‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 236 sur 486 · Poire BEURRE BRUNEAU · texte numérisé non relu

Poire BEURRE BRUNEAU

Synonjines. — Poires •■ 1. Crassane d'Hiver de Bruneau (André Leroy, Catalogue de ses cultures , 1846, p. 17). — 2. De Saint-Herblain {M. ibid., 1849, p. 17, n» 47). — 3. Crassane Bruneau {Id. ibid., 1855, p. 27, n° 62). — 4, Bergamote crassane de Bruneau (de Liron d'Airoles, Liste synonymique des diverses variétés du poirier, 1859, p. 30).

Description de l'arbre. — Bois : faible. — Bameaux : peu nombreux, faiblement arqués et étalés, de force moyenne, courts, rarement très-géniculés , fauve grisâtre, lavés de carmin vers leur sommet, ayant les lenticelles assez larges et assez rapprochées, les coussinets presque aplatis et les mérithalles des plus courts. — Yeux : gros, coniques, pointus, extrêmement écartés du bois. — Feuilles : peu abondantes, ovales-allongées, à bords finement crénelés, à pétiole long et fort.

Fertilité. — Moyenne.

Culture. — Ce poirier n'est pas d'une grande vigueur; nous le greffons sur franc

BEU [beurré bruJ

Poire Beurré Bruneau.

ou sur cognassier; mais ses pyramides, quel que soit le sujet qu'on lui ait donné, sont toujours petites et surtout peu touffues.

Description du fruit. —

Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : turbinée fortement obtuse et ventrue, et généralement un peu bosselée. — Pédoncule : long , bien nourri , renflé à ses extrémités, rarement arqué, inséré perpendiculairement dans un large et profond évasement à bords unis. — OEil : grand, mi-clos ou fermé, très-irrégulier, placé dans un bassin profond et arrondi. — Peau : jaune-orange, ponctuée de gris et de rougebrun, striée de fauve dans la cavité ombilicale, et portant parfois quelques taches grisâtres et squammeuses. — Chair : blanc jaunâtre, assez fine, mi-fondante, juteuse, peu pierreuse. — Fau:

abondante, acidulé, sucrée, vineuse, faiblement parfumée, souvent acerbe.

Maturité. — De novembre à février.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Depuis une trentaine d'années nous multiplions cette variété, que son promoteur nous avait adressée de Nantes sous le nom de Beurré Bruneau , qui bientôt compta différents synonymes. En 1857, M. de Liron d'Airoles en constatait l'origine dans une publication belge :

« L'arbre-mère — disait-il — a joris naissance à la Bourdinière , commune de Château- Thibaut (Loire-Inférieure), propriété appartenant à M. Ruet, de Nantes. Son premier rapport connu ne remonte pas au delà de t830. Ce fut en 1835 que M. François Bruneau, pépiniériste au jardin du Pavillon, à Nantes, put déguster cette poire, en constater la nouveauté et la communiquer aux pépiniéristes d'Angers. » {Annales depomologie belge et étrangère, t. V, p. 11 .)

Observations. — Un de nos éminents pomologues, en décrivant il y a quelques années la Bergamote crassane, classait le Beurré Bruneau parmi les synonymes de cette très-ancienne variété. Évidemment il y a eu là erreur de copiste, car on ne saurait confondre ainsi deux espèces dont les caractères sont précisément des plus différents, des plus tranchés.

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