BEURRE BRONZE
Synonymes. — Poires: 1. Bronzée (Decaisne , le Jardin fruitier du Muséum, 1860, t. III). — 2. Vrai Beurré bronzé (Oberdieck, Illustrirtes Handbuck der Obstkunde, 1860, t. II, p. 327).
^Description de Tarbre. —
Bois : fort. — Rameaux : très-nombreux, étalés, gros, longs, géniculès , brun clair olivâtre , à lenticelles fmes et abondantes, à coussinets presque nuls. — Yeux : moyens, ovoïdes-obtus, collés contre l'écorce.
— Feuilles : grandes , ovales-arrondies, acuminées, légèrement ondulées et canaliculées, ayant les bords profondément crénelés , le pétiole long et fort.
FERxmiTÉ. — Satisfaisante.
Culture. — Le cognassier con vient peu à cet arbre ; il faut le greffer sur franc si l'on veut qu'il prenne une jolie forme pyramidale.
BEU [beurué ]!uo] 325
lleiscriiition du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne et souvent
moins volumineuse. — Forme : très-variable, mais affectant généralement l'oblon-
gue-cylindrique bosselée et quelquefois contournée. — Pédoncule : court, gros,
„ . -, ., . n •■ T lion arqué, renflé à la base, obliquement Poire Beurre bronze. — Cewariewie Jî/pe. . , ,, ... ,, o.,\ -,,
implante au milieu dune faible dépression,
ou continu avec le fruit. — Œil : petit , bien ouvert, régulier, rarement enfoncé. — Peau : vert-brun , marbrée de vert clair du côté de l'ombre et complètement bronzée et ponctuée de roux sur le côté frappé par le soleil. — Chair : blanc verdâtre, fine, fondante, aqueuse, légèrement pierreuse. — Eau : des plus abondantes et des plus sucrées, fort aromatique et douée d'une saveur beurrée vraiment délicieuse.
Maturité. — Fin octobre et se conservant jusqu'en décembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Obtenue par Van Mons, dans sa pépinière de Louvaiii , ce pomologue commença à la signaler en 1823, sous le n° 328 de son Catalogue; mais elle ne fut cultivée en France qu'à partir de 1832, selon M. du Breuil. [Cours d^ arboriculture, t. II, p. 569.) Les Allemands, d'après Dielet Oberdieck, la reçurent directement de Van Mons et la nommèrent Vrai Beurré bronzé, parce qu'ils avaient déjà parmi leurs poiriers un Beurré bronzé qui n'était autre, paraît-il aujourd'hui, que le Passe-Colmar.