Poire BEURRE D'AVOINE
Description de l'arbre. —
Bois : très -fort. — Rameaux : nombreux et étalés, gros, des pins longs, géniculés, duveteux, fauve olivâtre^ abondamment et fmement ponctués, à coussinets aplatis , à mérithalles généralement longs. — Yeux : volumineux, ovoïdes, peu écartés du bois au sommet du rameau , sortis en éperon à sa base; ils ont les écailles légèrement disjointes. — Feuilles : assez grandes, ovales, contournées sur ellesmêmes, irrégulièrement dentées, cotonneuses, ayant le pétiole court et fort.
Culture. — Cet arbre est de vigueur moyenne et toujours un peu faible sur cognassier ; cependant il y fait de jolies pyramides. Nous ne l'avons pas encore étudié sur franc.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme: oblongue-cylindrique , contournée, irrégulière, aplatie à la base. — Pédoncule : long, mince, courbé, très-renflé à son point d'insertion, obliquement implanté au milieu d'un large et profond évasement, — Œil : ouvert, grand, bien fait, placé dans un vaste bassin à bords accidentés. — Peau : jaune verdâtre , parsemée de points fauves et portant près de l'œil et du pédoncule quelques taches squammeuses de couleur verdâtre. — Chair : blanche, grossière, cassante, légèrement pierreuse. — Fau : peu abondante, mais douce, savoureuse et sucrée.
Maturité. — De la mi-octobre jusqu'en janvier ou commencement de février.
Qualité. — Deuxième comme fruit à couteau, première comme fruit à compote.
Historique. — Ce Beurré a été gagné par M. Tuerlinckx, deMalines, obtenteur également de l'énorme et jolie poire à cuire qui porte son nom. Il l'a dédié au docteur d'Avoine, son concitoyen et l'un des fondateurs de la Société Van Mons , instituée en Belgique pour aider à l'amélioration des espèces fruitières. Nous ignorons l'époque précise à laquelle ce poirier fructifia pour la première fois, mais nous pensons qu'en 1849, lorsque nous commençâmes à le grefler, on venait seulement de le mettre en vente.
Observations. — Biedenfeld, dans son Handbuch aller bekannten Ohstsorten (1854), décrit ce fruit et le dit mûrissant en février, puis se gardant jusqu'en mai (page 12). M. de Liron d'Airoles, qui lui consacre aussi une courte note, page 9 du Supplément de sa Liste synonymique des variétés du poirier (18S9), s'accorde avec Biedenfeld pour le faire mûrir en février, mais ne lui assigne que le mois de mars comme terme extrême de conservation. Néanmoins, cette tardiveté nous étonne encore , car la maturité du Beurré d'Avoine a. constamment lieu , dans nos écoles ,
BEU [beurré avr — bac]
vers la mi-octobre, et rarement nous l'avons vu dépasser au fruitier les derniers jours de janvier. Voilà pourquoi il nous parait difficile qu'on puisse le manger bon au mois de mai, ou même au mois de mars.
Poire BEURRÉ D'AVRANCHES.
Voir ce nom.
Synonyme de poire Bonne-Louise d'Avranches.