Poire BEURRÉ BRETONNEAU
Synonymes. — Poires : 1. Docteur Bretonneau (Bivort, Annales de pomologie belge et étrangère, 1859, t. VII, p. 97). — 2. Bretonneau (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum , 1860, t. III).
Description de l'arbre. — Bois : faible. — Rameaux : assez nombreux, généralement étalés ou réfléchis, grêles, de longueur moyenne, coudés, vert foncé, à lenticelles fortes et rares, à coussinets ressortis. — Yeux : petits, grisâtres,
BEU [beurré bre]
ovoïdes-arrondis, non appliqués contre l'écorce. - Feuilles : petites neu al,n„,l.n tes, lancéolées, profondément dentées, ayant ie pétiole court ermeôu
Poire Beurré Bretonneau. Fertilité. — Ordinaire.
Culture. — Très-faible sur cognassier, et même très-délicat sur franc, cet arbre est toujours des plus lents à croître; le dernier de ces sujets lui convient uniquement, et encore n'y fait-il que de chétives pyramides peu feuillues et peu régulières.
Bescpiption du fruit.
— Grosseur : au-dessus de la moyenne et parfois beaucoup plus volumineuse. — ^orme : oblongue, obtuse et ventrue. — Pédoncule:
court, bien nourri, arqué, renflé à ses extrémités, obliquement inséré au milieu d'un large évasement à bords légèrement côtelés, — Œil: grand, régulier, ouvert, assez enfoncé. — Peau : jaune d'or, ponctuée, marbrée, tachée de brun-
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Dier,« f' ."'T' ^™'-f°"'^«°te> juteuse, mareescente, contenant queWs
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MAiiimTÉ, - Vers la fin de février et se prolongeant jusqu'en mai. OnALiTÉ. Yariable selon les localités, mais plutôt deuxième, que première
cefrnit'TnT™'- ^'"™"''', ™'''™' ^""^"^ «^'^t™' «u sujet de l'origine de Mt Zé W r^l! '■'™.'"' P«"«diques consacrés à l'horticulture. Les L ont att nbue e gam de cette variété à M. de Bavay, les autres à M. Dupuv-Jamato e
a Marnes (Belgque). Cependant on pouvait lire dès 1849 les ligues ci-dessons insérées par M. Alexandre Bivort dans ÏAlàum de pomologie ■ '
St m-Jl / f ' ^^- ^ ''''^'''*^ primitif provient d'un semis fait en 1818 on iRiQ
H ebL constamment reste en place. » (Tome II, p. 15.)
si dMnltrrlM "t^'^T"'''" ''"' "PP'"1™ * '=<=«" P»i^« 1" «o-u du médecin pas M f „^ .' "^ """ ""^ T°"' ™' à Oéplorer la perte en 1862, ce fut, non pas M. L. Berckmans, comme l'a dit le Congrès pomologique, mas bien M. de
BEU [beurré bro]
Bavay, ainsi qu'il résulte de ce passage , extrait du Portefeuille des horticulteurs : « ..... Dédié au docteur Bretonneau^ ce fruit a reçu de M. de Bavay le nom générique de Beurré, comme un moyen de faire connaître par cette dénomination à quel groupe appartient cette excellente poire. » (Année 1858, tome II, p. 162.)
Et M. de Bavay, nous apprend une autre publication, ayant soumis en 1846 le Beurré Bretonneau à l'examen du jury de l'exposition horticole de la ville de Liège, obtint pour ce fruit si tardif une médaille d'argent. (Yoir Revue horticole, année 1847, p. 45.)
Observation». — Depuis 1847 nous multiplions ce poirier; nous avons donc souvent dégusté ses produits , sans toutefois qu'il nous ait été donné de les trouver bons uniquement pour la cuisson, ainsi qu'il est arrivé à quelques pomologues. Mais en France le sol angevin , paraît-il , n'a pas seul le privilège d'amender ce Beurré, puisqu'un horticulteur de Longjumeau (Seine-et-Oise) plaidait en ces termes, au cours de 1861, la cause du présent fruit dans un journal parisien :
« Monsieur le Rédacteur, dans votre chronique du 16 janvier (pages 21 et 22) je vois la poire Bretonneau classée parmi les variétés à cuire. Quoique ce Bem-ré soit à gros grain et non fondant, il est assez juteux, présente un bon goût, et n'a pas l'âpreté de la plupart des poires à compote; aussi, depuis plusieurs années que nous le multiplions, le faisons-nous figurer dans la seconde catégorie des espèces à couteau. » [Revue horticole, 1861, p. 103.)
Enfin , chez les Belges , le directeur du Jardin fruitier de la Société Yan Mons disait fort judicieusement en 1860, à la page 268 du Catalogue de cet établissement : « Le Beurré Bretonneau est presque de première qualité dans les sols légers et « chauds; il est à cuire dans les sols argileux; et il faut le cueillir tard. »