ AUGUSTE BENOIST · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ AUGUSTE BENOIST

Synonymes. — Poires : 1. Beurré Benoit (Bivort, Album de pomologie, 1851, t. TV, p. 53). — 2. Comte Odart (André Leroy, Catalogue descriptif et raisonne' des arbres fruitiers et d'ornement, 1858, p. 30, n° 219). — 3. AUGUSTE Benoist (de Liroii d'Airoles, Notices pomologiques, 1859, p. 7). — 4. Doyenné Benoist (Congrès pomologique, Pomologie de la France, 1865, t. III, n" 113).

Description de Tarbre. — Bois : assez fort. — Bameaux : nombreux , légèrement étalés, de grosseur moyenne, courts, géniculés, brun olivâtre faiblement rougi, ayant les lenticelles fines, abondantes, et les coussinets ressortis. — Yeux : coniques, volumineux, très-écartés du bois. — Feuilles : petites, ovales^ acuminées, contournées, régulièrement dentées, portées sur un pétiole long et bien nourri.

Fertilité. — Grande.

Culture. — De vigueur ordinaire, il est un peu faible sur cognassier, où il croît lentement; le franc lui convient donc mieux; ses pyramides sont assez belles.

BEU [beurré auCx]

Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : arrondie ou turbinée-arrondio, presque toujours déprimée d'un côté. — Pédoncule :

de longueur moyenne, fort,

Poire Beurré Auguste Benoist. — Prew/e;- T/ype.

Deuxième Type.

droit ou arqué, implanté dans un large évasement mamelonné. — OEil: petit, mi-clos, peu développé, peu enfoncé. — Peau : jaunepaille, ponctuée de fauve, tachée de même autour de l'œil et colorée de rougebrun très-clair sur la partie frappée par le soleil. — Chair : excessivement blanche, demi-fine, fondante, juteuse, rarement pierreuse. — F au : des plus abondantes , acidulé , sucrée , vineuse, bien parfumée.

Maturité. — Fin septembre ou commencement d'octobre, et se prolongeant parfois, mais assez rarement, jusqu'en novembre.

Qualité. — Première.

Historique. — En octobre 1846 , M. Auguste Benoist, pépiniériste à Brissac (Maineet-Loire) , remarqua dans une haie voisine de sa demeure , un jeune sauvageon aux branches duquel pendaient d'assez jolies poires. Il les goûta, reconnut leur mérite et greffa cette espèce nouvelle, dont il céda la vente à MM. Jamin et Durand, de Paris, qui en devinrent ainsi les véritables promoteurs.

Observations. — > Vers 4852 ou 1853 on nous vendit, sous le nom de Comte Odart^ un poirier que d'abord nous cultivâmes et propageâmes comme variété nouvelle. Mais quelques années plus tard ayant acquis la preuve qu'il offrait tous les caractères du Beurré Auguste Benoist, nous le fîmes passer du rang des espèces dans celui des synonymes.

BEU [beurré aun — Aus]

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