Poire BEURRÉ BROUGHAM
Synonyme. — Poire Brougham (Thomas-André Knight^ Transactions of the horticultural Society of London, 1833, 2^ série, t. II, p. 64).
Description de l'arbre. — Bois : très-faible sur cognassier, peu fort sur franc. — Rameaux : assez gros, bien coudés, courts, nombreux, généralement étalés, à écorce ridée, d'un brun-marron légèrement grisâtre , et à lenticelles fines, clair-semées, gris-brunâtre; leurs coussinets sont des mieux accusés. — Yeux : petits, écartés du bois, ovoïdes-pointus, fauve noirâtre, ayant les écailles entr'ouvertes. — Feuilles : petites, ovales, faiblement dentées ou crénelées, un peu canaliculées , à pétiole grêle et de moyenne longueur.
Culture. — Peu vigoureux , il demande le franc plutôt que le cognassier, croît tardivement et forme de chétives pyramides ; l'espalier lui convient beaucoup mieux; mais cet arbre, dans nos contrées, se montre toujours d'une excessive délicatesse.
De»cri|itioii du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : turbinée-arrondie , Ijosselée, légèrement aplatie à ses extrémités. — Pédoncule : assez long-, bien nourri, rarement arqué, généralement renflé à l'attache, obliquement implanté à
BEU [beurré BRUl
Poire Beurré Brougham.
fleur de peau. — Œil: grand, mi-clos, placé clans un large bassin uni sur ses bords et peu profond. — Peau : jaune verdâtre, ponctuée, tachée de roux, lavée de gris-fauve du côté du soleil. — Chaii^ : blanchâtre, demi-fme, fondante, juteuse,
pierreuse au centre. — Eau : abondante, sucrée, vineuse, manquant parfois de parfum, mais toujours délicate.
Maturité. — D'octobre en novembre.
Qualité. — Deuxième, et souvent première.
Historique. — Elle a été gagnée de semis en Angleterre, en 1831 ou 1832, par Thomas-André Knight, ancien président de la Société d'Horticulture de Londres. Il la décrivit en 1833, et apprit alors à ses collègues que lord Brougham ayant constaté la bonté de ce nouveau fruit, avait bien voulu permettre qu'on lui donnât son nom. (Voir les Transactions de cette Société, 2* série, t. II, p. 64.)
Observations. — Nous ignorons si le sol de l'Angleterre est plus favorable que le nôtre à la culture de ce poirier, mais dans l'Anjou il nous a fallu renoncer, après plusieurs années d'essai, à le multiplier, tellement il demeurait malingre et chétif . Ce fut M. de Bavay qui nous l'envoya de Bruxelles , vers 1848, portant l'étiquette Beurré Brougham , dénomination sous laquelle il est, du reste, généralement connu en France, Aussi croyons-nous plus convenable de la lui conserver, que de lui rendre son nom primitif : poire Brougham.